Publié le 8 Décembre 2009



O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.






Buona festa dell'Immacolata a tutti voi!

 

Happy Feast of the Immaculate to all of you!

 

¡Feliz fiesta de la Inmaculada a todos ustedes!

 

Bonne fête de l'Immaculée à vous tous!

 

Srećan blagdan Bezgrešne svima vama!



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Publié le 8 Décembre 2009






et les toelzer







ce n'est qu'un hasard les cds de Fontgombault !!!

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Publié le 8 Décembre 2009

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Publié le 7 Décembre 2009










Holy blagdan Bezgrješnog začeća
feast of the Immaculate Conception
festa dell'Immacolata Concezione di MARIA VERGINE

la fiesta de la Inmaculada Concepción
my rosary for my friends to
Saint Louis Marie Grignon de Montfort.
St Laurent sur Sèvres.
85.



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Publié le 6 Décembre 2009







1ères Vèpres solennelles
C'est aujourd'hui la Conception Immaculée de la sainte Vierge Marie.
Qui de son pied virginal, écrasa la tête du serpent.

Le petit Placide vous souhaite à tous
une bonne et sainte fête de
l'Immaculée Conception.

 

"Soyons à l'exemple de Notre-Dame et avec son aide de tous petits enfants

qui prennent innocemment et avec une filiale liberté leurs délices en Dieu."

 

dom Roy.

 

 





Dieu qui par la Conception immaculée de la Vierge avez préparé à votre Fils une demeure digne de lui, nous
vous supplions: puisqu'en vertu de la mort future de ce même Fils, vous l'aviez préservée de toute tâche,
daignez, à sa prière, nous accorder de parvenir purifiés jusqu'à vous.




. Ave maris stella, Dei Mater alma, Atque semper Virgo, Felix caeli porta.

Je vous salue étoile de la mer, auguste mère de Dieu, toujours demeurée vierge, douce porte du ciel.

Hail, O Star of the ocean, God's own Mother blest, ever sinless Virgin, gate of heav'nly rest.

 

2. Sumens illud Ave Gabrielis ore, Funda nos in pace, Mutans Hevae nomen.

En accueillant cet Ave des lèvres de Gabriel, affermissez-nous dans la paix en changeant le nom d'Eve.

Taking that sweet Ave, which from Gabriel came, peace confirm within us, changing Eve's name.

 

3. Solve vincla reis, Profer lumen caecis : Mala nostra pelle, Bona cuncta posce.

Dénouez les liens des pécheurs, rendez la lumière aux aveugles, éloignez tous nos maux, obtenez-nous tous les biens.

Break the sinners' fetters, make our blindness day, Chase all evils from us, for all blessings pray.

 

4. Monstra te esse matrem : Sumat per te preces, Qui pro nobis natus, Tulit esse tuus.

Montrez que vous êtes mère : en faisant agréer nos prières par celui qui pour nous daigna naître de vous.

Show thyself a Mother, may the Word divine born for us thine Infant hear our prayers through thine.

 

5. Virgo singularis, Inter omnes mitis, Nos culpis solutos, Mites fac et castos.

O vierge sans égale, douce entre toutes les vierges, nous délivrant du péché, rendez-nous chastes et doux.

Virgin all excelling, mildest of the mild, free from guilt preserve us meek and undefiled.

 

6. Vitam praesta puram, Iter para tutum : Ut videntes Jesum, Semper collaetemur.

Donnez-nous une vie pure, assurez-nous des chemins sûrs : afin que la vue de Jésus nous donne à jamais part à votre joie.

Keep our life all spotless, make our way secure till we find in Jesus, joy for evermore.

 

7. Sit laus Deo Patri, Summo Christo decus, Spiritui Sancto, Tribus honor unus. Amen.

Louange à Dieu le Père ainsi qu'au Christ dans sa gloire et à l'Esprit-Saint, aux Trois personnes honneur égal. Amen.

Praise to God the Father, honor to the Son, in the Holy Spirit, be the glory one. Amen.

 









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Publié le 6 Décembre 2009

 

 





O Marie conçue sans péché, priez pour nous
qui avons recours à vous.



N'êtes-vous pas, ô Marie, cette radieuse espérance qui vient tout d'un coup briller au sein même de l'abîme de la désolation ?


Qu'allions-nous devenir sans le Christ qui vient nous sauver ? et vous êtes sa Mère à jamais chérie, la plus sainte des créatures de Dieu, la plus pure des vierges, la plus aimante des mères !


 O Marie! que votre douce lumière réjouit délicieusement nos yeux fatigués ! De génération en génération, les hommes se succédaient sur la terre ; ils regardaient le ciel avec inquiétude, espérant à chaque instant voir poindre à l'horizon l'astre qui devait les arracher à l'horreur des ténèbres ; mais la mort avait fermé leurs yeux, avant qu'ils eussent pu seulement entrevoir l'objet de leurs désirs.


Il nous était réservé de voir votre lever radieux, ô brillante Etoile du matin ! vous dont les rayons bénis se réfléchissent sur les ondes de la mer, et lui apportent le calme après une nuit d'orages!


Oh! préparez nos yeux à contempler l'éclat vainqueur du divin Soleil qui marche à votre suite. Préparez nos coeurs ; car c'est à nos cœurs qu'il veut se révéler. Mais, pour mériter de le voir, il est nécessaire que nos cœurs soient purs; purifiez-les, ô vous, l'Immaculée, la très pure !


Entre toutes les fêtes que l'Eglise a consacrées à votre honneur, la divine Sagesse a voulu que celle de votre Conception sans tache se célébrât dans ces jours de l'A vent, afin que les enfants de l'Eglise, songeant avec quelle divine jalousie le Seigneur a pris soin d'éloigner de vous tout contact du péché, par honneur pour Celui dont vous deviez être la Mère, ils se préparassent eux-mêmes à le recevoir par le renoncement absolu à tout ce qui est péché et affection au péché.


Aidez-nous, ô Marie ! à opérer ce grand changement. Détruisez en nous, par votre Conception Immaculée, les racines de la cupidité, éteignez les flammes de la volupté, abaissez les hauteurs de la superbe. Souvenez-vous que Dieu ne vous a choisie pour son habitation, qu'afin de venir ensuite faire sa demeure en chacun de nous.

 

O Marie ! Arche d'alliance, formée d'un bois incorruptible, revêtue de l'or le plus pur, aidez-nous à correspondre aux desseins ineffables du Dieu qui, après s'être glorifié dans votre pureté incomparable, veut maintenant se glorifier dans notre indignité, et ne nous a arrachés au démon que pour faire de nous son temple et sa demeure la plus chère.


Venez à notre aide, ô vous qui, par la miséricorde de votre Fils, n'avez jamais connu le péché ! et recevez en ce jour nos hommages. Car vous êtes l'Arche de Salut qui surnage seule sur les eaux du déluge universel ; la blanche Toison rafraîchie par la rosée du ciel, pendant que la terre entière demeure dans la sécheresse ; la Flamme que les grandes eaux n'ont pu éteindre ; le Lis qui fleurit entre les épines; le Jardin fermé au serpent infernal ; la Fontaine scellée, dont la limpidité ne fut jamais troublée; la Maison du Seigneur, sur laquelle ses yeux sont ouverts sans cesse, et dans laquelle rien de souillé ne doit jamais entrer ; la Cité mystique dont on raconte tant de merveilles (Ps. LXXXVI).


Nous nous plaisons à redire vos titres d'honneur, ô Marie ! car nous vous aimons ; et la gloire de la Mère est celle des enfants. Continuez de bénir et de protéger ceux qui honorent votre auguste privilège, vous qui êtes conçue en ce jour ; et bientôt naissez, concevez l'Emmanuel, enfantez-le et montrez-le à notre amour.

 

dom Guéranger.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

 Seigneur, ayez pitié de nous.

 Jésus-Christ, écoutez-nous.

 Jésus-Christ, exaucez-nous.

 Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

 Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

 Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

 Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 Sainte Marie, priez pour nous.

 Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

 Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

 Mère du Christ, priez pour nous.

 Mère de la divine grâce, priez pour nous.

  Mère très pure, priez pour nous.

 Mère très chaste, priez pour nous.

 Mère toujours Vierge, priez pour nous.

 Mère sans tache, priez pour nous.

 Mère aimable, priez pour nous.

 Mère admirable, priez pour nous.

 Mère du bon conseil, priez pour nous.

 Mère de Créateur, priez pour nous.

 Mère du Sauveur, priez pour nous.

 Vierge très prudente, priez pour nous.

 Vierge vénérable, priez pour nous.

 Vierge digne de louange, priez pour nous.

 Vierge puissante, priez pour nous.

 Vierge clémente, priez pour nous.

 Vierge fidèle, priez pour nous.

 Miroir de justice, priez pour nous.

 Trône de la sagesse, priez pour nous.

 Cause de notre joie, priez pour nous.

 Vase spirituel, priez pour nous.

 Vase d'honneur, priez pour nous.

 Vase insigne de la dévotion, priez pour nous.

 Rose mystique, priez pour nous.

 Tour de David, priez pour nous.

 Tour d'ivoire, priez pour nous.

 Maison d'or, priez pour nous.

 Arche d'alliance, priez pour nous.

 Porte du ciel, priez pour nous.

 Étoile du matin, priez pour nous.

 Salut des infirmes, priez pour nous.

 Refuge des pécheurs, priez pour nous.

 Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 Secours des chrétiens, priez pour nous.

 Reine des Anges, priez pour nous.

 Reine des Patriarches, priez pour nous.

 Reine des Prophètes, priez pour nous.

 Reine des Apôtres, priez pour nous.

 Reine des Martyrs, priez pour nous.

 Reine des Confesseurs, priez pour nous.

 Reine des Vierges, priez pour nous.

 Reine de tous les Saints, priez pour nous.

 Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.

 Reine élevée aux Cieux, priez pour nous.

 Reine du très Saint Rosaire, priez pour nous.

 Reine de la paix, priez pour nous.

Mère de l'Eglise, priez pour nous.


 Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

 Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 V. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.

 R.Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l'âme et du corps ;

 et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous des tristesses de la vie présente,

 et donnez-nous d'avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

 

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Publié le 6 Décembre 2009

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Publié le 6 Décembre 2009

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Publié le 5 Décembre 2009





"Je suis Nicolas, évêque de la ville de Myre."



VIE ET MIRACLES


Saint Nicolas naquit vers 250 à Patare, ville de Lycie, qui est une province de l'Asie Mineure. Euphémius, homme riche, mais extrêmement pieux et charitable, fut son père, et Anne, sœur de Nicolas l'ancien, archevêque de Myre, fut sa mère. Il ne vint au monde que quelques années après leur mariage et lorsqu'ils n'espéraient plus avoir d'enfants. La légende rapporte que lorsqu'à sa naissance on le mit dans le bassin, pour le laver, il se leva de lui-même sur ses pieds et se tint en cet état pendant deux heures, les mains jointes et les yeux élevés vers le ciel ; qu'il commença à jeûner dès le berceau ; car, le mercredi et le vendredi, qui étaient les jours d'abstinence et de jeûne dans l'Eglise orientale, il ne tétait qu'une fois vers le soir au lieu de plusieurs fois par jour.

 

Il reçut une excellente éducation, tant par l'étude des sciences divines et humaines, que par la pratique de toutes les vertus. Mais la peste lui ayant enlevé ses parents dès sa plus tendre jeunesse, il commença à se défaire des biens que son père et sa mère lui avaient laissés. Ce fut à cette époque qu'il fit cette action donnant naissance à la légende des trois jeunes filles : un jour, étant averti qu'un des plus nobles habitants de sa ville, qui n'avait pas le moyen de pourvoir ni même de nourrir ses trois filles nubiles, était dans le dessein de les prostituer, il résolut d'empêcher cet infâme commerce, en lui donnant du bien suffisamment pour les marier. Il voulut néanmoins le faire secrètement et sans être découvert.

 

 

Ainsi, prenant la nuit une bourse remplie de pièces d'or, il l'alla jeter dans la chambre de cet homme, par une fenêtre qu'il trouva heureusement ouverte, et cette somme ayant servi à marier honnêtement l'aînée des filles, il en fit de même pour la seconde et ensuite pour la troisième. On ne peut croire l'étonnement du père, lorsqu'il vit la première et la seconde fois les soins que la divine Providence avait de sa famille ; mais il voulut savoir qui était son bienfaiteur ; il veilla pour le découvrir et, l'ayant reconnu lorsqu'il revint la troisième fois, il se jeta à ses pieds, reconnut sa culpabilité et fit vœu de pénitence. Saint Nicolas le pria instamment de tenir son action secrète ; mais ses prières furent inutiles, toute la ville en fut informée et le bruit s'en répandit en peu de temps dans toute la province.

 

Son oncle, l'archevêque de Myre, admirant de plus en plus la vertu et la sainteté de son neveu, l'ordonna prêtre et le fit supérieur d'un monastère appelé la Sainte-Sion, qu'il avait fait bâtir auprès de la ville métropolitaine, et, ayant remarqué avec combien de sagesse il s'acquittait de cette charge, il lui confia le soin de tout son diocèse pendant un voyage de piété qu'il fit en Terre sainte. Sa mort étant arrivée peu de temps après son retour, Nicolas pensa un moment se retirer dans le désert, mais opta pour un voyage en Terre sainte, prenant congé de ses religieux et s'embarquant. En chemin, il prédit au pilote une horrible tempête, qui survint et fut si furieuse que tous les passagers se crurent perdus ; mais Nicolas rendit le calme à la mer.

 

Durant sa vie, il renouvela plusieurs fois cet exploit, expliquant ainsi pourquoi les nautoniers le prennent pour leur patron et leur protecteur, et l'invoquent singulièrement dans tous leurs voyages. Dans le vaisseau, il ressuscita également un jeune garçon qui s'était tué en tombant du haut du mât. On dit qu'à Alexandrie il guérit un grand nombre de malades que les habitants lui présentèrent, sur les assurances que ceux de son vaisseau leur avaient données. Parvenu à Jérusalem, il se rendit sur les lieux saints, avant d'entreprendre le voyage de retour.

 

Le successeur de l'oncle de saint Nicolas venant à mourir, les évêques de la province s'assemblèrent pour élire un pasteur en sa place. Leurs sentiments sur ce choix étaient d'abord partagés, quand le plus ancien d'entre eux eut une révélation : le prêtre qui viendrait le lendemain le premier à l'église serait l'archevêque tant attendu. Il se posta le matin à la porte de l'église, et ce fut Nicolas qui s'y dirigea dès l'aube et y entra le premier. L'évêque, s'approchant de lui, lui demanda son nom, ce à quoi le Saint répondit : « Nicolas, serviteur de Votre Sainteté ». Alors les évêques, l'ayant revêtu de brillants ornements, l'installèrent dans le siè épiscopal. Il devenait ainsi archevêque de Myre. Après la messe pontificale, une femme lui présenta son enfant qui, tombé dans le feu, y était mort. Faisant sur lui le signe de la croix, Nicolas le ressuscita en présence de toute l'assemblée : d'où la coutume d'invoquer saint Nicolas dans les accidents de feu.

 

S'il avait jeûné deux fois la semaine dès le commencement de sa vie, il avait ajouté un troisième jeûne aux deux précédents, avec l'abstinence de chair et de vin ; une fois évêque, il se fit une loi de jeûner tous les jours, de ne manger que le soir et de n'avoir ordinairement sur sa table qu'un seul mets. Son lit n'était qu'une natte, une planche ou la terre nue. L'empereur Licinius, ayant renouvelé en Orient la persécution de Dioclétien et de Maximien, envoya des officiers à Myre pour y rétablir l'idolâtrie et forcer les chrétiens, par toutes sortes de supplices, de l'embrasser. Les uns furent mis à mort, les autres jetés dans des cachots, ceux-ci envoyés en exil et ceux-là dépouillés de tous leurs biens et réduits à la dernière misère. Jeté en prison, saint Nicolas ne plia pas et fut relâché par crainte d'un soulèvement populaire.

 

Sous Constantin le Grand, qui vainquit Licinius (324) et fit cesser la persécution, Nicolas revint à Myre et s'attacha à exterminer le culte des faux dieux, fit abattre les idoles, démolir les temples, couper les arbres et ruiner les bocages qui leur étaient dédiés ; lui-même prit la cognée en main et coupa en sept coups un arbre d'une prodigieuse grandeur, où Diane était honorée.

 

La légende rapporte que le démon, furieux, prépara alors une huile contre nature possédant la propriété de brûler dans l'eau et sur les pierres. Puis, prenant la forme d'une religieuse, il monta dans une barque, accosta des pèlerins qui naviguaient vers saint Nicolas, et leur dit : « Je regrette de ne pas pouvoir vous accompagner auprès du saint homme. Veuillez du moins, en souvenir de moi, enduire de cette huile les murs de son église et de sa maison ! » Mais voici que, la barque du démon s'étant éloignée, les pèlerins virent s'approcher d'eux une autre barque avec, à son bord, Nicolas. Et celui-ci leur dit : « Cette femme, que vous a-t-elle dit et que vous a-t-elle donné ? » Les pèlerins lui racontèrent ce qui s'était passé. Alors il leur dit : « Cette femme n'est pas une religieuse mais l'impudique Diane elle-même ; et, si vous en voulez une preuve, jetez son huile à la mer ! » A peine l'eurent-ils jetée qu'elle s'enflamma.

 

Nicolas soutint les décisions du concile de Nicée (325) avec force, accomplissant des miracles devenus légendaires. On dit qu'il ressuscita à Myre deux jeunes écoliers de qualité qu'un hôtelier avare et cruel avait égorgés et serrés dans un saloir, afin de profiter de leur argent et de leur corps. D'autres disent qu'il en ressuscita trois sur le chemin de Nicée, qu'un méchant homme avait traités avec la même barbarie et dont il vendait la chair hachée comme de la viande commune. Ces deux prodiges, néanmoins, n'ont aucun témoignage dans l'antiquité ; nous n'avons que la tradition des peuples pour nous en assurer. Peut-être aussi que ce n'a été qu'un seul miracle rapporté différemment par divers auteurs.

 

La province de Lycie et la ville de Myre étant affligées d'une très grande disette de blé qui les réduisait à une extrême famine, Nicolas sut qu'un riche marchand en avait plusieurs vaisseaux chargés dans un port de Sicile. Il lui apparut donc en songe et l'avertit de faire voile vers Myre, l'assurant que la nécessité y était excessive et qu'il y vendrait son grain tout ce qu'il voudrait, et, de peur qu'il ne crût que c'était une illusion, il lui mit dans la main trois pièces d'or. Le marchand, les trouvant sur lui à son réveil et voyant bien que personne n'était entré dans sa chambre, crut à cette vision. Aussi il s'embarqua, porta son blé au port de Myre, le vendit à très haut prix et, en gagnant beaucoup, il soulagea extrêmement la ville.

 

D'autres marchands, passant par le même port pour porter des blés à Constantinople, le Saint les pria d'en décharger une partie pour son peuple. Ils répondirent que cela leur était impossible, parce qu'ils devaient tout rendre à Constantinople exactement et par mesure. Mais il les assura que quelque quantité qu'ils lui laisseraient, ils trouveraient toujours leur compte où ils allaient : ils vendirent une partie de leur blé à Myre, et lorsqu'ils furent arrivés à Constantinople, ils trouvèrent sans aucune diminution toute la quantité qu'ils avaient chargée en l'embarquant.


D'ailleurs, le Saint multiplia si prodigieusement les blés qu'il avait fait venir et achetés, que ce qui n'aurait suffi à son peuple que pour quelques jours, se trouva suffisant pour plus de deux années.

 

Etant un jour aux portes de Myre avec Népotien, Ours, et Apilion, trois maîtres de camp envoyés par l'empereur Constantin qui avaient été arrêtés en chemin par un vent contraire et fait relâche dans un port du diocèse de saint Nicolas, ce dernier les invita à dîner chez lui. Apprenant qu'on allait faire mourir contre toute sorte de justice trois honorables habitants que le président Eustache, corrompu par argent, avait condamnés à mort, le Saint pria ses hôtes de l'accompagner, et, accourant avec eux sur le lieu où devait se faire l'exécution, trouva les trois soldats déjà à genoux et la face voilée, le bourreau brandissant déjà son épée au-dessus de leurs têtes. On raconte qu'aussitôt Nicolas, enflammé de zèle, s'élance bravement sur ce bourreau, lui arrache l'épée des mains, délie les trois innocents, et les emmène, sains et saufs, avec lui.

 

Puis il court au prétoire du consul, et en force la porte, qui était fermée. Bientôt le consul vient le saluer avec empressement. Mais le saint lui dit, en le repoussant : « Ennemi de Dieu, prévaricateur de la loi, comment oses-tu nous regarder en face, tandis que tu as sur la conscience un crime si affreux ? » Et il l'accabla de reproches, mais, sur la prière des princes, et en présence de son repentir, il consentit à lui pardonner. Après quoi les messagers impériaux, ayant reçu sa bénédiction, poursuivirent leur route, et soumirent les révoltés sans effusion de sang ; et ils revinrent alors vers l'empereur, qui leur fit un accueil magnifique.

 

Mais quelques-uns des courtisans, jaloux de leur faveur, corrompirent le préfet impérial, qui, soudoyé par eux, accusa ces trois princes, devant son maître, du crime de lèse-majesté. Aussitôt l'empereur, affolé de colère, les fait mettre en prison et ordonne qu'on les tue, la nuit, sans les interroger. Informés par leur gardien du sort qui les attend, les trois princes déchirent leurs manteaux et gémissent amèrement ; mais soudain, l'un d'eux, à savoir Népotien, se rappelant que le bienheureux Nicolas a naguère sauvé de la mort, en leur présence, trois innocents, exhorte ses compagnons à invoquer son aide.

 

Et en effet, sur leur prière, saint Nicolas apparut cette nuit-là à l'empereur Constantin, lui disant : « Pourquoi as-tu fait arrêter injustement ces princes, et les as-tu condamnés à mort tandis qu'ils sont innocents ? Hâte-toi de te lever et fais-les remettre en liberté au plus vite ! Sinon, je prierai Dieu qu'il te suscite une guerre où tu succomberas, et tu seras livré en pâture aux bêtes ! » Et l'empereur : « Qui es-tu donc, toi qui, entrant la nuit dans mon palais, oses me parler ainsi ? » Et lui : « Je suis Nicolas, évêque de la ville de Myre » Et le saint se montra de la même façon au préfet, Ablave, qui avait le plus appuyé leur condamnation et qu'il épouvanta en lui disant : « Insensé, pourquoi as-tu consenti à la mise à mort de trois innocents ? Va vite travailler à les faire relâcher ! Sinon, ton corps sera mangé de vers et ta maison aussitôt détruite. » Et le préfet : « Qui es-tu donc, toi qui me fais de telles menaces ?" Et lui : « Sache, dit-il, que je suis Nicolas, évêque de la ville de Myre ! »

 

L'empereur et le préfet, s'éveillant, se firent part l'un à l'autre de leur songe, et s'empressèrent de mander les trois prisonniers. « Etes-vous sorciers, leur demanda l'empereur pour nous tromper par de semblables visions ? » Ils répondirent qu'ils n'étaient point sorciers, et qu'ils étaient innocents du crime qu'on leur reprochait. Alors l'empereur : « Connaissez-vous, leur dit-il, un homme appelé Nicolas ? » Et eux, en entendant ce nom, levèrent les mains au ciel, et prièrent Dieu que, par le mérite de saint Nicolas, il les sauvât du péril où ils se trouvaient. Et lorsque l'empereur eut appris d'eux la vie et les miracles du saint, il leur dit : « Allez et remerciez Dieu, qui vous a sauvés sur la prière de ce Nicolas ! Mais rendez-lui compte de ma conduite, et portez-lui des présents de ma part ; et demandez-lui qu'il ne me fasse plus de menaces, mais qu'il prie Dieu pour moi et pour mon empire ! » L'empereur les chargea même de très riches présents pour saint Nicolas, afin qu'ils lui témoignassent par là leur reconnaissance de ce qu'il les avait délivrés de la mort. Ces présents furent un livre des Evangiles écrit en lettres d'or, un encensoir d'or massif et enrichi de pierreries, deux chandeliers d'or et des gants brodés d'or pour la messe pontificale. Cette épisode explique pourquoi ceux qui sont faussement accusés ont recours à la protection de saint Nicolas.

 

Nul historien n'a omis de rapporter la légende des matelots qui étaient à deux doigts de périr par la violence d'une tempête et qui, ayant imploré saint Nicolas, le trouvèrent à l'heure même dans leur vaisseau leur disant : « Me voici, je viens à votre aide ». Aussitôt il prend le gouvernail et se met à conduire le navire. Il commande à la mer et il en apaise les flots ; et, par ce moyen, il les mène jusqu'au port de Myre, où il disparut. Dès qu'ils furent débarqués, ils allèrent à l'église pour le remercier d'une si grande faveur, et l'aperçurent au milieu de ses clercs. Ils se jetèrent à ses pieds, lui firent le récit de ce qui s'était passé et lui en témoignèrent leur reconnaissance. Le Saint leur fit connaître que ce péril leur était arrivé pour quelques péchés secrets dont ils devaient se corriger et faire pénitence.

 

Ayant eu la révélation de sa mort prochaine, il dit adieu à son peuple dans une messe pontificale, puis se retira dans le monastère de la Sainte-Sion dont il avait été fait abbé. Ce fut là qu'une petite fièvre l'ayant saisi, il se fit administrer les sacrements et s'éteignit le 6 décembre 343. Il fut enseveli dans une tombe de marbre; et de sa tête se mit à couler une source d'huile apportant la santé à bien des malades, et de ses pieds une source d'eau. Cette huile cessa de couler lorsque le successeur de saint Nicolas se vit chassé de son siège par des envieux. Mais dès que l'évêque fut réinstallé sur son siège, l'huile se remit aussitôt à couler. Longtemps après, les Turcs détruisirent la ville de Myre. Et comme quarante-sept soldats de la ville de Bari passaient par là, quatre moines leur ouvrirent la tombe de saint Nicolas : ils prirent ses os, qui nageaient dans l'huile, et les transportèrent dans la ville de Bari, en l'an 1087.

 

Saint Nicolas est le patron des écoliers et petits garçons, des bateliers, pêcheurs, marins et mariniers, déchireurs de bateaux et débardeurs, voyageurs et pèlerins, brasseurs, tonneliers, ciriers, mal jugés.

 

On peut citer deux autres miracles accomplis par le Saint. Un noble avait prié saint Nicolas de lui faire obtenir un fils, promettant qu'en récompense il se rendrait avec son fils au tombeau du saint et lui offrirait un vase d'or. Le noble obtient un fils et fait faire un vase d'or. Mais ce vase lui plaît tant qu'il le garde pour lui-même et, pour le Saint, en fait faire un autre d'égale valeur. Puis il s'embarque avec son fils pour se rendre au tombeau du saint. En route le père ordonne à son fils d'aller lui prendre de l'eau dans le vase qui d'abord avait été destiné à saint Nicolas. Aussitôt le fils tombe dans la rivière et se noie. Mais le père, malgré toute sa douleur, n'en poursuit pas moins son voyage. Parvenu dans l'église de saint Nicolas, il pose sur l'autel le second vase ; au même instant une main invisible le repousse avec le vase, et le jette à terre : l'homme se relève, s'approche de nouveau de l'autel, est de nouveau renversé. Et voilà qu'apparaît, au grand étonnement de tous, l'enfant qu'on croyait noyé. Il tient en main le premier vase, et raconte que, dès qu'il est tombé à l'eau, saint Nicolas est venu le prendre, et l'a conservé sain et sauf. Sur quoi le père, ravi de joie, offre les deux vases à saint Nicolas.

 

Un homme riche avait obtenu, grâce à l'intercession de saint Nicolas, un fils qu'il avait appelé Dieudonné. Aussi avait-il construit, en l'honneur du saint, une chapelle dans sa maison, où il célébrait solennellement sa fête tous les ans. Or un jour Dieudonné est pris par la tribu des Agaréniens, et amené en esclavage au roi de cette tribu. L'année suivante, au jour de la Saint-Nicolas, l'enfant, pendant qu'il sert le roi, une coupe précieuse en main, se met à pleurer et à soupirer, en songeant à la douleur de ses parents, et en se rappelant la joie qu'ils éprouvaient naguère à la Saint-Nicolas. Le roi l'oblige à lui confesser la cause de sa tristesse; puis, l'ayant apprise : « Ton Nicolas aura beau faire, tu resteras ici mon esclave ! » Mais au même instant un vent terrible s'élève, renverse le palais du roi, et emporte l'enfant avec sa coupe, jusqu'au seuil de la chapelle, où ses parents sont en train de célébrer la fête de saint Nicolas. Selon d'autres auteurs, cet enfant aurait été originaire de Normandie, et aurait été ravi par le sultan ; et comme celui-ci, le jour de la Saint-Nicolas, après l'avoir battu, l'avait jeté en prison, voici que l'enfant s'endormit et, à son réveil, se trouva ramené dans la chapelle de ses parents.

 


 

COMPLAINTE DES

ENFANTS AU SALOIR

 

Il était trois petits enfants,

Qui s'en allaient glaner aux champs.

Ils sont tant allés et venus

Que le soleil on n'a plus vu.

 

S'en sont allés chez un boucher :

« Boucher, voudrais-tu nous loger ? »

- « Allez, allez, mes beaux enfants,

Nous avons trop d'empêchement. »

 

Sa femme, qu'était derrière lui,

Bien vitement le conseillit :

« Ils ont, dit-elle, de l'argent,

Nous en serons riches marchands. »

 

Entrez, entrez, mes beaux enfants !

Y a de la place assurément.

Nous vous ferons fort bien souper,

Aussi bien blanchement coucher. »

 

Ils n'étaient pas sitôt entrés,

Que le boucher les a tués,

Les a coupés tout par morceaux,

Mis au saloir comme pourceaux.

 

Quand ce fut au bout de sept ans,

Saint Nicolas vint dans ce champ.

Il s'en alla chez le boucher :

« Boucher, voudrais-tu me loger ? »

 

« Entrez, entrez, Saint Nicolas !

De la place, il n'en manque pas. »

Il n'était pas sitôt entré,

Qu'il a demandé à souper.

 

« Voul'ous un morceau de jambon ? »

- « Je n'en veux pas, il n'est pas bon. »

- « Voulez-vous un morceau de veau ? »

- « Je n'en veux pas, il n'est pas beau.

 

« De ce salé je veux avoir,

Qu'y a sept ans qu'est dans le saloir. »

Quand le boucher entendit ça,

Hors de sa porte il s'enfuya.

 

« Boucher, boucher, ne t'enfuis pas !

Repens-toi, Dieu te pardonn'ra. »

Saint Nicolas posa trois doigts

Dessus le bord de ce saloir.

 

Le premier dit : « J'ai bien dormi ! »

Le second dit : « Et moi aussi ! »

A ajouté le plus petit :

« Je croyais être en paradis ! »



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Saint NICOLAS : vie, miracles, légendes

(D'après Les petits Bollandistes paru en 1876,

Le romancéro populaire de la France : choix de chansons

populaires françaises paru en 1904, La Légende dorée - édition enrichie -

paru en 1910, Revue britannique paru en 1851)

 




















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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 5 Décembre 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

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