Publié le 14 Janvier 2010
Publié le 14 Janvier 2010

'Y en a qui meurent tous les soirs quand le spectacle est terminé
Quand ils retrouvent dans leur miroir leur vérité démaquillée."
adamo
"Vous valez mieux qu'une multitude de passereaux."
(Lc12, 6-7)
"Nulle créature n'échappe au regard de Dieu et que
toutes choses sont nues et découvertes à ses yeux."
« Tenir pour certain qu'en tout lieu, Dieu nous regarde »
règle de st Benoît.
C'est une vérité qui va loin. elle nous sauve du désespoir.
Pensons en effet au drame causé par la distance infranchissable qui oppose la connaissance que nous avons de nous-mêmes à la connaissance que les autres ont de nous.
Nous nous connaissons comme sujet, les autres nous connaissent comme objet.
Je me connais comme sujet: pour moi je suis la plus importante personne dans le monde; si misérable que je me connaisse je suis plus intéressant que tous les saints: il y a moi et tous les autres, et tout ce qui arrive aux autres est un accident au tableau.
Et pourtant du point de vue du monde, "je sais bien que je ne suis d'aucune espèce d'importance, que cela n'aurait quasiment rien changé à l'univers si je n'avais jamais existé. Je sais bien que je suis du troupeau, je ne suis pas meilleur que les autres, j'aurai été une petite crête d'écume parue et passée en un clin d'oeil sur l'océan de la nature et de l'humanité."
Laquelle est vraie de ces deux images? Nous oscillons de l'une à l'autre. Vais-je m'opposer à tous? Alors c'est l'absolu de l'égoïsme et de l'orgueil. Vais-je me dissoudre dans le tout? Alors je trahis ce qu'il y a d'unique en moi.
C'est par en haut seulement que l'antinomie peut être résolue.
Si Dieu existe, je peux savoir, sans tomber dans l'orgueil, que ma destinée est ce qui importe avant tout, car c'est pour lui que je dois m'aimer moi-même; et je peux savoir, sans tomber dans le découragement, que je suis sans importance pour le monde, puisque je lui importe souverainement à lui, mon Créateur, mon Sauveur, moi-même et pareillement chaque créature, appelée comme moi à se reconnaître et à se retrouver en lui.
Les autres me connaissent comme objet. Je me connais comme sujet.
Mais puis-je dire que je me connais?
Sais-je même qui je suis? Sais-je ce qui sommeille en mon inconscient? Quel serait mon comportement en telle situation tragique? D'une certaine manière, je suis plus obscur à moi-même qu'aux autres: eux seuls voient la poutre qui est dans mon oeil. En sorte que personne ne me connaîtrait dans ma vérité, ni moi ni les autres, si Dieu ne me connaissait, s'il ne me connaissait pas dans la profondeur de ma subjectivité. "Cela veut dire que personne ne ferait justice à mon être. Il n'y aurait nulle part de justice pour moi; et dans l'ignorance où je suis de moi-même.
Mais s'il n'y a aucune justice possible à l'égard de mon être, il n'y a aucun espoir possible pour moi.
Si l'homme n'est pas connu de Dieu, et s'il a l'expérience profonde de son existence personnelle et de sa subjectivité, alors il a l'expérience de la solitude désespérée; et la convoitise de la mort, bien plus l'aspiration à l'anéantissement total, est la seule source qui puisse jaillir en lui."
Le fait que Dieu lit jusqu'au fond de nos coeurs nos hontes et nos trahisons est de nature à nous jeter dans l'effroi. Que ferons-nous?
Il n'existe qu'une issue: y acquiesser totalement. Consentir à être connue de lui, ne pas nous défendre contre ce regard de lui qui nous transperce, accepter d'avance d'être jugés par lui, prendre d'avance son parti contre le nôtre - et n'est-ce pas déjà le préférer à nous, n'est-ce pas déjà l'aimer plus que nous-mêmes?
Et puis comment oublier que ce regard est d'abord un regard sauveur?
Ce Dieu, qui descend jusqu'aux racines de mon être et de ma misère, m'abandonnera-t-il au temps des grandes épreuves? Je sais bien que je mourrai seul: en quittant librement les choses ou du moins en consentant à les voir, une à une me quitter.
Mais il connaîtra ma détresse; et peut-être m'aura-t-il accordé ma demande, de l'avoir aimé, au moins une seule fois ici-bas, assez intensément pour n'avoir pas peur de lui lors de la rencontre?
Cardinal Journet.
Publié le 13 Janvier 2010



Il neige.
Le grand monde est mort sans doute. C’est décembre.
Mais qu’il fait bon, mon Dieu, dans la petite chambre !
La cheminée emplie de charbons rougeoyants
Colore le plafond d’un reflet somnolent,
Et l’on n’entend que l’eau qui bout à petit bruit.
Là-haut sur l’étagère, au-dessus des deux lits,
Sous son globe de verre, couronne en tête,
L’une des mains tenant le monde, l’autre prête
À couvrir ces petits qui se confient à elle,
Tout aimable dans sa grande robe solennelle
Et magnifique sous cet énorme chapeau jaune,
L’Enfant Jésus de Prague règne et trône.
Il est tout seul devant le foyer qui l’éclaire
Comme l’hostie cachée au fond du sanctuaire,
L’Enfant-Dieu jusqu’au jour garde ses petits frères.
Inentendue comme le souffle qui s’exhale,
L’existence éternelle emplit la chambre, égale
À toutes ces pauvres choses innocentes et naïves !
Quand il est avec nous, nul mal ne nous arrive.
On peut dormir, Jésus, notre frère, est ici.
Il est à nous, et toutes ces bonnes choses aussi :
La poupée merveilleuse, et le cheval de bois,
Et le mouton sont là, dans ce coin tous les trois.
Et nous dormons, mais toutes ces bonnes choses sont à nous !
Les rideaux sont tirés... Là-bas, on ne sait où,
Dans la neige et la nuit sonne une espèce d’heure.
L’enfant dans son lit chaud comprend avec bonheur
Qu’il dort et que quelqu’un qui l’aime bien est là,
S’agite un peu, murmure vaguement, sort le bras,
Essaye de se réveiller et ne peut pas.
paul Claudel.
Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
O Christ, ayez pitié de nous. O Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Jésus, Fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous.
Jésus, splendeur du Père, ayez pitié de nous.
Jésus, splendeur de la lumière éternelle, ayez pitié de nous.
Jésus, roi de gloire, ayez pitié de nous.
Jésus, soleil de justice, ayez pitié de nous.
Jésus, Fils de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.
Jésus, aimable, ayez pitié de nous.
Jésus, admirable, ayez pitié de nous.
Jésus, Dieu fort, ayez pitié de nous.
Jésus, Père des siècles à venir, ayez pitié de nous.
Jésus, Ange du grand conseil, ayez pitié de nous.
Jésus, très puissant, ayez pitié de nous.
Jésus, très patient,ayez pitié de nous.
Jésus, très obéissant, ayez pitié de nous.
Jésus, doux et humble de coeur,ayez pitié de nous.
Jésus, qui aimez la chasteté, ayez pitié de nous.
Jésus, qui nous aimez, ayez pitié de nous.
Jésus, Dieu de paix, ayez pitié de nous.
Jésus, auteur de la vie, ayez pitié de nous.
Jésus, modèle des vertus, ayez pitié de nous.
Jésus, zélateur des âmes, ayez pitié de nous.
Jésus, notre Dieu, ayez pitié de nous.
Jésus, notre refuge, ayez pitié de nous.
Jésus, Père des pauvres, ayez pitié de nous.
Jésus, trèsor des fidèles, ayez pitié de nous.
Jésus, bon pasteur, ayez pitié de nous.
Jésus, vraie lumière, ayez pitié de nous.
Jésus, sagesse éternelle, ayez pitié de nous.
Jésus, bonté infinie, ayez pitié de nous.
Jésus, notre voie et notre vie, ayez pitié de nous.
Jésus, joie des anges, ayez pitié de nous.
Jésus, roi des patriarches, ayez pitié de nous.
Jésus, maître des apôtres,ayez pitié de nous.
Jésus, docteur des évangélistes, ayez pitié de nous.
Jésus, force des martyrs, ayez pitié de nous.
Jésus, lumière des confesseurs, ayez pitié de nous.
Jésus, pureté des vierges, ayez pitié de nous.
Jésus, couronne de tous les saints, ayez pitié de nous.
Soyez-nous propices, pardonnez-nous, Jésus.
Soyez-nous propices, excaucez-nous, Jésus.
De tout mal, délivrez-nous, Jésus.
De tout péché, délivrez-nous, Jésus.
De votre colère, délivrez-nous, Jésus.
Des embûches du démon, délivrez-nous, Jésus.
De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Jésus.
De la mort éternelle, délivrez-nous, Jésus.
Du mépris de vos inspirations, délivrez-nous, Jésus.
Par le mystère de votre sainte Incarnation, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Nativité, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Enfance, délivrez-nous, Jésus.
Par votre vie toute divine, délivrez-nous, Jésus.
Par vos travaux, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Agonie et votre Passion, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Croix et votre abandonnement, délivrez-nous, Jésus.
Par vos langueurs, délivrez-nous, Jésus.
Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Résurrection, délivrez-nous, Jésus.
Par votre Ascension, délivrez-nous, Jésus.
Par l'institution de la sainte Eucharistie, délivrez-nous, Jésus.
Par vos joies, délivrez-nous, Jésus.
Par votre gloire, délivrez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus.
Jésus, écoutez-nous. Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous. Jésus, exaucez-nous.
Prions. Seigneur Jésus-Christ qui avez dit : Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira : donnez-nous, nous vous en supplions, un tel attrait de votre amour tout divin, de nous vous aimions de tout cour, de bouche et d'action, et que nous ne cessions jamais de vous louer.
Faites, Seigneur, que nous ayons continuellement la crainte en même temps que l'amour de votre saint nom, puisque vous ne manquez jamais de gouverber ceux que vous établissez dans la force de votre amour. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez, avec le Père, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.
Amen
Publié le 13 Janvier 2010
La religion est une vertu morale, la plus noble de toutes; elle est une annexe de la justice.
Elle nous incline à rendre à Dieu le culte qui lui est dû. Et l'objet formel de ce culte, le motif profond de tous les actes religieux, c'est l'éminence souveraine de Dieu, son excellence infinie, telle qu'elle est en lui-même et telle qu'elle se manifeste en notre faveur par la création, la conservation, la providence, tous les bienfaits."
dom Delatte, commentaire de la règle de st Benoît.
Publié le 13 Janvier 2010
Rome: Benoît XVI appelle ‘à la générosité de tous’ envers Haïti
Soutien immédiat des institutions caritatives de l’Eglise
Rome, 13 janvier 2010 (Apic) Quelques heures après le tremblement de terre meurtrier qui a ravagé Haïti dans la soirée du 12 janvier, Benoît XVI a lancé un appel “à la générosité de tous“, à la “solidarité concrète“ et au “soutien efficace de la communauté internationale“ envers la population. Lors de l’audience générale du 13 janvier, dans la Salle Paul VI, le pape a assuré les victimes de sa “proximité spirituelle“ et du soutien immédiat des institutions caritatives de l’Eglise.
Au terme de l’audience générale, devant quelque 8000 pèlerins, Benoît XVI a ainsi lancé “un appel concernant la situation dramatique où se trouve Haïti“. “Je pense en particulier, a-t-il poursuivi, à la population durement frappée, il y a quelques heures, par un tremblement de terre dévastateur, qui a causé de graves pertes en vies humaines, un grand nombre de sans-abri et de disparus ainsi que des dégâts matériels considérables“.
Publié le 13 Janvier 2010
Publié le 12 Janvier 2010
Publié le 12 Janvier 2010
Publié le 12 Janvier 2010

"On ne va jamais au désert
Sans traverser beaucoup de choses,
Sans être fatigué par une longue route,
Sans arracher ses yeux
A ce qui est l’horizon de tous les temps.
Les déserts se gagnent,
Ils ne se donnent pas.
Les déserts de notre vie,
Nous ne les arracherons
Au secret de nos heures humaines
Qu’en violentant nos habitudes, nos paresses.
C’est difficile , mais essentiel à notre amour."
Madeleine Delbrêl,
La Joie de croire
Publié le 12 Janvier 2010
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