spiritualite

Publié le 6 Novembre 2007

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L
'oeuvre de Dieu dans sa forme achevée et parfaite, la louange divine dans son expression liturgique la plus accomplie et la plus large, telle est l'occupation centrale et première de la vie monastique; ce que saint Benoît appelle l'Oeuvre de Dieu. "lOpus Dei": l'Oeuvre qui a Dieu et Dieu seulement pour objet direct, l'Oeuvre qui signifie Dieu, l'Oeuvre qui réalise des choses divines, l'Oeuvre à laquelle Dieu s'intéresse uniquement, dont il est l'Agent principal, mais qu'il a bien voulu voir s'achever par des mains et sur des lèvres humaines.


Le Sacrifice Eucharistique est l'Oeuvre centrale du culte catholique, mais autour de ce Sacrifice, auquel les moines donnent un éclat et une solennité particulière, se groupent les diverses heures de la louange divine, célébrées elles aussi avec toute la splendeur des chants et des cérémonies de l'Eglise.

Alors que la vie chrétienne telle qu'elle est menée communément dans le monde, ne laisse à Dieu qu'une part peu considérable et des instants rapides, depuis surtout que la célébration solennelle des divins Offices a cessé presque partout dans l'Eglise et a été désertée par les âmes chrétiennes là même où elle existe encore, le moine appartient par toute sa vie, par toutes les heures du jour et de la nuit au culte divin, à la louange divine.: il veille constamment à ce que  de la terre vers le ciel s'élève ce concert des voix qui bénissent le nom de Dieu. Alors aussi que de la terre, ne se bornant plus à l'oubli, pousse jusqu'au blasphème et que tout ce qui lui rappelle Dieu lui est un lui est un pesant fardeau et une entrave odieuse, la vie monastique est le tribut prélevé par Dieu sur la race humaine; ce devoir essentiel du culte et de la religion, l'adoration, la louange, la prière et l'action de grâces, la voix de l'amour et la voix du repentir monteront sans cesse jusqu'au trône de Dieu. S'il est vrai que Dieu n'a pas pu en toutes choses chercher que sa gloire,  et le monde entier n'a d'autre fin que de la procurer, qui peut nier que là soit pleinement remplie l'intention divine où la vie chrétienne n'a d'autre but, d'autre dessein, d'autre fonction, d'autre emploi que d'être tout entière dépensée pour la gloire et pour l'honneur de Dieu.

Telle a été la pensée de saint Benoît. Aussi a-t-il consacré à la distribution et au règlement de l'office divin une portion considérable de sa Règle, et avant toute chose demande-t-il à celui qui vient au monastère l'attention et l'amour pour l'Office divin,

Le moine ne doit "rien préférer à l'Oeuvre de Dieu".
De fait, c'est à elle que se réfèrent tous les autres travaux monastiques; c'est elle qui détermine tout notre horaire, elle réclame presque toutes les oeuvres de notre journée et les meilleures. Nous sommes moines avant tout pour cela, nous avons à procurer la gloire de Dieu et à nous occuper de Lui, à lui rendre honneur, hommage et service selon les formes, les prières, les chants et les cétémonies instituées par l'Eglise. Nous devons ainsi associer notre voix à la voix des Anges et devancer les heures de l'éternité. Nous avons à dépenser la vie d'ici-bas auprès de Celui qui est uniquement intéressant, uniquement sympathique, uniquement attachant.


Il se trouve d'ailleurs que la prière de l'Eglise, célébrée avec intelligence et piété pour honorer Dieu, devient pour nous le moyen de notre sanctification. Rien n'assainit l'âme comme le contact avec Dieu; rien n'élève l'âme comme l'exercice de sa tendresse avec Dieu. Ainsi puisons-nous à la même source encore de la liturgie sainte et le moyen de rendre gloire à Dieu, et le procédé de notre sanctification. Même ces deux éléments réagissent l'un sur l'autre; le contact avec Dieu purifiant et élevant notre âme, et notre âme sanctifiée devenant plus capable d'offrir à Dieu une adoration digne de lui. A me- sure que s'élimine tout ce qui est de nous, nous entrons plus pleinement dans le Mystère et le Sacrifice du Seigneur, jusqu'à ce que le Christ soit tout en nous tous. N'est-ce pas là la plénitude de la vie chrétienne?

Il n'importe pas du tout que le monde ne comprenne rien à cette oeuvre de la prière et qu'il n'en apprécie point la portée, si ce n'est peut-être au point de vue esthétique: et encore, combien pénètrent la réelle et surnaturelle beauté des rites de l'Eglise et du chant sacré?

Nous croyons pourtant à la valeur apostolique et sociale de notre prière, et nous pensons atteindre directement par elle non seulement Dieu et nous, mais encore le prochain. Sans même parler de son influence secrète sur la marche providentielle des évènements, n'y a-t-il pas une prédication très efficace dans le spectacle d'un Office divin dignement célébré?

Depuis l'heure de la primitive Eglise, la liturgie catholique est un principe d'unité pour le peuple de Dieu, et la charité sociale a été créée par elle.

Faut-il espérer voir renaître la vraie et profonde solidarité du peuple chrétien en dehors de cette réunion de tous autour de Dieu, dans une même prière et la Communion à un même pain vivant?

Quoiqu'il en soit, nous consentons d'ailleurs à ne rien produire qui se voit et se palpe, et à n'avoir pas d'autre utilité que celle d'adorer Dieu.

Et joyeusement nous prenons notre parti de n'atteindre par l'Opus Dei que le but essentiel des choses, la fin de toute création intelligente, la fin même de l'Eglise.

dom Delatte: la vie monastique.

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Novembre 2007


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La vie religieuse n'est pas distincte de la vie chrétienne; elle n'est pas quelque chose de nouveau et de surajouté au christiannisme; elle en est un état; la condition achevée et comme l'épanouissement. C'est l'"état de perfection", où la vie parfaite organisée. Car autre chose est la perfection, autre chose l'état de perfection. On peut être dans la perfection sans être dans l'état de perfection et inversement dans l'état de perfection sans être dans la perfection.

La perfection surnaturelle de l'homme réside essentiellement dans la charité, non pas initiale, mais dominante et souveraine; elle consiste dans un degré  éminent de charité, ou même dans l'ensemble complexe de tout ce qui nous unit à Dieu profondément, solidement, de façon stable et continue. Toute âme chrétienne est tenue à la perfection. C'est à l'ensemble de ses disciples, c'est à tous et à chacun de ceux qui sont à lui que le Seigneur a dit"Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait". (Mt. 5,48).  Le baptême nous a établis en union avec N.S. Jésus-Christ et portés dans sa vie. Avons-nous le droit d'échapper à notre baptême, de nous rendre volontairement inférieure à ce qu'il a fait de nous? Nous est-il loisible de nous éloigner de Dieu?

De cette affirmation que la perfection est un devoir universel pour les chrétiens, il ne suit pas du tout que tous doivent entrer dans la vie religieuse, ni que tous soient astreints au renoncement réel à tout ce qui n'est pas Dieu ni à l'exercice indiscret des conseils. Mais il reste que chacun est tenu à la perfection, c'est-à-dire à la charité, selon sa condition et son état, ce qui est compatible avec la variété des situations humaines. Ni la richesse, ni le mariage, ni la politique, ni l'action, ni la vie militaire  ne sont inconciliables avec la charité. Il suffit d'aimer Dieu par dessus toutes choses, sans rien  accueillir jamais dans son coeur qui soit contraire à l'amour de Dieu.

Mais cette perfection est rare dans les conditions de la vie commune. En vue de la réaliser plus intégralement et plus aisément, certaines âmes se déterminant librement à renoncer pour Dieu à tout  ce qui pourrait etre un embarras, une division ou une entrave à leur charité: ce renoncement étant non seulement intérieur et d'affection, mais encore extérieur et affectif. Tel est le but des trois voeux de pauvreté, chasteté, obéissance: assurer et garantir la liberté de la charité en immolant de façon définive et irrévocable les trois grandes convoitises: concupiscence des yeux, concupiscence de la chair, orgueil de la vie. La pauvreté soustrait aux tracas des richesses, la chasteté aux sollicitudes d'une famille, l'obéissance aux périls de la volonté propre.

Celui qui est riche et celui qui veut le devenir ont le coeur partagés: ils peuvent aimer Dieu, mais ils aiment autre chose que Dieu, quelque chose à côté de lui: ils sont moins libres de leur âme qui est attachée ailleurs. C'est pour cela que le Seigneur donne avant tout le conseil de la pauvreté à quiconque cherche la perfection: " Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres: puis viens et suis-moi".

Après la pauvreté, la chasteté: la pauvreté consitant dans le renoncement aux richesses pour assurer sur ce point le libre exercice de la charité envers Dieu, la chasteté perpétuelle consiste dans le renoncement au mariage pour assurer sur ce point le libre exercice de la charité. Rien en effet ne détourne de cette liberté, rien ne divise l'âme autant que le souci d'une femme, des enfants, d'une famille. Et comme la perfection du voeu de pauvreté consiste à n'être riche que de Dieu, la perfection du voeu de chasteté consiste à n'avoir d'affection que pour Dieu et selon lui. A ce titre la chasteté doit être aimée comme est aimée la charité. Elle ne sautait être considérée comme comme pis-aller, comme une loi nécessaire -"dura lex, sed lex"- Dans la vie religieuse pauvreté et chasteté sont toutes deux parfaitement aimables dans leur rapport avec Dieu  à qui elles nous attachent.

Mais le bien le plus réel, le plus inaperçu, le plus encombrant que nous portions en nous-mêmes, c'est notre propre volonté. Plus que tout, c'est là ce qui nous distrait, nous retient, nous empêche d'être à Dieu. Toutes les autres entraves n'existent que parce que celle-là existe. C'est de la volonté que tout dépend et c'est de la volonté propre que tout vient le mal. Le voeu d'obéissance nous y fait renoncer en nous livrant à la volonté d'un autre, d'un supérieur, afin d'apprendre de lui la charité, la perfection, l'art d'aller à Dieu.

Un religieux est donc un chrétien, un chrétien qui se donne à Dieu totalement par les voeux de religion. Tout chrétien est religieux dans un sens et dans une mesure, parce qu'il est attaché à Dieu et voué à son culte. Mais ce que le simple chrétien n'est qu'adjectivement et d'une façon partielle, accidentelle, momentanée, le religieux l'est substantiellement, absolument, totalement. Il est tout entier voué au culte et à l'honneur de Dieu: c'est comme l'enseigne la tradition chrétienne, un sacrifice complet, un holocauste, où la victime  passe toute aux mains de Dieu. La perfection est à lui, parce qu'il est uni à Dieu; la religion est à lui, parce qu'il s'est donné sans esprit de retour; l'holocauste existe, parce qu'il n'a rien excepté. C'est l'abandon complet, absolu de l'homme à Dieu pour li appartenir sans réserve. C'est l'achèvement de la créature et sa vraie gloire. Ainsi sont réalisés le but essentiel de la création, la fin de l'ordre surnaturel, l'honneur de Dieu et la sainteté.

C'est grâce à la vie religieuse que le Seigneur recueille de la gloire  "sur la terre comme au ciel" et que le but de l'Incarnation est vraiment atteint.

Croyez-vous que le Seigneur ait donné son sang pour obtenir ce que le monde lui donne?
Des âmes baptisées, allant de chute en chute, usant leur vie dans l'éloignement de Dieu, dans des efforts intermittants suivis de rechutes plus lourdes, jusqu'à ce qu'enfin, épuisées, brisées par leurs chutes, elles s'endorment avec l'absolution et l'Extrême-onction....
Croyez-vous que le Seigneur n'ait pensé qu'à celà et à cette fin prosaique?
Jugez-vous que cela soit suffisant pour répondre à l'Incarnation et à la Rédemption?

Nous n'avons pas été aimés à demi. Dieu n'a pas usé de limitations ni de réserves. Il a épuisé toutes les ressources de son amour et s'y est mis tout entier. Il a pris son coeur, le Fils de sa tendresse, et nous l'a donné. Il nous a tout donné lui-même dans son Fils. Il n'y a qu'une seule réponse suffisante, c'est la charité absolue, qui ne se réserve rien. Si Dieu se fut tenu à la parcimonie, à un amour mesuré, à une Rédemption accomplie au meilleur marché possible, la vie parfaite n'eût sans doute pas germé sur la terre. Mais elle ne pouvait y manquer dès que le Seigneur, après avoir créé la grâce, et l'Incarnation, et l'Eucharistie, nous donnait la promesse de l'Eternité. Il n'était pas possible que , dans une mesure et au moins chez quelques uns, il n'y eût effort pour répondre un peu dignement à ces libéralités de Dieu.

La vraie façon d'aimer est d'aimer sans réserves: c'est la loi du christiannisme, et la vie religieuse n'en est que le corollaire attendu.

dom Delatte: la vie bénédictine.

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Novembre 2007

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La vie bénédictine est essentiellement vie chrétienne et surnaturelle.  Comme l'a bien noté Bossuet en son panégérique de saint Benoît:" la vie du chrétien est un long et infini voyage durant le cours duquel, quelque plaisir qui nous attache, quelque compagnie qui nous arrête, quelque ennui qui nous prenne, quelque fatigue qui nous accable, une voix divine s'élève d'en-haut qui nous dit:"Egredere", sors, et nous ordonne de marcher plus outre.


Telle est la vie chrétienne, et telle est par conséquent la vie monastique. Car qu'est-ce qu'un moine véritable, un moine digne de ce nom, sinon un parfait chrétien?


Il nous est indispensable de reconnaître d'abord ce qu'est la vie chrétienne et en quoi proprement elle consiste, puisque là se trouve le fondement premier et l'essentielle condition de la vie monastique. Bien que la vie bénédictine possède, nous le verrons, sa physionomie distincte, elle n'exerce pourtant d'autres énergies surnaturelles que celles-là meme que le baptême a formé en nous.

"Voyez quel grand amour le Père nous a témoigné, que nous soyons appelés enfants de Dieu et que nous le soyons en réalité! (St Jean 3,1'2)
Nous sommes enfants de Dieu par une communion réelle au Fils unique de Dieu, au Verbe Incarné, Notre-Seigneur Jésus Christ: La vie surnaturelle consiste essentiellement dans une participation et ressemblance au Seigneur:" A tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu". (Jean 1,12)
Telle est la grâce sanctifiante: une réelle insertion vitale en Celui par qui nous sommes les enfants  de Dieu. La filiation divine n'est aucunement en nous une métaphore gracieuse, une fiction aimable, une dénomination extérieure. Elle répond à une transformation de notre être et à l'infusion d'une vie nouvelle. Le baptême a fait de nous un être tout neuf, une nouvelle créature. Auparavant notre âme n'était que le principe d'une vie naturelle et humaine. Désormais, par la grâce sanctifiante, elle est devenue en nous l'agent d'une vie supérieure, elle est établie dans une condition surnaturelle et divine.

Car c'est bien de vie divine qu'il s'agit. "Si la Vie qui était dans le Père s'est manifesté à nous, dit saint Jean, et si les apôtres l'ont annoncée au monde, c'est afin que nous entrions en société avec Dieu, avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. (1 Jean 1.3)
La Sainte Trinité vient habiter dans l'ame baptisée comme dans un temple. Dès ici-bas, sous le voile de la foi, nous possédons en nous toute la réalité de la vie de Dieu, par Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Cependant cette vie ne nous est pas toute donnée, tout venant de Dieu, toute passivement acceptée sans que nous eussions nous-même rien à faire.
Toute vie a des facultés qui lui sont propres, des activités qui sont à sa taille, des énergies qui lui sont proportionnées. La vie surnaturelle a ses organes, ses principes d'action correspondant à sa nature et à sa fin: ce sont surtout les vertus de foi, d'espérance et de charité; vertus théologales parce qu'elles ont Dieu pour objet, qu'elles nous unissent à Notre-Seigneur Jésus-Christ, et par lui et en lui à Dieu.

L'espérance est en nous le principe de vouloir la fin et les moyens que veut pour nous le Seigneur, elle donne notre vouloir à Dieu. La charité est en nous le principe qui nous fait aimer comme le Seigneur, elle donne notre coeur à Dieu.

Le Seigneur s'est vraiment emparé de toute notre vie. Ce  qui n'est pas  foi, espérance et charité peut et doit être informé par elles. La vie supérieure, c'est-à-dire  la vie de N.S.J.C. en nous embrasse notre être tout entier. C'est tout l'homme qui a été assumé par le Verbe de Dieu, c'est tout l'homme qui a été racheté par la Rédemption, sanctifié par les sacrements, c'est l'homme tout entier qui sera relevé et glorifié à la résurrection. Dieu ne fait rien à demi. Aucune de nos activités n'a donc de titre à se dérober à son influence. Il n'est pas un instant de sa vie où le baptisé ait le droit de déchoir, d'être naturel ou paien. Tout ce qui est soumis à notre raison et à notre volonté, doit être aussi soumis à Dieu et se rapporter à lui par la charité.

Tous nos actes doivent porter l'empreinte chrétienne. Mais il reste que seuls nos actes intérieurs de foi, d'espérance et de charité valent devant Dieu, que seuls ils nous grandissent, que nos oeuvres extérieures n'ont de prix que par eux.

Mon devoir et mon intérêt surnaturel me font donc une loi d'aller, au plus profond de ma vie, puiser en Dieu et en la substance surnaturelle que je porte en moi, le principe et la direction de toutes mes oeuvres. C'est de là, de cette région profonde, d'un concert établi entre Dieu et moi que mes actes seront produits et c'est à cette condition qu'ils seront à ma taille de chrétien et qu'ils obtiendront devant Dieu toute leur valeur.

L'imitation de Jésus-Christ qui est la loi essentielle du chrétien ne consiste pas dès lors simplement dans un effort d'assimilation à un exemplaire placé sous nos yeux, mais encore et surtout dans une déférence joyeuse, dans une souplesse de tous les instants à une souveraineté intérieure aimée, bénie, devant qui toute la vie s'incline.

C'est là que se trouve l'achèvement de la vie chrétienne: devenir aux mains de Dieu un instrument docile, un auxiliaire de toutes les heures, qui n'a de direction, d'application que dans sa docilité meme, dans la constance de son attachement à la vie du Seigneur.

Retenons que l'essence de la vie chrétienne, sa loi, sa fin, c'est l'union à Notre-Seigneur Jésus-Christ par la pensée, par la volonté, par l'amour.

Etre chrétien, c'est porter en soi la vie du  Seigneur par la foi, l'espérance et la charité, c'est penser, vouloir et aimer comme lui.


dom Delatte: la vie monastique.

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Octobre 2007

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Bonne et sainte fête de Tous les Saints...
"tu m'as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire.."

mais d'où viennent-ils?

de la grande épreuve. Ils ont blanchi leur vêtement dans le sang de l'Agneau.
Ils n'auront plus ni faim, ni soif, ni aucune autre chaleur ne les incommodera
plus. Parce que l'Agneau, qui est au milieu du Trône, sera leur pasteur,
et il les conduira aux fontaines des eaux vivantes,
et Dieu essuyera de leurs yeux toutes leurs larmes...

Gaudeamus in domino....

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Octobre 2007

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Merci Arte. J'ai beaucoup aimé. On ne peut mieux expliquer la vie contemplative. "Tu m'as séduit Seigneur et je me suis laissé séduire."  Il n'y a pas de longueurs comme certains l'ont dit. On réduit l'éternité à quelques secondes de films..

Une grande leçon , faire de sa solitude, une présence.  La lumière du tabernacle dans la pénombre de la nuit.. La grande réalité de la présence de Dieu.  Présence que l'on peut trouver partout dès que nos volets sont fermés à nos sensibilités exacerbées, à tout ce qui n'est pas Lui. Comme toutes les questions de rituel, de messe tradi, de motu proprio,  nous paraissent comme du superflu et du dérisoire.

Comme nous sentons que ce n'est pas l'essentiel.  L'essentiel, c'est la Rencontre avec Celui qui est. N'importe où, chez soi, dans une chartreuse. C'est le meme Dieu qui est présent et qui se donne. Seulement nous lui fermons les volets, pour les ouvrir à touts vents, à tout ce qui n'est pas Lui.
.. mais Dieu lui toujours fidèle qui est là  et qui se donne et qui attend, qui patiente,
Il suffit d'y penser, d'ouvrir son coeur, de l'écouter,  et vivre comme dit saint Benoit dans la crainte de Dieu.
"aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre coeur..."
Voilà l'essentiel.


Oui splendide. 

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Rédigé par philippe

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Publié le 29 Octobre 2007



"Les bienheureux nous rappellent une phrase que l'on attribue si je me souviens bien à Péguy:

Posséder la Vérité, c'est commencer à mourir. "

Mais heureuse est la mort qui est la porte et la source de la vie éternelle.


Mgr Berzoza.


"Ce martyre de la vie ordinaire est un témoignage particulièrement important dans les sociétés sécuralisées de notre époque.

C'est le combat pacifique de l'amour, que tout chrétien, comme Paul, doit mener sans se lasser; la course pour diffuser l'Evangile qui nous engage jusqu'à la mort."



Benoit XVI.


zenit





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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Octobre 2007


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TRENTE ET UN, VIRGULE, CINQ POUR CENT ... des Français désirent, souhaitent vieillir, si nous en croyons les statistiques... !

 

Et, lorsque nous écoutons ce que l'on dit autour de nous, c'est bien cela. L'enfant dit souvent : " Quand je serai grand... " L'adolescent, l'adolescente : " Quand je serai émancipé..." ou maintenant : "Quand j'aurai atteint ma majorité..." Le garçon  : " Quand je serai au service militaire..." ou " Quand je serai revenu du service militaire..." " Quand j'aurai trouvé une situation !" " Quand je me serai marié !"... Et tous les jours nous entendons dire dans les bureaux, dans les usines, dans les milieux de travail : " Vivement ce soir qu'on se couche  !" - " Vivement les vacances !" - " Vivement la retraite !", et quand on est à la retraite on dit : ".........."

 

Voilà : on avance, on veut avancer dans la vie, et le bonheur est toujours devant nous, et jamais on ne le saisit, jamais on ne l'attrape.

 

Où va donc notre vie ? ... Quel est le sens de la vie ?...

 

C'était la question que se posait un petit garçon qu'une maman nous amenait tout dernièrement pour l'inscrire au catéchisme. Elle nous disait, cette maman : " Mon Père, si j'inscris mon enfant au catéchisme, ce n'est pas seulement pour qu'il fasse sa communion, sa Profession de Foi, c'est pour qu'il soit un vrai chrétien car son grand père était un chrétien convaincu..." mais elle ajoutait : " Si je l'inscris au catéchisme, c'est parce qu'il se pose déjà des questions, des questions sur le sens de la vie et je pense que vous pourrez y répondre !"... L'enfant avait à peine 8 ans. Où va ma vie, quel est le sens de ma vie ?" demandait ce gosse de 8 ans !

 

Ah ! qu'on ne vienne pas nous raconter après ça que les problèmes métaphysiques ne sont plus des problèmes d'aujourd'hui puisque ces problèmes travaillent, préoccupent l'esprit et le cœur d'un gosse de 8 ans !... Beaucoup de gens les escamotent, c'est vrai, beaucoup s'étourdissent ou sont étourdis par la vie fébrile qu'ils mènent, c'est vrai, mais ceux qui prennent le temps de réfléchir un peu ne peuvent esquiver le problème ! Ce n'est pas vous, nos grands et nos grandes, qui me démentirez ... Dans vos écoles, dans vos lycées, ce sont bien des problèmes de cet ordre-là que viennent vous poser ou même dont discutent entre eux vos camarades : " D'où vient le monde ? Où va-t-il ? Pourquoi vivre ? ... La vie vaut-elle la peine d'être vécue ? ... Sommes-nous libres ?..." Il faut se boucher les oreilles pour nier que ce sont là problèmes contemporains qui hantent même la jeunesse quand elle veut réfléchir un tant soit peu... Oui, quiconque veut être un homme, c’est-à-dire quelqu'un qui réfléchit, est bien obligé de se poser la question de ce gosse de 8 ans : " Où va ma vie ? Qu'est-ce que je fais sur la terre ? Quel est le sens de ma vie ?..."

 

Nous pouvons même aller plus loin : quiconque veut être un homme, quiconque veut réfléchir un tant soit peu, ne peut se contenter d'un vie bornée à un horizon purement matériel.

 

Le célèbre slogan "Métro - boulot - dodo !" donné comme résumant toute une vie humaine révoltait déjà la jeunesse de 68. En cela, au moins, elle n'avait pas tort !

 

Vous connaissez tous la réflexion du renard que, dans cette merveilleuse parabole du grand aviateur et écrivain Saint-Exupéry, le Petit Prince répète pour se souvenir et ne pas risquer de l'oublier : "L'essentiel est invisible !"... Tant que cet "essentiel" de la vie humaine n'aura pas été remis en valeur, l'homme ne pourra se comprendre, il souffrira d'être tronqué, il souffrira que soit étouffé en lui ce qu'il a de meilleur, ce qui le fait être humain.

 

Déjà, nous pouvons le constater, je l'ai dit bien des fois, dans notre vie quotidienne, l'essentiel est invisible ! Supposez quelqu'un qui soit obligé de vivre toute sa vie sans rencontrer une affection, une amitié vraie ... il serait malheureux comme les pierres, sa vie serait un enfer ! Supposez quelqu'un qui ne puisse jamais échanger ses pensées, ses désirs, ses jugements ... ce serait trop dur pour lui ! L'essentiel est invisible !

 

Supposez que l'on supprime sur notre terre toutes ces valeurs spirituelles et morales pour lesquelles tant d'âmes généreuses n'ont pas hésité à sacrifier leur vie temporelle, pour lesquelles elles n'ont pas hésité à verser leur sang, mais la vie ne serait plus humaine !

 

Au niveau même de notre simple petite expérience, nous pouvons l'affirmer, le but de la vie humaine, l'horizon de notre vie, ne peut se borner à un horizon matériel, temporel ... Notre cœur est trop grand pour être rassasié par des "nourritures simplement terrestres, matérielles". Quiconque accepte de réfléchir s'en rend bien vite compte !

 

L'expérience elle-même nous montre déjà que ce bonheur après lequel nous courons toujours et qui nous donne l'impression de fuir devant nous, ce bonheur ne peut pas être simplement matériel.

 

Mais que nous dit notre foi sur notre destinée  ? A quoi, d'après l'enseignement du Christ, sommes-nous destinés  ? Quel est le but vers lequel notre vie doit être tendue ? Pourquoi vivons-nous ici-bas ?

 

Notre foi, notre foi chrétienne nous dit qu'en effet nous ne sommes pas faits pour un bonheur simplement matériel. Nous sommes destinés, nous sommes faits, nous sommes créés pour partager le bonheur même de Dieu et ce, durant l'éternité  !

 

Mais ce bonheur, ce bonheur infini, il ne peut appartenir qu'à Dieu et à ceux qui Lui ressemblent et dans la mesure même où ils Lui ressemblent. Nous sommes sur terre pour accroître librement cette ressemblance divine.

 

Certes Dieu nous a créés à son image - la Bible nous le dit - et cette ressemblance divine est encore accentuée par la grâce que Dieu nous donne en nous adoptant comme ses enfants par le baptême. Mais cette ressemblance divine qui nous vaudra de partager le bonheur divin, il nous appartient, aidés, stimulés par la grâce du Seigneur, de la conserver, de l'entretenir et même de la parachever librement. " Soyez parfaits ", nous dit le Christ résumant en finale ce discours-programme dont nous avons entendu tout à l'heure le début, " Soyez parfaits comme votre Père du ciel est parfait !" (St Matthieu, ch.5,v.48).

 

Créatures libres, cette participation au bonheur divin, étroitement liée à notre ressemblance avec Dieu, ne serait pas aussi plénière, aussi nôtre si, dans toute la mesure du possible, cette divine ressemblance qui en est la condition ne dépendait pas que de nous !...

 

Voyez comme un enfant est plus heureux quand il a fabriqué lui-même son jouet, même si on lui en fournit les éléments!... Voyez comme un jeune foyer apprécie mieux son logement quand il l'a aménagé lui-même !...

 

Oui, Dieu, pour que notre participation à son bonheur soit vraiment "notre", a voulu que, dans toute la mesure du possible, nous en soyons les artisans et que donc, avec l'aide de sa grâce, nous puissions librement conserver, entretenir, accentuer notre ressemblance avec Lui en nous parant de toutes ces vertus qui sont autant de reflets de sa beauté  !...

 

Voilà le but de notre vie sur cette terre  : nous embellir de plus en plus, accentuer de plus en plus notre ressemblance avec le Seigneur par la pratique de toutes ces vertus dont Jésus nous parle dans son sermon sur la montagne, afin de mériter un participation plus grande au bonheur divin.

 

Oui, aujourd'hui c'est tous ceux-là que nous fêtons. Dieu les applaudit car c’est cela la gloire du ciel, Dieu qui leur dit : " Bravo ! bons et fidèles serviteurs, entrez dans la joie de votre Maître !" C'est la phrase même de Jésus dans l'Evangile (St Matthieu, ch.25,v.21 et 23).

 

Et nous, aujourd'hui, nous nous unissons à cet applaudissement divin, à cette gloire divine pour féliciter et chanter tous ces saints !

 

Et alors, prenons comme conclusion ce que nous dit St Paul dans l'épître aux Hébreux et qui nous sera rappelé tout à l'heure dans la préface de cette messe : après avoir énuméré toutes ces gloires du peuple d'Israël, tous ces ancêtres depuis Abraham, Jacob, David et tous les autres (il y avait des pécheurs parmi eux mais des pécheurs repentants qui s'étaient relevés), St Paul nous dit : " Regardez cette nuée de témoins, de spectateurs, de supporters qui sont là qui nous observent et nous encouragent. Nous sommes dans le ring, nous. Il s'agit de se battre il s'agit de lutter contre le mal sous toutes ses formes et où qu'il soit ; il ne s’agit pas de se laisser écraser, il s'agit de lutter ! Regardez - dit St Paul ayez les yeux fixés sur le Chef de votre foi, sur votre entraîneur, le Christ-Jésus il n'y en a pas un encore parmi vous qui ait résisté au mal jusqu'au sang comme Lui, il l'a fait (Epître aux Hébreux, ch.12, v.1 ... 4).

...

 

Alors on repart, mes frères, on s'y met "à bloc".

 

Pour vous, nos jeunes : votre idéal, votre loi, c'est sacré ! Et vous foncez "brides abattues" derrière le Christ Sauveur ! Eh eh ! ne vous laissez pas intimider par les imbéciles qui vont se moquer de vous regardez les de haut : ils sont "à quatre pattes" ! Vous, vous avez la tête haute et le cœur aussi !

 

Et nous, mes frères, qui essayons dans cette paroisse de redonner cet élan au moment justement où l'on voudrait nous enlever tout, ce qui est l'essentiel de la vie, tout ce qui est l'essentiel du vrai bonheur, relevons aussi la tête et portons ce témoignage partout où nous sommes ! Ne nous laissons pas intimider par quiconque, sachons répondre à tous ceux qui viennent avec leurs pauvres élucubrations et qui voudraient nous persuader que l'homme n'est qu'un animal ! Non !... Jésus-Christ nous a révélé que nous devions être de plus en plus images de Dieu pour partager davantage son propre bonheur. C'est, ce doit être le but même de notre vie.

homélies scoutes.

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Octobre 2007



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bonne et sainte fete de st Simon.


"nous participerons par la patience aux souffrances du Christ pour obtenir d'etre associés aussi à son règne"

règle de st Benoit

Telle est la belle leçon de Saint Benoit qui nous explique ainsi le pourquoi de la souffrance;
le principe et le fondement, facteur et terme de la vie surnaturelle étant l'union à Notre Seigneur, l'union à sa doctrine, l'union à ses souffrances,  l'union à sa béatitude. Telles vont  etre les grandes  leçons de la Toussaint et de la fete des morts.
La souffrance qui n'est plus qu'une collaboration glorieuse "aux souffrances du Christ" (1Petr, IV, 13)

La souffrance est le prélude et la rançon de notre entrée dans le royaume de Dieu. L'explication des béatitudes évangéliques.  Ce n'est qu'ainsi que nous expérimentons comme les martyrs d'Espagne la Rédemption. 

Il n'y a sans doute qu'un seul chemin. Ce n'est qu'à ce prix.

En regardant une tombe, l'on fixe alors nos regards sur les seules vraies réalités et nous comprenons la vanité de tant de choses, pour n'aspirer qu'à ce seul désir celui de rejoindre tous ceux qui sont passés par la grande épreuve.

"Tous ces gens vetus de blanc, d'où viennent-ils? Ils viennent de la grande épreuve, ils ont blanchi leur vetement dans le sang de l'Agneau..."

"Enfants, et donc  cohéritiers du Christ puisque nous souffrons avec lui pour etre aussi glorifiés avec lui."

"Je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ pour son Corps qui est l'Eglise."

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Rédigé par philippe

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Publié le 27 Octobre 2007



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«L’Oblate bénédictin séculier – ainsi le définit l’art.2 du statut des oblates bénédictins séculiers italiens, approuvé définitivement pendant l’année 2000 – est le chrétien, homme ou femme, laïc ou clerc qui, vivant dans sa propre ambiance familiale et sociale, reconnaît et accueille le don de Dieu et son appel à le servir, d’après les potentialités et les exigences de la consécration baptismale et de son propre statut; il s’offre à Dieu par oblation, en conformant son propre cheminement de foi aux valeurs de la Sainte Règle et de la Tradition spirituelle monastique.»

Oblatus, participe passé du verbe latin offerre, indique l’action d’être offert, et, dans la R.B. 59, est décrite la procédure d’oblation des fils des nobles, qui, posa la main de son fils sur la nappe de l’Autel, le donnait pour toujours au Seigneur dans le monastère au sein duquel était adressée la pétition écrite.

Nous avons les témoignages d’une telle pratique dans le II° livre des Dialogue de St. Grégoire le Grand, là où sont cités les cas des fils offerts par des patriciens romains au Mont Cassin pour être éduquer au service de Dieu.

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Publié le 26 Octobre 2007

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