spiritualite

Publié le 14 Novembre 2007


 Toute souffrance, d'ailleurs, aura son terme; elle fleurira en gloire et en salut, dit l'Ecriture, mais à condition que nous aurons su persévérer jusqu'à ce terme.
(
Matth, XXIV, 13)

"Ayez du coeur, dit-elle encore, et supportez le Seigneur."  (Ps XXVI,14.)

"Affermis ton coeur et supporte le Seigneur.

règle de st Benoit.

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Novembre 2007

tous-les-saints-moines.jpg
Salut, cèdres du Liban,
Plants verdoyants de l'Ordre,
Qui tendez maintenant vos branches
Dans les champs célestes.

La gloire éternelle de la Trinité
Vous enveloppe,
L'aura de la Vierge Mère
Vous caresse d'un doux zéphyr.

L'assemblée des Anges
Vous environne d'un ballet perpétuel,
Les sources de l'éternité,
Très pures, vous arrosent.

Rameaux célèbres
Aidez vos fils: affermissez-nous,
Faibles bourgeons
Dans la triste vallée.



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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Novembre 2007

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 ...

Tous les moyens sont bons pour le Seigneur. La vocation peut être un attrait sensible, une inclination de coeur vers la vie religieuse, l'amour du chant, des beaux offices; elle prend assez naturellement cette forme chez les jeunes gnes. Mais cet attrait sensible n'est  pas un élément indispensable. Quelquefois c'est une impression qui date de l'enfance; nous n'avons jamais vu notre vie dans un autre milieu que le monastère; l'exemple d'un de nos parents nous y a peut-être accoutumés. Ou bien c'est un idéal de perfection qui soudain s'impose à nous.

La vocation peut consister dans une appréciation toute intellectuelle de la supériorité morale de la vie religieuse et dans la disposition d'une volonté résolue qui se dit: Puisque c'est mieux, je le ferai. C'est peut-être la forme la plus pure de la vocation.

Parfois l'homme est guidé par une sorte d'attrait pratique et utilitaire: je n'aurai plus de visites à recevoir, de visites à rendre, de confessions, de prédications, plus de soucis de maison! J'aurai le loisir de la prière, de l'étude, je vivrai en paix! Cette sorte de vocation est celle de l'âge mûr, et qui s'est blessé déjà au contact des choses.

Tantôt il semble que l'âme va vers Dieu, tantôt que c'est Dieu qui va vers l'âme. Ce n'est qu'une façon de dire. Dans l'un comme dans l'autre cas, l'homme a sa part, et Dieu a tout. Mais parfois la vocation nait d'une harmonie, d'un attrait, d'un instinct surnaturel, comme si certaines âmes reposaient sur un plan incliné qui doucement les porte vers Dieu.

Parfois aussi la vocation a un caractère, non pas de contrainte, mais pourtant de victoire. La vie s'était destinée sur un autre plan, avec des pensées de gloire, d'étude ou d'action. Mais le Seigneur n'a point permis que notre vie s'accoutumât à autre chose qu'à lui.

Par la souffrance, le malaise, l'inquiétude morale, doucement, savamment, persévéramment, il a dénoué tous les liens qui nous retenaient au monde, il ne nous a laissés nous fixer nulle part; avec un travail de douce et infinie jalousie, il a dépris notre âme de tout. C'est lui qui est venu vers nous. Il a semé une amertume secrète sur toutes les joies de notre vie; et nous n'avons trouvé que tristesses et meurtrissures à vouloir nous écarter du chemin tracé par lui.

Enfin il est des cas où la vie religieuse, tout en demeurant in abstrato une voie de conseil, devient cependant in concreto une voie d'obligation; c'est lorsque l'expérience nous a forcé de reconnaître que le cloître est pour nous un abri nécessaire et que là seulement notre salut éternel est en sécurité parfaite.

Bref, la vocation ne manque jamais; l'appel de Dieu revêt tant de formes qu'il en existe toujours une et que celui qui entre a toujours de bonnes raisons d'entrer. Il n'est point nécessaire que ce soit avec un enthousiasme ressenti. Ce qui vaut mieux que le transport et l'émotion ressentie, c'est la virilité et vaillante résolution de l'âme qui se dit à elle-même:' Je n'ai point fait le tour du monde, mais je sens bien que ce monde est trop petit pour moi.

Je m'en vais vers Dieu, je m'en vais lui demander s'il veut de ma vie et s'il consent, de sa main divine, dans cette Ecole du service du Seigneur qu'est le monastère à faire mon éducation en vue de l'éternité. Cela suffit, cela vaut mieux que toute chose, car les émotions sont fugitives et s'évanouissent. Une résolution virile demeure et défie la tentation.


En effet, les procédés divers selon lesquels l'appel se manifeste à chacun ne constituent que l'élément matériel de la vocation; ce qui en fait l'élément formel et déterminant, c'est la volonté ferme d'aller vers Dieu et vers la perfection.

La vie religieuse est essentiellement une région de liberté. Il s'agit d'une oeuvre qui est toute de délicatesse et de spontanéité; c'est un don, non une dette. Dieu y invite, Dieu s'y complait, Dieu n'exige pas. Il laisse l'homme aux mains de sa propre générosité.

Le désir de Dieu demeure subordoné, comme à une condition, au vouloir décisif de l'homme:" Si tu veux être parfait.."

Le voulez-vous? C'est somme toute l'élément essentiel et qui souvent importe de façon exclusive. ....

dom Delatte: la vie bénédictine.

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Publié le 11 Novembre 2007


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En ce jour, la Commémoration de tous les Défunts de notre ordre: l'Eglise, Mère commune et compatissante, après s'etre appliquée à rendre de dignes hommages à ses enfants qui ont emboité le pas au Patriarche des moines sur le chemin de la Sainte Règle, et qui déjà se réjouissent au ciel, s'empresse d'aider par d'instantes prières adressées au Christ, son Seigneur et Epoux, tous ceux de ses enfants qui gémissent encore dans le purgatoire, afin qu'au plus tot ils puissent parvenir à la société des habitants du ciel.


Dieu, si prompt à pardonner et si désireux de sauver les hommes, nous supplions votre miséricorde, afin que par l'intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge et de tous vos saints, vous accordiez à tous nos frères, à nos proches et à nos bienfaiteurs qui sont sortis de ce monde, de parvenir à la possession de la béatitude éternelle.


Requiescant in pace!


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Publié le 11 Novembre 2007

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Que l'assemblée de tous les fidèles se réjouisse de la gloire de l'auguste Père Benoît et de tous ceux qui ont marché sur ses traces; que les choeurs des moines surtout tressaillent d'allégresse, en célébrant sur terre ceux que les saints sont heureux d'avoir pour compagnons dans le ciel.


"Qu'il est glorieux le royaume où tous les saints se réjouissent avec le Christ: vêtus de robes blanches, il suivent l'Agneau partout où il va."



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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Novembre 2007

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"Il faut que les communautés religieuses retournent aux sources du charisme de fondation et aux valeurs évangéliques. Il faut redonner sa place centrale à la prière, à la vie commune, à la pauvreté, à la chasteté, à l'obéissance.
Redécouvrir ces valeurs fondamentales pour les vivre et en témoigner dans le monde : voilà comment donner un nouvel élan à la vie religieuse."


Cardinal Rodé.
source: Zenit
 

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Publié le 11 Novembre 2007


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photo Gaud.

Notre Dame du Bien Mourir,
Mère de Jésus et notre Mère, c'est avec la sincérité des petits enfants que nous venons à vous pour vous confier nos derniers instants et notre mort.

Avec Jésus, vous avez assisté saint Joseph, votre époux, lors de son trépas; au pied de la Croix, vous avez reçu le dernier soupir de notre Sauveur, votre divin Fils; désormais, nous en avons l'assurance, vous êtes auprès de chacun de ses enfants, avec la sollicitude de votre coeur maternel, pour lui faire franchir le seuil de la mort et l'introduire  dans l'éternité.

Mais pour que nous puissions affronter dans la paix cette ultime épreuve, si rude à notre nature, soyez aussi pour nous Notre-Dame du Bien Vivre. Aidez-nous, nous vous en supplions à demeurer fidèles, jour après jour , aux engagements de  notre baptême, aux enseignements de la foi, à la pratique de la charité.

Pour y parvenir nous nous appuyons, avec la certitude de l'espérance qui ne déçoit pas, sur votre intercession toute puissante.

Notre Dame du Bien Mourir, recevez déjà notre action de grâces que nous vous redirons éternellement et daignez continuer à prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.

Amen.

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Publié le 8 Novembre 2007


                                                                      aujourd'hui 8 Novembre,
                                                                      13 Novembre pour le rite traditionnel.


Fête de la Toussaint.



Salut doux habitants
Des solitudes et du cloitre
Qui avez vaincu les cruelles
Armées de l'enfer en furie.

Les pierreries, l'or,
Et les grands honneurs
Vous les avez piétinés,
Avec les joies amères du monde.

Pour votre nourriture,
Herbes et légumes ont suffi;
L'eau pure pour votre boisson,
La terre dure pour votre couche.

Vous avez vécu parmi
Les serpents et les dragons furieux;
Les apparitions des démons affreux
N'ont pu vous effrayer.

Loin des choses mortelles,
Votre ame fervente s'élevait
Unie aux choeurs célestes,
Comme fixée parmi les étoiles.

Au Père céleste souverain,
Au Fils de la Sainte Vierge,
Comme à l'Esprit consolateur,
Toute louange et toute gloire,

Amen.

Faites, Dieu tout-puissant, nous vous en prions, que l'exemple
des saints moines nous stimule, pour mener une vie meilleure, afin
que nous suivions les traces de ceux dont nous
célébrons la fete.




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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Novembre 2007

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"Oh! vois-tu, j'ai une compassion profonde pour les âmes qui ne vivent pas plus haut que la terre et ses banalités; je pense qu'elles sont esclaves et je voudrais leur dire: Secouez ce joug qui pèse sur vous; que faites-vous avec ces liens qui vous enchaînent à vous-même et à des choses moindres que vous-même?"

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Publié le 7 Novembre 2007

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A
un certain point de vue, l'adoption dans la vie bénédictine est peut-être soumise à des conditions moins complexes que dans certaines formes modernes de vie religieuse: on peut devenir Jésuite, Dominicain, Franciscain, que moyennant des qualités très définies. Vous n'avez rien, je suppose, de ce qu'il faut pour être prédicateur, professeur, missionnaire; vous ne pouvez donc, sans témérité, entrer dans un Ordre qui est voué par définition aux missions, à l'enseignement, à la prédication. Sans doute, nul ne songera à se faire moine simplement parce que les autres portes lui sont fermées. Mais enfin, dans la vie bénédictine, on ne réclame guère de nous qu'une aptitude: la disposition intérieure à nous sanctifier.  Et cette aptitude existe lorsqu'on a une âme baptisée et qu'on est résolu à développer les énergies de son baptême.


Une santé très ordinaire peut suffire à notre tâche monastique. Mais ce qui importe de demander au candidat à la vie contemplative, c'est un certain équilibre de tempérament, qui n'est pas toujours très commun dans notre siècle d'impulsifs et de névrosés. Celui qui  se voue à la vie monastique avec une tête un peu faible et des tares intellectuelles y perdra tout ce qui lui reste, ou du moins deviendra un fardeau pour ses frères et un danger pour la communauté. Une préoccupation exagérée de la santé, du moi, de l'honneur et des attentions qu'il mérite, serait d'assez triste augure; l'hypertrophie du moi peut-être le premier indice de la folie. Au reste, il ne suffit pas, pour éliminer un candidat, de constater chez lui certains défauts légers et quelques tendances égoïstes, sinon personne ne serait élu.

Il n'est pas besoin d'être Platon ou Aristote pour faire oeuvre de contemplatif chrétien. Mais il y aurait certainement présomption à entrer aujourd'hui dans la vie contemplative, nous ne disons pas seulement sans culture préalable de l'intelligence, - ce qui est interdit par le Saint Siège - mais sans un goût réel des choses spirituelles. La vie contemplative ne consiste pas à rêver et à ne rien faire du tout. On doit même se défier de ceux qui négligent l'étude sous prétexte que nous ne sommes voués qu'à la contemplation pure, ou bien parce que, selon l'Apôtre:" la science gonfle". Il est notoire que le goût de la vraie et saine doctrine est, dans l'ensemble de notre vie, une garantie de persévérance, de dignité et de progrès, parfois plus assurée qu'une certaine forme de piété.

Il faut à celui qui se présente une disposition à prendre sa foi au sérieux, une disposition de vaillance. Au monastère, notre subsistance est assurée; nous n'avons pas l'aiguillon extérieur de la nécessité, ni cet encouragement que l'action porte avec elle. Si le contemplatif n'est pas aussi un courageux, il deviendra vite un traînard, un fuyard de la perfection, un inutile. On lui demande encore l'amour du calme, du silence, un certain éloignement pour le monde, pour la politique, pour l'action extérieure, pour un ministère qu'il a librement abandonné, même, ajouterions-nous volontiers, pour les affaires de sa famille; nous n'avons pas à assurer l'avenir de nos frères, de nos soeurs, de nos neveux ou nièces; notre prière et notre fidélité seront plus efficaces auprès de Dieu que des industries humaines pour lesquelles nous n'avons plus de compétence. Le candidat doit avoir aussi un bon caractère et une certaine jeunesse d'âme: les esprits critiques, grincheux, insociables, sont peu faits pour une Règle qui exige un contact perpétuel avec des frères et une soumission filiale envers l'Abbé.


Enfin, une excellente marque de vocation à la vie contemplative est décrite par ce passage de l'Ecclésiastique:" Ayant le souci de la beauté, ils mettaient de la paix et de l'ordre dans leur maison".

Le souci de la beauté n'implique pas forcément des goûts d'artiste et des aptitudes aux beaux-arts; mais il implique une tendance à ne rien faire à demi, à réaliser la pureté parfaite, une disposition délicate à ne laisser rentrer chez soi, sous aucune forme de déguisement, les petites passions d'un monde auquel on a renoncé.

La courtoisie, la disposition dans les relations avec le Seigneur comme avec les frères découlent aussi de ce culte pour la beauté; de même l'amour éclairé de l'Office divin, de ses rites et de ses chants.

dom Delatte: la vie bénédictine.

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Rédigé par philippe

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