Publié le 17 Septembre 2016

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Publié le 16 Septembre 2016

 

Raul Maria Dignola (Germany)

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Publié le 16 Septembre 2016

 

Dieu est au-dessus de tout! oui c'est beau de penser à ça. Dieu qui se donne en deça de tout, de toutes les rubriques, de toutes les formes de toutes les conventions...

..

 

La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée…

 

Ô bien-aimée.

L’étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure…

 

Rêvons, c’est l’heure.

 

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l’astre irise…

C’est l’heure exquise.

 

Paul Verlaine,

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Publié le 16 Septembre 2016

 

Sainte Hildegarde de Bingen

Chers frères et sœurs,

En 1988, à l’occasion de l’Année mariale, le vénérable Jean-Paul II a écrit une Lettre apostolique intitulée Mulieris dignitatem, traitant du rôle précieux que les femmes ont accompli et accomplissent dans la vie de l’Eglise. «L'Eglise — y lit-on — rend grâce pour toutes les manifestations du génie féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine» (n. 31).

Egalement, au cours des siècles de l’histoire que nous appelons habituellement Moyen Age, diverses figures de femmes se distinguent par la sainteté de leur vie et la richesse de leur enseignement.

Aujourd’hui, je voudrais commencer à vous présenter l’une d’entre elles: sainte Hildegarde de Bingen, qui a vécu en Allemagne au XIIe siècle. Elle naquit en 1098 en Rhénanie, probablement à Bermersheim, près d’Alzey, et mourut en 1179, à l’âge de 81 ans, en dépit de ses conditions de santé depuis toujours fragiles. Hildegarde appartenait à une famille noble et nombreuse, et dès sa naissance, elle fut vouée par ses parents au service à Dieu. A l’âge de huit ans, elle fut offerte à l’état religieux (selon la Règle de saint Benoît, chap. 59) et, afin de recevoir une formation humaine et chrétienne appropriée, elle fut confiée aux soins de la veuve consacrée Uda de Göllheim puis de Judith de Spanheim, qui s’était retirée en clôture dans le monastère bénédictin Saint-Disibod. C’est ainsi que se forma un petit monastère féminin de clôture, qui suivait la Règle de saint Benoît. Hildegarde reçut le voile des mains de l’évêque Othon de Bamberg et en 1136, à la mort de mère Judith, devenue magistra (Prieure) de la communauté, ses concours l’appelèrent à lui succéder.

Elle accomplit cette charge en mettant à profit ses dons de femme cultivée, spirituellement élevée et capable d’affronter avec compétence les aspects liés à l’organisation de la vie de clôture. Quelques années plus tard, notamment en raison du nombre croissant de jeunes femmes qui frappaient à la porte du monastère, Hildegarde se sépara du monastère masculin dominant de Saint-Disibod avec la communauté à Bingen, dédiée à saint Rupert, où elle passa le reste de sa vie. Le style avec lequel elle exerçait le ministère de l’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: celui-ci suscitait une sainte émulation dans la pratique du bien, au point que, comme il ressort des témoignages de l’époque, la mère et les filles rivalisaient de zèle dans l’estime et le service réciproque.

Déjà au cours des années où elle était magistra du monastère Saint-Disibod, Hildegarde avait commencé à dicter ses visions mystiques, qu’elle avait depuis un certain temps, à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à sa secrétaire, une consœur à laquelle elle était très attachée Richardis de Strade.

Comme cela est toujours le cas dans la vie des véritables mystiques, Hildegarde voulut se soumettre aussi à l’autorité de personnes sages pour discerner l’origine de ses visions, craignant qu’elles soient le fruit d’illusions et qu’elles ne viennent pas de Dieu.

Elle s’adressa donc à la personne qui, à l’époque, bénéficiait de la plus haute estime dans l’Eglise: saint Bernard de Clairvaux, dont j’ai déjà parlé dans certaines catéchèses. Celui-ci rassura et encouragea Hildegarde. Mais en 1147, elle reçut une autre approbation très importante. Le Pape Eugène III, qui présidait un synode à Trèves, lut un texte dicté par Hildegarde, qui lui avait été présenté par l’archevêque Henri de Mayence. Le Pape autorisa la mystique à écrire ses visions et à parler en public. A partir de ce moment, le prestige spirituel d’Hildegarde grandit toujours davantage, d’autant plus que ses contemporains lui attribuèrent le titre de «prophétesse teutonique». Tel est, chers amis, le sceau d’une expérience authentique de l’Esprit Saint, source de tout charisme: la personne dépositaire de dons surnaturels ne s’en vante jamais, ne les affiche pas, et surtout, fait preuve d’une obéissance totale à l’autorité ecclésiale. En effet, chaque don accordé par l’Esprit Saint est destiné à l’édification de l’Eglise, et l’Eglise, à travers ses pasteurs, en reconnaît l’authenticité.

 

Benoît XVI

 

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Publié le 16 Septembre 2016

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Publié le 16 Septembre 2016

 

 

 

"les moines, à partir de leur regard tourné vers Dieu, ont rendu la terre vivable et belle. "

 

 

Benoît XVI

 

 

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Publié le 16 Septembre 2016

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Publié le 16 Septembre 2016

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Publié le 16 Septembre 2016

 

Lorsque l’abbaye n’est pas un refuge mais une tête de pont pour être soi, par le divin qui est en vous. Visite éclairée au monastère bénédictin Notre Dame de Fontgombault

 

 

 

 

Le père abbé de Fontgombault, dont le monastère fut visité par le pape Benoît XVI, lequel apprécia aux aurores les messes basses du matin, vient éclairer un monde qui semble pour certains être en désordre, alors qu’il n’est peut être qu’en démolition. En effet on ne peut construire un nouvel ordonnancement sans avoir vidé sa tasse auparavant. Mais ici à Fontgombault à deux pas d’Angles sur l’Anglin, il est une règle, non point coercitive, mais de bienfaisance: celle de saint Benoît de Nurcie. Elle continue de s’appliquer par le truchement de son représentant qu’est l’abbé, dans une unité et une paix extraordinaires. C’est pourquoi, nous avons dépêché un journaliste pour interroger Dom Jean Pateau, abbé du monastère, qui outre la simple humilité avec laquelle il a reçu son hôte, nous fait vivre une passion dont la caractéristique est qu’elle demeure contre vents et marées d’une actualité vivante. Un éclairage qui va bien au delà du spirituel, du religieux… il touche l’Homme, dans ce qu’il a de meilleur et que trop souvent, il ignore. Belle lecture.

 

Frédéric Bontemps (FB) .La Règle de Saint-Benoît commence par : «Ecoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur »? Est-ce à écrire que le silence serait plus fort que la parole, tel un silence posé sur une portée musicale, ou bien qu’en ces temps confus, le silence reviendrait à donner une place à l’Être en ce qu’il porte en lui, Le divin ? Quel sens donner au silence ?

J.P. : Saint Jean de la Croix affirme : « Le Père a dit une parole qui est son Fils et Il la dit toujours dans un éternel silence et c’est seulement le silence que l’âme entend ». Le Père crée toutes choses en son Verbe. Omnia per ispum facta sunt et sine ipso factum est nihil. Tout a été créé par lui et sans lui rien n’a été créé.

Il y a deux types de silence : le silence de la mort, de la solitude… le Saint-Père évoquait récemment le lieu par excellence de la paix sur terre : le cimetière!  Il y a aussi le silence de plénitude, le silence de Dieu, silence parce qu’il n’y a rien à dire, silence parce que tout est dit.

En ce qui nous concerne nous oscillons entre fuite et quête du silence… mais duquel ? Sans aucun doute nous désirons le silence de plénitude qui comblerait notre cœur. Naturellement, nous fuyons le silence du vide, l’homme est un animal social… Mais comme cela demeure confus en nous. Parfois le vide nous attire et la plénitude nous écrase.

Le silence est le moyen d’accéder à la plénitude de Dieu puisqu’il permet de limiter l’expérience des sens et réduit les activités désordonnées de l’intelligence. Laissez le silence nous pénétrer permet d’accueillir la respiration de Dieu en soi, alors nous pouvons espérer dire en vérité : «Ce n’est plus moi qui vis, c’est la Christ qui vit en moi » (Gal. 2,20).

Le silence est espace pour la Parole.

F.B. : La méditation est devenue un outil scientifique de soin médical aux États-Unis, introduite en France par le Dr Christophe André et désormais très connue par le truchement du moine bouddhiste Matthieu Ricard. Quelle différence feriez-vous entre méditation et prière, s’agirait-il d’une dimension transcendantale et divine pour cette dernière ? D’un mot comment bien prier : à l’écoute de, ou en échange avec le Divin.

J.P. : Là où est ton trésor, là est ton cœur. D’abord, quelle est la fin de la prière, de la méditation… Dieu ou rien. Pour le chrétien c’est la rencontre avec une personne vivante, aimante. Une personne qui avant tout acte de ma part me connait et m’aime. Mais cette personne, pourrait-on dire, à un défaut: elle n’est pas visible. Dieu a priori n’est pas intéressant pour l’homme. Pourtant Saint Augustin affirme : « Vous nous avez fait pour vous Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne se repose pas en vous. » L’homme doit donc consentir à ce vide. Pour chercher à le combler, il lui sera nécessaire de partir du visible pour tendre vers l’invisible. La méditation est une étape de la prière. Partir du concret d’une situation pour atteindre l’invisible, pour communier à l’Invisible. Alors avec le bon paysan d’Ars, il sera possible de redire simplement : « Je l’avise, il m’avise… »

F.B. : Sept offices quotidiens sont régulièrement célébrés, mais pour y avoir participé à nombreuses reprises, les messes basses à l’aube, sont une vraie grâce où l’eucharistie prend corps renforçant l’unité du célébrant au priant. Quel sens donnez vous à ces messes basses?

Dom Jean Pateau (J.P.) : La Messe rend présent le Sacrifice du Calvaire. Elle est le lieu privilégié de la rencontre avec Jésus dans le don suprême de sa vie, victime d’amour pour l’humanité. La célébration personnelle, le fait de poser les gestes, de redire les paroles, renforcent incontestablement l’attention en par conséquence l’union du prêtre au mystère qu’il célèbre. A cette heure matinale et avant la journée, la messe basse arrive comme la conclusion, la « collecte » du long office des matines et de la louange des laudes. Ce moment me semble essentiel pour la vie du moine.

F.B. : Le moine est souvent perçu comme un ermite, même si votre monastère, par votre voix, a récemment donné sa vision contemporaine à la société civile, ne faisant en cela qu’appliquer la Sainte Règle de saint Benoît. Quel lien idéal pensez-vous qu’il serait possible de tisser entre la société dite « civile » et la communauté monastique ?

 

J.P. : Pour le monde le moine est un témoin silencieux. Il est témoin que la vie vaut la peine d’être donnée à Dieu parce qu’alors elle prend tout son sens. La société civile prend acte de ce témoignage en constatant l’existence, la vie de la communauté monastique. Pourrait-elle aller plus loin et considérer les principes qui font de cette société un lieu où il fait bon vivre ? Il y a 1500 ans saint Benoît a participé de façon éminente à la civilisation de l’Europe. Aujourd’hui, si croyants et incroyants sont inquiets devant la dégradation de la vie dans la cité, peu semble disposé à poser les vraies questions et à accepter les conclusions qui s’imposent. Les pseudo-acquis, réputés non-négociables, conduisent tranquillement à l’explosion de la cité sans que personne n’ose les remettre en question. Nous vivons dans un monde où les contradictoires sont conciliés au prix de la perte de toute raison d’exister et du mépris du faible et du petit. Jusqu’au faudra-t-il aller pour que le témoignage silencieux des monastères soit entendu et écouté ? L’unité de la vie demeure la condition de la vie. Il n’appartient cependant pas aux moines de s’imposer, ils demandent simplement aujourd’hui qu’on les laisse libres de vivre une vraie Vie.

F.B. : Saint-Martin, à quelques encablures de Fontgombault, a fondé le premier monastère de l’Occident écrivent les historiens. Votre lien spirituel coule de source, puisque les monastères de Fontgombault et Ligugé sont Bénédictins. Croyez-vous qu’un monastère puisse influencer (au sens d’aider dans la recherche de la Vérité) un autre monastère, comment vivez-vous spirituellement et communautairement cette proximité avec l’abbé bénédictin de Ligugé ?

J.P. : Non seulement bénédictins mais membres d’une même congrégation, celle de Saint-Pierre de Solesmes. Les monastères peuvent s’influencer, les expériences positives et négatives des uns servant aux autres et vice-versa. Il me semble que pour s’enrichir, il faut s’écouter, s’accueillir, se respecter. Les contacts tant communautaires qu’individuels entre les deux abbayes sont très bons. Des échanges, des visites ont eu lieu. Il y en aura d’autres. La charité vécue porte toujours du fruit.

F.B. : Le prologue (48) de la Règle de Saint Benoît insiste sur la nécessité d’aimer les commencements en ces termes : « garde toi bien, sous l’effet d’une crainte subite, de quitter la voie du salut dont les débuts sont toujours difficiles. » En juin 2015, il appert que nous commençons une nouvelle ère qui s’ouvre sur une société différente. Vous, qui avez la grâce de rencontrer la nouvelle génération, mais surtout de trouver le temps du recul qu’offre le silence du moine, quel message donneriez-vous aux Hommes pour affronter cette nouvelle donne contemporaine?

J.P. : La parole de Jean-Paul II me semble toujours d’actualité « N’ayez pas peur d’ouvrir les portes au Christ » dans vos pays, dans vos cités, dans vos cœurs. Vous ne savez où il vous mènera, lui le sait. En tant que chrétiens ayons le courage de connaître et de vivre l’Évangile comme nous y invite le pape François. Le simple rayonnement de celui qui aime Jésus et qui est en communion avec lui est la plus belle, la plus forte et la plus convaincante des prédications.

F.B. : La communauté monastique est composée de l’abbé, qui représente le Christ en son sein, entouré des moines et de son Conseil, mais peu savent que des personnes sont proches, mieux, « liés par un engagement solennel et volontaire à la communauté » : les oblats, qu’ils soient laïcs ou religieux. Historiquement il s’agissait d’enfants qui étaient autrefois consacrés à Dieu et donnés par ses parents à un monastère (selon le chapitre 59 de la Règle). Quel serait pour vous ès qualités d’abbé, mais aussi selon la Règle de Saint Benoît, le meilleur rôle que pourrait prendre les oblats dans la vie d’une communauté bénédictine pour le bien-être de la communauté et l’éveil de l’oblat lui-même ?

 

J.P. : Vous évoquez la question des oblats laïcs ou religieux. Il existe de fait deux sortes d’oblats. Les oblats réguliers qui vivent au monastère au milieu des moines et les oblats séculiers qui tout en étant attachés à un monastère demeurent dans le monde. La vie d’un oblat régulier est celle d’un moine. Le fait qu’il ne soit pas profès tient souvent à ce qu’il ne serait pas prudent pour diverses raisons que d’accueillir de sa part un engagement définitif dans les vœux de religion. La condition de sa persévérance est qu’il se conforme à la vie commune de la maison qui l’accueille. S’il estime devoir se retirer, les formalités de son départ sont simples. En ce qui concerne l’oblat séculier, le lieu de résidence déterminera en grande mesure le lien avec le monastère. Celui-ci pourra être surtout spirituel dans la communion aux fruits de prière de la maison monastique par la récitation d’un ou plusieurs offices et une vie en consonance avec la règle de saint Benoît. Des séjours au monastère plus ou moins fréquents concrétiseront ce lien. Si l’oblat séculier vit à proximité du monastère, sa présence aux offices sera plus régulières. Il pourra aussi de quelques manières aider la communauté. Il veillera cependant que sa présence ne soit pas l’occasion pour le monde d’entrer dans le cloître mais plutôt que le cloître vienne imprégner sa vie. Aux yeux du monde, il sera témoin de ce qu’est la vie à l’école de saint Benoît.

 

source: présence Echo

 

 

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Publié le 15 Septembre 2016

 

 

 

Vendredi 16 septembre 2016, la pleine lune se lève à l’est au moment où le Soleil se couche à l’ouest. Durant les trois heures qui suivent, la Lune passe dans la zone de pénombre qui entoure l’ombre de la Terre dans l’espace et nous pouvons observer une éclipse partielle de la Lune par la pénombre. Cela se traduit par une légère baisse de la luminosité de notre satellite en début de nuit.

 

 

des choses bizarres dans ce ciel franchement ! Saturne et son anneau .. vla qu'on voit le soleil maintenant ! n'importe quoi. 

 

 

 

photo petit placide évidement !   Saturne...

 

  sont tous au pieux! n'oublie pas la trouspinette ! il s'en passe des choses dans ce ciel! bidiou ! j'ai soif !

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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