Publié le 24 Décembre 2010
spiritualite
Publié le 20 Décembre 2010
Le petit Placide vous souhaite de bonnes
,
et saintes fêtes de
,
Noël 2010 .
dom Delatte

Publié le 19 Décembre 2010
Le sens chrétien, par une sorte d'intuition plus profonde que nos raisonnements, comprend et affirme que le Corps épousé par le Verbe devait être harmonieux, parfaitement beau.
Ce corps avait été organisé par miracle (saint Thomas III p., q 33); il avait fallu la vertu du Très Haut pour le former d'une vierge et au premier instant, car nous croyons qu'il a été dès le principe animé par l'âme raisonnable et uni au Verbe vivificateur.
Si Dieu intervient ainsi, c'est pour réaliser un chef-d'oeuvre: quand la toute puissance est inspirée et dirigée par l'amour, elle ne s'arrête pas à l'imparfait.
Si Dieu fit le corps du premier homme si parfait à cause du corps que le Verbe devait revêtir un jour, que sera maintenant ce corps même où le Verbe vient habiter? Si le premier Adam avait tant de charmes, que sera le nouvel Adam, idéal du premier.
Les autres corps sont beaux à cause de leur ressemblance avec leur modèle, le corps de Jésus sera beau, ineffablement beau, parce que le Verbe de Dieu, source de toute beauté, est sa raison d'être, son terme et sa fin.
Saint Thomas admire en Jésus la beauté de la forme divine, la beauté de la justice et de la vérité, la beauté de son commerce avec les hommes, enfin la beauté corporelle dans la mesure qui convenait à son état, pour lui attirer le respect et le rendre aimable du dehors.
Quelque chose de divin resplendissait en son visage et le faisait révérer de tout le monde.
St thom Comm. in Ps XLIV
...
Notre piété est bien en droit de contempler Jésus, même durant sa vie mortelle, comme le plus beau des enfants des hommes, mais d'une beauté sereine, purifiante, qui demande, pour être comprise entièrement, le regard d'une âme intérieure......
Jésus-Christ est l'homme nouveau, le représentant le plus achevé de l'humanité.
Quelles délices donc pour nous de voir un jour, au ciel, Jésus-Christ dans toute sa gloire, avec les charmes de son corps, de son âme, de sa divinité.
R.P. HUGON O.P
Publié le 19 Décembre 2010
L'Eglise ouvre aujourd'hui la série septenaire des jours qui précèdent la Vigile de Noël, et qui sont célébrées sous le nom de Féries majeures. L'office ordinaire de l'Avent prend plus de solennité; les antiennes des Psaumes, à Laudes et aux heures du jour, sont propres au temps et ont un rapport direct avec le Grand Avènement.
Tous les jours, à Vèpres, on chante une antienne solennelle qui est un cri vers le Messie, et dans laquelle on lui donne chaque jour quelqu'un des titres qui lui sont attribuées dans l'Ecriture.
Le témoignage ancien tout à fait catégorique concernant ces antiennes est fourni par Amalaire de Metz (780-850). Il atteste qu'elles sont d'origine romaine, qu'elles ont été introduites en Gaule dans le siècle précédent. C'est donc pendant les VIIème et le VIIIème siècles que ces pièces liturgiques ont pris naissance et se sont répandues, peut-être peu après saint Grégoire le Grand.
L'instant choisi pour faire entendre ce sublime appel à la charité du Fils de Dieu, dit dom Guéranger, est l'heure des Vèpres, parce que c'est sur le soir du monde, vergente mundi vespere, que le Messie est venu.
On les chante à Magnificat pour marquer que le Sauveur que nous attendons nous viendra par Marie.
...
Excita quaesumus Domine, déployez, s'il vous plaît, Seigneur, votre puissance et hâtez-vous de venir.
Ce n'est pas une grâce ordinaire que nous attendons: l'Incarnation est l'oeuvre par excellence, oeuvre immense, gigantesque, le chef-d'oeuvre, le Don qui les contient tous.
L'Eglise n'a qu'une supplication, qu'un cri d'espérance: venez et délivrez nous du péché.
Lui seul entrave l'expansion du règne du Christ qui approche. Unissons-nous à cette prière pressante de l'Eglise; et embrassons dans notre sollicitude toutes les nations infidèles, tous les pécheurs retenus dnas les liens du péché et toutes les âmes justes, toujours en lutte pour rester fidèles à Jésus-Christ.
dom Lambert Beauduin.
OSB
+
O Adonaï, chef du peuple d'Israël, toi qui es apparu à Moïse dans la flamme du buisson ardent et lui as donné la loi sur le Sinaï, viens nous racheter dans la force de ton bras.
les grandes étapes de l'alliance éternelle de la Rédemption:
- la vocation de Moïse, auquel le Seigneur révèle son vrai nom et renouvelle son Alliance: "Je suis Adonaï; je suis apparu à Abraham.. Mais sous mon nom d'Adonaï je ne mesuis pas fait connaître à eux.. Je vous prendrai pour mon peuple et je serai votre Dieu. (Exode VI,3-7)
- l'alliance figurative conclue au Sinaï
- l'alliance éternelle que Dieu se prépare à venir conclure par l'Incarnation.
« Avant la venue du Fils de Dieu en sa chair, commente Jacques de Voragine en s'inspirant de Saint Augustin, nous étions ignorants (1ère antienne) ou aveugles, passibles de peines éternelles (2e antienne), esclaves du diable (3e antienne), liés par la mauvaise coutume du péché (4e antienne), enveloppés de ténèbres (5e antienne) et exilés de la patrie pour en avoir été chassés (6e antienne). C’est pourquoi nous avons besoin d’un docteur (1ère), d’un rédempteur (2e antienne), d’un libérateur (3e antienne), d’un guide (4e antienne), d’un éclaireur (5e antienne), et d’un sauveur (6e et 7 antienne) »
La légende dorée, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 2004, pp.6-7
O Radix Jesse.
"Un rameau sortira de la tige de Jessé.. Sur lui reposera l'Esprit de Jahvé, Esprit de sagesse et d'intelligence.. Il jugera le faible avec justice.. du souffle de ses lèvres il tuera le méchant.. C'est lui que les nations chercheront et sa demeure sera glorieuse."

o Clavis David
O Fils de David, héritier de son trône et de sa puissance, vous parcourez dans votre marche triomphale une terre soumise à votre aïeul.. Le captif que vous êtes venu délivrer languit dans sa prison. Il est assis dans l'ombre de la mort et il y va périr, si vous ne venez promptement en ouvrir les portes avec votre Clef toute puissante. (d. Guéranger)
C'est cette antienne que le savant Alcuin (+804) mourant, répétait sans cesse avec le Magnificat dans sa cellule de l'abbaye Saint Martin de Tours d'une voix pleine d'allégresse.`
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O clef de David, sceptre de la maison d'Israël, toi
qui ouvres et nul ne peut fermer, qui fermes et nul ne
peut ouvrir;
viens et tire de la prison le captif qui est assis dans
les ténèbres et les ombres de la mort.
O Oriens
O Aurore, splendeur de la lumière éternelle,
soleil de justice!
viens et illumine ceux qui gisent dans
les ténèbres et l'ombre de la mort.
Il n'est pas de symbole plus expressif et plus souvent usité dans les Saints Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament pour nous représenter le Christ et son action dans le monde, que le soleil, qui pour tous les êtres est vie, lumière et chaleur; tandis que la région de la mort commence aux limites de son empire, Divin soleil, ne tardez pas à luire pour nous: éclairez-nous; réchauffez-nous, vivifiez-nous.
O Rex Gentium
O Roi des nations, objet de leurs désirs pierre angulaire qui réunis en toi les deux peuples, viens et sauve l'homme que tu as pétri du limon.
C'est pourquoi le Seigneur Jahvé dit:" j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée; pierre angulaire, d'un grand prix, solidement fondée; qui s'y fiera ne chancèllera pas.
(Isaïe XXVIII,16)
" Ô Roi des nations ! Vous approchez toujours plus de cette Bethléhem où vous devez naître. Le voyage tire à son terme, et votre auguste Mère, qu'un si doux fardeau console et fortifie, va sans cesse conversant avec vous par le chemin. Elle adore votre divine majesté, elle remercie votre miséricorde ; elle se réjouit d'avoir été choisie pour le sublime ministère de servir de Mère à un Dieu. Elle désire et elle appréhende tout à la fois le moment où enfin ses yeux vous contempleront. Comment pourra-t-elle vous rendre les services dignes de votre souveraine grandeur, elle qui s'estime la dernière des créatures ? Comment osera-t-elle vous élever dans ses bras, vous presser contre son cœur, vous allaiter à son sein mortel ? Et pourtant, quand elle vient à songer que l'heure approche où, sans cesser d'être son fils, vous sortirez d'elle et réclamerez tous les soins de sa tendresse, son cœur défaille et l'amour maternel se confondant avec l'amour qu'elle a pour son Dieu, elle est au moment d'expirer dans cette lutte trop inégale de la faible nature humaine contre les plus fortes et les plus puissantes de toutes les affections réunies dans un même cœur.
Mais vous la soutenez, Ô Désiré des nations ! Car vous voulez qu'elle arrive à ce terme bienheureux qui doit donner à la terre son Sauveur, et aux hommes la Pierre angulaire qui les réunira dans une seule famille. Soyez béni dans les merveilles de votre puissance et de votre bonté, Ô divin Roi ! Venez bientôt nous sauver, vous souvenant que l'homme vous est cher, puisque vous l'avez pétri de vos mains. Oh ! Venez, car votre œuvre est dégénérée ; elle est tombée dans la perdition ; la mort l’a envahie : reprenez-la dans vos mains puissantes, refaites-la ; sauvez-la; car vous l'aimez toujours, et vous ne rougissez pas de votre ouvrage."
Publié le 18 Décembre 2010
Publié le 12 Décembre 2010
Publié le 11 Décembre 2010
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"Désirer la vie éternelle de toute l’ardeur de son âme."
règle de st Benoît.
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Publié le 11 Décembre 2010
Publié le 11 Décembre 2010
Je vous le répète: Réjouissez-vous.
"Dans la bouche de l'Eglise, dit dom Guéranger, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l'ancien peuple: ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils.
Dès l'éternité, les prières de l'ancien peuple et celles de l'Eglise chrétienne unies ensemble ont été présentes à l'oreille de Dieu, et c'est après les avoir entendues et exaucées qu'il a envoyé en son temps sur la terre cette rosée bénie qui a fait germer le Sauveur."
Cette pensée, qui exigerait l'éternité de Dieu pour être comprise dans toute son ampleur, n'est qu'une application du grand dogme de la Communion des Saints, qui rattache tous les membres du Christ dans une mutuelle dépendance, se manifeste, s'entretient et se développe par une participation commune aux biens spirituels.
... Et elle mit au monde son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hotellerie. (Luc II,6,7)
Tel est l'évènement unique qui s'est accompli il y a deux mille ans et dont l'Eglise prépare l'anniversaire.
Cette foi que la liturgie réveille en nous n'est pas le simple assentiment de l'intelligence à une vérité, spécultative: c'est la complète donation de la raison, de la volonté, de tout l'homme à l'Evangile, c'est-à-dire à l'économie du salut dont Dieu est l'auteur et Jésus-Christ qui naît à Bethléem le héraut: foi qui nous conduit à la vie éternelle.
Les générations chrétiennes se relaient au pied de la crèche et prolongent l'adoration des bergers, les chants des anges, les offrandes des Mages, quelque chose de l'ineffable contemplation de Notre-Dame; bref tout ce tribut d'adorations, d'actions de grâces et d'amour que Jésus a trouvé à sa naissance et qu'il attend de nous qui sommes sauvés par l'ineffable mystère de son Incarnation.
O Dieu! qui avez illuminé cette très sainte nuit des splendeurs de la vraie lumière.
Vivre ce mystère dans la liturgie, c'est s'acquitter parfaitement chaque année de cet hommage que le Maître attend de son peuple,; c'est joindre sa voix à celles de toutes les générations chrétiennes dans ces actions de grâces officielles de l'Epouse du Christ.
C'est à nous, au même titre qu'aux bergers, que s'adresse l'invitation de l'ange:"Je vous annonce une grande nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie." (Luc, II,10)
Ce troisième dimanche de l'Avent Gaudete avec sa station à saint Pierre, étant le point culminant de cette montée joyeuse vers Bethléem.
dom Lambert Beauduin.
O.S.B
Nous sommes loin des sermons idéologiques de nos modernos ou progressouillards qui attendent que Christ revienne pour faire de ce monde un monde plus juste et plus humain , en attente encore d'un monde utopique et rêveur, communiste fraternel , où tout le monde se fait des bisous, et pour qui - comme si nous n'avions pas d'âme, de vie surnaturelle, de réalités surnaturelles, se convertir se résumerait seulement à changer notre regard sur l'autre et sur le monde !!! (ça existe encore !!! )
La vie chrétienne, ce n'est pas un monde futuriste, mais la réalité de la grâce vécue aujourd'hui, dans nos âmes, à travers les grands évènements liturgiques de la vie de l'Eglise.
avec l'Immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut.
Publié le 10 Décembre 2010
Jérusalem a été désolée,
,
Sion n'est plus qu'une solitude,
,
Nous sommes tous tombés comme les feuilles....
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