Publié le 6 Novembre 2009
Publié le 5 Novembre 2009

règle de st Benoît
«Cet état misérable est celui des méchantes âmes des humains qui vivent sans infamie et sans louange et qui ne furent que pour eux mêmes […] Les cieux les chassent, pour n’être moins beaux et le profond enfer ne veut pas d’eux, car les damnés en auraient plus de gloire»
Dante
Publié le 5 Novembre 2009
Publié le 5 Novembre 2009

liturgie catholique des défunts .
Publié le 5 Novembre 2009
Renata Jonscher 'Eternal Light
Publié le 5 Novembre 2009
Publié le 5 Novembre 2009
Publié le 4 Novembre 2009
Que les Anges te conduisent au paradis,
que les martyrs t'accueillent à ton arrivée,
et t'introduisent dans la Jérusalem du ciel.
Que les Anges, en choeur, te reçoivent,
et que tu jouisses du repos éternel
avec celui qui fut jadis le pauvre Lazare.
+
Seigneur Jésus, Dieu de bonté, Père de miséricorde, je me présente devant vous avec un coeur humilié, contrit et repentant. Je vous recommande ma dernière heure et ce qui doit la suivre. Quand mes pieds immobiles m'avertiront que ma course en ce monde est près de finir,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi,
quand mes mains engourdies et tremblantes ne pourront plus presser le crucifix contre mon coeur et que, malgré moi, elles le laisseront tomber sur mon lit de souffrances,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand mes yeux, voilés et troublés par l'effroi d'une mort imminente, porteront vers vous leurs regards vagues et expirants,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand mes lèvres tremblantes et froides prononceront pour la dernière fois votre adorable nom,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand mes joues pâles et livides inspireront aux assistants la compassion et la terreur ; que mes cheveux, baignés des sueurs de l'agonie, se dresseront sur ma tête, annonçant ma fin prochaine,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand mes oreilles, près de se fermer à jamais aux discours des hommes, s'ouvriront pour entendre de votre bouche la sentence irrévocable qui fixera mon sort pour l'éternité,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand mon imagination, agitée par des fantômes effrayants et terribles, sera plongée dans les tristesses mortelles que mon esprit, troublé par le souvenir de mes iniquités et par la crainte de votre justice, luttera contre l'Ange des ténèbres qui voudra me dérober la vue consolante de vos miséricordes et me jeter dans le désespoir,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand je verserai mes dernières larmes, symptômes de ma dissolution prochaine, recevez-les, ô mon Jésus, en sacrifice d'expiation, afin que je meure comme une victime de pénitence ; et, dans ce terrible moment,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand j'aurai perdu l'usage de tous les sens, que le monde entier aura disparu pour moi, et que je gémirai dans les angoisses de la dernière agonie et les affres de la mort,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand les derniers soupirs de mon coeur presseront mon âme de sortir de mon corps, acceptez-les comme venant d'une sainte impatience d'aller à vous; et alors,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
quand au dernier instant mon âme se détachant de mon corps, sortira pour toujours de ce monde, et laissera mon corps pâle, glacé et sans vie, acceptez la destruction de tout mon être comme un hommage que je veux offrir dès aujourd'hui à votre Majesté divine ; et, à cette heure suprême,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi
enfin, quand mon âme paraîtra devant vous, et qu'elle verra, pour la première fois, la splendeur immortelle de votre divine Majesté, ne la rejetez pas de votre présence, mais daignez me recevoir dans le sein de vos miséricordes, afin que je chante éternellement vos louanges ; et, en ce moment solennel,
Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.
PRIÈRE
O Dieu, qui, nous condamnant à la mort, nous en avez caché l'heure et le moment, faites que, passant dans la justice et la sainteté tous les jours de ma vie, je puisse mériter de sortir de ce monde dans votre saint amour, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous dans l'unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Publié le 4 Novembre 2009
Insensé ! diront-ils, que trop d'orgueil abuse,
Regarde autour de toi : tout commence et tout s'use,
Tout marche vers un terme, et tout naît pour mourir ;
Lamartine.
Désirer la vie éternelle de toute l'ardeur de l'esprit.
Avoir chaque jour la menace de la mort devant les yeux.
règle de st Benoît .
Publié le 3 Novembre 2009

Je te salue, ô mort ! Libérateur céleste,
Tu ne m'apparais point sous cet aspect funeste
Que t'a prêté longtemps l'épouvante ou l'erreur ;
Ton bras n'est point armé d'un glaive destructeur,
Ton front n'est point cruel, ton oeil n'est point perfide,
Au secours des douleurs un Dieu clément te guide ;
Tu n'anéantis pas, tu délivres! ta main,
Céleste messager, porte un flambeau divin ;
Quand mon oeil fatigué se ferme à la lumière,
Tu viens d'un jour plus pur inonder ma paupière ;
Et l'espoir près de toi, rêvant sur un tombeau,
Appuyé sur la foi, m'ouvre un monde plus beau !
Viens donc, viens détacher mes chaînes corporelles,
Viens, ouvre ma prison; viens, prête-moi tes ailes,
Que tardes-tu? Parais; que je m'élance enfin
Vers cet être inconnu, mon principe et ma fin !
Quand j'entendrais gémir et se briser la terre ;
Quand je verrais son globe errant et solitaire
Flottant loin des soleils, pleurant l'homme détruit,
Se perdre dans les champs de l'éternelle nuit ;
Et quand, dernier témoin de ces scènes funèbres,
Entouré du chaos, de la mort, des ténèbres,
Seul je serais debout : seul, malgré mon effroi,
Etre infaillible et bon, j'espérerais en toi,
Et, certain du retour de l'éternelle aurore,
Sur les mondes détruits, je t'attendrais encore !
Lamartine
/image%2F1485405%2F20150223%2Fob_a8b941_th.jpg)