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Publié le 26 Février 2009

homélie de Benoît XVI lors de la messe du Mercredi des cendres (25 février)

ROME, Jeudi 26 février 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de l'homélie prononcée par le pape lors de la messe du 25 février, Mercredi des cendres dans la basilique Sainte-Sabine sur l'Aventin à Rome.

* * *

Chers frères et sœurs !

 

Aujourd'hui, Mercredi des Cendres - porte liturgique qui introduit au Carême -, les textes préparés pour la célébration couvrent, même de façon sommaire, toute la physionomie du temps du Carême. L'Eglise se préoccupe de nous montrer quelle doit être l'orientation de notre esprit, et nous fournit les aides divines pour parcourir avec décision et courage, déjà éclairés par la splendeur du Mystère pascal, l'itinéraire spirituel singulier que nous commençons.

« Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2, 12). L'appel à la conversion apparaît comme le thème dominant dans toutes les composantes de la liturgie d'aujourd'hui. Dès l'antienne d'ouverture, on dit que le Seigneur oublie et pardonne les péchés de ceux qui se convertissent ; dans la collecte, on invite le peuple chrétien à prier afin que chacun entreprenne « un chemin de véritable conversion ». Dans la première lecture, le prophète Joël exhorte à revenir vers le Père « dans le jeûne, les larmes et le deuil...car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment » (Jl 2, 12-13). La promesse de Dieu est claire : si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés d'innombrables faveurs. Avec le Psaume responsorial, l'assemblée liturgique fait siennes les invocations du Psaume 50, en demandant au Seigneur de créer en nous « un cœur pur », de renouveler en nous « un esprit ferme ». Il y a ensuite la page évangélique, dans laquelle Jésus, en nous mettant en garde contre la vanité qui ronge et qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'autosatisfaction, répète la nécessité de nourrir la rectitude du cœur. Il montre dans le même temps le moyen de croître dans cette pureté d'intention : cultiver l'intimité avec le Père céleste.

Au cours de cette année jubilaire, qui commémore le bimillénaire de la naissance de saint Paul, c'est avec une reconnaissance particulière que nous parvient la parole de la deuxième Lettre aux Corinthiens : « Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (5, 20). Cette invitation de l'apôtre retentit comme un encouragement supplémentaire à prendre au sérieux l'appel du Carême à la conversion. Paul a fait l'expérience de façon extraordinaire de la puissance de la grâce de Dieu, la grâce du Mystère pascal, dont le Carême lui-même vit. Il se présente à nous comme « Ambassadeur » du Seigneur. Qui mieux que lui peut nous aider à parcourir de façon fructueuse cet itinéraire de conversion intérieure ? Dans la première Lettre à Timothée, il écrit : « le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi le premier, je suis pécheur », et il ajoute : « mais si le Christ Jésus m'a pardonné, c'est pour que je sois le premier en qui toute sa générosité se manifesterait ; je devais être le premier exemple de ceux qui croiraient en lui pour la vie éternelle » (1, 15-16). L'apôtre est donc conscient d'avoir été choisi comme exemple, et son exemplarité concerne précisément la conversion, la transformation de sa vie survenue grâce à l'amour miséricordieux de Dieu. « Moi qui autrefois ne savais que blasphémer, persécuter, insulter. Mais le Christ m'a pardonné (...) mais la grâce de notre Seigneur a été encore plus forte, avec la foi et l'amour dans le Christ Jésus. » (ibid., 1, 13-14). Toute sa prédication, et avant même, toute son existence missionnaire furent soutenues par une poussée intérieure pouvant être ramenée à l'expérience fondamentale de la « grâce ». « Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, - écrit-il aux Corinthiens - et la grâce dont il m'a comblé n'a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec moi » (1 Co 15, 10). Il s'agit d'une conscience qui apparaît dans chacun de ses écrits et qui a fonctionné comme un « levier » intérieur sur lequel Dieu a pu agir pour le pousser de l'avant, vers des limites toujours plus reculées, non seulement géographiques, mais également spirituelles.

Saint Paul reconnaît que tout en lui est œuvre de la grâce divine, mais il n'oublie pas qu'il faut adhérer librement au don de la vie nouvelle reçue dans le Baptême. Dans le chapitre 6 de la Lettre aux Romains, qui sera proclamée au cours de la veillée pascale, il écrit : « Il ne faut donc pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à ses désirs. Ne mettez pas les membres de votre corps au service du péché pour mener le combat du mal : mettez-vous au contraire au service de Dieu comme des vivants revenus de la mort, et offrez à Dieu vos membres pour le combat de sa justice » (6, 12-13). Dans ces paroles est contenu tout le programme du Carême selon sa perspective baptismale intrinsèque. D'une part, on affirme la victoire du Christ sur le péché, survenue une fois pour toutes par sa mort et sa résurrection ; de l'autre, nous sommes exhortés à ne pas offrir nos membres au péché, c'est-à-dire à ne pas laisser, d'une certaine manière, de possibilité de revanche au péché. La victoire du Christ attend que le disciple la fasse sienne, et cela a lieu avant tout avec le Baptême, à travers lequel, unis à Jésus, nous sommes devenus « vivants, revenus d'entre les morts ». Toutefois, afin que le Christ puisse régner pleinement en lui, le baptisé doit en suivre fidèlement les enseignements ; il ne doit jamais baisser la garde, pour ne pas permettre à l'adversaire de regagner du terrain de quelque façon terrestre.

Mais comment accomplir la vocation baptismale, comme des êtres victorieux dans la lutte entre la chair et l'esprit, entre le bien et le mal, une lutte qui marque notre existence ? Dans le passage évangélique, le Seigneur nous indique aujourd'hui trois moyens utiles : la prière, l'aumône et le jeûne. Dans l'expérience et dans les écrits de saint Paul, nous trouvons également à cet égard des références utiles. En ce qui concerne la prière, il exhorte à « persévérer » et à être « fidèles à la prière ; qu'elle vous tienne éveillés dans l'action de grâce » (Rm 12, 12 ; Col 4, 2), à « prier sans relâche » (1 Th 5, 17). Jésus est au fond de notre cœur. La relation avec Lui est présente et demeure présente même si nous parlons, nous agissons selon nos devoirs professionnels. C'est pourquoi, dans la prière, demeure la présence intérieure dans notre cœur de la relation avec Dieu, qui devient à chaque fois également une prière explicite. En ce qui concerne l'aumône, les pages consacrées à la grande collecte en faveur des frères pauvres sont certainement importantes (cf. 2 Co 8-9), mais il faut souligner que pour lui, c'est la charité qui est le sommet de la vie du croyant, « le lien de la perfection » : « Par-dessus tout cela, qu'il y ait l'amour : c'est lui qui fait l'unité dans la perfection » (Col 3, 14). Il ne parle pas expressément du jeûne, mais il exhorte souvent à la sobriété, comme caractéristique de celui qui est appelé à vivre dans une attente vigilante du Seigneur (cf. 1 Ts 5, 6-8 ; Tt 2, 12). Son évocation de l'« esprit de compétition » spirituel, qui exige modération, est également intéressante : « Tous les athlètes à l'entraînement - écrit-il aux Corinthiens - s'imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas » (1 Co 9, 25). Le chrétien doit se priver pour trouver la voie et parvenir réellement au Seigneur.

Telle est donc la vocation des chrétiens : ressuscités avec le Christ, ils sont passés à travers la mort et leur vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu (cf. Col 3, 1-2). Pour vivre cette « nouvelle » existence en Dieu, il est indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons réellement être unis à Dieu, vivre en sa présence, si nous sommes en dialogue avec Lui. Jésus le dit clairement, lorsqu'il répond à la première des trois tentations dans le désert, en citant le Deutéronome : « Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4 ; cf. Dt 8, 3). Saint Paul recommande : « Que la parole du Christ habite en vous dans toute sa richesse ; instruisez-vous et reprenez-vous les uns les autres avec une vraie sagesse ; par des psaumes, des hymnes et de libres louanges, chantez à Dieu, dans vos coeurs, votre reconnaissance » (Col 3, 16). En cela également, l'apôtre est avant tout témoin : ses Lettres sont la preuve éloquente du fait qu'il vivait en dialogue permanent avec la Parole de Dieu : pensée, action, prière, théologie, prédication, exhortation, tout en lui était fruit de la Parole, reçue dès sa jeunesse dans la foi juive, pleinement révélée le reste de sa vie au cours de sa « course » missionnaire. Il lui fut révélé que Dieu a prononcé en Jésus Christ la Parole définitive, lui-même, la Parole de salut qui coïncide avec le mystère pascal, le don de soi dans la croix qui devient ensuite résurrection, car l'amour est plus fort que la mort. Saint Paul pouvait ainsi conclure : « Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde » (Ga 6, 14). Chez Paul, la Parole s'est faite vie, et sa seule gloire est le Christ crucifié et ressuscité.

Chers frères et sœurs, tandis que nous nous préparons à recevoir les cendres sur le front en signe de conversion et de pénitence, nous ouvrons le cœur à l'action vivifiante de la Parole de Dieu. Que le Carême, marqué par une écoute plus fréquente de cette Parole par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un encouragement à la conversion et à l'amour sincère envers nos frères, en particulier les plus pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin. Que nous accompagne l'apôtre Paul, que nous guide Marie, Vierge attentive de l'écoute et humble Servante du Seigneur. Nous pourrons ainsi arriver, renouvelés dans l'esprit, à célébrer avec joie la Pâque. Amen !

© Copyright du texte original en italien : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit




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Publié le 26 Février 2009





1er Vendredi de Carême
jeûne & abstinence.

miserere nobis.


"Voici qui est incompréhensible, que deux abîmes, l'un de richesse, l'autre de pauvreté, se joignent ensemble en un même sujet, et que pendant qu'il verse de son abaondance sur toutes les créatures ce qui perfectionne leur condition, il languisse la mendicité, et que, privé d'honneur, il soit accablé sous le faix insupportable de la colère de Dieu.

C'est ce qui se fait avec une dispensation si extraordinaire et hors de toute espérance, que l'homme se fait riche dedans l'épuisement de Dieu, qui s'accommodant à notre bassesse pour devenir inégal, élève en même temps notre nature jusqu'à la grandeur propre de l'immensité.
Il la fait entrer en la condition du Créateur, quand il prend les appartenances de sa dépendance. Il échange la mort qu'il emprunte d'elle, avec la vie qu'il lui donne. Il la ravit aux lois du temps afin qu'elle règne en la liberté de l'éternité, et que, la dévêtant des haillons de sa mortalité, elle soit adorée souverainement en la divinité où elle est, avec gloire, unie en unité de personne."



Louis Chardon: la croix de Jésus.

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Publié le 26 Février 2009

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Publié le 25 Février 2009



WEST, Benjamin

Les Lèvres d'Isaïe purifiées par le Feu dit aussi, L'ange de Jacob purifiant les lèvres d'Isaïe, L'appel du prophète Isaïe.
The lips of Isaiah purified by the Fire,
also known as The Angel of Jacob purifying Isaiah's lips or The call of the Prophet Isaiah


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D'après une tradition juive, il aurait été martyrisé sous Mannassé.

Il est un poète de génie. L'éclat de son style, la nouveauté de ses images font de lui le grand "classique" de la Bible.
Sa grandeur est d'abord religieuse. Isaïe a été marqué pour toujours par la scène de sa vocation dans le Temple, où il a eu la révélation de la transcendance de Dieu et de l'indignité de l'homme. Son idée de Dieu a quelque chose de triomphal et d'effrayant aussi: Dieu est le Saint, le Fort, le Puissant, le Roi.
L'homme est un être souillé par le péché, dont Dieu demande réparation. Car Dieu exige la justice dans les relations sociales et aussi la sincérité dans le culte qu'on lui rend. Il veut qu'on soit fidèle. Isaïe est le prophète de la foi et, dans les crises graves que traverse sa nation, il demande qu'on se confie en Dieu seul: c'est l'unique chance de salut. Il sait que l'épreuve sera sévère, mais il espère qu'un "reste" sera épargné, dont le Messie sera le roi.
Le Messie qu'il annonce est un descendant de David, qui fera régner la paix et la justice et répandra la connaissance de Dieu.



bible de Jérusalem.



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Publié le 25 Février 2009




je me prosterne à genoux
en votre présence.
"O bon et très doux Jésus,
Je vous prie
et je vous conjure,
avec toute la ferveur de mon âme,
de daigner graver dans mon coeur
de vifs sentiments de foi,
d'espérance et de charité;
un vrai repentir de mes péchés
et une volonté très ferme
de m'en corriger,
pendant que je considère
et contemple en esprit vos cinq plaies,
avec une grande affliction
et une grande douleur,
ayant devant les yeux
ces paroles que le prophète David
mettait dans votre bouche,
ô bon Jésus:
"Ils ont percé mes mains et mes pieds:
ils ont compté tous mes os."


intention de prières : pour un moine.
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Publié le 24 Février 2009





"souviens-toi que tu es poussière."
"convertis-toi, crois à l'Evangile."

BON ET SAINT CARÊME A TOUS .



La cendre est appliquée sur le front pour nous appeler plus clairement encore à la conversion, précisément par le chemin de l'humilité. La cendre, c'est ce qui reste quand le feu a détruit la matière dont il s'est emparé. Quand on constate qu'il y a des cendres, c'est qu'apparemment il ne reste plus rien de ce que le feu a détruit. C'est l'image de notre pauvreté. Mais les cendres peuvent aussi fertiliser la terre, aider au redépart de la nature et la vie peut renaître sous les cendres.




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Bien-aimés, dans l'intention où je suis de vous parler du saint jeûne du carême, puis-je mieux commencer ce sermon que par les paroles de l'Apôtre qui était l'interprète de Jésus Christ, et qu'en répétant ces paroles que nous venons de lire  : "  Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut " (2 Co 6,2)  ? Quoique le Seigneur nous comble de ses Grâces en tout temps et que sa divine Miséricorde vienne sans cesse à notre secours, il faut cependant que l'âme se livre avec plus de zèle à la pratique de la vertu et qu'elle conçoive de plus grandes espérances dans ces temps où l'accomplissement des mystères de notre rédemption nous invite spécialement à exercer de nombreux actes de piété, afin que nous puissions célébrer avec une grande pureté de coeur et d'esprit le saint et incomparable mystère de la Passion de notre Seigneur. Nous devrions toujours adorer ces divins mystères avec la même piété, avec le même amour, et rester toujours devant Dieu aussi purs que nous devons l'être pendant la fête de Pâques. Mais peu de personnes possèdent assez de ferveur pour cela ; la fragilité de la chair nous empêche de persister dans la stricte observance des divins préceptes ; et les embarras et les inquiétudes de cette vie causent de si grandes distractions que les âmes les plus vertueuses elles-mêmes ne peuvent se garder d'être souillées par la poussière du monde ; aussi Dieu dans sa Sagesse nous a donné le carême pour purifier nos âmes, pour racheter par de bonnes oeuvres et le jeûne de la piété les fautes que nous avons pu commettre dans le cours de l'année. Puisque nous sommes sur le point d'entrer dans ces saints jours où les lois divines nous prescrivent de purifier notre âme et notre corps, ayons soin d'obéir à ces préceptes de l'Apôtre  : " Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l'esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu " (2 Co 7,1). Faisons cesser toute espèce de lutte entre notre âme et notre corps ; que l'âme conserve son autorité et que le corps soit soumis à l'âme qui doit le gouverner d'après les lois du Seigneur ; gardons-nous d'offenser personne et de donner à qui que ce soit l'occasion de nous blâmer. Les infidèles auraient raison de nous mépriser, et par notre faute, leurs langues impies se déchaîneraient contre la religion, si nous ne jeûnions point avec toute la perfection d'une sainte continence.


Ce n'est point seulement dans la privation de viandes que consiste la sainteté du jeûne ; il est inutile de retrancher au corps sa nourriture ordinaire, si l'esprit n'abandonne pas les voies de l'iniquité, si la langue ne s'abstient de médire ou de calomnier. Nous devons imposer à nos passions le même frein que nous imposons à notre intempérance. Voici le temps où il nous faut devenir doux et patients, pacifiques et tranquilles, où il faut bannir le vice de notre coeur, et nous efforcer de l'enrichir de vertus éternelles. Voici le temps où les âmes pieuses doivent pardonner les offenses, mépriser les injures et oublier les insultes. Voici le temps où l'âme fidèle, revêtue des armes de la justice, doit combattre à droite et à gauche, de telle sorte que, pure dans sa conscience et constante dans sa probité, soit dans la gloire ou l'ignominie, soit dans l'honneur ou l'infamie, elle ne s'enorgueillisse des éloges qu'on pourrait lui donner, ou ne se décourage à cause des affronts qu'on pourrait lui faire subir. Que l'humilité de l'homme religieux ne soit ni sauvage, ni chagrine, mais qu'elle respire la sainteté ; que sa bouche ne murmure point de vaines plaintes, puisque les saintes consolations des joies célestes ne lui manquent jamais. Que personne ne craigne de diminuer ses richesses ou de se rendre pauvre en faisant de nombreuses aumônes ; la pauvreté chrétienne est toujours riche, et ce qu'elle possède est plus précieux que ce qui lui manque. Pourquoi redouter la pauvreté en ce monde, puisqu'on possède tout en Dieu  ? Ceux qui aiment à faire de bonnes oeuvres ne doivent jamais craindre d'en perdre les moyens, puisqu'une pauvre veuve est louée dans l'évangile pour avoir donné deux oboles, et que Dieu récompense ceux qui donnent un verre d'eau froide en son nom. Le mérite d'une bonne action se mesure par l'intention ; celui dont le coeur est plein de miséricorde trouve toujours occasion de l'exercer. La veuve de Sarepta nous en fournit l'exemple  : la famine désolait la terre au temps du bienheureux Elie ; elle ne possédait plus de nourriture que pour un seul jour, et elle donna tout au prophète pour apaiser sa faim, elle lui offrit le peu d'huile et de farine qui lui restait, sans songer à elle-même. Mais elle ne fût pas privée de ce qu'elle donna de si bon coeur  : ses vases qu'elle avait vidées par pitié devinrent des sources intarissables ; et parce qu'elle n'avait point redouté dans son zèle de manquer de nourriture, elle y retrouva sans cesse ce qu'elle avait donné.


Nous ne doutons point, bien-aimés, que le démon, qui est l'ennemi de toutes les vertus, ne s'oppose de toutes ses forces à l'accomplissement des actes de piété auxquels vous vous êtes préparés de bonne volonté, n'emploie toute sa perfidie pour vous faire rencontrer dans la piété elle-même des obstacles à la piété et ne s'efforce de perdre par l'orgueil ceux dont il n'a pu détruire les saintes croyances. Il est bien difficile à l'homme qui vit saintement de ne point se laisser éblouir par les louanges qu'on lui donne, à moins, comme dit l'Apôtre, " que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur " (2 Co 10,1-17). Est-il quelqu'un dont le malin esprit ne tâche de troubler les saintes résolutions et d'interrompre le jeûne  ? Qui pourrait-il épargner, lui qui n'a pas craint de s'adresser au Sauveur Lui-même et de Lui tendre des embûches  ? Le jeûne de quarante jours et de quarante nuits épouvanta le démon, et il voulut savoir par ruse si le don d'abstinence était naturel à Jésus Christ ou s'Il le tenait de Dieu, afin de n'avoir point à redouter d'être déçu dans ses espérances, si le Christ était soumis à toutes les conditions de sa nature humaine. Il chercha donc premièrement, avec adresse, à connaître s'Il était réellement le Créateur du monde, en Lui demandant s'Il avait le pouvoir de changer les substances en d'autres substances, et ensuite à savoir si la Divinité était cachée sous les voiles de son Corps mortel, en Lui proposant de Se lancer dans les airs et de soutenir son Corps dans l'espace. Mais le Seigneur ne voulut point lui manifester la puissance de sa Divinité, Il préféra lui opposer la justice d'un homme soumis à Dieu. C'est pourquoi le démon eut recours à une nouvelle ruse contre Celui qui avait caché sa Toute-Puissance ; il Le tenta par l'ambition et Lui promit tous les royaumes du monde, s'Il consentait à l'adorer. Mais la Sagesse de Dieu rendit vaine la prudence du démon, et cet ennemi superbe, voyant un homme semblable à celui qu'il avait séduit jadis, ne craignit point de persécuter cet Être divin dont la mort devait assurer le salut du monde. Nous avons à redouter les ruses du démon, non seulement dans les plaisirs de la gourmandise, mais encore dans les austérités du jeûne. Celui qui sut faire mourir le genre humain avec une pomme, sait aussi le perdre par le jeûne. Pour l'aider dans cette ruse si différente, il emploie ses serviteurs les manichéens ; et, de même qu'il se servit du serpent pour faire manger le fruit défendu, il persuade par leur bouche de s'abstenir des viandes permises. Cette abstinence qui nous habitue à nous contenter de peu et nous apprend à mépriser l'intempérance est certainement utile ; mais malheur aux hommes qui professent les doctrines impies de Manichée et dont le jeûne même est un crime. Pour faire injure au Créateur, ils ont horreur de la chair, et ils prétendent qu'on se souille en mangeant des viandes qui, disent-ils, n'ont point été créées par Dieu, mais par le démon. Dieu est la Créateur de toutes choses et tout ce qu'Il a créé est bon ; c'est Lui " qui a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ce qui s'y trouve " (Ac 14,15). Tout ce qui a été destiné à la nourriture de l'homme est pur et sain selon la qualité de son espèce. Si l'on en fait abus, c'est l'abus seul qui déshonore les gourmands et les ivrognes ; et il ne faut point s'en prendre à la qualité de la viande ou de la boisson. " Tout est pur pour ceux qui sont purs ; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées " (Tit 1,15).


Vous, bien-aimés, qui êtes les enfants de l'Église catholique, vous que le saint Esprit a instruits de la vérité, soumettez votre liberté aux lois de la raison ; et restez persuadés que si c'est une chose louable de s'abstenir même des choses qui sont permises et de se priver de certains aliments pour vivre plus chastement, on ne doit pas pour autant condamner la nature de ces aliments. Aussi n'ayez rien de commun avec les manichéens ni avec leur doctrines ; leur abstinence ne sert qu'à les rendre plus impurs ; ils adorent la créature et lui rendent le culte souverain, au lieu de le rendre au Créateur. Dans leur folie, ils jeûnent en l'honneur des astres ; tous ceux que l'on verra jeûner le dimanche et le lundi en l'honneur du soleil et de la lune, qu'on les mette sans hésiter au nombre des manichéens ; cette superstition criminelle les rend doublement impies, doublement profanes, ces hommes qui jeûnent en l'honneur des astres et au mépris de la Résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Ils rejettent les bienfaits du mystère de la rédemption du genre humain ; ils nient l'incarnation de notre Seigneur Jésus Christ, et n'ajoutent pas plus de foi à sa mort qu'à sa Résurrection. Aussi tâchent-ils de condamner, par la tristesse de leur jeûne, la joie que nous éprouvons d'un mystère si glorieux. Ils assistent à nos cérémonies pour cacher leur infidélité et pour mieux se dérober à nos regards ; ils participent avec nous à la communion des sacrements ; ils présentent une bouche indigne pour recevoir le Corps du Christ ; cependant ils refusent de boire son Sang précieux. Je veux en avertir votre sainteté, afin qu'à l'aide de ces indices vous puissiez reconnaître ces hommes, et que l'autorité épiscopale puisse chasser de la société des hommes ceux dont vous aurez découvert l'hypocrisie sacrilège. C'est de cette sorte de gens dont le bienheureux apôtre Paul avertit l'Église de Dieu de se garder, lorsqu'il dit  : " Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les coeurs des simples " (Rm 16, 17-18).


Je vous ai donné d'assez fréquents avis, bien-aimés, afin de vous prévenir contre cette secte exécrable, pour vous croire suffisamment avertis. Disposez-vous à passer dans une pieuse dévotion les saints jours du Carême ; et préparez-vous par des oeuvres de miséricorde à recevoir les fruits de la Miséricorde divine. Sachez dompter votre colère ; ne nourrissez plus de haines dans vos coeurs ; aimez-vous et honorez-vous les uns les autres avec une humilité sincère. Commandez avec justice à vos esclaves et à ceux qui vous sont soumis ; ne les faites pas jeter en prison ; ne les chargez pas de chaînes ; que les injures soient oubliées ; que les offenses soient pardonnées ; que la bonté succède à la sévérité, la douceur à la colère, la paix à la discorde. Que tout le monde nous trouve doux, modestes et bienveillants, si nous voulons que nos jeûnes soient agréables à Dieu. C'est Lui offrir le sacrifice d'une véritable abstinence et d'une piété sincère, que de s'abstenir de tout péché. Gardons-nous aussi d'avoir rien de commun avec les ennemis de la Croix de Jésus, de peur que la sainteté des fidèles ne soit souillée par le contact des impies. Que la lumière soit séparée d'avec les ténèbres, et que les fils de la vérité s'éloignent des enfants du démon. Il ne faut apporter rien d'impur, ni introduire rien de profane dans le Temple du Seigneur qui est l'Église de Jésus Christ. Après avoir purifié notre coeur de toutes ses souillures, il faut nous sanctifier par le jeûne et servir de demeure éternelle au saint Esprit, qui daigne toujours nous posséder et nous diriger quand nous avons fait pénitence de nos fautes, et qu'elles nous ont été remises. Nous jeûnerons ainsi le lundi, le mercredi et le vendredi, et le samedi nous célébrerons les vigiles dans l'église du bienheureux apôtre Pierre, qui ne cesse de veiller sur le troupeau qui lui a été confié, et qui obtiendra notre salut par la Grâce de Dieu tout-puissant, qui est un seul Dieu et une seule Puissance avec le fils et le saint Esprit et qui règne dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Léon.


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Publié le 23 Février 2009












"Seigneur crucifié et ressuscité, apprends-nous à affronter les luttes de la vie quotidienne, afin que nous vivions dans une grande plénitude. Tu as humblement et patiemment accueilli les échecs de la vie humaine comme les souffrances de la crucifixion. Alors les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les vivre comme des occasions de grandir et de mieux te ressembler. Rends-nous capable de les affronter, pleins de confiance en ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n'arrivons à la plénitude de la vie qu'en mourant sans cesse à nous-mêmes et en nos désirs égoïstes. Car c'est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi. Que rien désormais ne nous fasse souffrir ou pleurer au point d'en oublier la joie de ta résurrection. Tu es le soleil éclaté de l'amour du père, tu es l'espérance du bonheur éternisé, tu es le feu de l'amour embrasé.
Que la joie de Jésus soit force en nous et qu'elle soit, entre nous, lien de paix, d'unité et d'amour."



 Mère Teresa



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Publié le 23 Février 2009




A.S.P.T.M.
SERVITEURS des PAUVRES
du
TIERS-MONDE

A.S.P.T.M.
Abbaye Notre-Dame
F. 36 220 FONTGOMBAULT.
+
la mission, une aventure.



« La vie est un mystère qui en soi demande responsabilité, amour, patience, charité ».

Benoit XVI.

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Publié le 23 Février 2009






"Ayez pitié de moi, ô Dieu selon votre miséricorde.
Et selon l'étendue de vos bontés effacez mes transgressions.
Lavez-moi de plus en plus de mon iniquité, et purifiez-moi de mon péché.
Car je rconnnais mes offenses, et mon péché est constamment devant moi.
C'est contre vous seul que j'ai péché, et j'ai fait ce qui est mal à vos yeux;
j'en fais l'aveu, afin que vous soyez trouvé juste dans votre sentence, sans reproche
dans votre jugement.
Je suis né dans l'iniquité, et ma mère m'a conçue dans le péché.
Mais vous aimez la vérité, et vous m'aviez fait connaître les mystères cachés de
votre sagesse.
Purifiez-moi avec l'hysope, et je serai pur; lavez-moi, et je serai plus blanc que la neige.
Faites-moi entendre une parole de joie et d'allégresse, et mes os brisés se réjouiront.
Détournez votre visage de mes péchés, effacez toutes mes iniquités.
Dieu, créez en moi un coeur pur et renouvelez au-dedans de moi un esprit bien disposé.
Ne me rejetez pas loin de votre face, et ne me retirez pas votre Esprit-Saint.
Rendez-moi la joie de votre salut, et soutenez-moi par une volonté généreuse.
J'eenseignerai vos voies à ceux qui les transgressent et les pécheurs reviendront à vous.
Délivrez-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue célèbrera votre justice.
Seigneur, ouvrez mes lèvres, et ma bouche publiera vos louanges.
Si vous désirez des sacrifices, je vous en offrirais, mais vous ne prenez point plaisir
aux holocaustes.
Le sacrifice agréable à Dieu, c'est un esprit brisé par le repentir; ô Dieu vous ne
dédaignez pas un coeur contrit et humilié.
Dans votre bonté, Seigneur, répandez vos bienfaits sur Sion, afin que les murs de
Jérusalem soient rebâtis.
Alors vous aurez pour agréables les sacrifices de justice, les oblations et les holocaustes;
alors on offrira des taureaux sur votre autel.


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 22 Février 2009






« Aujourd'hui, chers pèlerins francophones, nous sommes invités avec saint Paul à redire notre Oui au Christ et à l'amour miséricordieux de Dieu. Il nous donne un cœur capable d'aimer et de pardonner. Il nous libère de nos paralysies et de nos doutes. Il nous met debout et nous invite à nous remettre en marche. En Lui seul, peut s'épanouir notre espérance ! Communauté de pécheurs pardonnés, vivons en Église dans la joie d'un renouveau toujours possible ! En ce jour de la fête de la Chaire de saint Pierre, je vous invite à prier pour le Pape, humble Successeur de Pierre, et pour l'unité de l'Église ! Avec ma Bénédiction Apostolique ».

source zenit.
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