Publié le 29 Août 2011

 

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Dom Jean Pateau a été élu le 18 août dernier, quatrième père abbé de Notre-Dame de Fontgombault (36).

 

Il succède à dom Antoine Forgeot, désormais abbé émérite.

 

Il était jusqu’ici chantre et père prieur. Dom Pateau est né en 1966 aux Sables-d’Olonne, est rentré dans l’ordre bénédictin à Fontgombault en 1990 et a été ordonné prêtre en 1998. La bénédiction abbatiale aura lieu le 7 octobre prochain, à 10h00. Nos prières accompagnent le nouveau père abbé dans sa charge.

 

 

  MERCI!RolandChayerCryingSmiley02

 

diocèse de Luçon

 

 

Solennité de la Dédicace Abbayes Solesmes & Fontgombault: 12 Octobre. 


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Publié le 28 Août 2011

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Le père Casta, ancien aumônier de la 25e DP, est mort Les obsèques du père François Casta seront célébrées le lundi 29 août à 15h, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. Ils seront célébrés par Monseigneur Luc Ravel, évêque aux armées.

 

Les honneurs militaires lui seront rendus à l'issue de la cérémonie religieuse, dans la cour d'Honneur des Invalides et l'éloge funèbre sera prononcé par le général d'armée Bruno Cuche, gouverneur des Invalides.

 

 

Né le 20 août 1919 à Calenzana, en Haute-Corse, François Casta est appelé par sa vocation dès l’adolescence : il sera missionnaire. Il entre au séminaire, à Ajaccio puis à Clermont ; il est ordonné prêtre en juin 1943. Mais l’armée l’attire également. Déjà, marqué par l’exemple du père de famille, grand mutilé de guerre, le frère cadet de François, Dominique, s’est engagé dans les chasseurs alpins en 1939, à 17 ans.Un an plus tard, son courage lui vaut de devenir le plus jeune caporal-chef de France. Il poursuivra sa carrière dans la Résistance, les armées de la Libération et pour finir, en Indochine, dans les parachutistes coloniaux. L’abbé François Casta, lui, signe le 15 novembre 1944 un engagement pour la durée de la guerre au 1er bataillon de chasseurs portés (1er BCP), où il sera “brancardier détaché pour l’exercice du culte catholique”. Un engagement qui va le mener loin.Au début de 1945, en Alsace, un éclat d’obus lui traverse la poitrine. Guéri, il rejoint son unité (les chasseurs portés sont devenus chasseurs alpins) et, le 8 mai 1945, il célèbre la messe de la victoire sur les rives du lac de Constance.

 

Il pourrait quitter l’armée. Il y reste. Promu sous-lieutenant, volontaire pour servir dans les parachutistes, il rejoint l’Indochine en mars 1947. Et devient, en juillet suivant, l’aumônier du 1er bataillon parachutiste de choc. En septembre, il est breveté parachutiste. Il lui revient l’honneur de préparer le dossier qui fera de saint Michel, l’archange vainqueur du dragon, le patron des troupes aéroportées.

 

Bientôt aumônier du 1er régiment de chasseurs parachutistes (1er RCP), François Casta est promu capitaine en avril 1949. En 1952, il se trouve dans le camp retranché de Na San, au Tonkin, que 12 000 hommes commandés par le colonel Gilles sont chargés de défendre contre trois divisions Viêt-minh, trois fois plus nombreuses mais dispersées. Ces dernières se disloquent sur les défenses et la victoire reste aux Français. Une victoire empoisonnée car, dix-huit mois plus tard, le haut commandement voudra renouveler l’expérience de Na San à Diên Biên Phu.

 

Cette défaite, François Casta aura la chance de ne pas la vivre. En avril, devenu l’un des officiers parachutistes les plus chevronnés du corps expéditionnaire, blessé deux fois, titulaire de plusieurs citations et promu officier de la Légion d’honneur, il est rapatrié. Après un long congé, il rejoint en Algérie le 3e bataillon étranger de parachutistes (3e BEP), en partance pour l’Indochine. Ne pouvant l’accompagner, il quitte les troupes aéroportées, avant de les retrouver en juin 1956, au sein de la 25e division parachutiste (25e DP).

Au cours d’un séjour de quatre ans en Algérie, François Casta va vivre toutes les expériences. Celle de la guerre traditionnelle, opposant des unités constituées, comme à Souk Ahras, cette bataille des frontières, en 1958, qui va durer dix jours. Celle, surtout, de la guerre révolutionnaire et psychologique, qui va soumettre sa conscience de chrétien et de prêtre à la plus dure des épreuves. Car il s’agit, dans ce type de conflit, d’aller débusquer le terroriste, le commissaire politique et les membres de l’organisation politique et administrative de l’ennemi au sein même des populations dans lesquelles ils s’abritent, selon la formule de Mao, « comme le poisson dans l’eau ». Avec tous les risques de débordements que cela implique.

 

Une mission remplie sans enthousiasme

 

Dès la fin de 1956, avant même le déclenchement de la bataille d’Alger, pour laquelle le général Massu et ses parachutistes recevront tous les pouvoirs afin de juguler le terrorisme, le père Casta rencontre Robert Lacoste, ministre résident en Algérie, afin de lui faire part de ses préoccupations. Nommé par le président du conseil socialiste Guy Mollet, Lacoste lui montre un plan du “Grand Alger” : « À partir de cette carte, il fallait tout mettre en oeuvre pour arrêter le carnage permanent du terrorisme urbain. Pour le juguler, il fallait d’abord l’anticiper. La recherche du renseignement est faite pour ça. Pour l’obtenir, il faut, si le suspect refuse de parler spontanément, l’y contraindre. » Ainsi, le pouvoir civil a pris ses responsabilités. Aux militaires de prendre les leurs ! Une mission que les officiers parachutistes, formés pour le combat et non pour des tâches de police, rempliront avec efficacité, mais sans enthousiasme. Et dont ils porteront cependant, devant l’opinion publique de gauche, travaillée par les partisans de l’indépendance de l’Algérie, l’écrasante responsabilité. Laquelle devait être étendue ensuite, dans un souci de culpabilisation collective, à toute l’armée française d’Algérie.

La réflexion de François Casta le conduit à distribuer en 1958, à dix exemplaires seulement, un document intitulé Conscience chrétienne et Guerre révolutionnaire. En septembre 1960, il quitte l’Algérie, qu’il ne reverra plus, pour rejoindre la 11e demi-brigade parachutiste de choc (11e DBPC) à Calvi. En 1962, les éditions France-Empire publient ce document sous le titre le Drame spirituel de l’armée.Or,ce livre est interdit par le ministre des Armées, Pierre Messmer,bien que l’évêque d’Ajaccio, Mgr Llosa, lui accorde son imprimatur.

 

Seul le climat brûlant de l’époque (le développement de l’action de l’OAS, consécutive à l’échec du putsch des généraux en avril 1961) peut expliquer l’interdiction prise par le ministre. Loin en effet d’être un brûlot, l’ouvrage de François Casta, publié à nouveau aujourd’hui sous la même couverture que sa biographie, apparaît d’abord comme une analyse précise de la guerre révolutionnaire et de la méthode permettant d’y faire face. On y trouve aussi un ensemble de considérations sur les problèmes moraux posés à l’armée, et notamment aux officiers, dans la lutte contre une guérilla révolutionnaire. François Casta cite les instructions données aux jeunes officiers sortant de l’École d’application de l’infanterie pendant la guerre d’Algérie :«Tout chef, tout combattant, doit penser que le but final est de construire. […] Les troupes “opérationnelles” ne doivent pas casser, en un jour, plusieurs mois de travail effectué par les unités de quadrillage. »

 

Ainsi, sur le terrain, le souci d’efficacité rejoignait-il la nécessité de conserver des repères éthiques. Cela n’empêcha pas des excès. François Casta témoigne qu’ils furent la plupart du temps le fait de troupes mal aguerries et mal encadrées, et non d’unités de choc commandées par des soldats d’élite dont beaucoup avaient connu la guerre d’Indochine. Ces mêmes repères s’imposaient encore plus dans la lutte contre le terrorisme urbain,puisque sans le renseignement, « toute action est non seulement vouée à l’échec, mais impossible ». Sans doute y eut-il alors, parmi les hommes engagés dans cette guerre différente des autres, de vrais sadiques. Il y eut surtout des soldats conscients de la grandeur et des servitudes du métier militaire, des officiers semblables au centurion de l’Évangile que le Christ, loin de le repousser en raison de son uniforme, enveloppe dans sa bienveillance en guérissant son serviteur.

Les officiers parachutistes lancés dans la guerre d’Algérie connaissaient tous la prière écrite par André Zirnheld, agrégé de philosophie, engagé dans les paras de la France libre, tué au combat en Libye : «Donnez-moi, mon Dieu, ce qui Vous reste / Donnez-moi ce qu’on ne Vous demande jamais. / Je ne Vous demande pas le repos / Ni la tranquillité / Ni celle de l’âme, ni celle du corps. / Je ne Vous demande pas la richesse / Ni le succès, ni même la santé. […] / Je veux l’insécurité et l’inquiétude. / Je veux la tourmente et la bagarre / Et que Vous me les donniez, monDieu, définitivement. […] »

 

En écho, la prière trouvée sur le corps du capitaine Bourgin, l’une des figures de proue de la Légion,profil de médaille et barbe de conquistador, soldat et poète qui publiait sous le pseudonyme “von Palaïeff ”, tué en 1959 près de Souk Ahras à la tête de la compagnie portée du 2e régiment étranger de parachutistes (2e Rep) : « Les autres peuvent bien être sages, / Vous m’avez dit d’être fou. / D’autres croient à l’ordre, / Vous m’avez dit de croire à l’amour. / D’autres pensent qu’il faut conserver, / Vous m’avez dit de donner. […] »

 

Jeanpierre, Bigeard, Saint Marc, Bourgin et bien d’autres : tous faisaient la guerre sans haine.Pour assister ces hommes,partageant leurs dangers et leurs souffrances, il y avait ceux dont l’uniforme s’ornait d’une croix pectorale.Parmi eux : le père Delarue, aumônier du 1er régiment étranger de parachutistes (1er Rep), dissous en raison de sa participation au putsch d’avril 1961. Et le père Casta, qui reçut en avril 2004,dans la cour d’honneur des Invalides, des mains de Jacques Chirac, président de la République, les insignes de grandcroix de la Légion d’honneur.

 


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Publié le 28 Août 2011

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« En tant que prophète authentique, Jean rendit témoignage à la vérité sans compromis. Il dénonça les transgressions des commandements de Dieu, même lorsque leurs auteurs en étaient les puissants. Ainsi, lorsqu’il accusa Hérode et Hérodiade d’adultère, il le paya de sa vie, scellant par le martyre son service au Christ qui est la Vérité en personne. Invoquons son intercession, ainsi que celle de la très sainte Vierge Marie, afin que de nos jours également, l’Eglise sache demeurer toujours fidèle au Christ et témoigner avec courage de sa vérité et de son amour pour tous ».

 

 

Benoît XVI

 

     bonne fête aux JB .....!

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Publié le 28 Août 2011

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Publié le 28 Août 2011

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Un nouveau disque des éditions Jade: La Règle de saint Benoît, lue par Michael Lonsdale

 

La règle de saint Benoît fut écrite par Benoît de Nursie vers 540 pour organiser la vie des moines en Règle communauté. Elle reste aujourd’hui la règle de nombreux monastères en Occident. Les orthodoxes peuvent adhérer entièrement à son contenu puisque non seulement elle a été composée au milieu du premier millénaire, mais s’inspire largement de la spiritualité orientale : elle reprend des passages entiers de saint Jean Cassien et s’appuie grandement sur saint Basile, qui fut avec saint Pachôme l’un des grands organisateurs du monachisme en Orient. Loin de ne concerner que les moines et de ne traiter que de l’aspect institutionnel du monachisme, la Règle de saint Benoît véhicule une spiritualité dont peuvent aussi s’inspirer les laïcs vivant dans le monde.Ce disque édité par les éditions Jade propose une sélection judicieuse de passages de la Règle lus avec naturel et conviction par Michael Lonsdale, un grand acteur actuel fortement engagé dans la foi et la vie chrétiennes. Le texte bénéficie de la magnifique traduction de Dom Marc-François Lacan (le frère du psychanalyste Jacques Lacan), bénédictin. Ce disque a été justement récompensé par le Grand prix du disque de l’Académie Charles Cros.

 

orthodoxie.com

 

 


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Publié le 27 Août 2011

 

i like.....superbe....!

 

 

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Publié le 27 Août 2011

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CHAVAGNES COLLEGE INTERNATIONAL

 

 

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THANK YOU VERY  MUCH ! ..merci

 

 

....

 

 

 

 

disfonctionnements récents d'over blog suite à une maintenance, ... la lassitude gagne les rangs au bout de plusieurs jours et plus de treize pages de réclamations...ça devient ouf.  Toutes les suggestions sont bonnes, virus, firefox,  fox terrier, labrador,, moteurs de recherche, orange,..pamplemousse etc.. la faute aux pingouins, ils ont tout gelé !.;vilains pingouinos !amandarine.gif

  nan .. c'est la faute à pas de chance quoi... !

 

une blogueuse..: "merci , on compte faire quoi de nous ?"

 

à la retraite ! signe providentiel qui sait! à moins que

 

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davidamoua !

 

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le sauveteur n'arrive !

 

  les aléas overbloguistiques....

 

th ange

 

et Dieu vit que cela était bon, ce fut le.......... jour.

 

 

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Miserere mei, Deus: secundum magnam misericordiam tuam.

Et secundum multitudinem miserationum tuarum, dele iniquitatem meam.

Amplius lavā me ab iniquitate mea: et peccato meo mundā me.

Quoniam iniquitatem meam ego cognōscō: et peccatum meum contra me est semper.

Tibi soli peccāvī, et malum coram te fēcī: ut justificeris in sermonibus tuis, et vincās cum judicaris.

Ecce enim in inquitatibus conceptus sum: et in peccatis concepit me mater mea.


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Publié le 27 Août 2011

 

né le ... 17-06-1994

 

 

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Publié le 26 Août 2011

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Le 24 juillet 1898, Dom Joseph Pothier est installé sur le siège abbatial de Saint-Wandrille. Il est le premier Abbé régulier de Saint-Wandrille de Fontenelle depuis Jacques Hommet au 16ème siècle (+1523). L’annonce de la nomination du Révérendissime Dom Pothier comme 76ème Abbé de Fontenelle, et plus encore sa bénédiction abbatiale (dont la cérémonie se déroule le 29 septembre 1898 et qui lui est donnée selon le rite Pontifical par le Cardinal Sourrieu, Archevêque de Rouen), emplirent de joie les bénédictins et le clergé normand. Quatre ans et demi après sa restauration, la vieille abbaye normande avait réellement repris vie, y compris dans le cœur des “trop prudents normands”.

 

Le Révérendissime Abbé Joseph Pothier prend pour devise « Ad te levavi animam meam », devise tirée du psaume 24,1 et signifiant "Vers toi j'ai élevé mon âme". Les Armes de Dom Pothier, abbé mitré, sont formées d' : « Un encensoir fumant sur champs d’azur, cantonné aux armes de Lorraine » ou «D'azur à l'encensoir d'or, allumé de gueules et fumant d'argent ; au franc-canton sénestre (ou dextre ?) du chef d'argent chargé de cinq croix de Lorraine de gueules en croix » (description donnée par St SAUD, in « Armorial des prélats français du XIXème siècle. Paris, 1906 »).

 

 

 

La cérémonie de la bénédiction abbatiale ayant été fixée au 29 septembre, le Cardinal Sourrieu abrégera ses vacances pour procéder à la fonction liturgique. Il fut question un moment d'accomplir la cérémonie à Rouen, soit à la Cathédrale, soit à Saint-Ouen. Mais, note la chronique, « tous ceux que Dom Pothier a consultés lui conseillent de la placer dans le monastère lui-même ».

 


Le 29, le Cardinal officia pontificalement entouré d'un nombreux clergé (environ 150 prêtres présents). Les Abbés assistants étaient le Rme Dom Delatte, Abbé de Solesmes et Supérieur général de la Congrégation bénédictine et le Rme Dom Bourigaud, Abbé de Ligugé. Etaient également présents les Révérendissimes Pères Abbés Dom Gauthey, Abbé de Sainte-Madeleine de Marseille, Dom Guépin, Abbé de Silos, Dom du Coëtlosquet, Abbé de Saint-Maur de Glanfeuil... « Sous le cloître, dans le rayonnement de la robe écarlate du prince de l'Eglise, on voyait passer le froc noir et la coule de quelques moines ; la mantelletta et la croix d'or des abbés se mêlaient au surplis blanc de nombreux prêtres et à l'aumusse d'hermine des chanoines. Des membres de diverses congrégations religieuses étaient là aussi, Dominicains, Franciscains, Jésuites. Sans nul effort, un poète eut pu rêver que dix ou douze siècles vécus étaient subitement effacés. L'antiquité chrétienne renaissait » (cité in « Semaine religieuse du Diocèse de Rouen », en date du 08 octobre 1898, page 969) -

 

Après le repas, dans le réfectoire décoré des blasons des monastères de la Congrégation et des Abbayes normandes, plusieurs toasts furent prononcés. C'est d'abord l'abbé de Solesmes qui s'adresse au cardinal :

 

« Lorsque de vos mains et de vos lèvres descendait sur un frère très aimé, que Solesmes regretterait encore, si avant tout et au-dessus de tout, Solesmes n'était heureux et fier de vous l'avoir donné, lorsque de votre coeur, comme d'une plénitude, descendait sur lui la bénédiction qui fait les pasteurs prudents, tendres et forts, il nous a semblé, Eminence, assister non pas seulement à la création d'un prélat, qui avait, dans l'Eglise de Dieu, conquis des titres de grande naturalisation par la restauration du chant grégorien, à qui son nom demeure à jamais attaché, mais encore et surtout, assister à la restitution de tout un glorieux passé. (... )

 

Merci d'avoir rendu à l'Eglise, à la Métropole de Rouen, à la Congrégation bénédictine de France, cet inestimable joyau de la couronne monastique qui fut Saint-Wandrille ». Son Eminence répondit en faisant, avec une bonne grâce charmante, l'éloge de Dom Pothier, et en rappelant l'histoire de l'Abbaye ; son dernier mot fut un hommage au Cardinal Thomas. Un merci du nouvel abbé à Son Eminence, aux Abbés, à toutes les personnes présentes ; et ainsi se termina la fête » (cité dans la même édition de la « Semaine religieuse du Diocèse de Rouen », 08 octobre 1898).

 

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Publié le 26 Août 2011

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A l'impossible, nul n'est tenu ...

Mission impossible...

Impossible n'est pas français...

Rien est impossible à Dieu....

 

-> Souvenir d'une proposition (argumentée ) d'un frère à son abbé : " Si nous fondions à ..."

Réponse de l'abbé (argumentée aussi) : " Impossible ."

Quelques années plus tard, la fondation était réalisée dans la joie et l'espérance qui vont avec.

 

 

Vaincre l'impossible est souvent un combat. Mais c'est surtout le fruit d'une forte motivation, d'un enthousiasme, de la confiance, de la persévérance, de la solidarité aussi. Seul, on ne peut pas grand chose. Le pape vient de le redire aux jeunes des JMJ de Madrid.

 

Mais n'est-ce pas aussi s'en remettre à plus grand que soi, à Dieu qui peut tout et qui va nous conforter dans nos efforts, nous inspirer dans nos choix, nous éclairer dans la nuit. Mystère de cette collaboration que, dans son amour, Dieu attend tellement aussi.

 

Et "Dieu ne nous aide-t-il pas à porter ce dont lui-même nous charge ?" (Dom Delatte )

C'est comme çà que Pierre a marché sur l'eau du lac.

 

Faire nous semble parfois impossible. Renoncer aussi est un acte qui peut sembler au-dessus de nos forces (arrêter de conduire, de boire - quitter des responsabilités - renoncer à un amour ...)

 

Mais pour en revenir au chapitre de la Règle du jour,

 

" S'il arrive qu'un frère se voie commander une chose difficile ou impossible, il recevra en toute sérénité et obéissance l'ordre formulé."

 

La vie monastique est un chemin d'obéissance. Saint Benoît l'invoque sans cesse. Pourquoi donc ?

Benoît, homme d'expérience, connaît bien l'homme et sait combien il penche souvent vers la facilité.

 

Nous savons fuir de mille façons.

 

Alors comment monter vers Dieu, chemin difficile, sinon en acceptant qu'un autre (l'abbé) , que d'autres (des frères, un conjoint, un ami, un voisin, un pauvre...) nous sollicitent et nous poussent à donner davantage . " J'ai besoin de toi..." - " Je ne saurai pas..." (réalité ou fuite devant l'obstacle ?) - " Si, tu pourras, tu trouveras, tu réussiras...." (expérience vécue bien fraiche.!)


Et si on se tourne vers l'autre au lieu de se tourner vers soi, on peut, on trouve, on réussit, on aide, on grandit.

 


Alors face aux difficultés, essayons d'être plus sereins.

 

 

Quant à celui qui commande, Benoît dit aussi "qu'il aura à en rendre compte". (RB2,38)

 

Mais il peut arriver effectivement que la charge semble dépasser notre compétence.

 

" Soumettre avec patience et en temps opportun à son supérieur les motifs de son incapacité. "

 

En parler. Trouver le bon interlocuteur, le bon moment. Ne pas ruminer son impuissance, son échec. Prendre un peu de distance. Rester en paix.

Accepter peut-être avec humilité d'être déchargé de cette mission.


Accepter peut-être de s'y re-confronter si nécessaire, dans une adhésion tranquille. Peut-être que Dieu veut seulement éprouver notre obéissance ?

 

Alors, " mû par la charité, soyons confiant en l'aide de Dieu."

 

Ce chapitre sur nos impossibilités, si on le lit bien, nous découvre aussi combien saint Benoît approche ses frères avec douceur et les invite à la confiance (ce qui suppose humilité).


C'est tout l'art de l'amour paternel !


La Règle comme l'Evangile ne sont pas pour nous des contraintes mais un chemin de liberté.

 

Quand nous aurons vraiment pris conscience de nos faiblesses, que nous les aurons acceptées, elles cesseront de nous paralyser.

 

C'est bien là le sens de beaucoup de paroles de Jésus qui nous semblent paradoxales tels "Heureux ceux qui pleurent." Celui qui ne sait pas pleurer ne désirera jamais être consolé... " Heureux les affamés " : celui qui n'a jamais eu faim de pain, d'amour sera sans désir et c'est mortel.

 

Celui qui laisse enfin tomber les murailles qu'il a dressées pour se protéger va découvrir de nouveaux horizons.

 

Celui qui s'est abandonné entre les mains de Dieu jusqu'à la croix est passé de la mort à la vie.

 

Est-ce que j'y crois ?

 

source.

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