du pontificat du pape François
Publié le 13 Avril 2013
1 mois jour pour jour après son élection.
Le Pape François plaît à presque tout le monde, religieux et laïcs, croyants et non-croyants, chanteurs et footballeurs, mais il y a une catégorie de personnes qui (de plus en plus ouvertement) manifestent une certaine perplexité sur le début de son pontificat.
Il s'agit de ceux qu'on appelle les catholiques traditionalistes, ceux qui sont attachés aux liturgies anciennes, au latin, et à tout cet appareil de symboles que l'Église catholique a développé au cours de ses 20 siècles d'histoire.
Ce sont des gens de tous âges et de toutes nationalités, ils sont extrêmement bien formés, souvent de fervents catholiques, ils étudient avec passion les symboles et l'histoire de l'Eglise, en essayant de ramener ces symboles à leurs significations, et considèrent que les traditions (y compris liturgiques ou de cérémonial) liées à la papauté ont encore une valeur, et ne sont certes pas toutes à jeter .
Eh bien, aujourd'hui, les traditionalistes sont quelque peu désorientés par les décisions liturgiques et cérémonieelles du pape François, qui préfèrent la simplicité, l'italien au latin, nec rubricat nec cantat (propos du Père Lombardi) etc; et ces derniers jours certaines de ces préoccupations ont été portées à l'attention de la presse.
Certains sont perplexes parce que, après huit années de travail et de catéchèse sur la récupération de certains symboles plutôt tombés en désuétude, il semble que quelques semaines aient suffi pour tout oublier , mais surtout beaucoup sont préoccupés par la lecture de ces choix faite par une certaine presse.
En substance, nous espérons que tout le monde se modére; que ceux qui tentent de faire passer Benoît pour un incident de parcours arrêtent; et que le Bureau des Célébrations Liturgiques du Souverain Pontife se dépêche d'expliquer les raisons des choix liturgiques du Pape François; pas pour nous conforter dans l'idée que le rejet du fanon n'est pas le désir de Bergoglio de détruire la papauté, mais pour éviter une exploitation malveillante, au détriment du pape émérite, qui n'a jamais connu (bien qu'il les ait mérités) la faveur et le crédit de la presse, que François connaît ces dernières semaines.
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