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Publié le 25 Novembre 2009






Dans le premier Avènement, dit saint Bernard au Sermon cinquième sur l'Avent, il vient en chair et infirmité; dans le second, il vient en esprit et en puissance; dans le troisième, il vient en gloire et en majesté ; et le second Avènement est le moyen par lequel on passe du premier au troisième. »

 

Tel est le mystère de l'Avent.


Ecoutons maintenant l'explication que Pierre de Blois va nous donner de cette triple visite du Christ, dans son sermon troisième de Adventu: « Il y a trois Avènements du Seigneur, le premier dans la chair, le second dans l'âme, le troisième par le jugement.

Le premier eut lieu au milieu de la nuit, suivant ces paroles de l'Evangile: Au milieu de la nuit un cri s'est fait entendre: Voici l'Epoux! Et ce premier Avènement est déjà passé : car le Christ a été vu sur la terre et a conversé avec les hommes. Nous sommes présentement dans le second Avènement: pourvu toutefois que nous soyons tels qu'il puisse ainsi venir à nous; car il a dit que si nous l'aimons, il viendra à nous et fera sa demeure en nous. Ce second Avènement est donc pour nous une chose mêlée d'incertitude; car quel autre que l'Esprit de Dieu connaît ceux qui sont à Dieu? Ceux que le désir des choses célestes ravit hors d'eux-mêmes, savent bien quand il vient; cependant, ils ne savent pas d'où il vient ni où il va.


Quant au troisième Avènement, il est très certain qu'il aura lieu ; très incertain quand il aura lieu: puisqu'il n'est rien de plus certain que la mort, et rien de plus incertain que le jour de la mort. Au moment où l’on parlera de paix et de sécurité, dit le Sage, c'est alors que la mort apparaîtra soudain, comme les douleurs de l'enfantement au sein de la femme, et nul ne pourra fuir.


Le premier Avènement lut donc humble et caché, le second est mystérieux et plein d'amour, le troisième sera éclatant et terrible. Dans son premier Avènement, le Christ a été jugé par les hommes avec injustice; dans le second, il nous rend justes par sa grâce; dans le dernier, il jugera toutes choses avec équité: Agneau dans le premier Avènement, Lion dans le dernier, Ami plein de tendresse dans le second .

 

dom Guéranger.





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Publié le 25 Novembre 2009



Le sel est un aliment indispensable à la vie. Connu sous le nom chimique de chlorure de sodium, il maintient l’eau à l’intérieur des cellules de notre organisme. Les besoins en sel ont varié au cours du temps. Quand le régime alimentaire des hommes préhistoriques était essentiellement carné, les besoins en sel étaient largement assurés ; mais quand, au Néolithique, l’homme est devenu éleveur et agriculteur, les besoins en sel sont devenus plus importants tant pour l’alimentation humaine, que pour celle des troupeaux. La recherche en sel est alors devenue primordiale.

 

Deux sortes de sel

 

Il existe deux sources principales de sel dans la nature : le sel de mer et le sel gemme ou sel de terre, qui est un sel fossile, témoin de l’évaporation des mers anciennes à l’origine de lagunes salines. Il existe dans de nombreux pays, comme en France dans le Jura, en Allemagne dans la région de Halle et en Autriche dans la région de Salzbourg, des sources salines qui ont été repérées depuis très longtemps : le site éponyme de la civilisation celte en Haute-Autriche, Hallstatt, est une mine de sel exploitée dans le premier âge du fer, vers 700 ans avant notre ère. Il existe de nombreuses autres sources de sel de terre dans le monde, comme les lacs salés asséchés du Sahara, ou les déserts salé d’Atacamara au Chili, ou les salines précolombiennes de Maras, au Pérou, près de Cuzco, exploitées depuis plus de 4000 ans. Les modes de récolte du sel varient selon les climats : pour le sel de terre, l’évaporation naturelle du sel par le soleil est la règle dans les pays tropicaux et même en Castille. Dans les pays d’Europe du Nord, on injectait de l’eau pour dissoudre le sel gemme et on le chauffait dans des poêles géantes que l’on alimentait avec du bois, puis plus tard avec du charbon, ce qui a concouru à la fois à des déboisements importants, puis à des plantations de bois de chauffe. Le sel de mer était soit évaporé au soleil, comme encore de nos jours dans les marais salants de Guérande (où l’on recueille le sel de plus grande qualité, la fleur de sel) ou à Aigues-Mortes dans les salines du midi, soit dans les pays humides et froids comme l’Essex , la Zélande ou la Normandie, chauffé comme pour le sel gemme. Dans les pays chauds et humides, comme le Golfe de Guinée en Afrique, on brûlait des herbes pour en extraire le sel.

 

Le sel dans la religion

Le sel a eu dans de nombreuses religions une valeur sacramentelle. Dans la Bible, dans la Genèse, lors de la destruction de Sodome et de Gomorrhe, « la femme de Lot regarda en arrière et elle devint une statue de sel ». Dans l’évangile de Marc, le Christ dit « vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? ». Chez les Grecs, le sel était considéré comme un don de Poséidon, et les Romains épandirent du sel sur les ruines de Carthage pour que la menace carthaginoise soit éliminée à jamais, avant de reconstruire une ville romaine à son emplacement ! Dans l’hagiographie chrétienne, Judas est souvent identifié sur les tableaux de la Cène par une salière renversée. D’ailleurs le sel est resté longtemps, un moyen de conjurer le mauvais sort.

N I C A I S E

 

 

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Publié le 25 Novembre 2009





""nous avons besoin des espérances – des plus petites ou des plus grandes – qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin. Mais sans la grande espérance, qui doit dépasser tout le reste, elles ne suffisent pas. Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre."

Benoît XVI
Spe Salvi


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Publié le 24 Novembre 2009



ROME, Lundi 23 novembre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI ouvrira le temps liturgique de l'Avent, samedi prochain à Saint-Pierre.

 

Le pape présidera, selon son habitude, samedi prochain, 28 novembre, en la basilique vaticane, la célébration des premières vêpres du 1er dimanche de l'Avent.

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Publié le 23 Novembre 2009

 

 

André Van Beek

 

 

ROME, Lundi 23 novembre 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a adressé aux artistes qu'il a rencontrés ce samedi en la Chapelle Sixtine. Cette rencontre intervient dix ans après la Lettre de Jean-Paul II aux artistes, du 4 avril 1999, et 45 ans après la rencontre de Paul VI avec les artistes, le 7 mai 1964, en la chapelle Sixtine également.

  (la raison d'être du petit Placide et de ma chaîne youtube ! !)


 

Chers amis, laissons ces fresques nous parler aujourd'hui, en nous attirant vers le but ultime de l'histoire humaine. Le Jugement dernier, qui trône derrière moi, rappelle que l'histoire de l'humanité est mouvement et ascension, qu'elle est une tension inépuisable vers la plénitude, vers le bonheur ultime, vers un horizon qui dépasse toujours le présent alors qu'il le traverse. Cependant, dans son caractère dramatique, cette fresque place également devant nos yeux le danger de la chute définitive de l'homme, une menace qui pèse sur l'humanité lorsqu'elle se laisse séduire par les forces du mal.


La fresque lance cependant un cri prophétique puissant contre le mal ; contre toute forme d'injustice. Mais pour les croyants, le Christ ressuscité est le Chemin, la Vérité et la Vie. Pour celui qui le suit fidèlement, il est la Porte qui introduit à ce « face à face », à cette vision de Dieu dont naît sans aucune limite le bonheur plein et définitif.

Michel-Ange offre ainsi à notre vision l'Alpha et l'Omega, le Principe et la Fin de l'histoire, et il nous invite à parcourir avec joie, courage et espérance l'itinéraire de la vie.


La beauté dramatique de la peinture de Michel-Ange, avec ses couleurs et ses formes, se fait donc annonce d'espérance, invitation puissante à élever le regard vers l'horizon ultime. Le lien profond entre beauté et espérance constituait également le noyau essentiel du suggestif Message que Paul VI adressa aux artistes, lors de la clôture du Concile œcuménique Vatican II, le 8 décembre 1965 : « A vous tous, proclama-t-il solennellement - l'Eglise du Concile dit à travers Notre voix : si vous êtes les amis de l'art véritable, vous êtes Nos amis ! » (Enchiridion Vaticanum, 1, p. 305). Et il ajouta : « Ce monde dans lequel Nous vivons a besoin de beauté pour ne pas sombrer dans le désespoir. La beauté, comme la vérité, est ce qui apporte la joie au cœur des hommes, elle est ce fruit précieux qui résiste à l'usure du temps, qui unit les générations et les fait communiquer dans l'admiration. Et cela grâce à vos mains... Rappelez-vous que vous êtes les gardiens de la beauté de notre monde » (ibid.).

 

Le moment actuel est malheureusement marqué, non seulement par des phénomènes négatifs au niveau social et économique, mais aussi par un affaiblissement de l'espérance, par un certain manque de confiance dans les relations humaines, c'est la raison pour laquelle augmentent les signes de résignation, d'agressivité, de désespoir. 


Ensuite, le monde dans lequel nous vivons risque de changer de visage à cause de l'œuvre, pas toujours sage, de l'homme qui, au lieu d'en cultiver la beauté, exploite sans conscience les ressources de la planète au bénéfice d'un petit nombre et qui souvent en défigure les merveilles naturelles.

Qu'est-ce qui peut redonner l'enthousiasme et la confiance, qu'est-ce qui peut encourager l'âme humaine à retrouver le chemin, à lever le regard vers l'horizon, à rêver d'une vie digne de sa vocation sinon la beauté ?

Chers artistes, vous savez bien que l'expérience du beau, du beau authentique, pas éphémère ni superficiel, n'est pas quelque chose d'accessoire ou de secondaire dans la recherche du sens et du bonheur, car cette expérience n'éloigne pas de la réalité, mais, au contraire, elle mène à une confrontation étroite avec le vécu quotidien, pour le libérer de l'obscurité et le transfigurer, pour le rendre lumineux, beau.

 

Une fonction essentielle de la véritable beauté, en effet, déjà évidente chez Platon, consiste à donner à l'homme une « secousse » salutaire, qui le fait sortir de lui-même, l'arrache à la résignation, au compromis avec le quotidien, le fait souffrir aussi, comme un dard qui blesse, mais précisément ainsi le « réveille », en lui ouvrant à nouveau les yeux du cœur et de l'esprit, en lui donnant des ailes, en le poussant vers le haut.


L'expression de Dostoïevski que je vais citer est sans aucun doute hardie et paradoxale, mais elle invite à réfléchir : « L'humanité peut vivre - dit-il - sans la science, elle peut vivre sans pain, mais il n'y a que sans la beauté qu'elle ne pourrait plus vivre, car il n'y aurait plus rien à faire au monde. Tout le secret est là, toute l'histoire est là ». Le peintre Georges Braque lui fait écho : « L'art est fait pour troubler, alors que la science rassure ». La beauté frappe, mais précisément ainsi elle rappelle l'homme à son destin ultime, elle le remet en marche, elle le remplit à nouveau d'espérance, elle lui donne le courage de vivre jusqu'au bout le don unique de l'existence. La recherche de la beauté dont je parle ne consiste bien évidemment en aucune fuite dans l'irrationnel ou dans le pur esthétisme.

 

Mais trop souvent la beauté qui est publicisée est illusoire et mensongère, superficielle et éblouissante jusqu'à l'étourdissement et, au lieu de faire sortir les hommes d'eux-mêmes et de les ouvrir à des horizons de véritable liberté, en les attirant vers le haut, elle les emprisonne en eux-mêmes et les rend encore plus esclaves, privés d'espérance et de joie.


Il s'agit d'une beauté séduisante mais hypocrite, qui réveille le désir, la volonté de pouvoir, de possession, de domination sur l'autre et qui se transforme, bien vite, en son contraire, assumant les visages de l'obscénité, de la transgression ou de la provocation pour elle-même.


En revanche, la beauté authentique ouvre le cœur humain à la nostalgie, au désir profond de connaître, d'aimer, d'aller vers l'Autre, vers ce qui est Au-delà de soi.


Si nous laissons la beauté nous toucher profondément, nous blesser, nous ouvrir les yeux, alors nous redécouvrons la joie de la vision, de la capacité de saisir le sens profond de notre existence, le Mystère dont nous faisons partie et auquel nous pouvons puiser la plénitude, le bonheur, la passion de l'engagement quotidien.


Jean-Paul II, dans la Lettre aux Artistes, cite, à ce propos, ces vers d'un poète polonais, Cyprian Norwid : « La beauté est pour susciter l'enthousiasme dans le travail, / le travail est pour renaître » (n. 3). Et plus avant il ajoute : « Parce qu'il est recherche de la beauté, fruit d'une imagination qui va au-delà du quotidien, l'art est, par nature, une sorte d'appel au Mystère. Même lorsqu'il scrute les plus obscures profondeurs de l'âme ou les plus bouleversants aspects du mal, l'artiste se fait en quelque sorte la voix de l'attente universelle d'une rédemption » (n. 10). Et dans sa conclusion, il affirme : « La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance » (n. 16).

 

Ces dernières expressions nous poussent à accomplir un pas en avant dans notre réflexion.


La beauté, de celle qui se manifeste dans l'univers et dans la nature à celle qui s'exprime à travers les créations artistiques, précisément en raison de sa capacité caractéristique d'ouvrir et d'élargir les horizons de la conscience humaine, de la renvoyer au-delà d'elle-même, de se pencher sur l'abîme de l'Infini, peut devenir une voie vers le Transcendant, vers le Mystère ultime, vers Dieu.

 

L'art, dans toutes ses expressions, au moment où il se confronte avec les grandes interrogations de l'existence, peut assumer une valeur religieuse et se transformer en un parcours de profonde réflexion intérieure et de spiritualité. Cette affinité, cette harmonie entre parcours de foi et itinéraire artistique est attestée par un nombre incalculable d'œuvres d'art qui ont pour protagonistes les personnages, les histoires, les symboles de cet immense dépôt de « figures » - au sens large - qu'est la Bible, l'Ecriture Sainte. Les grands récits bibliques, les thèmes, les images, les paraboles ont inspiré d'innombrables chefs-d'œuvre dans tous les domaines des arts, de même qu'ils ont parlé au cœur de chaque génération de croyants à travers les œuvres de l'artisanat et de l'art local, tout aussi éloquentes et captivantes.

 

On parle, à ce propos, d'une via pulchritudinis, une voie de la beauté qui constitue dans le même temps un parcours artistique, esthétique, et un itinéraire de foi, de recherche théologique. Le théologien Hans Urs von Balthasar ouvre sa grande œuvre, intitulée Gloire. Une esthétique théologique, par ces lignes suggestives : « Notre parole initiale s'appelle beauté.


La beauté est la dernière parole que l'intellect pensant peut oser prononcer, car celle-ci ne fait que couronner, comme une auréole de splendeur insaisissable, le double astre du vrai et du bien et leur relation indissoluble ». Il observe ensuite : « Elle est la beauté désintéressée sans laquelle il était impossible de comprendre le vieux monde, mais qui a pris congé sur la pointe des pieds du monde moderne des intérêts, pour l'abandonner à sa cupidité et à sa tristesse. Elle est la beauté qui n'est plus aimée ni sauvegardée, pas même par la religion ». Et il conclut : « De celui qui, à son nom, plisse ses lèvres dans un sourire, la jugeant comme le bibelot exotique d'un passé bourgeois, de celui-ci, on peut être sûr que - secrètement ou ouvertement - il n'est plus capable de prier et, bientôt, plus capable d'aimer ». La voie de la beauté nous conduit donc à saisir le Tout dans le fragment, l'infini dans le fini, Dieu dans l'histoire de l'humanité. Simone Weil écrivait à ce propos : « Dans tout ce qui suscite en nous le sentiment pur et authentique de la beauté, il y a réellement la présence de Dieu. Il y a presque une incarnation de Dieu dans le monde, dont la beauté est le signe. La beauté est la preuve expérimentale que l'incarnation est possible.

C'est pourquoi chaque art de premier ordre est, par essence, religieux ». L'affirmation de Hermann Hesse est encore plus incisive : « L'art signifie : montrer Dieu en chaque chose ». En faisant écho aux paroles du pape Paul VI, le serviteur de Dieu Jean-Paul II a réaffirmé le désir de l'Eglise de renouveler le dialogue et la collaboration avec les artistes : « Pour transmettre le message qui lui a été confié par le Christ, l'Eglise a besoin de l'art » (Lettre aux Artistes, n. 12) ; mais il demandait immédiatement après : « L'art a-t-il besoin de l'Eglise ? », invitant ainsi les artistes à retrouver dans l'expérience religieuse, dans la révélation chrétienne et dans le « grand codex » qu'est la Bible une source d'inspiration renouvelée et motivée.

 

Chers artistes, m'approchant de la conclusion, je voudrais adresser moi aussi, comme le fit déjà mon prédécesseur, un appel cordial, amical et passionné. Vous êtes les gardiens de la beauté ; vous avez, grâce à votre talent, la possibilité de parler au cœur de l'humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d'élargir les horizons de la connaissance et de l'engagement humain. Soyez donc reconnaissants des dons reçus et pleinement conscients de la grande responsabilité de communiquer la beauté, de faire communiquer dans la beauté et à travers la beauté ! Soyez vous aussi, à travers votre art, des annonciateurs et des témoins d'espérance pour l'humanité ! Et n'ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l'histoire, vers la Beauté infinie ! La foi n'ôte rien à votre génie, à votre art, au contraire elle les exalte et les nourrit, elle les encourage à franchir le seuil et à contempler avec des yeux fascinés et émus le but ultime et définitif, le soleil sans crépuscule qui illumine et embellit le présent.

 

Saint Augustin, chantre amoureux de la beauté, en réfléchissant sur le destin ultime de l'homme et presque en commentant ante litteram la scène du Jugement que vous avez aujourd'hui devant les yeux, écrivait ainsi

: « Nous jouirons donc d'une vision, ô frères, jamais contemplée par les yeux, jamais entendue par les oreilles, jamais imaginée par la fantaisie : une vision qui dépasse toutes les beautés terrestres, celle de l'or, de l'argent, des bois et des champs, de la mer et du ciel, du soleil et de la lune, des étoiles et des anges ; la raison est la suivante : celle-ci est la source de toute autre beauté »


(In Ep. Jo. Tr. 4,5 : PL 35, 2008). Je souhaite à vous tous, chers artistes, d'emporter dans vos yeux, dans vos mains, dans votre cœur cette vision, pour qu'elle vous donne la joie et inspire toujours vos belles œuvres. Alors que je vous bénis de tout cœur, je vous salue, comme le fit déjà Paul VI, avec un seul mot : au revoir !

 

A l'issue de son discours, le Saint-Père s'adressait aux artistes dans différentes langues. Aux artistes de langue française il a dit :

 

Je suis heureux de saluer tous les artistes présents. Chers amis, je vous encourage à découvrir et à exprimer toujours mieux, à travers la beauté de vos œuvres, le mystère de Dieu et le mystère de l'homme. Que Dieu vous bénisse !

 

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice du Vatican

 

Traduction française : Zenit

 

 

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Publié le 23 Novembre 2009




Le "trentain grégorien" ou la "bonne mort"

 

Il est de plus en plus question de nos jours de "réussir sa mort", c'est-à-dire de mourir dans des conditions jugées dignes. Cela camoufle parfois le faux "droit" à l'euthanasie, sur lequel j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer.

Nul ne peut mieux "mourir dans la dignité" que celui qui quitte ce monde dans l'amitié de Dieu. Cependant, nul n'est assuré d'avoir l'âme suffisamment purifiée qu'il puisse entrer directement dans la gloire et la vision de Dieu au ciel. C'est pourquoi l'Église recommande d'offrir des "suffrages" pour le repos éternel de l'âme des défunts.


Les suffrages, du latin suffragium, "recommandation", étaient jadis les "antiennes, oraisons et versets de l'office commémoratif d'un saint, au jour de sa célébration". De nos jours, ce sont les "prières et actes du culte, ayant une valeur satisfactoire en faveur des fidèles défunts, les âmes du purgatoire. Ce peut être la célébration de la messe, messes gérégoriennes ou trentain, pour laquelle le demandeur verse une offrande. Par le biais des suffrages s'opère la réversibilité des mérites, ou attribution des mérites de l'un à l'autre, qui participe à la communion des saints" .


L'entrée au ciel, c'est-à-dire dans un état de bonheur parfait et définitif, est une affaire si importante, que l'Église la favorise par de nombreux moyens. Je me limiterai aujourd'hui à parler du trentain évoqué ci-dessus. Il faut savoir à ce propos, que le pape Grégoire le Grand (590-604) aurait obtenu d'une révélation de Dieu la promesse que grâce au trentain l'âme serait délivrée du purgatoire et admise au paradis. L'on rapporte, en effet, que, se lamentant de ne plus pouvoir rien faire après sa mort pour les âmes du purgatoire envers lesquelles il brûlait d'un zèle ardent, il eut la révélation de l'efficacité du trentain. Notre Seigneur lui dit ceci : "Mon ami, je veux bien accorder en ta faveur un privilège unique, c'est que toute âme du purgatoire pour laquelle seront offertes trente messes en ton honneur sans interruption sera immédiatement délivrée, quelle que fût sa dette envers moi, et plus que cela, je n'attendrai pas que les messes soient célébrées, mais je délivrerai l'âme aussitôt l'offrande versée pour elle". D'où le nom de "messes grégoriennes" ou de "trentain grégorien" donné à ces suffrages.


Il est donc tout particulièrement important d'y être attentif au moment du décès d'un être cher et, pourquoi pas, de prendre ses dispositions pour que les messes grégoriennes soient dites pour nous à notre décès.


N'hésitons pas non plus à rendre aux autres le grand service de leur faire connaître l'existence du trentain !

 

dominique le tourneau




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Publié le 20 Novembre 2009



Le Christ triomphant déploie
Son glorieux étendard;
Nations, venez, suppliantes,
Applaudissez au Roi des rois.

Il n'a pas soumis les royaumes
par force, combats, ou par crainte.
Elevé sur son haut gibet,
Il a tout attiré par l'amour.


(1ères Vèpres)

"Ne rien préférer à l'amour du Christ"
Prefer Nothing to the Love of Christ'
Nothing Can Separate Us from the Love of Christ.





Dignus est Agnus qui occísus est, accípere virtútem, et divinitátem et sapiéntiam, et fortitúdinen, et honórem. Ipsi glória et impériun in sæcula sæculórum.


La liturgie  met en relief l’histoire, la nature et l’extension de la dignité royale du Christ. Le roi messianique est considéré dans la perspective prophétique de l’exercice de ses fonctions, l’étendue et l’affirmation de ses prérogatives royales jusqu’à la fin des temps.


Sur le plan divin, le Christ est le point de convergence de toute l’histoire du salut qui est programmée et gouvernée de sorte que les innombrables courants qui la traversent, mettent en évidence qu’il est le Messie. En lui nous trouvons la raison ultime de notre devenir. " Je suis l’Alpha et l’Oméga, dit le Seigneur, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant " (Apoc.). Voilà le point central de notre foi et de notre espérance Selon l’enseignement de saint Paul, le Christ récapitule toutes choses (Ep 1, 10) : les réalités célestes, terrestres - humaine et infra-humaine - " Car c’est en lui que toutes choses ont été créées ; tout a été créé par lui et pour lui " (Col 1, 16). L’idée que le Christ est le but final des temps et des cycles historiques est bien exprimée par la célébration festive de sa suprématie, au terme de l’année liturgique. En commémorant les mystères salvifiques du Christ, elle a comme couronnement le triomphe final de l’Homme-Dieu, sans négliger pour autant le point culminant qui est Pâques.

 

Aussi, c’est sur la triple acclamation en l’honneur du Christ, dans la deuxième lecture, tirée de l’Apocalypse, que nous nous arrêterons aujourd’hui pour comprendre l’enseignement présenté par la liturgie de ce dimanche. Le premier titre de Jésus est " le Témoin fidèle ". En Is 55, 4, le mot ’témoin’ désigne le Messie. En Ps 89, 38, le Messie est comparé à un " témoin fidèle dans le ciel ". C’est dans sa mort que Jésus s’est manifesté " témoin fidèle ". La croix révèle Jésus comme témoin fidèle, il nous a libérés du péché par son sang. Par sa résurrection, Jésus est devenu " le premier-né d’entre les morts ". Par sa glorification, Jésus est devenu " le souverain des rois de la terre ", il est donc " le seul Seigneur ". Cette acclamation en l’honneur du Christ est suivie d’une célébration de son oeuvre où sa royauté n’a pas de limite. " Il nous aime " ; il n’y a pas d’expression semblable dans tout le Nouveau Testament. Saint Paul dit bien : " Je vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé ! " (Ga 2, 20) ou encore : " Suivez la voie de l’amour, à l’exemple du Christ qui nous a aimés et s’est livré pour nous " (Ep. 3, 2) ; nulle part ailleurs, il n’ y a le présent. Ce présent nous montre que le Christ nous aime aujourd’hui. " Il nous a délivrés de nos péchés par son sang, et il a fait de nous le royaume et les prêtres de Dieu et de la terre. ". C’est évidemment une allusion à la sortie d’Egypte du peuple élu doté de la dignité royale sacerdotale. Lors de cette première Rédemption pascale, le sang de l’agneau était le signe de la libération qui faisait des Hébreux le peuple de Dieu (Ex. 19, 6). Ainsi les chrétiens sont le véritable peuple de Dieu, associés en cette histoire prophétique, à la royauté et au sacerdoce du Christ. Le peuple de Dieu de l’Ancien Testament était un royaume par son appartenance au Roi de l’univers. Il était un royaume de prêtres, car il devait servir d’intermédiaire entre Dieu et les nations. Baptisés dans le Christ, nous sommes un royaume parce que le Christ règne sur nous et surtout parce que nous participons à sa royauté. Nous participons à sa fonction sacerdotale si nous acceptons de donner, de sacrifier notre vie avec le Christ pour n’adorer que le Père.

 

 

Réjouissons nous, soyons donc dans la joie et l’action de grâce, célébrons la fête du Christ Roi, le crucifié, l’agneau immolé, celui qui nous aime, qui reviendra dans la gloire. oeuvrons à l’avènement de son règne " sur la terre comme au ciel ". La question qui se pose c’est de se demander " quand ?" Nous n’en savons rien. Jésus nous dit que c’est le secret du Père. Frères et soeurs, en vérité le Seigneur est déjà là : " Voici je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. " (Ap 3, 20). Ouvrons notre coeur à l’amour généreux de Dieu afin d’être assez vigilants pour l’entendre frapper à notre porte, aujourd’hui et chaque jour de notre vie par sa Parole, par ses sacrements, et par sa grâce.

 

 

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  all my Friendship benedictine to Petar . Viva el Cristo Rey!

 

 


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Publié le 20 Novembre 2009








National Child Day 2009
with the pope Benedict.



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Publié le 20 Novembre 2009

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Publié le 20 Novembre 2009



Depuis le mois d’octobre, un monastère de « Moniales Carmélites Déchaussées », Notre-Dame de la Rencontre, s’est établi à Simacourbe, dans le nord-est du Béarn, où jusqu’à présent, la vie contemplative n’était guère implantée.

 Le 31 octobre dernier, Mgr Marc Aillet présidait, en l’église Saint-Pierre-es-lien de Simacourbe, la Messe de profession solennelle de Sœur Blandine-Marie du Cœur Eucharistique de Jésus, à laquelle de nombreux habitants de Simacourbe et des environs ont participé, avant de faire la connaissance des dix moniales à l’occasion d’un pot de bienvenu qui était organisé dans le parc du Monastère…

 Le décret d’accueil du monastère de moniales Carmélites Déchaussées "Notre Dame de la rencontre" à Simacourbe

 dewplayer:http://www.diocese-bayonne.org/IMG/mp3/Homelie_Mgr_Aillet_Simacourbe.mp3&

merci Monseigneur Aillet .

 

Diocèse de Bayonne link

 

 


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