Publié le 3 Novembre 2009


 







Le cerf est assimilé au Christ depuis le III ème siècle. Il apparaît dans la vie des saints à de nombreuses reprises : St Edern (Bretagne), Ste Hélidie (Puy de Dôme), Ste Begge (Wallonie) ...

 

Mais l'apothéose vient avec la conversion de St Hubert (ancien évêque de Liège), au temps des mérovingiens en 683.

 

Son histoire a plusieurs variantes, je vous en propose une.

 

Hubert, fils de Bertrand, duc d'Aquitaine et arrière-petit-fils de Clovis était en l'an 683 un seigneur célèbre dans toute la Gaule par son intelligence, sa richesse et sa bonté. Il était âgé de vingt-huit ans et jouissait d'une renommée des plus flatteuses et d'une santé superbe. Il avait un visage loyal, ouvert et souriant. Ayant delaissé la Neustrie où la corruption des grands lui causait souci et offense, il passait ses jours en Ardenne, chez son parent, Pepin d'Heristal, comme lui puissant seigneur et maire du palais des rois Austrasie.

 

On ne connaissait à Hubert qu'une passion vive, irrésistible, furieuse: la chasse. A part cela, peut-être à cause de cela, car la chasse le tenait éloigne des inévitables et ordinaires querelles, il avait une grande réputation de sagesse. Pourtant il ne pratiquait aucune religion, étant, certes, trop occupé de vénerie pour adorer aucun dieu. Il avait completement oublié l'enseignement très chrétien reçu de sa tante, sainte Ode, qui lui servit de préceptrice, car la princesse Hugberne, sa mere, était morte en le mettant au monde.

 

Un jour d'hiver, Hubert partit a cheval pour la chasse, dès les premières lueurs de l'aurore. C'etait le jour de la fête de la Nativite de Notre Seigneur. Du givre était épandu sur les arbres; du brouillard flottait au creux des vallons; quelques flocons de neige tombaient. Et comme il commençait à chasser, un cerf dix-cors, entièrement blanc, d'une taille extraordinaire, bondit d'un fourre et s'élança devant lui, l'entrainant dans les profondeurs de la forêt où le galop de son cheval le poursuivit. Après plusieurs heures, le cerf ne montrait toujours aucune fatigue alors que Hubert était rompu. Pourtant la course folle continua.

 

Saint HubertSoudain, il s'arrêta net. Dans une vision de lumière, Hubert vit entre les bois du cerf l'image du Crucifié et il entendit une voix qui lui disait :

- Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton Ame ?

Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et, comme Saint Paul, il interrogea la vision :

- Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?

- Va donc, reprit la voix, aupres de Lambert, mon evêque, a Maestricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes pêchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Eglise, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée.

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme:

- Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous!

 

Hubert, duc et maire du palais des rois d'Austrasie, tint parole. Il se rendit aupres de Lambert, son évêque, qui le reçût avec joie. Il implora sa protection, l'assurant qu'il voulait consacrer a Dieu le reste sa vie commencée dans l'impiété. L'évêque lui donna sa bénédiction en Notre Seigneur Jésus-Christ et le mit sur la voie vertueuse et difficile du salut.

 

Abandonnant palais et richesses, reconçant à toutes les vanités de ce monde, Hubert se retira à Andage, dans les bois de Chamlon, ou Notre S eigneur s'était montré à lui dans les ramures d'un cerf blanc, sous la forme d'une croix étincellante.

 

Lambert, évêque de Maestricht, ayant été massacré par des païens, Hubert fut appelé à lui succéder.

 

Saint-Hubert est depuis le Saint patron des chasseurs (fête le 3 novembre).

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Publié le 3 Novembre 2009










"Il ne faut pas, sous prétexte d’éviter les excès de la stagnation, c'est-à-dire la pétrification du conservatisme, verser dans l’extrême opposé, bien plus dangereux, qui est celui du modernisme, lequel conduit au suicide sous prétexte de revivification.

Pour se prémunir de cette contagion et éviter radicalement les dégâts du modernisme, il n’est rien de plus à propos que de susciter, en soi et chez les autres, le vif sentiment de la foi. Il faut fomenter l’amour de la Tradition catholique et le respect de l’autorité établie par Jésus-Christ.


 RP Arintero
hermas

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Publié le 2 Novembre 2009







O St Hubert, patron des grandes chasses,

Toi qu'exaltait la fanfare au galop.

En poursuivant le gibier à la trace,

Tu le forçais sous l'élan des chevaux.

Nous les derniers descendants de ta race

Arraches-nous aux plaisirs avilis

Gardes nos coeurs de jeunesse et d'audace,

Dans la forêt fais nous chasseurs hardis.

 

REFRAIN

Tra, la, la, la, la, etc...

 

2

Sauve d'abord du bocage à l'Ardenne,

Notre forêt si chère aux vieux gaulois.

Pour que par elle, notre jeunesse apprenne,

Les fiers secrets gardés par les grands bois.

Fais nos yeux prompts et fais nos lèvres claires

Pour mieux lancer quand viendra le danger

Le cri d'alarme ou le dur cri de guerre,

Sus à la bête et partons la traquer.

 

REFRAIN

Tra, la, la, la, la, etc...

 

3

Quand le seigneur, la chasse terminée,

Appellera notre nom à son tour.

Epargne nous la triste mélopée,

Qui sonnera pour nous la fin du jour.

Mystique appel qui conduit ta grande âme

Nous répondrons en sonnant l'hallali

Et nous ferons au fracas des fanfares,

En ton honneur, trembler le paradis.

 

REFRAIN

Tra, la, la, la, la, etc...







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Publié le 2 Novembre 2009

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Publié le 2 Novembre 2009




Hier, la fête de la Toussaint nous a fait contempler « la ville du ciel, la Jérusalem céleste qui est notre mère » (Préface de Toussaint).

Aujourd'hui, l'âme encore tournée vers ces réalités ultimes, nous commémorons tous les fidèles défunts, qui « nous ont précédés dans le signe de la foi et reposent dans le sommeil de la paix » (Prière eucharistique 1).

Il est très important que nous chrétiens vivions la relation avec les défunts dans la vérité de la foi, et regardions la mort et l'au-delà dans la lumière de la Révélation.


Ecrivant aux premières communautés, l'apôtre Paul exhortait déjà les fidèles à « ne pas se désespérer comme les autres qui n'ont pas d'espérance ». « Puisque nous croyons - écrivait-il - que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, de même, ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les emmènera avec lui »(1 Ts 4, 13-14).

Il est encore nécessaire aujourd'hui d'évangéliser la réalité de la mort et de la vie éternelle, une réalité particulièrement sujette à des croyances superstitieuses et à des syncrétismes, pour que la vérité chrétienne ne risque pas de se mêler à des mythologies en tous genres.

 

Dans mon encyclique sur l'espérance chrétienne, je me suis interrogé sur le mystère de la vie éternelle (cf. Spe salvi, nn. 10-12). Je me suis demandé : la foi chrétienne est-elle aussi pour les hommes d'aujourd'hui une espérance qui transforme et soutient leur vie (cf. ibid., n. 10) ? Et plus radicalement : les hommes et les femmes de notre époque désirent-ils encore la vie éternelle ? Ou bien l'existence terrestre est-elle devenue leur unique horizon ?

En réalité, comme l'observait déjà saint Augustin, nous voulons tous la « vie bienheureuse », le bonheur. Nous ne savons pas bien ce que c'est ni comment il est fait, mais nous nous sentons attirés par lui.


Il s'agit là d'une espérance universelle, commune aux hommes de toutes les époques et de tous les lieux.

L'expression « vie éternelle » a pour but de donner un nom à cette attente inéluctable : non une succession sans fin, mais l'immersion dans l'océan de l'amour infini, dans lequel le temps, l'avant et l'après n'existent plus. Une plénitude de vie et de joie : voilà ce que nous espérons et attendons de notre vie avec le Christ (cf. ibid., n. 12).

 

Nous renouvelons aujourd'hui l'espérance de la vie éternelle fondée réellement dans la mort et la résurrection du Christ. « Je suis ressuscité et à présent je suis toujours avec toi », nous dit le Seigneur, et ma main te soutient. Où que tu puisses tomber, tu tomberas entre mes mains et je serai présent jusqu'à la porte de la mort. Là où personne ne peut plus t'accompagner et où tu ne peux rien emporter, c'est là que je t'attends pour transformer pour toi les ténèbres en lumière. L'espérance chrétienne n'est toutefois jamais uniquement individuelle, elle est toujours aussi espérance pour les autres. Nos existences sont profondément liées les unes aux autres et le bien et le mal que chacun accomplit touche toujours aussi les autres.

Ainsi la prière d'une âme en pèlerinage dans le monde peut aider une autre âme qui se purifie après la mort.

Voilà pourquoi aujourd'hui l'Eglise nous invite à prier pour nos chers défunts et à faire une halte près de leurs tombes dans les cimetières.


Puisse Marie, étoile de l'espérance, rendre plus forte et authentique notre foi dans la vie éternelle et soutenir notre prière d'action de grâce pour nos frères défunts.

Benoit XVI

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Publié le 2 Novembre 2009

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