Publié le 31 Mai 2010

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs339.ash1/29125_1415565302026_1019375888_1207231_3525180_n.jpg

,

 

 

intention du St Père :

 

« Pour que toute institution nationale et supranationale s'engage à garantir le respect de la vie humaine, depuis sa conception jusqu'à son terme naturel ».

 

+

 

"C'est dans cet adorable Cœur, que nous trouvons des armes pour nous défendre, des remèdes pour nous guérir, des secours puissants contre les tentations, les plus douces consolations dans nos peines, et les plus pures délices dans cette vallée de larmes.

Etes-vous affligé? le souvenir de vos péchés vous trouble-t il? votre cœur est-il agité par quelques passions violentes? ah! jetez-vous dans le Cœur de Jésus; c'est un asile assuré, c'est le refuge des malheureux, et la sûreté de tous les chrétiens. »


st Pierre Damien.

 

" Je lui parlerai au Coeur, et j'en obtiendrai tout ce que je voudrai"


St Bonaventure

 

" Oh! qu'il est doux et agréable, d'habiter dans le Coeur de Jésus!"

 

st Bernard.

 


 

 

 

Jesus cùm dilexisset suos qui erant m mundo, in finem dilexit eos. ' ..

 

. . Jésus ayant aimé les siens qui étaient

 

le monde, les aima jusqu'à la fin.

 

(Évangile de S. Jean, ch. i3.) *

 

 

Histoire de cette Dévotion.

 

 

Notre Seigneur révéla autrefois à une de ses plus fidèles et de ses plus fervntes épouses, sainte Gertrude, qu'il réservait la dévotion au Sacré Coeur aux derniers siècles, comme le dernier effort de son amour pour ranimer le feu sacré sur la terre.


 Après que vingt-cinq années de crimes inouïs ont allumé la colère du Ciel, lorsqu'un froid égoïsme glace tous les coeurs, et qu'une indifférence mortelle met le comble aux maux qu'à causés l'impiété, c'est bien le moment de se rallier autour du Coeur de Jésus, pour le fléchir par un culte d'expiation et d'amour, et l'opposer lui-même aux traits de la justice divine qui nous menace.


Cette dévotion a commencé sur le Calvaire, lorsque ce divin Coeur fut ouvert aux yeux de la Mère de douleur et du Disciple bien aimé... On en retrouve le fonds, qui est le plus pur esprit du christiannisme, dans l'Ecriture, dans les ouvrages et dans la vie des plus grands Saints dont s'honore la religion, en particulier de St Bernard; mais la Providence se réservait de la développer vers le commencement du 18ème siècle. Elle voulait préparer d'avance à l'Eglise un remède contre les plaies cruelles que devait lui faire l'incrédulité; et la France, qui devait être le théâtre de la plus funeste des révolutions, fut aussi le berceau de cette dévotion réparatrice qui devait en expier les horreurs.

 

Dieu qui aime à opérer ce qu'il y a de plus grand par ce qu'il y a de plus humble et de plus petit aux yeux des hommes, choisit une de ces âmes vraiment spirituelles, qu'il se plait à cacher aux regards du monde, pour dévoiler les richesses de cette dévotion et en fixer les pratiques: Mère Marguerite Marie du couvent de la Visitation à Paray le Monial.

 

Un jour qu'elle était devant le Saint-Sacrement, Jésus-Christ lui montra son Coeur sur un trône de flammes, couronné d'épines et surmonté d'une croix, et lui dit:" Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par les irrévérences et les sacrilèges, par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour.

Mais ce qui m'est encore plus sensible, c'est que ce sont des coeurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi."

 

Il lui ordonna ensuite de s'employer pour faire établir une fête d'expiation en l'honneur de ce Coeur adorable, et pour répandre cette dévotion dont il lui révéla les principaux exercices.

 

Cette dévotion s'est répandue dans tout l'univers avec une incroyable rapidité, malgré les obstacles de tout genre qui ne manque jamais de traverser les oeuvres de Dieu.


 

Esprit de cette dévotion.

 

 

L'esprit de cette dévotion consiste à honorer par un culte d'amour et d'imitation le Coeur de Jésus, modèle de toutes les vertus, fournaise du divin amour, source des grâces qui se répandent sur toute la terre.

 

"Mon enfant, voilà mon Coeur, donnez-moi le vôtre. Fili, praebe cor tuum mihi."

 

Dans toutes les dévotions, il faut quelque objet extérieur qui frappe nos sens, et qui élève notre âme à un objet spirituel.

Voilà pourquoi l'Eglise, pour exciter la piété des chrétiens, a présenté successivement à leurs adorations la croix de Jésus-Christ, son sang et ses plaies.

 

Aujourd'hui, ne voyant point d'objet plus capable de ranimer leur amour que le Coeur de son Epoux, elle leur présente ce Coeur adorable, le plus précieux de tous les trésors. Ainsi, l'objet sensible de cette dévotion est le coeur animé de l'homme Dieu, parce que le coeur est regardé comme l'organe du sentiment, le centre de toutes les affections de l'âme, et le symbole le plus touchant de l'amour; mais son objet spirituel, c'est ce que ce divin Coeur nous représente, c'est-à-dire les dispositions intérieures, les vertus, les grâces du Sauveur, et surtout l'amour immense dont il a brulé et dont il brûle encore pour nous.

 

Oui, c'est ce Jésus qui est venu éclairer, sanctifier, et sauver le monde, ce Jésus qui eut tant de miséricorde pour les pécheurs, tant de compassion pour les malheureux, qui partagea toutes nos misères pour soulager toutes nos douleurs; ce Jésus qui a passé en faisant du bien à tous  et ne faisant de mal à personne et qui serait encore le plus grand des sages et le premier des bienfaiteurs de l'humanité, s'il n'en était pas le Sauveur et le Dieu, ce Jésus, en un mot, dont les charmes divins, les vertus et les bienfaits devraient ravir les hommes, comme ils ravissent les Anges; c'est ce Jésus qui est indignement méconnu et persécuté sur la terre, où l'on rend à son coeur la haine pour l'amour, et les outrages pour les bienfaits; ce qui lui arrachait cette plainte touchante:

 

"Ils m'ont haï sans sujet, odio habuerunt me gratis."

 

 

confrérie du sacré coeur de Jésus.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 30 Mai 2010

 

+
en action de grâces, merci à ceux qui se reconnaitront,
que Notre Dame protège mes amis.

thank you very much !



Salut, étoile de la mer

Mère nourricière de Dieu

Et toujours vierge,

Bienheureuse porte du ciel

 

En recevant cet ave

De la bouche de Gabriel

Et en changeant le nom d’Ève

Établis-nous dans la paix

 

Enlève leurs liens aux coupables

Donne la lumière aux aveugles

Chasse nos maux

Nourris-nous de tous les biens

 

Montre toi notre mère

Qu’il accueille par toi nos prières

Celui qui, né pour nous,

Voulut être ton fils

 

Vierge sans égale,

Douce entre tous,

Quand nous serons libérés de nos fautes

Rends-nous doux et chastes

 

Accorde-nous une vie innocente

Rends sûr notre chemin

Pour que, voyant Jésus,

Nous nous réjouissions éternellement

 

Louange à Dieu le Père,

Gloire au Christ Roi

Et à l’Esprit saint,

À la Trinité entière un seul hommage

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 30 Mai 2010

http://lh3.ggpht.com/_-Qn_S3z3nDM/S_si4kO1d4I/AAAAAAAAIhY/OXT8QLYDHc8/s720/20100823%20172.JPG

,

 

 

A CLOÎTRE OUVERT

 

 

 

Se retirer quelques jours dans un monastère, c'est se mesurer à des valeurs d'une modernité étonnante. Les moines n'ont-ils pas l'expérience de la vie en communauté, le recul, le sens de l'essentiel?

 

 

 

 

 

On a fermé ses dossiers, rassemblé les papiers sur le bureau, éteint sa lampe. On a quitté la ville, on s'est retourné vers l'horizon, ligne plate percée de tours. On a roulé longtemps dans le flot des voitures. A la tombée du soir, on a quitté les grands axes pour s'enfoncer dans la campagne. On a lutté contre la fatigue. Soudain, un chemin escarpé, raide, étroit. Au fond, cette énorme silhouette et ce clocher tendu vers le ciel : le monastère, tel un port silencieux au terme d'une traversée.


Alors, le visiteur éteint son portable. Adieu à l'univers horizontal, bienvenue dans la verticalité. Car ici, tout monte : les piliers de l'abbatiale, le prêtre vers l'autel, le plain-chant vers les voûtes, l'encens, le silence, la prière, ou l'âme.


Bien sûr, le visiteur est en retard. Il a tourné. Trouver le monastère est déjà une quête. La communauté monastique s'épanouit à l'écart de la civilisation. Elle craint plus que tout le bruit et la fureur du temps. « Ora et labora », résument les bénédictins : « Prie et travaille. » Tandis que le cadre d'entreprise court chaque jour vers les défis du lendemain, le moine, lui, se préoccupe d'éternité. Dans l'abbatiale, les vastes volumes happent immédiatement l'automobiliste fatigué. Au fond, une flamme rouge vacille, indiquant la présence de Celui auquel 60 ombres chantantes consacrent leur vie. Sous la fraîcheur des voûtes, la lente mélopée du chant grégorien nappe l'espace, habille le silence. Au fond, à peine éclairés, ils sont là, immobiles devant leurs stalles de bois, la capuche posée sur les épaules, le crâne ceint d'une fine couronne de cheveux.


Il y a de tout, dans une communauté : des jeunes sveltes, des vieux cassés, des petits, des grands, des diplômés de Sciences-Po, des ingénieurs, des maçons, des analphabètes. Mais du chant qui s'élève, on ne distingue qu'une voix. Pas de braillard ou de voix de crécelle. Tous les timbres sont fondus dans un ensemble unique. De temps à autre, un moine s'agenouille un instant pour expier une faute de chant, modeste fausse note.`


On est là hors du monde, mais aussi hors du temps. La recherche d'absolu ne connaît pas de mode. Déjà, dans la Grèce antique, des philosophes s'assemblaient pour vivre en commun leur idéal de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Aux premiers siècles de l'Eglise, ermites et autres cénobites vivaient eux aussi de prières et de privations, solitaires, dans un creux de rocher. Ils se sont rassemblés sous l'impulsion de saint Augustin, de saint Basile ou de saint Benoît, passé lui-même par la vie d'ermite. Aujourd'hui, la France compte au moins 120 monastères isolés du bruit des villes et de la roue de l'actualité. Certains accueillent en leur hôtellerie le quêteur d'absolu, soucieux de se pencher de temps à autre sur ses fins dernières. Il y en a pour tous les goûts, des moines et des moniales, des dominicains en blanc et des bénédictins vêtus de noir, des trappistes, des carmélites, des visitandines.


Les monastères rivalisent de beauté : Solesmes, bâti sur la Sarthe, berceau du renouveau de l'ordre bénédictin et de son chant au XIXe siècle, sous la houlette de dom Guéranger ; Saint-Wandrille, près de Rouen, fondé par ce ministre du roi Dagobert, ce qui ne nous rajeunit pas ; Notre-Dame de Fontgombault, dans l'Indre, 1 000 ans d'âge et de prière ; Notre-Dame de Ganagobie, entre Sisteron et Manosque-en-Provence, perché sur son plateau dominant la Durance, très apprécié des cadres et dirigeants, tout comme l'abbaye de Lérins, sur l'île Saint-Honorat, au large de Cannes ; Notre-Dame de Randol, près de Clermont-Ferrand, dont l'architecture moderne la ferait passer pour une centrale nucléaire, dans un site désertique à couper le souffle. Et tant d'autres...


Durant les vacances, on s'arrache les petites maisons dévolues aux familles ou les chambres à l'intérieur de la clôture. Pour Jean Coupey, cadre commercial de Michelin habitué de ces lieux d'exception, « le monastère est un hymne au détachement. C'est perdre du temps, retrouver la gratuité, revenir à ce qui n'est pas monnayable ou rentable, quitter le quantitatif, le chiffre ». Il y a ce rapport au temps qui s'arrête, ce retour vers l'essentiel, et ce calme. « Vivre au rythme des heures, confirme ce patron d'une maison d'édition, assister aux offices, dans la plus belle liturgie qui soit, c'est une indispensable manière de se retrouver, de remettre ses idées en place et reprendre des forces jusqu'à la prochaine retraite. »

 

 

L'hôte assiste aux offices, fredonne les psaumes, parle à un moine lorsqu'il le souhaite, aborde avec lui les sujets de son choix et... rigole pas mal. Le moine sait bien qu'un « saint triste est un triste saint », selon la formule consacrée. Il a cet avantage sur le chrétien ordinaire venu quelques jours goûter la paix de l'abbaye qu'il est à peu près certain de sauver son âme. Alors, malgré la dureté de sa condition ou plutôt à cause d'elle, il semble goûter une forme de reflet du bonheur céleste, avec un peu d'avance.


Patrice de Dompsure, créateur du cabinet de conseil Discerner, à la Défense, organise fréquemment des rencontres de managers avec des moines, notamment bénédictins. Pour lui, l'homme d'entreprise a beaucoup à apprendre de ces êtres coupés du monde. « L'ordre bénédictin est une multinationale depuis le IXe siècle », explique-t-il - ces abbayes se sont reliées entre elles à cette époque. Il prépare un séminaire avec un dominicain sur... la jalousie dans les monastères. Façon habile d'apprendre aux managers à gérer les ego et les frustrations qui pourrissent parfois le climat d'une entreprise. « Ils ont 1 350 ans d'expérience du management », assure Patrice de Dompsure.

 

 

Déconnectés comme personne de la vie de l'entreprise, ces moines en ont pourtant une perception à la fois aiguë et distante, recherchée du coup. « Ils ont l'expérience de la vie en communauté, le recul, le sens de l'essentiel », poursuit Patrice de Dompsure. A son initiative, le célèbre frère Samuel Rouvillois, de la Communauté des frères de saint Jean, docteur en philosophie, maîtrise de théologie, présent au Centre des jeunes dirigeants (CDJ) comme au Medef ou auprès de grandes entreprises (Cofinoga, Vinci, PSA, Aerospatiale...), a planché devant 60 à 80 cadres dirigeants venus de Total, La Poste, Lafarge, Electrolux ou Publicis. Dom Hugues Minguet, moine de Ganagobie, anime des séminaires de haut niveau dans le cadre de Sens & Croissance, un institut destiné au monde de l'entreprise. Dom Didier Le Gal, de Saint-Wandrille, propose avec un succès qui ne se dément pas la règle de saint Benoît comme modèle de management. Ils ont puisé dans le silence, la lecture et l'isolement assez de profondeur pour tenir en haleine une assemblée de cadres et de patrons.


A ses hôtes, le père abbé a humblement lavé les mains avant le premier repas, obéissant à la recommandation de saint Benoît. On chante le Benedicite avec les moines. On s'assoit autour de la table d'hôtes, devant l'abbé, isolé sur une petite estrade, un marteau semblable à celui d'un commissaire-priseur posé à côté de son assiette. Dans une niche surélevée, un moine psalmodie quelques versets de la règle de saint Benoît d'une voix monocorde, puis poursuit sur le même ton la lecture d'un ouvrage, historique ou culturel à midi, pieux le soir.


En silence, on se nourrit des légumes et laitages produits au monastère. On écoute. Ne pas compter sur le vin local pour réjouir le coeur de l'homme. L'affreuse piquette règle les hésitations du bon père saint Benoît, qui n'accorde à contrecoeur, « considérant les exigences des santés délicates », qu'une « hémine de vin à chacun comme portion suffisante pour la journée ». L'équilibre, toujours. Un coup de marteau marque la fin de la lecture et du repas. Les moines font disparaître leur écuelle, leur gobelet et leurs couverts, soigneusement essuyés, dans leur robe de drap.


Dans ces lieux de bois et de pierre, tout est paisible : le réfectoire, le cloître, l'abbatiale. Huit fois par jour, des matines aux complies, les moines s'inclinent deux par deux devant l'autel avant de gagner leur place et de chanter. Le retraitant touche du doigt l'amour de Dieu et le sens du beau qui les aspirent vers la perfection.

 

 

Fascinants moines.


A l'inverse des postulants à une secte, où l'on entre facilement et dont on ressort avec difficulté, eux ont attendu longtemps avant d'être intégrés dans la communauté. Mais une fois revêtu l'habit, hors les voeux prononcés, hors leur engagement propre, rien ne les retient. Confrontés au dilemme de saint Augustin - « l'amour de Dieu jusqu'au mépris du monde, la Cité de Dieu, ou l'amour du monde jusqu'au mépris de Dieu, la Cité terrestre » -, ces hommes ou femmes ont choisi la voie la plus exigeante, celle du dépouillement total.

 

La violente radicalité de ce choix de vie contraste avec la douceur et l'humanité de ces êtres aspirés par un idéal de perfection, nourris d'amour divin, sereins.

 

Ils ont répondu à cet appel qui leur a fait, un jour, tirer doucement la porte de leur chambre, laisser leurs jeans, leurs photos, leurs souvenirs, leur famille et leur maison d'enfance. Ils ne la reverront qu'au décès de leurs parents, quelques heures. Ils n'ont plus rien. « Tout doit être commun à tous. » Marx ? Non, saint Benoît. « L'un des principaux désordres à retrancher du monastère et à extirper radicalement est l'esprit de propriété », insiste le fondateur des bénédictins, mort en... 543. Economie radicale, choix radical : « Ora et labora. »

 

Marc Baudriller

 

link


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 30 Mai 2010

fernando-el-santo-pintura.jpg

 

http://faculty-staff.ou.edu/L/A-Robert.R.Lauer-1/FernandoIII.jpg

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8d/Ferdinand_III_Arms-personal.svg/500px-Ferdinand_III_Arms-personal.svg.png

 

 

 

 

 

+

Saint séculier, Ferdinand n’en fut pas moins rempli de qualités humaines qui le distinguaient dans le monde. Ce n’était pas un moine reclus dans son palais, mais un aimable et galant chevalier. Le portrait fidèle qu’en tracent la Crónica general et le Septenario est enchanteur. C’est le témoignage véridique de son fils aîné, qui l’a connu dans l’intimité du foyer et de la cour.

 

 

Saint Ferdinand était ce que nous appellerions aujourd’hui un sportif. Habile et élégant cavalier, il était bon chasseur. Il jouait bien aux dames et aux échecs, comme aux autres jeux de salon.

 

 

Il aimait la bonne musique et chantait bien. Tout cet ensemble constitue le délicat équilibre culturel et humain d’un roi guerrier, ascétique et saint. Les recherches modernes de Higinio Anglés semblent démontrer que la musique jouissait à la cour de Ferdinand III d’un prestige égal, sinon supérieur, à celui qui était le sien à la cour parisienne de son cousin saint Louis, si réputée. Nous savons que l’un de ses fils, l’infant Don Sanche, avait une excellente voix, qui avait été travaillée, peut-on supposer, au foyer paternel.

 

 

Il était l’ami des troubadours et on lui attribue la composition de quelques Cantigas, en particulier une à la Sainte Vierge. C’est ce goût pour la poésie, cultivé au foyer, dont héritera son fils Alphonse X le Sage, lequel a témoigné : « Dieu a mis dans le roi Ferdinand toutes ces vertus, ces grâces et ces bontés ».

 

 

Nous savons qu’il joignait à l’élégance de son port une mesure dans sa façon de marcher et de parler, une grande allure à cheval, et une aménité qu'il pratiquait lorsqu'il s’entretenait avec autrui dans ses moments d’épanchement. Les Chroniques nous le représentent donc, humainement, comme un grand seigneur européen. L’art gothique naissant lui doit en Espagne, nous l’avons déjà relevé, ses meilleures cathédrales.

 

 

Son fils nous livre incidemment un exemple de cette élégance supérieure, au travers d’un épisode qui fournit un détail psychologique de grande valeur : tandis qu’il se déplaçait un jour avec sa troupe, étant lui-même à cheval alors que ses troupes marchaient sur le chemin, Ferdinand III coupa par les champs pour que la poussière ne dérange pas les fantassins et n’aveugle pas les bêtes. Nous pouvons imaginer avec une certaine joie de l’âme cette scène de la suite royale marchant sur les chemins empoussiérés de Castille et sortant d’un coup à travers champs derrière son roi, suivi de ses fantassins. C’est l’une des plus exquises courtoisies que l’on puisse imaginer d’un roi élégant et charitable (…). Bien des années plus tard, ce même roi, méditant un Jeudi Saint la Passion du Christ, demanda une bassine d’eau et une serviette et il se mit à laver les pieds de douze pauvres, inaugurant ainsi une coutume de la Cour de Castille qui s’est poursuivie jusqu’à notre siècle.

 

 

Homme de son temps, il était profondément attaché à l’idéal chevaleresque, lequel est une synthèse médiévale, profondément européenne, de vertus chrétiennes et de vertus civiles. Trois jours avant son mariage, le 27 novembre 1219, après une nuit de veillée d’armes au monastère de Las Huelgas, il s'arma lui-même chevalier, ceignant l’épée qui allait lui procurer tant de fatigues et tant de gloire. Dieu seul sait la prière et la méditation qui furent ceux de ce chevalier novice en cette nuit si mémorable, quand il se préparait à embrasser un genre de profession ou d’état que tant d’hommes modernes superficiels méprisent sans l’avoir compris. Des années plus tard, il armera également chevaliers de sa main ses propres fils, peut-être lors des campagnes dans le sud. Nous savons en revanche qu’il refusa de le faire pour l’un des nobles les plus puissants de son royaume, qu’il jugeait indigne d’une telle investiture.

 

 

Sportif, homme de cour, musicien, poète, grand seigneur, chevalier. Nous montons peu à peu les degrés de l’échelle des valeurs humaines d’un chrétien médiéval exemplaire.

 

 

link

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 30 Mai 2010

visitacion-pontormo.jpg

 

 

Nous savons que Marie intervient dans la vie mystique de chaque âme. Qu'Elle nous visite avec son Fils! ....

... si nous sommes fidèles, les visites de Dieu et de sa Mère sont permanentes par la présence des visiteurs et dans les fruits de la grâce.

Une visite c'est un accroissement de grâce.

Grandissons toujours dans la grâce, dans la souffrance et dans la joie quotidienne.


Je sais vos souffrances et vos joies. Poursuivez votre vie, qui peut être héroïque à certaines heures qui doit  l'être.


Et que notre vie soit un Magnificat... !

 

dom Roy

abbaye de Fontgombault.

 

 


 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 30 Mai 2010

05.jpg

 

 

 

 

 

"Oui nous en avons la paisible certitude : « Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total » (Col 3,19) ; c’est en lui que le Père veut « nous introduire en sa présence, saints, irréprochables et inattaquables.

Mais il faut que par la foi, nous tenions solides et fermes ; ne nous laissant pas détourner de l’espérance que nous avons reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute créature sous le ciel » (Col 3,22-23), et que l’Esprit nous fait connaître.

 

Dès à présent nous pouvons déjà jouir des prémices de ce qui constituera notre béatitude éternelle, car dans sa folie d’amour, le Dieu trois fois Saint a voulu élire sa demeure dans notre cœur. « Nous portons notre ciel en nous », écrivait Saint Élisabeth de la Trinité, car « l’Amour, l’Amour infini qui nous enveloppe, c’est toute la Trinité qui repose en nous ». Nous sommes la demeure de la Trinité ; la Trinité est notre demeure : « La Trinité, voilà notre chez nous, la maison paternelle d’où ne devons jamais sortir ».

 

link

 

 

"Dans cet amour, l'être humain trouve sa vérité et son bonheur

 

Pour celui qui a la foi, tout l'univers parle de Dieu Un et Trine. Depuis les espaces interstellaires jusqu'aux particules microscopiques, tout ce qui existe renvoie à un Etre qui se communique dans la multiplicité et la variété des éléments, comme dans une immense symphonie. Tous les êtres sont ordonnés selon un dynamisme harmonieux que nous pouvons, de manière analogue, appeler "amour".

 

Mais ce n'est que dans la personne humaine, libre et douée de raison, que ce dynamisme devient spirituel, amour responsable, comme réponse à Dieu et au prochain, dans un don de soi sincère. Dans cet amour, l'être humain trouve sa vérité et son bonheur. ...

 

 

 

L'Amour divin a trouvé en la Vierge Marie la correspondance parfaite

 

Parmi toutes les créatures, la Vierge Marie est le chef d'oeuvre de la Très Sainte Trinité: Dieu s'est préparé une demeure digne, dans son coeur humble et rempli de foi, pour mener à bien le mystère du salut. L'Amour divin a trouvé en Elle la correspondance parfaite et, en son sein, le Fils Unique s'est fait homme.

 

Tournons-nous vers Marie, avec une confiance filiale, afin de pouvoir, avec son aide, grandir dans l'amour et faire de notre vie un chant de louange au Père par son Fils et dans l'Esprit Saint.

 

 

 

________________

 

 

 

Benoît XVI,

Angelus,

Solennité de la Très Sainte Trinité,

Dimanche 11 juin 2006

 

Oh! que Dieu est miséricordieux, oh! que Dieu est riche en ses miséricordes, oh! que Dieu est tendre en ses miséricordes! O Beata Trinitas!

Le Père, quel Père! Le Fils, quel Fils! Le Saint-Esprit, quel Esprit! O beata Trinitas!

Le Père est notre père; le Fils est notre époux; le Saint-Esprit est l'esprit de notre esprit, le coeur de notre coeur, l'amour de notre amour. O Beata Trinitas!

Adorons de toute notre âme; adorons avec toute l'Église; adorons avec tous les anges. O Beata Trinitas!

 

 

père Emmanuel O.S.B


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 29 Mai 2010

http://www.catherinedemontsalvy.ch/images/history_images/jeanne_arc_orleans_jean_jacques_scherrer.gif

 

patronne secondaire de la France .

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 29 Mai 2010

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 29 Mai 2010

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs339.ash1/29125_1414236108797_1019375888_1203493_7966433_n.jpg

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs280.snc3/28159_1393610713175_1019375888_1150964_6298811_n.jpg

 

 

 

Océan sans fond

 

 

Trinité éternelle, océan sans fond,

pouvez-vous me donner davantage que de vous donner vous-même ?

Vous êtes le feu qui ne s'éteint jamais.

Vous êtes le feu qui consume tout amour-propre de l'âme,

c'est à sa lumière que vous m'avez fait connaître votre Vérité !

Lumière au-dessus de toute lumière.

 

 

 

Par la lumière de la foi,

je possède la sagesse dans la sagesse de votre Fils.

Par la lumière de la foi,

j'ai la force, la constance et la persévérance.

Par la lumière de la foi, j'espère sans défaillir en route.

 

 

 

Bien au-dessus de tout bien.

Bien qui donne la félicité.

Incompréhensible Bien, inestimable Bien !

Beauté qui surpasse toute beauté,

Sagesse au-dessus de toute sagesse,

bien plus : la Sagesse même.

Vous êtes le vêtement qui couvre toute nudité,

la nourriture qui par sa douceur

réjouit tous ceux qui ont faim.

 

 

 

Revêtez-moi, Vérité éternelle,

revêtez-moi de vous-même,

pour que je passe cette vie dans l'obéissance

et dans la lumière de la foi.

 

 

 

Catherine de Sienne (1347-1380)

Docteur de l'Église

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 29 Mai 2010

http://vies-de-pretres.blogs.la-croix.com/wp-content/uploads/2010/05/grosjean.jpg

 

 

Célibat : et si on déplaçait un peu le débat ?

 

 

"J’en ai un peu ras le bol qu’on s’interroge sur notre célibat. D’abord parce que ça finit par laisser penser que vous ne comprenez pas notre célibat. Et ça, c’est rude pour nous.

 

Moi, j’ai choisis librement d’être prêtre. Personne ne m’y a obligé. J’ai choisi librement, en conséquence, de renoncer à épouser une femme et à fonder une famille. C’est un rude renoncement, que j’ai fait, et que je continue de renouveler chaque jour, avec joie. Car ce renoncement est au service d’un don total, à Dieu et à ceux auxquels je suis envoyé. Disponibilité radicale, pour être « tout à tous ». La raison d’être de mon célibat, c’est vous. C’est pour cela que c’est assez violent, quand ceux là même pour qui on s’est donné, pour qui on a offert notre vie, remettent en cause le sens de cette offrande, ou n’en font plus qu’une option.

 

3) Enfin, un peu de réalisme : plutôt que de discuter sans fin sur un éventuelle évolution que rien ne laisse prévoir (au contraire, tous les textes du magistère vont dans le sens d’un approfondissement des raisons de ce célibat), plutôt que d’enchaîner les récriminations qui finissent par miner le moral de tout le monde; plutôt que de laisser se déverser une amertume du cœur, qui ne fait qu’ajouter à la sinistrose si chère à un certain nombre de chrétiens, ou de rêver au grand soir, au concile Vatican III ou finalement à une Église de nos rêves qui n’a jamais existé …. ailleurs que dans nos rêves, on ferait mieux ici de s’entraîner à aimer l’Église telle qu’elle est.

 

La vraie question est donc aujourd’hui : comment nous accompagnons nos prêtres, pour que leur célibat ne soit ni un poids ni un carcan, mais reste une offrande vécue dans la joie, au service de Dieu et des autres ?

 

C’est souvent lorsque les conditions du ministère sont difficiles, quand les joies pastorales manquent, que cette solitude devient pesante. Comment aidez vous vos prêtres à être des prêtres heureux ?

 

Les lecteurs de La Croix, malgré toute l’estime que je porte au journal, n’auront sans doute que peu d’influence sur les décisions du Pape et des éventuels futurs conciles. Par contre, aujourd’hui et maintenant, vous pouvez chacun réellement nous aider à vivre ce que nous avons à vivre, à y trouver notre joie. « Notre quotidien, en effet, c’est vous », comme le proclamait l’année dernière une pub du denier de l’Église ! Notre raison d’être, c’est vous. Faites de nous des prêtres heureux, en nous donnant l’occasion d’exercer pour vous pleinement notre ministère !

 

link

Voir les commentaires

Rédigé par P. Pierre-Hervé Grosjean

Publié dans #spiritualité

Repost0