Publié le 28 Avril 2013
divers
Publié le 27 Avril 2013
Publié le 25 Avril 2013
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
dédicace à quelqu'un que j'aime .
Victor Hugo
Publié le 25 Avril 2013
Publié le 23 Avril 2013
"Soyez remplis d’espérance grâce au Christ !"
Benoît XVI
Cher enfant,
Pardon. Je n’ai pas réussi.
J’ai essayé de faire en sorte que tu puisses être élevé par un père et une mère. J’ai essayé de m’opposer à ce que tu soit l’objet d’un droit pour que tu soit un sujet de droit. J’ai essayé de faire en sorte que ta vie ne commence pas par un acte commercial mais par un acte d’amour, de tendresse, comme moi.
J’espère que malgré ma défaillance tu grandiras heureux. C’est possible, je l’espère sincèrement pour toi. Mais je sais que tu risques de m’en vouloir de ne pas avoir pu empêcher que l’on te prive à jamais d’équilibre, celui qui ne peut être remplacé, celui d’un père et d’une mère.
Cet équilibre toi tu l’as déjà compris, mais je n’ai pas su leur faire comprendre à eux. Eux ces croisés de l’égalité qui estime le prix de leur liberté à l’anéantissement de la tienne: le plus fort a gagné.
Toi-même tu me diras que la morale laïque que l’on t’apprend à l’école exige que l’on défende le plus faible. Alors tu comprendras en même temps le pourquoi de notre échec. Nous avons lutté contre les idéaux de démocrates ignorant la voix de millions de personnes, nous avons lutté contre ceux qui t’ont pris tes droits en arguant les leurs, nous avons lutté contre ceux qui prônent la tolérance et nous ont taxés d’homophobie, nous avons lutté dans le respect et nous avons été insultés, conspués, mis au banc de la société, nous avons lutté, pour toi.
Nous ne sommes pas rentré dans leur jeu. Même si l’exaspération d’un pouvoir oppressant a fait surgir quelques colères nous sommes restés dignes. Nous avons manifesté (des millions si tu avais vu çà !) sans rien dégrader, sans violences, pendant que celui qui t’enlevait des droits amnistiait les habitués de la manif’. Nous avons tracté, organisés des débats, écris à nos députés et sénateurs, renvoyés les dictateurs de la bonne conscience dans leurs incohérences. Nous avons veillé calmement sans violence, respectant les forces de l’ordre, chantant l’Espérance, écoutant Hugo, Guy de Larigaudie, Baudelaire, Saint Exupéry, Gandhi et tant d’autres dont les idées exprimées avec pacifisme ont vaincue avec le temps. Nous avons accueillie les ministres dans tous leur déplacement pour leur rappeler ce qu’était la famille et la nécessité de cet équilibre que tu n’auras jamais.
Nous avons dit au Président que nous acceptions le débat calme et serein et nous lui avons demandé de demander au peuple de France de trancher : il savait que le peuple te protégerait et il a refusé en nous envoyant des CRS dégoutés de cette besogne.
La loi se fait et se défait, mais pour toi il est trop tard. Pardon.
Tes droits se sont éteints sous les applaudissements des députés et sous mes larmes impuissantes.
mais pour toi le petit Placide ne lâche rien !
Publié le 19 Avril 2013
Annuntio vobis gaudium magnum. habemus hommen !
" Moi, je salue un peu tous les jours comme des jours où il ferait bon de s'en aller."
dom Delatte
Voici simplement un petit témoignage de ce qui se passe ici à Paris, en ces jours étranges. Le combat où nous sommes n'est pas anodin. Beaucoup de médias caricaturent et ridiculisent. Voici en toute vérité ce que j'ai vécu hier soir.
Hier après-midi, j'ai rejoint comme la veille la Manif pour tous, qui défile de Sèvres-Babylone à l'Assemblée nationale tous les soirs cette semaine entre 19h et 22h, à grand renfort de chants, de sifflets et de casseroles. L'ambiance était joyeuse comme toujours ; beaucoup de jeunes, peut-être les deux tiers du cortège.
Lors de la dispersion aux Invalides, nous avons rejoint avec deux amis une pelouse, un peu plus loin, sur laquelle se tenaient assis des groupes de jeunes, calmes, avec des bougies. J'avais entendu parlé la veille de cette initiative, dite « Les Veilleurs » : 100 ou 200 jeunes étaient restés calmement sur les Invalides, rejoints par Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson et un autre député. Vers 1h du matin, les CRS les ont sommés de partir. Ceux qui sont restés ont été enlevés de force, poussés dans la bouche de métro ; des bombes lacrymogènes ont été lancées dans la bouche du métro ; 40 jeunes (au hasard, ceux qui étaient les plus proches du bus selon le témoignage d'une amie !) ont été embarqués et emmenés au poste, puis, pour ne pas reproduire une garde à vue contestée, relâchés à 3h du matin à l'autre bout de Paris.
Je ne savais que penser de cette initiative. Ce rassemblement était parfaitement légal et, tant qu'il ne provoquait aucun trouble à l'ordre public, les forces de l'ordre n'ont, selon la loi, aucun droit de le disperser. En même temps, est-ce vraiment utile d'en rajouter, de provoquer des incidents avec les forces de l'ordre ? Après en avoir discuté avec plusieurs amis, j'ai décidé de suivre ceux qui avaient vécu l'expérience la veille.
Publié le 17 Avril 2013
pour Marianne à l'agonie ...
La Vendée veille Marianne
je vais appeler tonton Antoine pour l'extrême onction...
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