Publié le 18 Juin 2014
spiritualite
Publié le 17 Juin 2014
splendide !
Publié le 16 Juin 2014
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Un document tourné en 1960 à Gruyères qui présente une vision traditionnelle du catholicisme dans le Sud fribourgeois, deux ans avant l'ouverture du Concile Vatican II. après,
mes huit ans !
" O banquet sacré
Dans lequel le Christ est reçu!
On y célèbre la mémoire de sa Passion,
L'âme est remplie de grâce,
Et le gage de la gloire future nous est donné, Alleluia "
" Puisque le Verbe dit: Ceci est mon corps, donnons notre assentiment; croyons et considérons-le de nos yeux spirituels.
Le Christ ne nous a pas donné seulement quelque chose de sensible, mais, sous le sensible, il nous adonné quelque chose de purement spirituel. Il en est ainsi pour le baptême; par le signe sensible, l'eau, nous est communiqué le don de la grâce. C'est donc quelque chose de spirituel qui se passe: la régénération, la rénovation.
Si tu étais sans corps, le Seigneur t'aurait donné les dons de la grâce sans voile et sans signes sensibles. Mais, comme ton âme est unie à un corps, il te communique ce qui est spirituel sous des signes sensibles. Beaucoup disent aujourd'hui: je voudrais voir son aspect, sa figure, ses habits, ses chaussures! Or, tu le vois, tu le touches, tu le manges lui-même. Tu désires voir ses vêtements et il te permet non seulement de le voir, mais même de le manger, de le toucher de le recevoir en toi. "
Saint Jean Chrysostome.
L'aliment qu'il nous sert est son corps immolé. Et dans la messe se trouve incluse l'oeuvre de la Rédemption.
Publié le 16 Juin 2014
C'est un fait. De partout on demande des chefs.
L'homme de notre temps connait toutes les souffrances.
Brisé dans des proportions gigantesques par la violence d'interminables luttes fratricides, déchiré par les séparations forcées de déplacements massifs, en proie aux mille désordres qu'entraînent l'anxiété, la misère et la haine,, abaissé par la veulerie et cette espèce de sombre désespoir où s'enfonce fatalement une humanité déçue de l'homme et lasse d'elle-même, notre pauvre monde fatigué aspire à être dominé, dirigé, élevé au-dessus de soi et par là délivré et rendu à soi-même.
Dans la mesure, en effet, où les foules sont assujetties à la force brutale, se trouve entravé le déploiement spontané des activités humaines: famille, travail, culture et jeu; d'instables et multiples décrets substituent une législation compliquée et tracassière à la Loi simple, tonique et raisonnable. En cette mesure, exactement, l'humanité en ses masses, d'autant plus avides de plaisirs qu'elles sont sevrées de joie, d'autant plus éprises de liberté qu'elles étouffent sous l'oppression ou la contrainte, éprouve le besoin d'être conduite, entraînée, soulevée par le don de tous, ou du moins par le dévouement des meilleurs et de vastes ensembles au service de la grande cause que personnifie le Chef, l'homme capable de faire l'unité parce qu'il incarne l'espérance commune.
C'est que les foules ont besoin de chefs - et non de dictateurs - comme elles ont besoin de paix, d'amour et de respect.
Ce sont là autant d'aspirations profondes et universelles, dont la profondeur est telle qu'elles sont souvent inconscientes, comme demeure invisible le fond des grandes eaux. Il arrive même qu'elles se traduisent par l'expression de désirs contraires. Mais, qui ne sait que l'amour le plus ardent, blessé à vif, trompé et désabusé, explose en aversion et en horreur violentes et qu'il n'est pire inversion, haine plus implacable que l'amour retourné?
L'universalité de ces sentiments est hors de conteste et la dureté des temps ne peut que la rendre plus manifeste. Ces aspirations sont, en effet, de tous les âges et de toutes les conditions, ainsi qu'il en va de tout ce qui tient aux entrailles même de la nature humaine.
Voilà pourquoi, plus les divisions s'accusent, plus la souffrance s'accroît, plus monte la haine, plus s'énervent les courages, et s'amollissent les caractères, plus profonds aussi et plus universels se font les besoins de concorde, de joie, d'amour et de grandeur, alors même que consciemment on ne désire plus rien de tout cela, alors même qu'on semble ne désirer plus rien du tout. Ne serait-ce pas pour avoir eu trop faim et avoir trop faim encore, qu'on se meurt de ne plus avoir d'appétit?
Naïf, qui penserait qu'il n'y a que les troupes guerrières qui demandent à être commandées, puis menées en ordre à la victoire, pour se reposer, enfin, dans l'honneur et la tranquillité de possessions méritées. Il y a tous les groupes humains en leurs tendances au bien qui les unit et les polarise, il y a chacun des hommes en ses inclinations les plus personnels à l'idéal qu'il poursuit; il y a l'homme en ses tendances instinctives au bien-être et au bonheur, tendances plus nécessaires que ne le sont les tendances élémentaires.
Au vrai, comme force de nature, comme individu autonome, comme membre d'un corps social, l'homme a vite fait l'expérience que la vie humaine en quête du bien, à la recherche du bonheur est un combat. Pour y goûter la paix et s'épanouir dans la joie de vivre, il ne faut point se laisser abattre mais vaincre les ennemis nombreux qui guettent les plus défavorisés, tout au long de leur carrière, soit qu'ils attaquent à découvert, soit qu'ils épient et tendent leurs pièges dans l'ombre qui les dissimule.
L'ennemi, pour l'homme le moins dégagé de l'animalité, c'est tout adversaire.
C'est cet autre homme qui, plus doué ou plus chanceux, vous dépasse et du coup paraît vous supplanter et vous faire concurrence. C'est en tout cas, la maladie et la souffrance qui, pour ne pas vous atteindre toujours effectivement, ne laissent pas d'apparaître possibles et sont toujours éventuelles. C'est la précarité des situations humaines les plus stables et, c'est pour tout consommer, le plus terrible des ennemis de l'homme en sa vie physique comme en sa vie d'affection: la mort, à qui nul n'échappe.
L'ennemi, pour l'homme le plus spiritualisé, ce sont encore tous les ennemis de la nature humaine, tout ce qui mord, corrode et brise la vie de l'homme en ses épanouissements radieux, depuis la santé du corps jusqu'à l'équilibre des puissances de l'âme, la haute élévation de l'esprit et du caractère; mais c'est avant tout, le mal moral.
C'est cette déchéance volontaire, ce refus à l'invitation et à l'amour de l'univers, de ses frères les hommes et du Père qui est aux cieux, dont on sait parfaitement qu'on est personnellement comptable.
C'est cette faute dont chacun sait bien que c'est son oeuvre, grâce à cette marque de propriété inaliénable, impartageable qui n'appartient qu'au péché. Car, pécher, c'est s'évader de la communion universelle en quittant la main paternelle de l'Amour divin.
" Mon péché est toujours contre moi", pleurait David.
R.P. Humbert Bouësse O.P.
Publié le 16 Juin 2014
ce n'est pas le Père Abbé, mais presque !
Ce dimanche, qui suit la Pentecôte, nous célébrons la Très Sainte Trinité.
Grâce à l’Esprit Saint, qui aide à comprendre les paroles de Jésus et guide vers la vérité complète (cf. Jn 14,26; 16,13), les croyants peuvent connaître, pour ainsi dire, l’intimité même de Dieu, en découvrant qu’il n’est pas une solitude infinie, mais une communion de lumière et d’amour, une vie donnée et reçue dans un dialogue éternel entre le Père et le Fils dans l’Esprit Saint, comme dit saint Augustin, Amant, Aimé et Amour.
Dans ce monde personne ne peut voir Dieu, mais lui-même s’est fait connaître de telle sorte que, avec l’apôtre saint Jean, nous pouvons affirmer : « Dieu est amour » (1 Jn 4,8,16), « nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous avons cru en lui » (Deus caritas est ; cf. 1 Jn 4,16). Celui qui rencontre le Christ et entre en relation d’amitié avec lui, accueille en son âme la communion trinitaire elle-même, conformément à la promesse de Jésus à ses apôtres : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure en lui » (Jn 14,23).
Tout l’univers, pour celui qui a la foi, parle de Dieu un et trine.
Des espaces interstellaires aux particules microscopiques, tout ce qui existe renvoie à un Être qui se communique dans la multiplicité et la variété des éléments, comme dans une immense symphonie. Tous les êtres sont ordonnés selon un dynamisme harmonieux, que nous pouvons analogiquement appeler « amour ».
Cependant, ce n’est que dans la personne humaine, libre et rationnelle, que ce dynamisme devient spirituel, devient amour responsable, comme réponse à Dieu et au prochain dans une offrande sincère de soi-même. Dans cet amour, l’être humain rencontre sa vérité et son bonheur. Parmi les différentes analogies du mystère ineffable de Dieu un et trine que les croyants peuvent entrevoir, je voudrais citer celle de la famille, laquelle est appelée à être une communion d’amour et de vie, en laquelle la diversité doit contribuer à former une « parabole de communion ».
La Vierge Marie, parmi toutes les créatures, est l’oeuvre maîtresse de la Très Sainte Trinité : dans son coeur humble et plein de foi, Dieu s’est préparé une demeure digne pour réaliser le mystère du salut. l’Amour divin a trouvé en elle une correspondance parfaite, et en son sein le Fils unique s’est fait homme.
Avec confiance filiale dirigeons-nous vers Marie, pour qu’avec son aide nous progressions dans l’amour et fassions de notre vie un chant de louange au Père par le Fils dans le Saint Esprit.
santa Maria Reina.
"le modernisme s'en est pris à ce dogme d'une manière aussi perfide qu'audacieuse. Père Hugon )
Publié le 15 Juin 2014
Publié le 15 Juin 2014
Publié le 14 Juin 2014
Les trois personnes divines, bien loin de rester inactives dans notre âme, l'embellissent, la transforment tout entière.
Elles renouvellent d'abord l'essence de l'âme par la grâce sanctifiante.
La grâce est une véritable déification qui nous communique les opérations de Dieu, les propriétés de Dieu, la nature de Dieu; oui, une participation de la nature divine, selon l'expression si pleine de saint Pierre: Divinae consortes naturae.
L'amour divin, toujours efficace, produit dans les créatures ce qu'il y chérit et Dieu, en nous aimant, dépose en nous une réalité divine, qui nous met à son niveau, et nous rend le digne objet de son affection, quelque chose de lui-même, un écoulement de sa vie. Mais si nous participons à la nature de Dieu, nous recevons, par là même, ses propriétés, ses opérations, nous pouvons dire que nous sommes de la race de Dieu: Dei, De Dieu, incomparable particule de noblesse que nous pouvons porter avec fierté!
On sait qu'il existe entre les causes, même naturelles, une merveilleuse subordination, un admirable enchaînement en vertu duquel elles se précèdent ou se suivent selon les divers genres de causalité. Dans l'ordre de la cause dispositive, la grâce est conçue avant l'habitation, qu'elle prépare et qui est son couronnement, comme dans l'amitié l'union de ressemblance prépare l'union des sentiments et l'union de la présence réelle; mais dans l'ordre de la causalité efficiente l'habitation précède, et les trois personnes sont là pour produire, soutenir et conserver la grâce.
Voilà donc la Trinité dans l'essence de l'âme juste, comme l'ami avec l'ami et l'époux avec l'épouse.
Les amis aiment à s'entretenir ensemble; le Saint-Esprit aussi nous fait entendre au fond du coeur cette voix silencieuse, dont les initiés connaissent les charmes, et, à notre tour, nous pouvons lui parler, et dès ici-bas, notre langage, notre manière de converser, d'agir et de vivre est déjà dans le ciel. C'est à cette idée que nous pouvons adapter la parole de l'Apôtre: Conversatio nostra in caelis est Philipp, III, 29 . Nous comprenons que notre existence se meuve dans le ciel, puisque le ciel, par cette ineffable habitation est déjà chez nous!
Au jour de l'affliction, l'ami console l'ami, sourit à ses pleurs, essuie ses larmes. Le Saint-Esprit, également, est le consolateur, l'avocat, Paracletus. Désolés, affligés, il ne nous est pas besoin d'aller bien loin pour trouver un consolateur; entrons un instant dans l'intime de notre âme, invoquons les trois personnes, elles sauront nous encourager, répondre à nos larmes et, s'il le faut, sourire à nos pleurs.
L'habitation de la Trinité est comparée encore à cette union des époux qui de deux existences n'en fait plus qu'une et dont la gloire consiste dans une chaste fécondité. Par la grâce nous ne faisons qu'un seul esprit avec le Seigneur: Qui adhaeret Domino unus spiritus est, I Cor VI, 17 , et cette union est toute féconde: ce sont les saintes pensées, les désirs surnaturels, le zèle des âmes, la conversion du monde, toutes ces oeuvres qui ont transformé la société antique et qui empêchent la nôtre de retomber à ce niveau où voudrait la réduire le paganisme renaissant.
L'épouse apporte une dot à son époux, ici c'est le contraire: le Saint-Esprit pare lui-même sa fiancée et lui donne pour dot ces richesses infuses, vertus, dons et fruits, qui sont la merveille du surnaturel.
En effet, après avoir embelli l'essence de l'âme, les personnes divines transfigurent nos facultés, l'intelligence et la volonté, par l'infusion des vertus théologales, des vertus cardinales, des dons du Saint-Esprit, et par une action surnaturelle, une touche divine constamment renouvelée.
Elles transfigurent notre volonté et nous font trouver dans tout ce qui nous arrive, peines ou joies, une saveur surnaturelle, en sorte que nous sommes toujours heureux de vouloir ce que Dieu veut et comme il le veut.
" Elles transfigurent notre intelligence et nous font contempler toutes choses avec les couleurs de l'éternité. Les savants du siècle ne voient dans les évènements de ce monde que le hasard ou de simples lois physiques ou morales; l'humble ignorant qui a la grâce y aperçoit la marche de Dieu.
D'une part, en effet, la Trinité est dans l'âme du juste; d'autre part, elle marque sa trace dans l'évènement qui s'accomplit: c'est le Seigneur, pour ainsi dire, qui est en présence de lui-même, c'est lui qui se reconnait dans les évènements, c'est lui qui dit dans la bouche du juste: Ecce Dominus transit, voici le Seigneur qui passe!
" Elles transfigurent même notre corps.
Il y a en effet, dans le corps des saints une beauté secrète, une sorte de majesté cachée qui se révèle parfois à l'heure de la mort.
(pas seulement à la mort, la rencontre de certaines personnes nous édifient tellement..et il émane d'elles la beauté de la grâce, ça c'est clair = expérience récente. )
Du moment que nous sommes les temples du Saint-Esprit, nous sommes marqués d'une onction sainte: la lumière du visage divin s'est projetée sur notre visage, nous sommes sacrés pour l'éternité.
La mort, tout en nous frappant, respectera le signe que nous portons. Jusque dans la corruption, il y aura dans nos membres comme une inscription invisible qui dira: Respectez cette poussière, c'est un immortel qui sommeille! Ces membres furent jadis le temple de la Trinité: ils sont destinés au royaume de la lumière, ils sont sacrés pour la résurrection de la gloire. "
rp HUGON op
Publié le 14 Juin 2014
Oeuvres en français du Père Juan González Arintero, o.p. (1860-1928)
Les malheureux que le dieu de ce siècle a aveuglés pour que ne resplendisse pas en eux l’illumination de l’Evangile de la gloire du Christ (2 Cor. 4,4), n’ont pas d’oreille pour entendre le témoignage pérenne de l’éternelle Vérité.
Ils n’ont pas davantage d’yeux pour voir les réalités divines qu’ils ont devant eux, ni même pour lire dans l’Histoire comment ce merveilleux organisme, qui s’appelle l’Eglise catholique, à la différence de tous ceux que nous connaissons, au lieu de périr dans les grandes crises, ou de sortir affaibli de ses épreuves, s’y rajeunit et y trouve de nouveaux éclats.
Il en est ainsi parce qu’elle s’y lave de la poussière terrestre et élimine les infiltrations du milieu hostile, toujours renouvelée, affinée, fortifiée et ornée de nouvelles splendeurs . Ainsi apparaît davantage – jusqu’au regard des anges eux-mêmes – la sagesse multiforme de Dieu qui a créé toutes choses et en a réservé les merveilles au développement de son Eglise (Eph. 3, 9-10).
Même ce qui y paraît être des symptômes de mort est un signe d’inextinguible « vitalité ».
Publié le 14 Juin 2014
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