spiritualite

Publié le 17 Octobre 2009

 

 

« Il ne faut pas se dissimuler que des crises violentes accompagnent (la vie de l’Eglise).


Ne les prendrions nous pas en compte qu’elles se chargeraient elles-mêmes de se rappeler à nous avec violence. Elles sont provoquées par de nombreux égarements, de nombreux éléments humains qui ne sont pas selon le Christ et qui, constituant autant de systèmes extravagants, s’écartent du juste milieu de la vertu. Ces systèmes peuvent être ainsi catégorisés : l’intellectualisme idéaliste, qui oublie le réel ; le pragmatisme, ou positivisme, qui se borne à l’expérience de la vie pratique ou à ce qui entre dans le champ de la vie sensible ; le spéculativisme, fasciné à l’excès par la raison raisonnante ; et le sentimentalisme, qui ne s’attache qu’aux émotions, aux intuitions ou aux impulsions du cœur. D’autres systèmes peuvent y être rattachés, comme autant d’effets complexes. Ainsi du traditionalisme pharisaïque. Ce quiétisme paresseux, qui résiste à ce que soit expurgé l’ancien ferment, empêche les rénovations spirituelles nécessaires et tend à l’immobilisme et à la momification. C’est pourquoi il mérite bien le nom “d’adanisme” ou de fossilisme. Ainsi, encore, de l’audacieux modernisme, innovateur et destructeur. Sous prétexte de renouveler ce qui est ancien et de ne pas manquer les avancées de la modernité, il cherche à rompre les liens de la tradition légitime, pour se laisser emporter par le vent de la mode et de toutes sortes de fantaisies humaines.

 

 

« L’Eglise, pourtant, malgré les crises, suit un juste milieu et rejette également tous les extrêmes vicieux, pérenne incarnation du Verbe de vie, venue dans le monde pour être notre véritable lumière, et notre unique chemin. Elle est, en effet, la gloire du Christ, ou le Christ-Jésus lui-même, perpétué sur la terre à travers les siècles pour dire à tous les hommes les paroles de vie éternelle nécessaires à chacun.


Elle est ainsi elle-même, à sa manière, verbe de vie, d’une vie qui est lumière des hommes, pour illuminer tout homme qui vient en ce monde, et rendre tout l’homme parfait dans le Christ (Col. 1,28). Tout l’homme, et pas seulement son cœur ou son entendement. Parce qu’elle ne vit pas, et elle ne fait pas vivre seulement de simples sentiments, moins encore d’abstractions, mais de paroles de vie que les yeux du cœur, illuminés, perçoivent et sentent comme des réalités puissantes et éternelles (Eph. 1,18).


Elle vit pour rendre témoignage à la Vérité. Cette Vérité, dont elle témoigne en la possédant et en la montrant, est une vérité concrète, pleine de vie, de splendeur et d’enchantements, capable de rassasier pleinement les intelligences et les cœurs, desquels elle fait jaillir continuellement des sentiments et des pensées ineffables de vie éternelle.


Celui qui, en vérité, suit celui qui est la Lumière du monde, ne marchera dans les ténèbres ni par l’intelligence ni par le cœur. En toutes choses il aura une lumière vitale (Jn 4,14 ; 8, 12, 15, 26 ; 17,22). »

 

R.P. J.-G. Arintero O.P.

 


 

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Publié le 16 Octobre 2009




Non ! dans ce noir chaos, dans ce vide sans terme,
Mon âme sent en elle un point d'appui plus ferme,
La conscience ! instinct d'une autre vérité,
Qui guide par sa force et non par sa clarté,
Comme on guide l'aveugle en sa sombre carrière,
Par la voix, par la main, et non par la lumière.


Noble instinct ! conscience ! ô vérité du cœur !
D'un astre encor voilé prophétique chaleur !
Tu m'annonces toi seule en tes mille langages
Quelque chose qui luit derrière ces nuages !
Dans quelque obscurité que tu plonges mes pas ,
Même au fond de ma nuit tu ne t'égares pas !


Quand ma raison s'éteint, ton flambeau luit encore !
Tu dis ce qu'elle tait, tu sais ce qu'elle ignore ;
Quand je n'espère plus , l'espérance est ta voix ;
Quand je ne crois plus rien, tu parles et je crois !


Et ma main hardiment brise et jette loin d'elle
La coupe des plaisirs, et la coupe mortelle ;
Et mon âme qui veut vivre et souffrir encor,
Reprend vers la lumière un généreux essor,
Et se fait dans l'abime où la douleur la noie


De l'excès de sa peine une secrète joie ;
Comme le voyageur parti dès le matin,
Qui ne voit pas encor le terme du chemin,
Trouve le ciel brûlant, le jour long , le sol rude,
Mais fier de ses sueurs et de sa lassitude,
Dit en voyant grandir les ombres des cyprès :
J'ai marché si long-temps que je dois être près !


Alors, semblable à l'ange envoyé du Très-Haut
Qui vint sur son fumier prendre Job en défaut,
Et qui, trouvant sou cœur plus fort que ses murmures,
Versa l'huile du ciel sur ses mille blessures ;

Le souvenir de Dieu descend, et vient à moi,
 Murmure à mon oreille, et me dit : Lève-toi! 


Lamartine.



Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d’impôts, et c’était quelqu’un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n’y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella : « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »

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Publié le 14 Octobre 2009



ste Thérèse d'Avila: la vie a du sens.



Je suis vôtre ; pour vous je suis née,
Que voulez-vous faire de moi ?
Souveraine Majesté,
Éternelle Sagesse,
Bonté qui vous répandez sur mon âme,
Dieu, Souveraineté, Être unique, Miséricorde,
Voyez combien est vil l'être
Qui aujourd'hui proclame votre amour en ces termes :
Que voulez-vous de moi, Seigneur ?
Je suis vôtre, puisque vous m'avez créée ;
Vôtre, puisque vous m'avez rachetée ;
Vôtre, puisque vous me supportez ;
Vôtre, puisque vous m'avez appelée ;
Vôtre, puisque vous m'avez attendue ;
Vôtre, puisque je ne me suis pas perdue.
Que voulez-vous faire de moi ?
Que commandez-vous donc, ô bon Maître,
Que fasse un si vil serviteur ?
Quelle mission avez-vous donnée
À ce pécheur esclave ?
Vous me voyez à vos pieds, ô mon tendre Amour,
Ô mon tendre Amour, vous me voyez à vos pieds ;
Que voulez-vous faire de moi ?
Voici mon cour :
Je le remets entre vos mains.
Voici mon corps, ma vie et mon âme,
Mon amour et mon affection.
Ô doux époux, ô ma Rédemption,
Puisqu'à vous je me suis consacrée,
Que voulez-vous faire de moi ?
Donnez-moi la mort ou la vie,
Donnez-moi la santé ou la maladie,
Donnez-moi la gloire ou le mépris,
Donnez-moi les combats ou la paix parfaite,
donnez à ma vie la faiblesse ou la force ;
À tout je dis oui ;
Que voulez-vous faire de moi ?
Donnez-moi les richesses ou la pauvreté ;
Donnez-moi des consolations ou des
désolations ;
Donnez-moi de la joie ou de la tristesse ;
Donnez-moi l'enfer ou donnez-moi le ciel,
Ma douce vie, ô soleil sans nuage,
Puisque je me suis remise à vous tout entière,
Que voulez-vous faire de moi ?
Si vous le voulez, donnez-moi l'oraison,
Sinon, donnez-moi les sécheresses ;
Si vous le voulez, donnez-moi l'abondance de vos biens, et la dévotion,
Sinon, la disette
Ô souveraine Majesté,
Là seulement je trouve la paix,
Que voulez-vous faire de moi ?
Donnez-moi donc la sagesse,
Ou si vous ne le voulez pas, par amour pour vous, j'accepte l'ignorance ;
Donnez-moi des années d'abondance,
Ou de famine et de disette ;
Donnez-moi les ténèbres ou la clarté du jour ;
Retournez-moi ici ou là ;
Que voulez-vous faire de moi ?
Si vous me voulez dans la joie,
Par amour pour vous je veux me réjouir.
Si vous me commandez des travaux,
Je veux mourir à la peine.
Dites-moi seulement : où, comment, et quand ?
Parlez, ô doux Amour, parlez.
Que voulez-vous faire de moi ?


Deux disciples de Jésus s’en retournent de Jérusalem, tout déconfits. Leur maître vient de sombrer lamentablement et a été exécuté. C’est l’amertume, la désillusion, tous les espoirs se sont envolés. Or un inconnu les croisant va cheminer avec eux. Ce personnage va les aider à relire toute leur histoire et à y donner sens. Puis tout doucement, ils vont passer de la désillusion à la compréhension des événements qui se sont passés. Ils découvrent peu à peu la réalité et la profondeur de ce qui vient d’arriver et leur cœur commence à brûler. Avec l’espérance, c’est plus que la vie qui renaît, c’est une résurrection.

Le soir vient, c’est le temps de se séparer, mais les deux pèlerins invitent l’inconnu à leur table. Et là, oh surprise, à la fraction du pain, quelque chose se passe, ils reconnaissent l’inconnu, c’est le Christ. Alors même que l’inconnu prend visage, il disparaît à leurs yeux, laissant le pain rompu et la place au mystère. Jésus a disparu des regards mais pas de leur cœur. Il y a là, si on y réfléchit, toute l’aventure spirituelle superbement décrite. C’est d’abord l’expérience d’un cheminement sur une route, la route de notre vie.

Route avec ses espoirs, ses désillusions ; puis c’est le passage du cheminement à la rencontre d’un inconnu qui aidant à relire la vie passée permet de découvrir un nouveau sens à la vie, un sens plus profond. C’est pourquoi le cœur brûle. Non tout n’est pas absurde. La vie a un sens. De la route, on passe à l’auberge pour le partage du repas. C’est l’expression de l’amitié, le passage d’une rencontre fondamentale à l’approfondissement de cette rencontre : qui est Jésus ? Or cette rencontre prend peu à peu la forme d’un visage connu jusqu’à ce que ce visage se voit en plein jour, transfiguré et c’est la lumière du Christ qui apparaît. C’est alors que s’opère un autre passage. Jésus après s’être fait reconnaître, va nous emmener plus loin encore dans son intimité. Le pain qu’il rompt, c’est lui-même qui se donne à chacun. Ce qui veut dire que, plus loin que l’amitié, il y a, symbolisé par la manducation du pain le passage au fond de l’être, au fond du cœur. C’est pourquoi Jésus disparaît des regards. Pour se faire plus intime encore, pour se faire plus proche de chacun de nous encore.

C’est le passage de la rencontre sensible, à une rencontre plus profonde qui est hors de toute expérience sensible. C’est le passage de la vie quotidienne à la vie dans la foi.

(je pense le passage le plus dur pour nous êtres sensibles et affectifs.  Il en faut des années, avant d'accepter, résigné, enfin d'y rentrer...

Quelqu'un quelque part disait qu'en général,  une passion ne dure que deux ans. La mienne aura duré quand même plus. On s'attache à tout à des prêtres, à des soutanes, à une liturgie, on confond moyens et fins pour n'avoir au bout que des déceptions ou ne plus rien avoir. ... que des châteaux en Espagne. La messe tradi c'est un appartement dans le 16ème ! bon pour les gens riches...

On s'attache à la jeunesse, ah c'est beau des séminaristes en soutane,  mais chacun suit son chemin, au bout de 10 ans on ne se souvient plus de vous...aux jeunes moines à la vie communautaire,
à la jeunesse tout court parce qu'elle est belle et pétillante, on se retrouve au travers elle; on idéalise tout  très vite. mais à la fin on se retrouve si seul et bien seul..! On espère quelqu'un, on en attend trop.. la vie purgative.

 "Il faut des réalités qui durent" dit saint Exupéry.

 Ah notre jeunesse pleine d'enthousiasmes, de délires, de passions, de rêves, où es- tu ?

10 ans ! mais c'est trop rapide. 10 ans.. il y a dix ans la mort du père Léon ou presque.. 1994, depuis tant de novices sont rentrés.. demain ils seront  déjà prêtres moines.  J'ai vieilli très vite depuis, trop vite, cela a été une étape tellement importante. Quelque chose s'est passé à ce moment là, je ne saurai dire quoi. J'ai pu aller le remercier au cimetière. Oui quelque chose a basculé. Il y a ceux aussi qu'on ne revoit plus et qui vieillissent par la force des choses.

Les stalles sont presque à nouveau pleines. C'est vrai 10 ans sont passés. Je revoyais un petit gris au mois d'Août .. dix ans que je ne l'avais pas revu, et on se rappelait les bons souvenirs d'hôtes à l'époque du père Henry !!! 10 ans de fondation déjà de Clear Creek ! ...Mon Dieu j'ai pris un sacré coup de vieux.

Quel vertige ! Je ne me suis pas rendu compte que tout a passé trop vite... Adieu veaux vaches, cochons.. ! Où sont tous ceux qui m'ont apporté la semence ? .. tellement loin derrière. Où sont tous nos amis sur lesquels on comptait, il n'y en a plus guère.  L'apostasie n'est pas loin et qui nous guette constament;...s'il avait fallu compter sur le clergé local... on devient vite Job sur son tas de fumier. Leur liturgie en a la même odeur, repoussante, insignifiante, de purin, de cet engrais que l'on étale sur les champs...
L'abandon vous guette, la corde prête à lâcher, le poids des ans, les ras le bol réitérés, la fatigue usant.

L' arche qui m'a sauvé du déluge, c'est bien l'oblature. S'il n'y avait eu un appui invisible mais vrai et constant des moines...! l'intelligence de la foi ! la voilà je crois. C'est cela l'oblature. S'il n'y avait eu pour moi Fontgombault - je ne présume de rien - mais j'aurais certainement tout lâché.. Et puis ces petits clins d'oeil, les délicatesses du Seigneur, des mercis qui vous tombent alors que vous ne donnez rien, le vent de la bonté du Bon Dieu qui vous pousse malgré vous au large.

L'oblature, on vous éduque à cette école de la vie de foi. D'abord on se trompe, on se plante, et puis on comprend vite. Il en faut des erreurs dans la vie.  On s'est tellement trompé tant que l'on a  cette chance de pouvoir rattrapper nos erreurs. On a tellement aussi été abusé. On a encore le temps de se corriger.
 Tant qu'on l'a. On grandit dans l'épreuve, dans ses propres échecs, "je me glorifie dans mes faiblesses" dit l'Apôtre. Sans le Christ on serait où?


Alors on apprend malgré soi la distance et le rapprochement, .. on préserve, tout cela qui se fait dans la douleur parfois, dans les larmes et l'abandon souvent , on ne comprend pas; humiliant de reconnaître que l'on est redevable, de ce que l'on est, de ce que l'on a..

mais au bout de nos nuits l'oblature illumine notre route et montre dans le sillage de saint Benoît oui que la vie vaut la peine d'être vécue et que tout a un sens: j'ai vu et j'ai cru.





Nos deux pèlerins ont vu et ils ont cru. Mais c’est le pain qui est resté et une expérience au fond du cœur, l’expérience d’une relation retrouvée à un niveau plus fondamental, dans la foi. La vie de prière dans le christianisme, c’est cela. C’est cette reprise à notre propre compte de l’expérience des pèlerins d’Emmaüs. Ce passage de la vie quotidienne avec ses joies et ses déceptions ; de cet extérieur de notre être, vers une dimension plus intérieure, plus intime de notre être où Dieu nous attend avant de nous renvoyer, mais différents, vers nos frères. C’est cet itinéraire que Thérèse d’Avila va nous aider à parcourir, ayant fait elle-même le chemin.


Il faut faire de plus en plus de choses le plus vite possible. Notre vie s’étale et se considère au nombre de choses que l’on a fait. On gagne en surface, mais on oublie que notre vie a une profondeur. Peut être même fuit-on cette profondeur. Jésus est là et nous attend au bord du chemin, le chemin de nos vies, le chemin de nos cœurs, pour faire route avec nous, s’inviter à notre table, partager son amitié et plus encore si nous le voulons. Voulez-vous vous engager sur ce chemin avec Thérèse de Jésus ?


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Publié le 14 Octobre 2009









Solo Dios basta.

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Publié le 9 Octobre 2009



Et j'entendis une voix forte qui venait du trône:" Voici, disait-elle, la tente de Dieu parmi les hommes, et il habitera au milieu d'eux. Et ils seront son peuple, et Dieu lui même, au milieu d'eux, sera leur Dieu.

Il est saint, ce lieu où prie le prêtre.
Pour les fautes et les péchés du peuple.


Apoc 21,3


commun de la Dédicace.


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Publié le 9 Octobre 2009



Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et il n'y aura plus ni mort, ni pleurs, ni cris, ni douleur, car ce qui était auparavant a disparu. Et Celui qui était assis sur le trône dit:" Voici que je fais toutes choses nouvelles.

C'est ici la maison du Seigneur, elle est solidement bâtie

Bien fondée sur la pierre ferme.




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Publié le 9 Octobre 2009







 la véritable et seule liberté se construit, se conquiert, et s'obtient seulement au prix de multiples sacrifices... C'est dans l'amour qu'elle naît et qu'elle vit.
L'homme chez qui la charité diminue, se refroidit ou dis...paraît devient esclave de lui-même, de son image, du "je" qui devient "moi", de ses pulsions, de ses passions... alors que l'homme vraiment "aimant" est un homme libre et seul l'homme libre sait aimer.
mgr Lantheaume.

dimanche, un pas  de plus pour le ciel!
misericordias Domini in aeternum cantabo.




Merci à mes amis, facebook, youtube, chorale libera,
on n' a pas toujours été au top mais bon....
vive st Benoît!



Laetatus sum in his, quae dicta sunt mihi:
In domum Domini ibimus...
 

 



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Publié le 8 Octobre 2009



"ne rien préférer à l'amour du Christ."

règle de st Benoît.


La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l'engagement du disciple à “se conformer” toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29; Ph 3, 10.21). Par l'effusion de l'Esprit reçu au Baptême, le croyant est greffé, comme un sarment, sur la vigne qu'est le Christ (cf. Jn 15, 5), il est constitué membre de son Corps mystique (cf. 1Co 12, 12; Rm 12, 5). Mais à cette unité initiale doit correspondre un cheminement de ressemblance croissante avec lui qui oriente toujours plus le comportement du disciple dans le sens de la “logique” du Christ: « Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5). Selon les paroles de l'Apôtre, il faut « se revêtir du Seigneur Jésus Christ » (cf. Rm 13, 14; Ga 3, 27).

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire “amicale”. Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire “respirer” ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos: « De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

 

Grâce à ce processus de configuration au Christ, par le Rosaire, nous nous confions tout particulièrement à l'action maternelle de la Vierge Sainte. Tout en faisant partie de l'Église comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous » , elle, qui est la mère du Christ, est en même temps la “Mère de l'Église”. Et comme telle, elle “engendre” continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession, en implorant pour eux l'effusion inépuisable de l'Esprit. Elle est l'icône parfaite de la maternité de l'Église.


Mystiquement, le Rosaire nous transporte auprès de Marie, dans la maison de Nazareth, où elle est occupée à accompagner la croissance humaine du Christ. Par ce biais, elle peut nous éduquer et nous modeler avec la même sollicitude, jusqu'à ce que le Christ soit « formé » pleinement en nous (cf. Ga 4,19). Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ et dans une radicale subordination à elle, « n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire elle la favorise ». Tel est le lumineux principe exprimé parle Concile VaticanII, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale “Totus tuus”.


Comme on le sait, il s'agit d'une devise inspirée par la doctrine de saint Louis Marie Grignion de Montfort, qui expliquait ainsi le rôle de Marie pour chacun de nous dans le processus de configuration au Christ: « Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus Christ, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ ».


Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ!

 

 

ROSARIUM VIRGINIS MARIAE
DU PAPE
JEAN-PAUL II

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Publié le 6 Octobre 2009





N.D du Très saint Rosaire, priez pour nous.



"Un grand signe apparut dans le ciel."


... un autre signe parut dans le ciel: c'était un Dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes: sur ses têtes sept diadèmes, et sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel. Et elle les jeta à terre. Puis le Dragon se posta en face de la Femme qui allait enfanter, pour dévorer son enfant sitôt mis au monde. Et elle enfenta un fils, un fils mâle, qui doit régir toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut emporté auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a ménagé une retraite pour qu'on l'y nourrisse durant cent soixante jours..."  (Apoc. 12.2.6)

Spectacle grandiose, spectacle mystérieux! Quel en est le sens général, et de quelle Femme s'agit-il?

La Femme c'est l'Eglise, l'Eglise en un sens large, celle de l'Ancien Testament et celle du Nouveau, celle de la terre et celle du Ciel, la Cité de Dieu qui, sous des modalités diverses, existe depuis les origines et qui n'aura pas plus de fin que le règne du Christ.

L'Eglise est revêtue de gloire, et par sa grâce, elle est invincible. Et pourtant ce n'est pas sans souffrances qu'elle enfante les saints, et elle est en butte aux persécutions du Dragon, chef des esprits mauvais qui a fait crucifier le Christ personnel Jésus, et qui pousse à l'apostasie le Christ mystique, c'est-à-dire les fidèles.

L'Eglise est à la fois en péril et en sécurité, et ce mélange de sécurité et de péril durera pour elle jusqu'à ce que le Christ, élevé au jour de l'Ascension jusqu'au trône de Dieu, revienne pour juger les vivants et les morts. D'ici là, l'Eglise est nourrie, dans son séjour terrestrer, de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Spectacle terrible en même temps que glorieux que celui du développement historique de l'Eglise, vision de paix cependant que celle de cette Epouse invincible du Christ vainqueur, dont elle partage la béatitude et la splendeur. Le démon hurle et frappe horriblement à moins que, pour mieux travailler, il ne se transforme en ange de lumière ou tout simplement se fasse oublier.

Il fait parmi les hommes des ravages, mais sa haine et sa rage laissent intacte la Sainte Eglise notre Mère dans sa beauté, dans sa sainteté, dans sa fécondité, et nul ne peut ravir à cette Mère les élus que Dieu a constitués ses enfants.

.. En face du démon se dresse Marie dans toute la glorieuse puissance de son Assomption, Marie, Mère de l'Eglise, Marie victorieuse des hérésies et gardienne de la foi, Marie rempart de la chrétienté, la Vierge de Lépante, la Vierge du Rosaire, Marie pleine de tendresse pour ses fils,


TRP dom Roy
Notre Dame de Fontgombault.



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Publié le 6 Octobre 2009



ND du très saint Rosaire, priez pour nous.

« Ton cou est comme la tour de David, bâtie avec des créneaux ; mille boucliers y sont suspendus, toute l'armure des braves. » (Ct 4, 4).

Une tour puissante, entourée d'ouvrages de défense ; un arsenal où l'on trouve boucliers et armes de toute sorte contre l'ennemi infernal : telle se présente Marie à ceux qui l'aiment et qui, dans les combats, invoquent son secours.


st Alphonse de Liguori.

 






"La Sainte Eglise nous a si fortement rappelé depuis une centaine d'années la valeur de cette prière, son efficacité! Usons-en pour notre Communauté. Que la Vierge du Rosaire nous soutienne en nos souffrances, qu'elle nous aide en nos difficultés, qu'elle resserre toujours notre unité, qu'elle nous fasse grandir en sainteté. ..."



Dominus tecum !

   Le Seigneur est avec vous. Dieu est partout. Dieu est partout, nous disent les théologiens, au titre de son essence, de sa présence et de sa puissance. Il est en toutes choses par sa puissance, car tout est soumis à son pouvoir. "O sagesse qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, vous qui atteignez d'une extrémité du monde à l'autre et qui disposez toutes choses avec force et suavité."

   Il est présent à toutes choses en tant que sa connaissance et sa providence s'étendent à toutes. Tout est à nu devant ses yeux. Si nos yeux  rencontraient constamment les siens... Enfin Dieu est dans les choses par son essence parce qu'il est cause de leur être. Et nous qui ne pouvons subsister sans lui, nous devons vivre selon lui....

Oui, Marie, le Seigneur est avec vous, parce que vous êtes pleine de grâce. Ave Maria, gratia plena; Dominus tecum.

Le Seigneur est avec vous, et parce que vous êtes avec Lui, selon le mode qui vous est propre, vous êtes, vous aussi, présente, d'une certaine manière, partout où il est. ...

Il y a des lieux marials. Lourdes en est un. Lorsqu'on entre dans le domaine de la Grotte, on perçoit une présence grave et douce de la Vierge. Devant cette grotte bénie surtout on sent comme une puissance maternelle qui vous enveloppe, quelque chose de la tendresse vigoureuse, paisible et pacifiante de cette Mère unique qu'est Marie....

" Chez elle! dit dom Delatte, mais c'est déjà l'éternité, cela.
C'est comme si on était déjà enveloppé dans les plis de son manteau! Je n'envie rien à personne, pas même aux Anges."



Pour tout vrai moine, son propre monastère est un Lourdes et un Nazareth, mais il y a bien quelque grâce spéciale à vivre dans une maison consacrée à Notre-Dame, chez Elle.


TRP dom Roy
abbaye de Fontgombault.






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