13ème dimanche après la Pentecôte.
Publié le 6 Septembre 2014
les 10 lépreux. 10, le plus sacré des nombres, le symbole de la création universelle, 9 le chiffre de la plénitude, 1 le symbole de l'être...
« L’ingratitude est meurtrière, elle est l’ennemie de la grâce, l’ennemie du salut… Elle est l’ennemie de l’âme, la ruine des mérites, la destruction des vertus, l’obstacle aux bienfaits. Elle est un vent brûlant, qui dessèche la source de la bonté, la rosée de la miséricorde, les fleuves de la grâce. »
St Bernard
L’ingratitude est une fille de l’orgueil.
(Miguel de Cervantès).
« la lèpre qui défigure réellement l’homme et la société est le péché ; ce sont l’orgueil et l’égoïsme qui génèrent dans l’âme humaine l’indifférence, la haine et la violence. Cette lèpre de l’esprit, qui défigure le visage de l’humanité, personne ne peut la guérir sinon Dieu, qui est Amour. En ouvrant son cœur à Dieu, la personne qui se convertit est guérie intérieurement du mal ».
Benoît XVI
Homélie de saint Augustin, évêque.
Septième leçon. Le Seigneur a purifié dix lépreux et leur a dit : "Allez vous montrer aux prêtres." A ce sujet, on peut se demander pourquoi il les envoya aux prêtres, de telle sorte qu’en cours de route, ils soient purifiés. Hormis les lépreux, nul de ceux qu’il a gratifiés de bienfaits corporels ne se trouve jamais envoyé aux prêtres. C’était aussi de la lèpre qu’il avait purifié celui auquel il a dit : "Va, montre-toi aux prêtres et offre pour toi le sacrifice prescrit par Moïse pour leur servir d’attestation." Il faut donc rechercher la signification de cette lèpre. Ceux qui en sont délivrés ne sont pas dits guéris mais purifiés. La lèpre est à proprement parler une corruption de la couleur plutôt que de la santé ou de l’intégrité des sens et des membres.
Huitième leçon. On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs.
Neuvième leçon. Que l’Église se garde donc de tels hommes ! Ainsi, s’il se peut, se voyant maintenus à distance ils interpelleront le Christ en une grande clameur, comme ces dix qui s’arrêtèrent à distance puis, élevant la voix, dirent : " Jésus, maître, aie pitié de nous. " Ils l’appellent : " Maître. " Et de ce nom, personne, que je sache, n’a jamais interpellé le Seigneur pour lui demander un remède corporel. C’est assez montrer, je crois, que la fausse doctrine est signifiée par la lèpre dont le bon maître lave la souillure.
Ant. du Benedictus à Laudes Comme Jésus entrait * dans un village, dix lépreux vinrent au-devant de lui ; et, se tenant éloignés, ils élevèrent la voix, en disant : Jésus, maître, ayez pitié de nous.
Ant. du Magnificat aux 2èmes Vêpres L’un d’eux, * voyant qu’il était guéri revint, glorifiant Dieu à haute voix, alléluia
Pourquoi, ô Dieu, nous as-tu entièrement repoussés?
Pourquoi ta colère est-elle allumée contre le troupeau de ton pâturage?
Souviens-toi de ton peuple qui était tiens au commencement,
Que tu as racheté pour être la tribu de ton héritage.
Souviens-toi de la montagne de Sion
Où tu faisais ta résidence.
Lève ta main contre leur orgueil qui ne finit pas;
Vois comme l'ennemi a tout ravagé dans le sanctuaire.
Tes adversaires en sont enorgueillis
Au milieu de tes fêtes.
Ils ont établi leurs emblêmes comme signes de victoire
(Et ils ne savaient pas) aux issues et au sommet du temple.
Comme dans une forêt d'arbres, ils ont abattu les portes avec des haches,
Ils les ont enfoncées à coup de hâches et de cognées.
Ils ont mis le feu à ton sanctuaire.
Ils ont dit dans leur coeur, et toute la bande:
" Faisons cesser dans le pays toutes les fêtes de Dieu".
Des miracles comme jadis, nous n'en voyons plus;
Aucun prophète ne se lève; personne ne sait ce qui arrivera.
Malgré cela, est-ce que l'ennemi t'insultera,
Est-ce qu'un peuple insensé blasphèmera ton nom?
Ne livre pas aux bêtes les âmes de tes fidèles;
N'oublie pas pour toujours la vie de tes pauvres.
Prends garde à ton alliance! car tous les coins du pays sont pleins de repaires de violence.
Que l'opprimé ne s'en retourne pas confondu,
Que le malheureux et le pauvre puissent bénir ton nom!
Lève-toi, ô Dieu, prends en main ta cause;
Souviens-toi des outrages que t'adresse chaque jour l'insensé.
N'oublie pas les clameurs de tes adversaires,
L'insulte toujours croissante de ceux qui te haïssent.

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