spiritualite

Publié le 8 Octobre 2009



"ne rien préférer à l'amour du Christ."

règle de st Benoît.


La spiritualité chrétienne a pour caractéristique fondamentale l'engagement du disciple à “se conformer” toujours plus pleinement à son Maître (cf. Rm 8, 29; Ph 3, 10.21). Par l'effusion de l'Esprit reçu au Baptême, le croyant est greffé, comme un sarment, sur la vigne qu'est le Christ (cf. Jn 15, 5), il est constitué membre de son Corps mystique (cf. 1Co 12, 12; Rm 12, 5). Mais à cette unité initiale doit correspondre un cheminement de ressemblance croissante avec lui qui oriente toujours plus le comportement du disciple dans le sens de la “logique” du Christ: « Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus » (Ph 2, 5). Selon les paroles de l'Apôtre, il faut « se revêtir du Seigneur Jésus Christ » (cf. Rm 13, 14; Ga 3, 27).

Dans le parcours spirituel du Rosaire, fondé sur la contemplation incessante – en compagnie de Marie – du visage du Christ, on est appelé à poursuivre un tel idéal exigeant de se conformer à Lui grâce à une fréquentation que nous pourrions dire “amicale”. Elle nous fait entrer de manière naturelle dans la vie du Christ et pour ainsi dire “respirer” ses sentiments. Le bienheureux Bartolo Longo dit à ce propos: « De même que deux amis qui se retrouvent souvent ensemble finissent par se ressembler même dans la manière de vivre, de même, nous aussi, en parlant familièrement avec Jésus et avec la Vierge, par la méditation des Mystères du Rosaire, et en formant ensemble une même vie par la Communion, nous pouvons devenir, autant que notre bassesse le permet, semblables à eux et apprendre par leurs exemples sublimes à vivre de manière humble, pauvre, cachée, patiente et parfaite ».

 

Grâce à ce processus de configuration au Christ, par le Rosaire, nous nous confions tout particulièrement à l'action maternelle de la Vierge Sainte. Tout en faisant partie de l'Église comme membre qui « tient la place la plus élevée et en même temps la plus proche de nous » , elle, qui est la mère du Christ, est en même temps la “Mère de l'Église”. Et comme telle, elle “engendre” continuellement des fils pour le Corps mystique de son Fils. Elle le fait par son intercession, en implorant pour eux l'effusion inépuisable de l'Esprit. Elle est l'icône parfaite de la maternité de l'Église.


Mystiquement, le Rosaire nous transporte auprès de Marie, dans la maison de Nazareth, où elle est occupée à accompagner la croissance humaine du Christ. Par ce biais, elle peut nous éduquer et nous modeler avec la même sollicitude, jusqu'à ce que le Christ soit « formé » pleinement en nous (cf. Ga 4,19). Cette action de Marie, totalement enracinée dans celle du Christ et dans une radicale subordination à elle, « n'empêche en aucune manière l'union immédiate des croyants avec le Christ, au contraire elle la favorise ». Tel est le lumineux principe exprimé parle Concile VaticanII, dont j'ai si fortement fait l'expérience dans ma vie, au point d'en faire le noyau de ma devise épiscopale “Totus tuus”.


Comme on le sait, il s'agit d'une devise inspirée par la doctrine de saint Louis Marie Grignion de Montfort, qui expliquait ainsi le rôle de Marie pour chacun de nous dans le processus de configuration au Christ: « Toute notre perfection consistant à être conformes, unis et consacrés à Jésus Christ, la plus parfaite de toutes les dévotions est sans difficulté celle qui nous conforme, unit et consacre le plus parfaitement à Jésus Christ. Or, Marie étant de toutes les créatures la plus conforme à Jésus Christ, il s'ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la Très Sainte Vierge, sa sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus Christ ».


Jamais comme dans le Rosaire, le chemin du Christ et celui de Marie n'apparaissent aussi étroitement unis. Marie ne vit que dans le Christ et en fonction du Christ!

 

 

ROSARIUM VIRGINIS MARIAE
DU PAPE
JEAN-PAUL II

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Publié le 6 Octobre 2009





N.D du Très saint Rosaire, priez pour nous.



"Un grand signe apparut dans le ciel."


... un autre signe parut dans le ciel: c'était un Dragon couleur de feu, avec sept têtes et dix cornes: sur ses têtes sept diadèmes, et sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel. Et elle les jeta à terre. Puis le Dragon se posta en face de la Femme qui allait enfanter, pour dévorer son enfant sitôt mis au monde. Et elle enfenta un fils, un fils mâle, qui doit régir toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut emporté auprès de Dieu et de son trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a ménagé une retraite pour qu'on l'y nourrisse durant cent soixante jours..."  (Apoc. 12.2.6)

Spectacle grandiose, spectacle mystérieux! Quel en est le sens général, et de quelle Femme s'agit-il?

La Femme c'est l'Eglise, l'Eglise en un sens large, celle de l'Ancien Testament et celle du Nouveau, celle de la terre et celle du Ciel, la Cité de Dieu qui, sous des modalités diverses, existe depuis les origines et qui n'aura pas plus de fin que le règne du Christ.

L'Eglise est revêtue de gloire, et par sa grâce, elle est invincible. Et pourtant ce n'est pas sans souffrances qu'elle enfante les saints, et elle est en butte aux persécutions du Dragon, chef des esprits mauvais qui a fait crucifier le Christ personnel Jésus, et qui pousse à l'apostasie le Christ mystique, c'est-à-dire les fidèles.

L'Eglise est à la fois en péril et en sécurité, et ce mélange de sécurité et de péril durera pour elle jusqu'à ce que le Christ, élevé au jour de l'Ascension jusqu'au trône de Dieu, revienne pour juger les vivants et les morts. D'ici là, l'Eglise est nourrie, dans son séjour terrestrer, de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie.

Spectacle terrible en même temps que glorieux que celui du développement historique de l'Eglise, vision de paix cependant que celle de cette Epouse invincible du Christ vainqueur, dont elle partage la béatitude et la splendeur. Le démon hurle et frappe horriblement à moins que, pour mieux travailler, il ne se transforme en ange de lumière ou tout simplement se fasse oublier.

Il fait parmi les hommes des ravages, mais sa haine et sa rage laissent intacte la Sainte Eglise notre Mère dans sa beauté, dans sa sainteté, dans sa fécondité, et nul ne peut ravir à cette Mère les élus que Dieu a constitués ses enfants.

.. En face du démon se dresse Marie dans toute la glorieuse puissance de son Assomption, Marie, Mère de l'Eglise, Marie victorieuse des hérésies et gardienne de la foi, Marie rempart de la chrétienté, la Vierge de Lépante, la Vierge du Rosaire, Marie pleine de tendresse pour ses fils,


TRP dom Roy
Notre Dame de Fontgombault.



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Publié le 6 Octobre 2009



ND du très saint Rosaire, priez pour nous.

« Ton cou est comme la tour de David, bâtie avec des créneaux ; mille boucliers y sont suspendus, toute l'armure des braves. » (Ct 4, 4).

Une tour puissante, entourée d'ouvrages de défense ; un arsenal où l'on trouve boucliers et armes de toute sorte contre l'ennemi infernal : telle se présente Marie à ceux qui l'aiment et qui, dans les combats, invoquent son secours.


st Alphonse de Liguori.

 






"La Sainte Eglise nous a si fortement rappelé depuis une centaine d'années la valeur de cette prière, son efficacité! Usons-en pour notre Communauté. Que la Vierge du Rosaire nous soutienne en nos souffrances, qu'elle nous aide en nos difficultés, qu'elle resserre toujours notre unité, qu'elle nous fasse grandir en sainteté. ..."



Dominus tecum !

   Le Seigneur est avec vous. Dieu est partout. Dieu est partout, nous disent les théologiens, au titre de son essence, de sa présence et de sa puissance. Il est en toutes choses par sa puissance, car tout est soumis à son pouvoir. "O sagesse qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, vous qui atteignez d'une extrémité du monde à l'autre et qui disposez toutes choses avec force et suavité."

   Il est présent à toutes choses en tant que sa connaissance et sa providence s'étendent à toutes. Tout est à nu devant ses yeux. Si nos yeux  rencontraient constamment les siens... Enfin Dieu est dans les choses par son essence parce qu'il est cause de leur être. Et nous qui ne pouvons subsister sans lui, nous devons vivre selon lui....

Oui, Marie, le Seigneur est avec vous, parce que vous êtes pleine de grâce. Ave Maria, gratia plena; Dominus tecum.

Le Seigneur est avec vous, et parce que vous êtes avec Lui, selon le mode qui vous est propre, vous êtes, vous aussi, présente, d'une certaine manière, partout où il est. ...

Il y a des lieux marials. Lourdes en est un. Lorsqu'on entre dans le domaine de la Grotte, on perçoit une présence grave et douce de la Vierge. Devant cette grotte bénie surtout on sent comme une puissance maternelle qui vous enveloppe, quelque chose de la tendresse vigoureuse, paisible et pacifiante de cette Mère unique qu'est Marie....

" Chez elle! dit dom Delatte, mais c'est déjà l'éternité, cela.
C'est comme si on était déjà enveloppé dans les plis de son manteau! Je n'envie rien à personne, pas même aux Anges."



Pour tout vrai moine, son propre monastère est un Lourdes et un Nazareth, mais il y a bien quelque grâce spéciale à vivre dans une maison consacrée à Notre-Dame, chez Elle.


TRP dom Roy
abbaye de Fontgombault.






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Publié le 5 Octobre 2009



st Benoit, st Placide & st Maur
priez p nous.



U
n jour que le vénérable Benoît se tenait dans sa cellule, Placide, un des jeunes moines du saint homme, sortit pour aller au lac puiser de l'eau; mais en y plongeant sans précaution la cruche qu'il tenait, il perdit l'équilibre et tomba dans l'eau avec elle. Bientôt, le courant l'entraîna et l'emporta loin du bord, à peu près à une portée de flèche. L'homme de Dieu, de l'intérieur de sa cellule, en eut tout de suite connaissance et se hâta d'appeler Maur

:" Cours, Frère Maur, car cet enfant, qui était allé chercher de l'eau a glissé dans le lac, et déjà le courant l'emporte fort loin".

Fait merveilleux et unique depuis l'apôtre Pierre: sur l'ordre de son Père, après avoir demandé et reçu la bénédiction, Maur se précipite; il court jusqu'à l'endroit où le flot avait entraîné l'enfant,  se croyant sur la terre ferme et marchant, en fait, sur les eaux. Il le saisit par les cheveux (les novices, n'avaient pas les cheveux coupés)... et regagne la rive en toute hâte.

Dès qu'il eût touché terre, revenu à lui, il regarda en arrière et s'aperçut qu'il avait couru sur l'eau. Stupéfait, il frémit d'avoir accompli ce qu'il n'aurait jamais pensé pouvoir réaliser.

De retour auprès du Père, il lui rapporta ce qui s'était passé. Le vénérable Benoît commença par attribuer la chose, non à ses propres mérites mais à l'obéissance de son disciple. Maur, au contraire, soutenait que cela n'était dû qu'au seul commandement du Père, et pensait n'être pour rien dans le prodige qu'il avait inconsciemment opéré.

Mais dans cet aimable assaut d'humilité, intervit en l'arbitre l'enfant qui avait été sauvé:"

Moi, dit-il, comme on me tirait hors de l'eau, je voyais au-dessus de ma tête la melote de mon Abbé, et je pensais que c'était bien lui qui me sortait du lac."


vie de Saint Benoît
Saint Grégoire le Grand.

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Publié le 5 Octobre 2009



Saint Maur, Saint Placide, priez pour nous .

Petit Placide, as-tu un coeur?
- Oui Seigneur, je le sens qui bat, toujours souple, toujours en son Aurore, toujours ouvert à la sève Divine...
- Viens donc, fils très cher et je te conduirai dans le Saint des Saints de mes Secrets, où ne peuvent entrer les sclérosés, les coupés d'avec la Source de Vie.

Chantons les nobles serviteurs du Christ,
Illustres par leur foi, leurs brillantes actions,
Eux qu'en ce jour la terre, s'unissant au ciel
Honore de louanges.

Car doux, humbles, pudiques,
Ils menèrent une vie ignorant le péché,
Jusqu'à ce que leur âme délivrée s'envolât
De la terre aux cieux.

Là maintenant ils se font joie d'assister les malheureux
Ils essuient les larmes de ceux qui pleurent,
Guérissent les plaies des âmes, rendent à la santé
Les membres malades.

Que monte donc notre louange jusqu'à
Ces bienveillants patrons, qu'elle leur rende grâces;
Et qu'ils continuent à nous aider de leur appui secourable
Dans nos moments difficiles.

+

Faites, Dieu tout-puissant, nous vous en prions, que l'exemple des bienheureux Maur et Placide, vos confesseurs, nous stimule pour mener une vie meilleure, afin que nous suivions les traces de ceux dont nous célébrons la mémoire.









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Publié le 4 Octobre 2009




La solennité qui nous réunit est la dédicace d'une maison de prière. La maison de nos prières, nous y sommes ; la maison de Dieu, c'est nous-mêmes. Si la maison de Dieu, c'est nous-mêmes, nous sommes construits en ce monde, pour être consacrés à la fin du monde. L'édifice, ou plutôt sa construction, se fait dans la peine ; la dédicace se fait dans la joie.


Ce qui se passait, quand s'élevait cet édifice, c'est ce qui se passe maintenant quand se réunissent ceux qui croient au Christ. Lorsque l'on croit, c'est comme lorsque l'on coupe du bois dans la forêt et que l'on taille des pierres dans la montagne ; lorsque les croyants sont catéchisés, baptisés, formés, c'est comme s'ils étaient sciés, ajustés, rabotés par le travail des charpentiers et des bâtisseurs.


Cependant, on ne fait la maison de Dieu que lorsque la charité vient tout assembler. Si ce bois et cette pierre n'étaient pas réunis selon un certain plan, s'ils ne s'entrelaçaient pas de façon pacifique, s'ils ne s'aimaient pas, en quelque sorte, par cet assemblage, personne ne pourrait entrer ici. Enfin, quand tu vois dans un édifice les pierres et le bois bien assemblés, tu entres sans crainte, tu ne redoutes pas qu'il s'écroule.


Le Christ Seigneur, parce qu'il voulait entrer et habiter en nous, disait, comme pour former son édifice : Je vous donne un commandement nouveau, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. C'est un commandement, dit-il, que je vous donne. Vous étiez vieux, vous n'étiez pas une maison pour moi, vous étiez gisants, écroulés. Donc, pour sortir de votre ancien état, de votre ruine, aimez-vous les uns les autres.


Que votre charité considère encore ceci : cette maison est édifiée, comme il a été prédit et promis, dans le monde entier. En effet, quand on construisait la maison de Dieu après la captivité, on disait dans un psaume : Chantez au Seigneur un chant nouveau ; chantez au Seigneur terre entière. On disait alors : un chant nouveau ; le Seigneur a dit : un commandement nouveau. Qu'est-ce qui caractérise un chant nouveau, sinon un amour nouveau ? Chanter est le fait de celui qui aime. Ce qui permet de chanter c'est la ferveur d'un saint amour.


Ce que nous voyons réalisé ici physiquement avec les murs doit se réaliser spirituellement avec les âmes ; ce que nous regardons ici accompli avec des pierres et du bois, doit s'accomplir dans vos corps, avec la grâce de Dieu.


Rendons grâce avant tout au Seigneur notre Dieu : les dons les meilleurs, les présents merveilleux viennent de lui.


Célébrons sa bonté de tout l'élan de notre coeur.


Pour que soit construite cette maison de prière, il a éclairé les âmes de ses fidèles, il a éveillé leur ardeur, il leur a procuré de l'aide ; à ceux qui n'étaient pas encore décidés, il a inspiré la décision ; il a secondé les efforts de bonne volonté pour les faire aboutir. Et ainsi Dieu, qui produit, chez les siens, la volonté et l'achèvement parce qu'il veut notre bien, c'est lui qui a commencé tout cela, et c'est lui qui l'a achevé.

 


Saint Augustin

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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Octobre 2009



"Dieu qui chaque année faites revenir le jour anniversaire de la consécration de ce temple, et qui nous ramenez sains et saufs à vos mystères sacrés, exaucez les prières de votre peuple, faites que tous ceux qui entrent dans ce temple demander quelque bienfait aient la joie de l'obtenir..

Grande fête de la Dédicace - abbaye de Solesmes & Fontgombault.
11 et 12 Octobre 2009

P A X





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Rédigé par philippe

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Publié le 2 Octobre 2009




Le rosaire, le « Saint Rosaire ».


Confié par la Sainte Vierge un jour du temps à Dominique de Guzman, lorsque les gens ne savaient pas lire, cette prière qui répugne aux esprits forts, a traversé les âges sans que personne ne soit parvenu à la détruire. Les apostats de tout poil ont bien essayé de nous faire comprendre que les « chrétiens adultes », ceux qui se « tiennent debout à l’église et qui communient dans la main », n’ont que faire de ces patenôtres qu’on récite sans âme et sans conviction… !

Mais en fait de patenôtres, les mêmes vaticineurs n’ont rien eu à donner à manger à leurs ouailles, et à défaut d’avoir rempli les cœurs, ils ont vidé les églises.

Le rosaire, le « Saint Rosaire » est la prière des petits, des pauvres, des malades, des enfants. En notre siècle d’hypercriticisme, d’hyperationalité, d’hyperdisjonctivisme, d’hyperienpourattendre, il est donc normal que le rosaire soit voué aux gémonies, sans autre forme de procès. Force est de constater que nos grands penseurs de la modernité s’en soient bien éloignés.

Ce qui est intéressant de noter c’est que les principaux ennemis du rosaire sont désormais octogénaires, pendant que le rosaire, le Saint Rosaire lui, n’a pas pris une ride.

Alors que leurs discours moqueurs et abusivement post-conciliaires firent en sorte que le rosaire soit banni, cette prière des pauvres s’est maintenue, comme si par enchantement, il défiait, les unes après les autres et dans la « sancta indifferentia », toutes les tentatives démoniaques de détruire la religion. Certains se sont même ingéniés à l’interdire lorsque le Saint Sacrement est exposé. Comme si Jésus était devenu orphelin de mère et de père, et qu’on interdise de louer sa maman quand il est là ; ça aussi, ce fut du grand n’importenawak.

Mais qu’importe ! les pieuses gens qui s’agenouillent devant Jésus Christ réellement et substantiellement présent, dans son corps, son sang, son âme, sa divinité, dans le Très Saint Sacrement de l’Autel, n’ont aucun scrupule à tenir discrètement dans leur main leur chapelet.
Car en fait de religion, le chapelet en « est ». C’est un objet de piété, un instrument de religion, un moyen comme un autre, certes, mais c’est un moyen de pauvres, et donc qui fait peur, car la religion du pauvre indispose. Car la piété du pauvre, du petit, du sans-voix, du sans défense, la piété de celui qui n’a pas de pouvoir est le seul acte de pouvoir qui puisse défier l’abus de pouvoir, la dictature. La dictature de la pensée univoque et unique moderniste qui exècre le « populaire ». De cette pensée unique qui parle « en veux-tu en voilà » du « peuple de Dieu », qui n’a que ce mot à la bouche mais qui ne s’en est jamais tenue aussi loin qu’aujourd’hui et veut détruire tout ce qui est « populaire ». Or ce qui est « du peuple », en général, par définition est « populaire ». A noter aussi l’engouement pour les pauvres, et paradoxalement ceux-là mêmes qui parlent de pauvres nourrissent un profond mépris pour la « prière du pauvre » !
Combien de paradoxes de la sorte devrons-nous supporter encore… ?

De cette pensée unique qui parle de culture, de progrès, de modernité, mais qui ne s’est jamais tenue aussi loin des mystères simples et frais qu’on médite dans ce rosaire.
Le Saint rosaire n’a pas seulement substitué les cent-cinquante psaumes par les « ave Maria », il propose aussi une méditation, une réflexion sur les « mystères », autant dire sur les passages de la Vie de Jésus Christ. Car le Rosaire porte à Dieu. Par Marie. Ad Jesum per Mariam.

Au fond, le rosaire répugne parce qu’il est saint.

Et comme toute chose sainte, il effraie, et l’on pense qu’il doive disparaître. Le seul problème c’est que lorsque quelque chose vient de Dieu, il est quasi impossible de le faire disparaître : comme la vie. La vie, on aurait pu la faire disparaître de la face de la terre, mais l’homme n’y est jamais parvenu, comme il n’est jamais arrivé à « l’inventer », ne restant que « procréateur » ou « transmetteur » de vie, mais pas Créateur. Il en va de même du rosaire ; on aura beau faire des congrès, des « partages de silence », des réunions, des carrefours, des tables rondes, carrées, ovales… tout ce que vous voudrez, personne, j’entends, personne ne pourra détruire le Rosaire, parce que c’est le Saint Rosaire.

Le rosaire, le « saint Rosaire » a conservé sa saveur d’antan et la même destination que jadis : à savoir, ceux qui ne savaient pas lire jadis, ce sont les petits d’aujourd’hui, les faibles, les sans-voix, ceux qui n’ont que leur doigt pour compter les cent-cinquante « Ave Maria », qui correspondaient aux cent cinquante psaumes du bréviaire de jadis. Cette prière de « substitution » a maintenu des âmes en alerte, cette prière de pauvres et pour les pauvres a sauvé des millions, des milliards d’âmes en détresse. « Le Psautier de la Vierge » comme le dit Alain de la Roche est la prière qui a uni des âmes, qui a élevé des âmes, qui a sauvé des âmes. La complétude mystérique du Rosaire, passant inlassablement les épisodes joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ et de sa Très Sainte Mère, cette complétude n’a pas trouvé d’égal jusqu’ici, et pour cause : c’est Dieu qui a transmis le rosaire aux pauvres. Au reste il faut se faire « pauvre » pour prier le Rosaire. Ceux qui « parlent des pauvres », qui se font des fortunes en écrivant sur l’Eglise des pauvres (Hans Küng), ceux-là ne sont pas assez pauvres pour aimer et prier le Rosaire. Pour aimer et prier le Rosaire, il faut être pauvres et humbles, et se savoir « en besoin » de grâces.

Mais qu’il est beau de voir ces pauvres paysans des steppes hongroises, le visage buriné par les vents venus d’Asie, tenir fébrilement entre leurs grosses mains boursoufflées ce petit rosaire fait de perles de bois d’olivier ! Mais qu’il est beau de voir ces vieilles femmes espagnoles emmantillées, égrener patiemment leur rosaire offert jadis pour leur première communion. Mais qu’il est beau de voir ces pieuses portugaises dévalant à genoux la Cova da Iria tout en récitant leur chapelet ! Mais qu’il est beau de voir ces vieux confesseurs italiens engoncés dans leur confessionnal tout méditant les mystères du rosaire… ! Mais qu’il est beau de voir les pèlerins traditionnels sur les routes de France, méditer le chapelet, et continuer leur pérégrination accompagnés et bénis par leur tendre Mère du ciel.
Le Rosaire a cela de rassurant qu’il est une prière pour tous, et récitée par tous.
Il s’agit d’une prière à notre Mère, d’une pétition humble, d’un suffrage de désarmés, de démunis, de faibles, de malades, de petits.
Les grands de ce monde n’ont que faire d’une chose aussi insignifiante qu’est le chapelet. Prière insignifiante en effet, pour les insignifiants aux yeux du monde. Mais pour les yeux de Dieu, il y a au contraire toute la signification de son amour dans ce petit instrument de prière.

Les tordus, les apostats, les hérétiques peuvent bien cracher leur venin sur cette prière, ils peuvent la ridiculiser, l’interdire, la proscrire, elle restera néanmoins celle que Dieu à donner aux pauvres hommes que nous sommes. C’est une prière de pauvre, pour des pauvres.
Le Rosaire est une prière dont on peut dire qu’elle est un « lien » qui nous unit à la Très Sainte Vierge Marie, la Bienheureuse Mère de Dieu. Et ce cordon ombilical, ce lien de piété parentale filiale est un appui, un soutien, une joie.

Comment ne pas vouloir établir un lien avec Dieu ?

Le chapelet est ce lien, cette chaîne, cette corde, cette courroie de transmission qui, au gré des heures passés à réciter les « ave Maria », transporte l’âme pour lui faire contempler les mystères dont elle goûtera la félicité, là-haut, dans l’Eternelle Patrie. Au ciel. Voilà on y est: le rosaire, le Saint Rosaire est un avant-goût du ciel.


Entrons dans la Gloire.


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Publié le 1 Octobre 2009



Magnificat anima mea Dominum !
Misericordias Domini in aeternum cantabo.

Octobre 2009

P A X




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Publié le 1 Octobre 2009





sainte fête à Monseigneur !


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