ste Jeanne de Chantal
Publié le 21 Août 2014
Comme vous étiez, Ô Très Sainte Mère,
le vaisseau le plus grand, le plus capable, le plus digne du monde,
Vous fûtes aussi, plus que nul autre, remplie de l'amertume
et du breuvage d'angoisse que Votre Bien-Aimé
avalait en ce lieu de tourment.
Ah ! Que m'apprend cela, sinon à recevoir les tribulations
comme une chose partagée avec l'Époux ?
Ô Mère très pure, Vous nous appelez en disant :
« hé, venez, mes filles, que vos cœurs soient des vaisseaux tout vides
et Mon Fils y versera la rosée dont Son Chef est couvert,
dont Sa tête est emperlée et se convertiront
en perles de consolation. »
Ma très douce Mère, faites-moi donc la Grâce
que, désormais, je reçoive toutes les petites occasions
d'humiliation, de souffrance et d'abjection
comme des petites gouttelettes distillées
de cette chevelure Précieuse.
Ainsi soit-il.
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