Publié le 20 Février 2016
Publié le 20 Février 2016

L’obstacle au bien en nous est l’orgueil. C’est l’orgueil qui nous porte à résister à Dieu, à mettre notre fin en nous-mêmes, en un mot à nous perdre. L’humilité seule peut nous sauver d’un si grand péril. Qui nous donnera l’humilité ? l’Esprit-Saint, en répandant en nous le Don de la Crainte de Dieu.
Ce sentiment repose sur l’idée que la foi nous donne de la majesté de Dieu, en présence duquel nous ne sommes que néant, de sa sainteté infinie, devant laquelle nous ne sommes qu’indignité et souillure, du jugement souverainement équitable qu’il doit exercer sur nous au sortir de cette vie, et du danger d’une chute toujours possible, si nous manquons à la grâce qui ne nous manque jamais, mais à laquelle nous pouvons résister.
Le salut de l’homme s’opère donc « dans la crainte et le tremblement », comme l’enseigne l’Apôtre ; mais cette crainte, qui est un don de l’Esprit-Saint, n’est pas un sentiment grossier qui se bornerait à nous jeter dans l’épouvante à la pensée des châtiments éternels. Elle nous maintient dans la componction du cœur, quand bien même nos péchés seraient depuis longtemps pardonnes ; elle nous empêche d’oublier que nous sommes pécheurs, que nous devons tout à la miséricorde divine, et que nous ne sommes encore sauvés qu’en espérance .
Cette crainte de Dieu n’est donc pas une crainte servile ; elle devient au contraire la source des sentiments les plus délicats. Elle peut s’allier avec l’amour, n’étant plus qu’un sentiment filial qui redoute le péché à cause de l’outrage qu’il fait à Dieu. Inspirée par le respect de la majesté divine, parle sentiment de la sainteté infinie, elle met la créature à sa vraie place, et saint Paul nous enseigne qu’ainsi épurée, elle contribue à « l’achèvement de la sanctification »]. Aussi entendons-nous ce grand Apôtre, qui avait été ravi jusqu’au troisième ciel, confesser qu’il est rigoureux envers lui-même « afin de n’être pas réprouvé ».
L’esprit d’indépendance et de fausse liberté qui règne aujourd’hui contribue à rendre plus rare la crainte de Dieu, et c’est là une des plaies de notre temps. La familiarité avec Dieu tient trop souvent la place de cette disposition fondamentale de la vie chrétienne, et dès lors tout progrès s’arrête, l’illusion s’introduit dans l’âme, et les divins Sacrements, qui au moment d’un retour à Dieu avaient opéré avec tant de puissance, deviennent à peu près stériles.
C’est que le Don de Crainte a été étouffé sous la vaine complaisance de l’âme en elle-même. L’humilité s’est éteinte ; un orgueil secret et universel est venu paralyser les mouvements de cette âme. Elle arrive, sans s’en douter, à ne plus connaître Dieu, par cela même qu’elle ne tremble plus devant lui.
Conservez donc en nous, ô divin Esprit, le Don de la Crainte de Dieu que vous avez répandu en nous dans notre baptême. Cette crainte salutaire assurera notre persévérance dans le bien, en arrêtant les progrès de l’esprit d’orgueil. Qu’elle soit donc comme un trait qui traverse notre âme de part en part, et qu’elle y reste toujours fixée comme notre sauvegarde. Qu’elle abaisse nos hauteurs, qu’elle nous arrache à la mollesse, en nous révélant sans cesse la grandeur et la sainteté de celui qui nous a créés et qui doit nous juger.
Nous savons, ô divin Esprit, que cette heureuse crainte n’étouffe pas l’amour ; loin de là, elle enlève les obstacles qui l’arrêteraient dans son développement. Les Puissances célestes voient et aiment avec ardeur le souverain Bien, elles en sont enivrées pour l’éternité ; cependant elles tremblent devant sa majesté redoutable, tremunt Potestates. Et nous, couverts des cicatrices du péché, remplis d’imperfections, exposés à mille pièges, obliges de limer contre tant d’ennemis, nous ne sentirions pas qu’il nous faut stimuler par une crainte forte, et en même temps filiale, notre volonté qui s’endort si aisément, notre esprit que tant de ténèbres assiègent ! Veillez sur votre œuvre, ô divin Esprit ! Préservez en nous le précieux don que vous avez daigné nous faire ; apprenez-nous à concilier la paix et la joie du cœur avec la crainte de Dieu, selon cet avertissement du Psalmiste : « Servez le Seigneur « avec crainte, et tressaillez de bonheur en tremblant devant lui »
dom Guéranger .
Publié le 20 Février 2016
Publié le 19 Février 2016

c'est st Placide hors les murs, c'est là où je donne mon denier du culte !
prière pour la France.
Lecture du livre de la Sagesse
Ayez pitié de nous, ô Dieu de l’univers et regardez ; et répandez votre terreur sur toutes les nations. Levez votre main contre les peuples étrangers, et qu’ils sentent votre puissance ! De même que vous avez montré devant eux votre sainteté en nous punissant, ainsi montrez votre grandeur devant nous en les châtiant ; et qu’ils apprennent, comme nous l’avons appris nous-mêmes, qu’il n’y a pas d’autre Dieu que vous, Seigneur ! Renouvelez les prodiges, et reproduisez les merveilles ; glorifiez votre main et votre bras droit. Réveillez votre courroux et répandez votre colère ; détruisez l’adversaire et anéantissez l’ennemi. Hâtez le temps et souvenez-vous du serment ; et qu’on célèbre vos hauts faits ô Seigneur notre Dieu.
Publié le 19 Février 2016

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.
Quand nous aurons joué nos derniers personnages,
Quand nous aurons posé la cape et le manteau,
Quand nous aurons jeté le masque et le couteau,
Veuillez vous rappeler nos longs pèlerinages.
Quand nous retournerons en cette froide terre,
Ainsi qu'il fut prescrit pour le premier Adam,
Reine de Saint-Chéron, Saint-Arnould et Dourdan,
Veuillez vous rappeler ce chemin solitaire.
Quand on nous aura mis dans une étroite fosse,
Quand on aura sur nous dit l'absoute et la messe,
Veuillez vous rappeler, reine de la promesse,
Le long cheminement que nous faisons en Beauce.
Quand nous aurons quitté ce sac et cette corde,
Quand nous aurons tremblé nos derniers tremblements,
Quand nous aurons râlé nos derniers râclements,
Veuillez vous rappeler votre miséricorde.
Nous ne demandons rien, refuge du pécheur,
Que la dernière place en votre purgatoire,
Pour pleurer longuement notre tragique histoire,
Et contempler de loin votre jeune splendeur.
charles Péguy .
Publié le 19 Février 2016

Sur cette image extraite de la vidéo, la France est à droite et les iles britanniques à gauche. Au premier plan, se trouve la Bretagne, partiellement voilée par des nuages. La tache lumineuse la plus brillante, au-dessus, correspond à Paris et son agglomération. La Belgique et les Pays-Bas sont encore au-dessus.
Côté britannique, Londres, bien que légèrement couverte de nuages, est bien visible alors qu'au premier plan, on devine la pointe de la Cornouaille.
Publié le 19 Février 2016
Publié le 19 Février 2016


Sachons profiter de celle qui nous est offerte du lundi 22, à 15 h, au vendredi 26 août 2016, à 10 h, à l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault dans l’Indre. Elle sera prêchée par S.E.R. Mgr Athanasius SCHNEIDER O.R.C. Evêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Astana au Kazakhstan sur le thème :
LA SAINTE EUCHARISTIE LE VRAI TRESOR DU PRÊTRE
Le prédicateur est l’auteur de DOMINUS EST Ed. Tempora et de CORPUS CHRISTI Ed. Contretemps
INSCRIPTION A LA RETRAITE
A adresser, le plus tôt possible,
A adresser, le plus tôt possible, à Monsieur l’Abbé François SCRIVE 13 rue Faubert 95270 BELLOY-en- FRANCE
francois.scrive@wanadoo.fr
Publié le 18 Février 2016

pour nos évêques solidaires ... et attristés.
Publié le 18 Février 2016



Là se trouvait un homme malade depuis trente huit ans. Jésus l’ayant vu gisant et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : "Veux-tu être guéri ?" Le malade lui répondit : "Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine dès que l’eau est agitée, et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi." Jésus lui dit "Lève-toi, prends ton grabat et marche."
à part pour le denier du culte quand ça vient, on ne trouve plus grand monde pour nous jeter dans la piscine; déjà ma tante étant petit le disait, le curé ne vient nous voir que pour avoir ses sous et des gens bien fortunés; il savait à qui il avait à faire quoi. il devait sans doute faire des kilomètres à pied pour accéder au plateau...ça devait valoir le coup. rien de nouveau !
Dans ce temps le curé n'avait sans doute pas de sbires et se déplaçait lui-même..
les témoins de Jéhovie sont plus apostoliques au moins eux ils sonnent chez vous, prennent leur temps, parfois insistent un peu, malgré notre accueil pas toujours charitable et ne se contentent pas de laisser leurs enveloppes non timbrées - évidement -dans votre boite aux lettres hu hu hu .. rien que pour ça ! quand je verrai un curé frapper à ma porte pour me présenter l'enveloppe, je me dirai tiens, derrière des murs il y a peut-être pour eux des âmes qui sont plus importants que les sous.. ce temps là il n'est pas venu! les vaches laitières c'est tellement plus important pour eux !
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