Publié le 24 Mars 2016


En union de prières aux intentions
de toute l'Eglise universelle.
Sainte fête au sacerdoce.
homélie du Révérend Père Abbé de
Fontgombault
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 24 Mars 2016


En union de prières aux intentions
de toute l'Eglise universelle.
Sainte fête au sacerdoce.
homélie du Révérend Père Abbé de
Fontgombault
Publié le 24 Mars 2016

repérés !

joyeuses fêtes de Pâques et félicitations.
Publié le 24 Mars 2016




Le Jeudi Saint n’est pas seulement le jour de l’institution de la Sainte Eucharistie, dont la splendeur irradie certainement tout le reste et, pour ainsi dire, l’attire à elle. La nuit obscure du Mont des Oliviers vers lequel Jésus sort avec ses disciples, fait aussi partie du Jeudi Saint ; en font partie la solitude et l’abandon de Jésus, qui, en priant, va vers la nuit de la mort ; en font partie la trahison de Juda et l’arrestation de Jésus, ainsi que le reniement de Pierre ; l’accusation devant le Sanhédrin et la remise aux païens, à Pilate. Cherchons en cette heure à comprendre plus profondément quelque chose de ces événements, car en eux se déroule le mystère de notre Rédemption.
Jésus sort dans la nuit.
La nuit signifie le manque de communication, une situation où l’on ne se voit pas l’un l’autre. Elle est un symbole de la non-compréhension, de l’obscurcissement de la vérité. Elle est l’espace où le mal qui, devant la lumière, doit se cacher, peut se développer. Jésus lui-même est la lumière et la vérité, la communication, la pureté et la bonté. Il entre dans la nuit. En dernière analyse, la nuit est le symbole de la mort, de la perte définitive de communion et de vie.
Jésus entre dans la nuit pour la vaincre et pour inaugurer le nouveau jour de Dieu dans l’histoire de l’humanité.
Durant ce parcours, il a chanté avec ses Apôtres les Psaumes de la libération et de la rédemption d’Israël, qui commémoraient la première Pâque en Égypte, la nuit de la libération.
Maintenant, il va, comme il a l’habitude de le faire, pour prier seul, et pour parler comme Fils avec son Père. Toutefois, contrairement à l’accoutumée, il veut avoir à ses côtés trois disciples : Pierre, Jacques et Jean. Ce sont les trois qui avaient fait l’expérience de la Transfiguration – la manifestation lumineuse de la gloire de Dieu dans sa figure humaine – et qui l’avaient vu au centre, entre la Loi et les Prophètes, entre Moïse et Elie. Ils avaient entendu comment il parlait avec tous les deux de son « exode » à Jérusalem. L’exode de Jésus à Jérusalem – quelle parole mystérieuse !
L’exode d’Israël de l’Égypte avait été l’événement de la fuite et de la libération du Peuple de Dieu.
Quel aspect aurait eu l’exode de Jésus, où le sens de ce drame historique aurait dû s’accomplir définitivement ? Les disciples devenaient désormais les témoins de la première partie de cet exode – de l’humiliation extrême, qui était toutefois le pas essentiel de la sortie vers la liberté et la vie nouvelle, vers lesquelles tend l’exode. Les disciples, dont Jésus cherchait la proximité en cette heure de tourment extrême comme un peu de soutien humain, se sont vite endormis. Ils entendaient toutefois des fragments des paroles de la prière de Jésus et ils observaient son comportement. Ces deux choses se gravèrent profondément dans leur esprit et ils les transmirent pour toujours aux chrétiens. Jésus appelle Dieu « Abba ». Cela veut dire – comme ils ajoutent – « Père ». Ce n’est pourtant pas la forme usuelle pour la parole « père », mais bien une parole du langage des enfants – une parole d’affection avec laquelle on n’osait pas s’adresser à Dieu. C’est le langage de Celui qui est vraiment « enfant », Fils du Père, de Celui qui se trouve dans la communion avec Dieu, dans la plus profonde unité avec Lui.
Si nous nous demandons en quoi consiste l’élément le plus caractéristique de la figure de Jésus dans les Évangiles, nous devons dire : c’est son rapport avec Dieu. Il est toujours en communion avec Dieu.
Le fait d’être avec le Père est le cœur de sa personnalité. Par le Christ, nous connaissons vraiment Dieu. « Dieu, personne ne l’a jamais vu », dit saint Jean. Celui « qui est dans le sein du Père … l’a révélé » (1, 18). Maintenant, nous connaissons Dieu tel qu’il est vraiment. Il est Père, et cela, dans une bonté absolue à laquelle nous pouvons nous confier. L’évangéliste Marc, qui a conservé les souvenirs de saint Pierre, nous raconte qu’à l’appellation « Abba », Jésus a encore ajouté : Tout est possible pour toi. Toi tu peux tout (cf. 14, 36). Celui qui est la Bonté, est en même temps pouvoir, il est tout-puissant. Le pouvoir est bonté et la bonté est pouvoir. De la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers, nous pouvons apprendre cette confiance.
Avant de réfléchir sur le contenu de la demande de Jésus, nous devons encore porter notre attention sur ce que les Évangélistes nous rapportent au sujet du comportement de Jésus durant sa prière. Matthieu et Marc nous disent qu’il « tomba la face contre terre » (Mt 26, 39 ; cf. Mc 14, 35), adoptant ainsi l’attitude d’une soumission totale ; ce qui a été conservé dans la liturgie romaine du Vendredi Saint. Luc, au contraire, nous dit que Jésus priait à genoux. Dans les Actes des Apôtres, il parle de la prière à genoux des saints : Étienne durant sa lapidation, Pierre dans le contexte de la résurrection d’un mort, Paul sur la route vers le martyre. Luc a ainsi relaté une petite histoire de la prière à genoux dans l’Église naissante. Les chrétiens, par leur agenouillement, entrent dans la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers.
Devant la menace du pouvoir du mal, eux, parce qu’ils sont agenouillés, sont droits devant le monde, mais ils sont à genoux devant le Père parce qu’ils sont fils. Devant la gloire de Dieu, nous chrétiens nous nous mettons à genoux et nous reconnaissons sa divinité, mais nous exprimons aussi dans ce geste notre confiance qu’il triomphe.
Jésus lutte avec le Père. Il lutte avec lui-même. Et il lutte pour nous. Il fait l’expérience de l’angoisse devant le pouvoir de la mort.
Avant tout, c’est simplement le bouleversement de l’homme, ou même, de toute créature vivante, en présence de la mort. En Jésus, au contraire, il y a quelque chose de plus. Il étend son regard sur les nuits du mal. Il voit l’insalubre marée de tout le mensonge et de toute l’infamie, qui vient à sa rencontre dans cette coupe qu’il doit boire. C’est le bouleversement de Celui qui est totalement Pur et Saint face au flot du mal de ce monde, qui se déverse sur Lui. Il me voit aussi et il prie aussi pour moi. Ainsi, ce moment d’angoisse mortelle de Jésus est un élément essentiel dans le processus de la Rédemption.
C’est pourquoi, la Lettre aux Hébreux a qualifié d’événement sacerdotal, la lutte de Jésus sur le Mont des Oliviers. Dans cette prière de Jésus, empreinte d’angoisse mortelle, le Seigneur remplit la fonction du prêtre : Il prend sur lui le péché de l’humanité, nous tous, et nous porte auprès du Père.
Enfin, nous devons aussi prêter attention au contenu de la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers. Jésus dit : « Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36).
La volonté naturelle de l’Homme-Jésus effrayée face à une chose si énorme recule. Toutefois, en tant que Fils, il dépose cette volonté humaine dans la volonté du Père : non pas moi, mais toi. Par cela, Il a transformé le comportement d’Adam, le péché primordial de l’homme, guérissant ainsi l’homme. L’attitude d’Adam avait été : Non pas ce que tu veux toi, Dieu ; moi-même je veux être dieu.
Cet orgueil est la vraie essence du péché. Nous pensons être libres et vraiment nous-mêmes, seulement quand nous suivons exclusivement notre volonté. Dieu apparaît comme le contraire de notre liberté. Nous devons nous libérer de Lui, – c’est notre pensée – alors seulement nous serons libres.
C’est cette rébellion fondamentale qui traverse l’histoire et le mensonge profond qui dénature notre vie. Quand l’homme s’érige contre Dieu, il s’érige contre sa propre vérité et par conséquent, il ne devient pas libre, mais aliéné par lui-même. Nous sommes libres seulement quand nous sommes dans notre vérité, quand nous sommes unis à Dieu. Alors, nous devenons vraiment « comme Dieu » - non pas en nous opposant à Dieu, non pas en nous débarrassant de Lui ou en Le reniant. Dans la lutte durant sa prière sur le Mont des Oliviers, Jésus a dénoué la fausse contradiction entre l’obéissance et la liberté, et il a ouvert le chemin vers la liberté.
Demandons au Seigneur de nous introduire dans ce « oui » à la volonté de Dieu et de nous rendre ainsi vraiment libres.
Amen.
Benoît XVI


office des laudes - de lamentatione jeremiae prophetae.
Publié le 23 Mars 2016

en cette semaine sainte, on porte beaucoup d'intérêt pour les pieds; je ne sais pas à quoi c'est dû..beaucoup de polémiques; avant c'était pour la conversion pour les juifs, cette année c'est les pieds.
pourtant c'est pas trop le moment. Ah j'adorais ça les pieds ! surtout fait par des spécialistes. A Paris ma grand-mère avait son adresse et à chaque fois quel régal ... quel pied ! alors si c'est du Bayonne c'est du nec plus sans doute. C'est vrai c'est un peu colant à la bouche, mais bon de là à les laver ! A Lyon aussi ils doivent en avoir des bons..
Publié le 22 Mars 2016




Déclarations épiscopales .
Mardi 22 mars 2016, deux attentats terroristes – à l’aéroport de Bruxelles National et dans le métro – ont endeuillé la Belgique. Messages de soutien des autorités catholiques.
Déclaration du Cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising (Allemagne), Président de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE)
« Je suis attristé et choqué par les attentats qui ont eu lieu à l’aéroport international et dans le métro de Bruxelles. Mes pensées et mes sentiments en ces heures sombres vont aux morts, aux blessés et à leurs proches. En cette semaine sainte nous prierons particulièrement pour les victimes de la violence et leurs familles.
Ces évènements me touchent aussi personnellement, étant régulièrement à Bruxelles en raison de mes engagements européens. En cette situation difficile, je suis uni par la pensée avec mes collaborateurs et collaboratrices du secrétariat de la COMECE qui est basé à Bruxelles. »
Condoléances du Cardinal Erdő, Archevêque d’Esztergom-Budapest (Hongrie), Président du Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE)
« Ayant appris ce matin la nouvelle des attentats perpétrés à l’aéroport de Bruxelles et dans le métro de la ville belge, face à ce nouvel acte inhumain, j’assure les victimes de mes prières et j’exprime ma solidarité à leurs familles.
En ces temps troubles, j’invite à ne pas nous laisser vaincre par la peur et à prier pour la paix en Europe, au Moyen-Orient et dans le monde. »
Condoléances du pape François à la Belgique
Le Saint-Père, au travers du Secrétaire d’Etat, le Cardinal Pietro Parolin, a envoyé un message de condoléances à Mgr Jozef De Kesel, Archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique), suite aux attentats terroristes de ce matin dans la capitale belge qui ont causé plus d’une trentaine de victimes et plus d’une centaine de blessés: « Apprenant les attentats survenus à Bruxelles, touchant de nombreuses personnes -dit le texte-, Sa Sainteté le Pape François confie à la miséricorde de Dieu les personnes qui ont perdu la vie et s’associe par la prière à la peine de leurs proches. Il exprime sa profonde sympathie aux blessés et à leurs familles, ainsi qu’à toutes les personnes qui contribuent aux secours, demandant au Seigneur de leur apporter réconfort et consolation dans l’épreuve. Le Saint-Père condamne à nouveau la violence aveugle qui engendre tant de souffrances, et implorant de Dieu le don de la paix, il invoque sur les familles éprouvées et sur les Belges le bienfait des bénédictions divines. »
Ce 22 mars à 17h, le diocèse de Bruxelles appelle à faire une large chaîne de prière : « Faisons de là où nous sommes (pour respecter les consignes de sécurité) une prière commune pour demander la paix dans le monde avec la prière de St-François.
Confions dans notre prière les victimes, leurs familles, les secouristes, les aumôniers, toutes les personnes qui sont particulièrement au travail ou touchées par la situation et aussi ceux qui commettent des actes contre la paix ».
Publié le 22 Mars 2016
Publié le 22 Mars 2016
en union de prières avec tous nos moines
en cette année de la Miséricorde.
6 h : Matines et Laudes – Angelus
9 h 30 : Prime et Tierce
12 h 30 : Sexte
14 h 30 : None
17 h : Messe de la Cène
20 h 45 : Complies – Angelus
Ouverture du Magasin : 11 h 30 à 12 h 30 – 15 h 00 à 16 h 45
6 h : Matines et Laudes – Angelus
9 h 30 : Prime et Tierce
12 h 30 : Sexte
16 h : None et Fonction Solennelle
20 h 30 : Complies – Angelus
Ouverture du Magasin : 11 h 30 à 12 h 30 – 15 h 00 à 15 h 45
6 h : Matines et Laudes – Angelus
8 h 45 : Prime
10 h 30 : Tierce
12 h 45 : Sexte
14 h 40 : None
17 h : Vêpres
19 h 45 : Angelus
21 h 45 : Vigile Pascale – Laudes de la Résurrection
Ouverture du Magasin : 11 h 30 à 12 h 30 – 15 h 00 à 16 h 50

le père Abbé me communique , suite au changement d'heures quant à Fontgombault : (je pense Wisques aussi ce sont les horaires de l'année dernière d'affichés )
la vigile pascale aura lieu à 21 h 25 et non à 21 h 45.
"Cher Ami, oui vous demeurez dans ma prière en ces saints jours.
Merci de vos bons voeux de Pâques et de votre prière pour celui qui sera le futur Père Abbé de Wisques. A travers le Petit Placide faites aimer l’Église, c'est ce dont elle a le plus besoin.
Faites aussi aimer le Saint Père. "
merci mon Père, ça fait du bien de se sentir épaulé.
en union de prières comptez sur moi.
7 h 20 : Prime – Regina Cœli – Messes lues
10 h : Tierce – Messe
12 h 50 : Sexte
14 h 50 : None
16 h 30 : Vêpres et Complies
Ouverture du Magasin : 11 h 50 à 12 h 30 – 15 h 15 à 16 h 25 – 17 h 45 à 18 h 00

dimanche de Quasimodo 3 Avril.
élection abbatiale.
messe forme extraordinaire Argenteuil.
A 18h, messe In Albis de Quasimodo, célébrée selon la forme extraordinaire par T.R.P. abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, Dom Jean Pateau.
ps. la messe à Argenteuil du père Abbé est maintenue le dimanche soir malgré cet évènement si important pour lui. nous prierons bien sûr à toutes ces intentions
Publié le 22 Mars 2016




autre..

Publié le 21 Mars 2016
Publié le 21 Mars 2016

J'ai accepté ce défi lancé par des plongeurs aguerris car il a lieu à Marcilhac-sur-Célé. La résurgence du Ressel est une cavité connue dans l'Europe entière. C'est une plongée qui demande entrainement et technicité. Je ne le ferai qu'avec votre soutien. Car mon objectif n'est pas de faire trempette dans les eaux du Célé mais la restauration de l' Abbaye de Marcilhac-sur-Célé ! Il y a encore beaucoup à faire pour la sauvegarde et la vie de l'édifice !
Le principe est simple: 1€ > je descends d' 1cm / 10€ > 10 cm... plus vous donnez pour l' Abbaye de Marcilhac, plus je descends !
faut pas trop donner après il ne pourra plus remonter, bon je veux bien le Christ est descendu aux enfers, mais quand même ! s'il a un leg d'une riche veuve joyeuse, bidiou, c'est fichu !
Après le saut en parachute, ce sera une plongée souterraine. Le père Guillaume est prêt à tout pour la bonne cause : la restauration de l'abbaye de Marcilhac-sur-Célé.
On l'a connu parachutiste l'été dernier, pour accomplir un défi qui a suscité le buzz sur internet. Le père Guillaume Soury-Lavergne, 37 ans, se prépare à un nouveau baptême : une plongée en spéléo dans le Ressel de Marcilhac-sur-Célé, une résurgence souterraine mondialement connue des spéléologues.
Voilà qui devrait encore susciter l'intérêt des médias et des gens, autour de l'abbaye de Marcilhac et de son prêtre casse-cou… «Mon seul levier pour encourager la restauration de cette abbaye est de faire parler d'elle pour que chacun s'y intéresse. C'était risqué pour moi, mais c'était fun et ça a marché», dit-il.
Après la vague d'enthousiasme qu'il a déchaîné l'an dernier, faisant connaître ce joyau de la vallée du Célé, en France, comme aux États-Unis, au Canada, en Italie…, ou encore en Indonésie, il dévoile l'orgue, offert par une paroisse anglaise près de Manchester, et qui en cours d'installation dans l'abbaye de Marcilhac-sur-Célé.
«C'est un instrument de 808 tuyaux, datant de 1 886. Un cadeau que nous avons pu confier à Gérard Bancells, facteur d'orgue dans le Tarn, pour sa restauration. Un projet de 50 000 € rendu possible grâce au crowdfunding, à la générosité des souscripteurs, aux bénévoles qui se sont investis et aux dons spontanés qui ont permis de collecter près de 90 000 €, permettant donc l'organisation d'un Festival Marcilhac des artistes. Il sera lancé le 11 juin à l'abbaye, et se déclinera jusqu'en septembre grâce à des artistes qui se sont spontanément proposés offrant leur cachet pour la restauration de l'abbaye», détaille le prêtre.
Les grandes orgues seront bénies le 10 avril, par Mgr Camiade, l'évêque, lors d'une messe, suivie d'un concert inaugural donné par le maestro Giorgio Revelli. «Ce sera un moment incroyable, promet le père Guillaume. Nous disposerons des écrans extérieurs pour une retransmission, puis nous ferons une grande fête».
Effet inattendu de son coup de com, le père Guillaume a suscité l'intérêt et la curiosité de spécialistes du patrimoine. «Nous avons eu énormément de contacts et nous avons décidé de lancer un colloque international sur le patrimoine religieux, les 16 et 17 juillet. Ce sera l'occasion de faire de cette abbaye remarquable un pôle du patrimoine connu et reconnu», explique le prêtre, en annonçant la venue d'un représentant de la bibliothèque du Vatican et de nombreuses personnalités.
Enfin, le 15 août, le père Guillaume fera le grand plongeon dans le Ressel. Les dons détermineront sa progression dans la cavité souterraine.
«L'abbaye a une acoustique exceptionnelle», se réjouit le père Guillaume Soury-Lavergne. Pour le reste, il suffit de lever les yeux pour constater le délabrement de l'édifice : des enduits en décrépitudes par-dessus des fresques colorées, des infiltrations, des vitraux brisés… Autour de l'an 1000, l'abbaye de 53 m de long était l'une des plus grandes du monde. Elle a accueilli jusqu'à une centaine de moines.
L'an dernier, les services de la DRAC, la région, le département, le Grand Figeac et la commune de Marcilhac ont acté la première étape de sa restauration : un investissement de 300 000 € pour réhabiliter le chœur et préserver les fresques des XVe et XVIe siècles.