spiritualite

Publié le 12 Novembre 2009

 

 

Saint Placide, priez pour nous.

union de prières pour dom François de Feydeau.

 

 

Que l'assemblée de tous les fidèles se rejouisse de la gloire de l'auguste Père Benoît et de tous ceux qui ont marché sur ses traces; que les choeurs des moines surtout tressaillent d'allégresse, en célébrant sur terre ceux que les saints sont heureux d'avoir pour compagnons dans le ciel.

 

+

 

 

 

 

 

"Heureux serez-vous quand les hommes vous haïront, vous sépareront, blâmeront et maudiront votre nom à cause du Fils de l'homme; réjouissez-vous et exultez, car votre récompense est grande dans le ciel.

 

« La raison d'être de l'homme, c'est d'aimer; son unique besoin, c'est d'aimer; sa seule force, toute sa joie, c'est d'aimer."


  dom Pie de Hemptinne

 

 



 

Salut, cèdres du Liban,

Plants verdoyants de l'Ordre,

Qui tendez maintenant vos branches

dans les champs célestes.

 

Salut, doux habitants

Des solitudes et du cloîtRe

Qui avez vaincu les cruelles

Armées de l'enfer en furie.

 

Les pierreries, l'or

Et les grands honneurs

Vous les avez piétinés

Avec les joies amères du monde.

 

Pour votre nourriture,

Herbes et légumes ont suffi;

l'eau pure pour votre boisson,

La terre dure pour votre couche.

 

Vous avez vécu parmi

Les serpents et les dragons furieux;

Les apparitions des démons affreux

N'ont pu vous effrayer.

 

Loin des choses mortelles,

Votre âme fervente s'élevait

Unie aux choeurs célestes

Comme fixée parmi les étoiles.

 

Faites, Dieu tout-puissant, nous vous en prions, que l'exemple des saints moines nous stimule pour mériter une vie meilleure, afin que nous suivions les traces de ceux dont nous célébrons la fête.

 

 

 

 

 

P A X

  " Col tempo si diventa più saggi: s'impara a ringraziare. Ringraziare è una grande preghiera. La gratitudine è la memoria del cuore."

...

(thanks ! Prego per te tutte le notte! )


 

 

 


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Publié le 12 Novembre 2009







Les écrits des Pères et les anciennes liturgies nous montrent l’Eglise catholique adressant, dès les premiers temps, des prières pour les morts, suppliant Dieu de les tirer où ils expient les fautes commises ici-bas, et de les admettre dans le bonheur éternel. Mais ces prières avaient un caractère tout individuel. La veille de l’inhumation, le corps du défunt était porté dans l’église, et la nuit se passait à réciter auprès de lui des psaumes et des hymnes. Le lendemain, on célébrait le sacrifice de la messe, puis on confiait la dépouille mortelle à la terre.


Vers 827, Amalric, diacre de l’église de Metz, inséra, dans un Traité de fêtes ecclésiastiques, un office spécial pour les morts ; mais il ne fut mis en usage que pour les particuliers. Dans la plupart des congrégations religieuses, on avait l’habitude, à certains jours de l’année, de commémorer les défunts inscrits au nécrologe, c'est-à-dire de lire leurs noms et de réciter pour eux des prières, en recommandant leur souvenir à leurs frères. Cette commémoration avait lieu, à Cluny, le second jour après la fête de la Trinité et à Saint-Germain d’Auxerre, le 10 des calendes de février. En Espagne, saint Isidore de Seville, au VIIème siècle, recommanda de célébrer chaque année, le lendemain de la Pentecôte, une messe à l’intention des défunts. Mais ces prières ne s’appliquaient qu’aux membres d’une communauté, d’une église particulière, à ceux qui s’y rattachaient par une association de prières, des bienfaits ou par un tout autre lien. Personne n’avait encore eu la pensée de consacrer une fête spécialement destinée à implorer, pour tous les défunts, la miséricorde divine. C’est l’abbé Odilon qui décida, qu’à un jour donné, tous les moines, dans toutes les maisons de Cluny, prient afin d’appeler le pardon sur les fidèles, connus ou inconnus, religieux ou séculiers, décédés dans tous les lieux et à toutes les époques. Il fixa ce « jour des morts » au lendemain de la fête de tous les saints.

 

 

Odilon adressa à ses monastères le décret suivant : « Il a été décrété par Odilon, à la prière et du consentement de tous les frères, que, de même que dans toutes les églises de la chrétienté on célèbre au premier novembre la fête de tous les saints, de même on célèbrera, dans nos maisons, la fête commémorative de tous les fidèles défunts, depuis le commencement du monde jusqu’à la fin, de la manière suivante : le jour susdit, après le chapitre, le doyen et le cellerier feront à tous les pauvres qui se présenteront une aumône de pain et de vin, ainsi qu’on a coutume de le faire le Jeudi saint. Tout ce qui restera du dîner des frères, à l’exception du pain et du vin, qui seront mis en réserve pour le souper, sera donné à l’aumônier. Le soir, toutes les cloches sonneront, et on chantera les vêpres por les défunts. Le lendemain, après matines, toutes les cloches sonneront de nouveau, et l’on dira l’office pour eux. La messe du matin sera célébrée de manière solennelle ; toutes les cloches sonneront ; le trait sera chanté par deux frères. Tous les frères doivent offrir en particulier et célébrer publiquement la messe pour le repos de l’âme de tous les fidèles. On donnera la réfection à douze pauvres. Afin que ce décret reste perpétuellement en vigueur, nous voulons et ordonnons qu’il soit observé, tant dans ce lieu que dans tous ceux qui lui appartiennent ; et si quelque autre prend exemple sur notre pieuse institution, qu’il devienne par là même participant à toutes les prières adressées à Dieu (particeps omnium bonorum votorum). De même que la mémoire de tous les chrétiens sera rappelée une fois l’an, de même nous ordonnons et tenons pour convenable de prier pour tous nos frères qui militent au service de Dieu, sous la règle de saint Benoît, afin que, par la miséricorde de Diei, nous fassions chaque jour de nouveaux progrès. » Venait ensuite l’indication des prières et des psaumes que l’on devait chanter dans les offices de cette fête ( Acta Ord. S. Bened. seac. VII, Elogium Odilonis, cap. IX).

 

 


 

 

 

« Dans la conscience des peuples de l'Europe grandissait ainsi ce processus de longue gestation, qui allait conduire à la reconnaissance, de manière toujours plus claire, de deux éléments fondamentaux pour la construction de la société : la valeur de la personne humaine et le bien premier de la paix », a expliqué Benoît XVI dans sa catéchèse en italien sur le mouvement clunisien.

 

Benoît XVI a souligné en outre la contribution de Cluny - et des moines en général - au développement matériel de l'Europe : « Comme ce fut le cas pour d'autres fondations monastiques, les monastères clunisiens disposaient de vastes propriétés qui, exploitées avec diligence, contribuèrent au développement de l'économie ».

 

Il a également relevé l'impact culturel et éducatif des centres monastiques : « A côté du travail manuel, ne manquèrent pas certaines activités culturelles typiques du monachisme médiéval comme les écoles pour les enfants, la constitution de bibliothèques, les scriptoria pour la transcription des livres ».

 

Par conséquent, Benoît XVI souligne la « contribution importante et précieuse » - « y a mille ans, alors que la formation de l'identité européenne était en plein développement » - de cette « expérience clunisienne, diffusée dans de vastes régions du continent européen ».

 

Le pape souligne l'équilibre du rapport entre Dieu et l'homme, indissolublement liés, apporté par cette « expérience » : à la fois parce qu'elle « a rappelé le primat des biens de l'esprit » et qu'elle « a tenu en éveil la tension vers les choses de Dieu » et parce qu'elle a « inspiré et favorisé des initiatives et des institutions pour la promotion des valeurs humaines » et qu'elle « a éduqué à un esprit de paix ».

L'avenir de l'Europe

 

Benoît XVI souligne l'actualité de cette œuvre clunisienne pour l'Europe de demain en invitant à prier pour que « tous ceux qui ont à cœur un authentique humanisme et l'avenir de l'Europe sachent redécouvrir, apprécier et défendre le riche patrimoine culturel et religieux de ces siècles ».

 

Le pape avait tout d'abord insisté - il l'a résumé ainsi en français - sur la spiritualité profonde de Cluny, ancrée dans le silence et la liturgie : « Au début du douzième siècle, l'Ordre de Cluny, en revitalisant la Règle de saint Benoît, a contribué à un profond renouvellement de la vie monastique, garantissant le rôle central que la Liturgie occupe dans la vie chrétienne et accentuant l'importance du silence pour protéger et alimenter le climat de prière ».

 

Or Cluny fit école dans toute l'Europe : « De nombreux monastères se lièrent à Cluny, esquissant ainsi une Europe de l'esprit. Le succès de cet Ordre est dû à sa haute spiritualité, mais aussi à l'encouragement des Papes aux idéaux qu'il poursuivait pour la purification et le réveil de la vie monastique ».

 

En cette Année sacerdotale - à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars - le pape souligne les bienfaits de cette réforme spécialement « pour le renouveau de la vie sacerdotale dans l'Eglise ».

 

Il souligne aussi le développement d'une culture de la charité concrète et de la paix : « Elle permit un développement des œuvres de charité et, dans un monde fortement marqué par la violence, elle institua ‘la trêve de Dieu' et ‘la paix de Dieu'. »

link zenit.org

 

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Publié le 10 Novembre 2009

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Publié le 10 Novembre 2009










Le saint patron de la France

 

Fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin est enrôlé dans la légion à 15 ans sans se départir d'une attirance pour le christianisme et la vie religieuse.

 

Un jour d'hiver où il est en garnison à Amiens, il partage son manteau en deux et en offre la moitié à un miséreux (le manteau étant payé pour moitié par l'armée, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l'État). La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu du manteau.

 

Martin se convertit et se rend à Tours, auprès de l'évêque Hilaire. Il fonde le premier monastère d'Occident à Ligugé, près de Poitiers. En 371, contre son gré, il est élu évêque de Tours. Pour sa retraite, il fonde aux portes de la ville le monastère de Marmoutier.

 

Il s'éteint en novembre 397 à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne. Une délégation de Tours se rend à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. On raconte que les Tourangeaux auraient volé le corps en le passant par une fenêtre ! Cette anecdote est figurée sur un vitrail de l'église locale.

 

Fiers de leur bon coup, les Tourangeaux inhument leur saint évêque dans le cimetière chrétien de leur ville. Son tombeau va dès lors devenir un lieu de pèlerinage couru de tout le pays. Il va faire la fortune de ses habitants... et attiser la convoitise des pillards (c'est ainsi qu'une troupe de musulmans venus d'Espagne tentera en 732 une razzia sur la ville mais sera arrêtée entre Poitiers et Tours par les Francs de Charles Martel).


Chape et chapelle


 

La ville de Tours abrite la moitié de manteau qui a fait la célébrité de Saint Martin. Ce manteau ou chape (en latin, capa) a été conservé précieusement dans un sanctuaire qui a pris en conséquence le nom de capella. De ce mot, on a fait le mot chapelle qui désigne une petite église ou une pièce attenant à une nef d'église et contenant elle-même un autel.

 

Très populaire, Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. Beaucoup d'églises, de lieux et de patronymes portent son nom. Notons encore que c'est en référence à la place de Saint Martin dans la culture française qu'en novembre 1918, les négociateurs français ont choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice (de préférence au 9 ou 10 novembre). -


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Publié le 10 Novembre 2009



Dom Francois de Feydeau

Dear family and friends,

 

Let us join in prayer for  Dom Francois de Feydeau, monk-priest of Our Lady of Clearcreek of the Benedictine order in the Tulsa diocese, Oklahoma.

 

Thank you very much !

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Publié le 9 Novembre 2009




Le Pape Léon vécut en des temps difficiles : la reprise des invasions barbares, l’affaiblissement progressif en Occident de l’autorité impériale, une longue crise sociale, tout cela avait imposé à l’Évêque de Rome, comme cela allait se produire davantage encore un siècle et demi plus tard, pendant le pontificat de Grégoire le Grand, d’assumer un rôle de premier plan même dans les affaires civiles et politiques. Bien évidemment, cela ne manqua pas d’accroître l’importance et le prestige du Siège romain. Un épisode de la vie de Léon est resté particulièrement célèbre. Il remonte à 452, quand le Pape, qui se trouvait à Mantoue, accompagné d’une délégation romaine, rencontra Attila, roi des Huns, et le dissuada de poursuivre sa guerre d’invasion qui avait déjà dévasté le nord-est de l’Italie. Il sauva ainsi le reste de la Péninsule. Cet important événement devint rapidement signe emblématique de l’action menée par le Pontife. Malheureusement, trois ans plus tard, une autre initiative papale n’eut pas un résultat aussi positif, même si elle reste le symbole d’un courage qui nous stupéfie encore : en effet, au printemps de 455, Léon ne réussit pas à empêcher que les Vandales de Genséric, arrivés aux portes de Rome, n’envahissent la cité sans défense et que pendant deux semaines ils s’y livrent au pillage. Pourtant, le geste du Pape qui, désarmé et entouré de son clergé, était allé à la rencontre de l’envahisseur pour le conjurer d’arrêter, empêcha au moins que Rome fût incendiée et obtint que soient épargnées du terrible sac les basiliques de Saint-Pierre, de Saint-Paul et de Saint-Jean, où se réfugia une partie de la population terrorisée.

 

Nous connaissons bien l’action du Pape Léon, grâce à ses très beaux sermons, dont la petite centaine conservée est écrite en un latin clair et magnifique, et grâce à ses quelque cent cinquante lettres. Dans ces textes, le pontife apparaît dans toute sa grandeur, tout dédié qu’il est au service de la vérité et de la charité, à travers un exercice assidu de la parole où il se révèle à la fois théologien et pasteur. Léon le Grand, constamment soucieux de ses fidèles et du peuple de Rome, mais aussi de la communion entre les diverses Églises et de leurs nécessités, fut un infatigable défenseur et promoteur de la primauté romaine, se révéla héritier authentique de l’apôtre Pierre : les nombreux évêques, en grande partie orientaux, présents au Concile de Chalcédoine, s’en montrèrent bien conscients.

 

BENOIT XVI

 


 



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Publié le 9 Novembre 2009



 

 

 


Le fond de cette âme, c'était un sentiment immense, tendre et consolant de l'infini. Elle était trop sensible et trop vaste pour les misérables petites ambitions de ce monde. Elle le traversait, elle ne l'habitait pas. Ce sentiment de l'infini en tout, et surtout en amour, avait dû se convertir pour elle en une invocation et en une aspiration perpétuelle à celui qui en est la source, c'est-à-dire à Dieu. On peut dire qu'elle vivait en Dieu autant qu'il est permis à une créature d'y vivre. Il n'y a pas une des faces de son âme qui n'y fût sans cesse tournée, qui ne fût transparente, lumineuse, réchauffée par ce rayonnement d'en haut, découlant directement de Dieu sur nos pensées. Il en résultait pour elle une piété qui ne s'assombrissait jamais. Elle n'était pas dévote dans le mauvais sens du mot; elle n'avait aucune de ces terreurs, de ces puérilités, de ces asservissements de l'âme, de ces abrutissements de la pensée qui composent la dévotion chez quelques femmes et qui ne sont en elles qu'une enfance prolongée toute la vie, ou une vieillesse chagrine et jalouse qui se venge par une passion sacrée des passions profanes qu'elles ne peuvent plus avoir.

 

Sa religion était, comme son génie, tout entière dans son âme. Elle croyait humblement ; elle aimait ardemment ; elle espérait fermement. Sa foi était un acte de vertu et non un raisonnement. Elle la regardait comme un don de Dieu reçu des mains de sa mère, et qu'il eût été coupable d'examiner et de laisser emporter au vent du chemin. Plus tard, toutes les voluptés de la prière, toutes les larmes de l'admiration, toutes les effusions de son cœur, toutes les sollicitudes de sa vie et toutes les espérances de son immortalité s'étaient tellement identifiées avec sa foi qu'elles en faisaient, pour ainsi dire, partie dans sa pensée, et qu'en perdant ou en altérant sa croyance, elle aurait cru perdre à la fois son innocence, sa vertu, ses amours et ses bonheurs ici-bas, et ses gages de bonheur plus haut, sa terre et son ciel enfin! Aussi y tenait-elle comme à son ciel et à sa terre. Et puis elle était née pieuse comme on naît poète; la piété, c'était sa nature; l'amour de Dieu, c'était sa passion! Mais cette passion, par l'immensité de son objet et par la sécurité même de sa jouissance, était sereine, heureuse et tendre comme toutes ses autres passions.

 

Cette piété était la part d'elle-même qu'elle désirait le plus ardemment nous communiquer. Faire de nous des créatures de Dieu en esprit et en vérité, c'était sa pensée la plus maternelle. A cela encore elle réussissait sans systèmes et sans efforts et avec cette merveilleuse habileté de la nature qu'aucun artifice ne peut égaler. Sa piété, qui découlait de chacune de ses inspirations, de chacun de ses actes, de chacun de ses gestes, nous enveloppait, pour ainsi dire, d'une atmosphère du ciel ici-bas.


Nous croyions que Dieu était derrière elle et que nous allions l'entendre et le voir, comme elle semblait elle-même l'entendre et le voir et converser avec lui à chaque impression du jour. Dieu était pour nous comme l'un d'entre nous. Il était né en nous avec nos premières et nos plus indéfinissables impressions. Nous ne nous souvenions pas de ne l'avoir pas connu; il n'y avait pas un premier jour où on nous avait parlé de lui. Nous l'avions toujours vu en tiers entre notre mère et nous. Son nom avait été sur nos lèvres avec le lait maternel, nous avions appris à parler en le balbutiant. A mesure que nous avions grandi, les actes qui le rendent présent et même sensible à l'âme s'étaient accomplis vingt fois par jour sous nos yeux. Le matin, le soir, avant, après nos repas, on nous avait fait faire de courtes prières. Les genoux de notre mère avaient été longtemps notre autel farmlier. Sa figure rayonnante était toujours voilée à ce moment d'un recueillement respectueux et un peu solennel, qui nous avait imprimé à nous-mêmes le sentiment de la gravité de l'acte qu'elle nous inspirait. Quand elle avait prié avec nous et sur nous, son beau visage devenait plus doux et plus attendri encore. Nous sentions qu'elle avait communiqué avec sa force et avec sa joie pour nous en inonder davantage.

 

lamartine: confidences.

 

 

 

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Publié le 9 Novembre 2009




O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

 

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me « revêtir de vous même », d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

 

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d'apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

 

O Feu consumant, Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ».

 

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

 

 

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Publié le 9 Novembre 2009

 



  un homme de Dieu, aux qualités exceptionnelles, un artiste hors du commun.

Merci Henri Guérin, je ne vous oublierai pas.


. Requiescat In Pace .


« L’absolu désiré »

 

Un grand croyant nous quitte, un homme au caractère trempé, exceptionnellement intelligent ; gageons qu’il est très attendu à la Porte du ciel. Contemplant le Verbe, la Lumière qui vient dans le monde éclairer tout homme, Henri Guérin se présente Là-haut avec des mains qui ont peint, taillé, coulé, dessiné, mastiqué, nettoyé, gratté, brossé… et touche enfin ce que son cœur insatisfait mais plein de « l’intuition de ce qu’il voulait faire, l’absolu désiré » n’avait pas encore atteint. Avec ses vitraux, lumières sur la lumière, il avouait ne l’entrevoir que « fugitivement ». Humble. La beauté, il ne cherchait pas à la capter, elle l’attendait à l’intérieur.

 

« Ce que j’ai fait a le mérite d’exister. Pour moi ce qui est né est plus fort que ce qui a été rêvé ou pressenti, je le touche, je le vois. Je sais bien que ça ne sera jamais ça, mais c’est un peu de l’inconnu que je suis à moi-même qui s’est échappé et est venu à la lumière. De ce décalage entre la chose rêvée et l’œuvre née subsistera toujours une tension, et ma volonté de combler cette distance n’y pourra rien et ne finira qu’avec ma vie. »

 

Henri Guérin

 

 

« En chemin vers la beauté »

 

La cellule de l’artiste, c'est l’atelier, là où travail et silence, compagnons fidèles des jours, justifient malgré déceptions, angoisses et fatigues, ce bonheur d'être présent à ce qui s’élabore, jusqu'à cette joie si rare et si inattendue qui surgit d'un accord, d'un son juste et qu’on ne peut partager, car joie née dans la solitude de l’acte.

 

En ce lieu, entièrement confié au désir d’actes justes, constamment sanctionnés par la résistance des matériaux, l’artiste est conduit peu à peu, par la droiture de ses actes, à la vérité intime du cœur. L’on découvre à travers cette réalité, une morale de l'art, par la vérité du geste relié à la rigueur intérieure dans cette relation si étroite, si dépendante. Une intention qui ment produit un acte faux, il n’est pas question ici de maladresse, elle trahit une pensée morte ou calculée. Souvent le plaisir et le jeu m’absorbent en entier. La pudeur avouera rarement le lien avec l'enfant intérieur qu’on rejoint alors dans la saveur, l’étonnement et aussi la surprise, comme lui jadis si passionnément confié à l’instant. Aussi, lorsque je m’éloigne de ce lieu de vérité, souvent me vient une tristesse d’avoir déserté ce lieu de paix qui me protège des vanités toujours à l'affût. L’atelier m’a sauvé et me sauve encore.

 

Extrait de la revue Kephas, n ° 15, septembre 2005.

 

 

 liberté politique.com

 


  « Nous perdons un immense artiste dont la renommée était à la mesure de la maîtrise de son art. Il nous reste de lui une œuvre riche et foisonnante, reconnue dans le monde entier et ses merveilleux vitraux qui subliment la lumière. »


Pierre Cohen, maire de Toulouse, et Nicole Belloubet, première adjointe. « Cet artiste, peintre verrier reconnu de tous, laisse une œuvre immense. Ses vitraux continueront d'en diffuser la lumière et d'inspirer le promeneur comme il a inspiré ceux qui ont eu la chance de croiser sa route. »


 link

 

Cette présence de Dieu dans sa vie personnelle, comme dans sa vie familiale, a fait de lui un chantre de la beauté, cette beauté qui vient du Ressuscité, lui qui illumine le monde de sa gloire. Car la seule vraie beauté est la beauté de Dieu, cette beauté qu’il n’est pas besoin d’expliquer parce qu’elle saute aux yeux, parce qu’elle touche le coeur.

Aussi l’œuvre d’Henri est-elle source de paix, sacrement de la présence mystérieuse de Dieu en toutes choses. Une œuvre qui a été forgée, au prix d’un travail acharné, par ses mains, ses belles mains d’artisan qui lui obéissaient pour réaliser ce que son cœur lui dictait, ce que sa foi lui révélait, ce que son inspiration lui commandait de faire.

Vous avez bien fait de nous faire entendre cette grande prophétie d’Isaïe sur la parole qui vient du ciel et qui y retourne. Elle illustre si bien ce travail de l’Esprit, ce travail de la parole qui vient du ciel, comme la pluie, qui féconde le cœur de l’homme, comme la pluie féconde la terre, et qui remonte vers Dieu en chant de louange et d’action de grâce.

Et puis cette merveilleuse parole du Seigneur dans l’Evangile de Jean : Que votre cœur ne se trouble pas. Petits enfants . . . je vais vous préparer une place. Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, je vous prendrai avec moi afin que là où je suis, vous soyez vous aussi.

Notre foi et notre espérance, notre bonheur reposent sur cette parole. Nous n’allons pas vers la mort, nous allons vers la lumière, cette lumière qui donne à notre vie, à ce morceau de vie que nous avons à vivre sur la terre, son vrai sens et sa vraie destinée.

Notre ami Henri Guérin laisse une œuvre importante qui le rendait profondément heureux, comme sa famille, son épouse, ses enfants, ses petits enfants le rendaient profondément heureux. Il me le redisait encore quelques jours avant sa mort. Et s’il a souffert de quelque chose c’est de n’être pas reconnu, comme il aurait mérité de l’être dans les milieux de l’art contemporain. Mais l’exposition de ses vitraux et de tant d’autres belles choses, qui a eu lieu au Sénat en août dernier et le grand enthousiasme qu’elle a suscité chez ceux qui l’ont vue, a été pour lui une immense consolation, en même temps qu’une récompense, d’autant qu’il a pu célébrer cette exposition entouré de toute sa famille réunie.

L’œuvre désormais parlera d’elle-même. Elle chantera la gloire de Dieu et la victoire du Ressuscité sur la mort et sur le péché.

Ecoutons encore le Seigneur Jésus nous dire à l’unisson avec la voix d’Henri : Je vous donne à nouveau un commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.

 

Amen.

  Homélie du frère Alain QUILICI

O.P.


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Publié le 9 Novembre 2009



« La tristesse est le plus mauvais des esprits, et le plus dangereux pour les serviteurs de Dieu...

Rejetez loin de vous la tristesse, et n'affligez point l'Esprit-Saint qui habile en vous... Car l'Esprit de Dieu ne supporte ni la tristesse ni la compression. Revêtez donc la joie qui obtient toujours grâce devant Dieu, et trouvez en elle vos délices. Car tout homme joyeux fait le bien, aime et savoure le bien, et se met au-dessus des choses pénibles de la vie. Celui qui est triste a tort : il contriste l'Esprit-Saint, qui est donné à l'homme joyeux : sa prière n'a point de vertu et ne monte pas jusqu'à Dieu... Je demandai au Seigneur : Pourquoi la prière d'un homme triste ne monte-t-elle pas jusqu'au ciel? Il ne me fut rien répondu, sinon : Parce que la tristesse séjourne dans son cœur. Le vinaigre mélangé au vin corrompt sa délicieuse saveur : de même l'esprit de tristesse, lorsqu'on le mélange avec l'action de l'Esprit-Saint, change la prière. »


 (Hermas, Pastor, 1. II, Mandat. X, c. m, p. 942, édit. Migne.)

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