spiritualite

Publié le 24 Novembre 2008


PATER NOSTER QUI ES IN CAELIS....



"C'est de ce Père que tire non nom, dit saint Paul tout ce qui mérite le nom de paternité.

La paternité, quelle chose admirable! Cela veut dire à la fois le mélange de la force et de la tendresse, de ces deux sentiments qu'on peut bien rencontrer séparés, mais dont l'union nous surprend comme une merveille. Et notre Père à nous tous n'est rien de moins que Dieu lui-même. Ce n'est pas un homme fragile comme les pères de la tere, qui ne peuvent longemps comprendre tout le coeur de leurs enfants. Sa puissance est infinie, et en même temps sa tendresse est sans bornes.


Si cela est,  comment donc se fait-il que nous puissions nous sentir, à certaines heures, pareillement seuls, pareillement abandonnés?...


C'est que Notre Père est dans les cieux. Et nous, nous ne sommes pas encore avec lui, nous sommes encore sur la terre. Il faut dire plus: nous sommes au sein des choses de la terre, notre vie est comme enfoncée en elles, et notre coeur lui-même, à certaines heures, est plein de terre. Alors c'est la terre qui nous est familière et qui devient effectivement notre suprême patrie; le ciel nous devient comme étranger. Mais, quand, tout d'un coup, surgissent de terribles épreuves, quand de vastes calamités s'abattent sur le monde, nous restons comme interdits. Toutes nos paroles habituelles nous apparaissent dérisoires; elles s'évanouissent sur nos lèvres, tout s'obscurcit devant nos yeux, et la lumière de nos âmes elle-même semble nous quitter. A ce moment, nous éprouvons combien était grande la part d'illusions de nos vies; ce n'est pas seulement la pièce où nous êtions attentifs à jouer notre rôle qui s'interrompt, c'est le théâtre lui-même qui s'effondre. Alors, au sein de ces ruines, notre âme immortellle s'émeut en nous, elle sort de son long sommeil, elle monte à la rencontre des cieux où l'Amour éternellement l'attendait. Un cri s'élève du milieu d'elle-même:" Notre Père, mon Père, c'est Vous qui êtes dans la patrie définitive - toutes les autres ici-bas, si chères soient-elles, n'étaient que des abris provisoires; elles finissent par s'écrouler et leur catastrophe est d'autant plus amère qu'elles ont été plus douces à nos coeurs.


C'est Vous qui êtes ma Patrie, inaccessible au mal, aux coups de force, aux injustices, à la douleur. J'habitais en exil, et je ne m'en souvenais plus. Je lisais sans les entendre assez les mots de saint Paul qui m'invitait à prendre courage en me disant que notre légère tribulation du moment présent produit pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, nos regards ne s'attachant point aux choses visibles que pour un temps, les invisibles sont éternelles.


Maintenant, je sais d'expérience, oh! oui je peux le dire, que les choses du temps sont fragiles, et je sais, d'une foi plus mâle, plus éprouvée, que ma vraie patrie, ma patrie du ciel est éternelle. Et je sais aussi, ô merveille, que cette divine patrie n'attend pas que la fin de l'histoire ait sonné pour me recevoir en elle, mais qu'elle descend sans cesse au-devant de nous pour nous apporter l'éternité en son temps, le royaume de Dieu au sein des royaumes de ce monde, la douceur dans la violence, et la justice au sein de l'iniquité"


Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu la ville sainte, écrit saint Jean, la Jérusalem nouvelle, vêtue comme une fiancée parée pour son époux. Et j'entendis une voix forte qui disait: Voici le Tabernacle de Dieu avec les hommes: il habitera avec eux, et ils seront son peuple; et lui-même il sera Dieu avec eux, et il sera leur dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu." Oh! sans doute, il y aura toujours ici-bas des deuils, des cris, des douleurs, mais dans l'âme qui a reconnu son Père des cieux, toutes ces épreuves ne feront plus jamais chavirer l'amour; son amour "est fort comme la mort, ses ardeurs sont des ardeurs de feu, les grandes eaux ne peuvent éteindre sa charité, et les fleuves ne la submergeront pas".


O Seigneur, ô Père, faites que nous puissions, dès le temps de l'exil, recevoir en notre sein les cieux où vous habitez:" Pour nous tous, a dit dans un passage admirable votre apôtre Paul, le visage découvert, réfléchissant come un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de plus en plus resplendissante, comme par le Seigneur qui est Esprit". Faites qu'à l'imitation de votre apôtre nos coeurs soient assez purs pour que votre sainteté éblouissante et sans tâche puisse s'y refléter. Purifiez nos désirs. Purifiez jusqu'à nos prières.



Mon âme dans tes mains n'est pas un vain jouet

Que béni soit ton fouet,



"O enfant du Nouveau Testament, ô adorateur véritable, ô juif spirituel et ciconcis dans le coeur, chrétien détaché de l'amour du monde...


"... Viens demander à Dieu la conversion et la liberté de ton coeur qui gémit - ou plutôt qui ne gémit pas, qui se réjouit parmi tant de captivités; viens, affligé de tes crimes, ennuyé de tes erreurs, détrompé de tes folles espérances, dégoûté des biens périssables, avide de l'éternité et affamé de la justice et du pain de vie.


Expose-lui toutefois avec confiance, ô fidèle adorateur, expose avec confiance tes nécessités, même corporelles. Il veut bien nourrir ce corps qu'il a fait, et entretenir l'édifice qu'il a lui-même bâti; mais cherche premièrement son royaume, attends sans inquiétude qu'il te donne le reste, comme par surcroît" Oui, comme Bossuet le dit en rapportant la parole du Sauveur lui-même; on te donnera le reste par surcroît. Ou bien, s'il te le refuse à toi, et peut-être à ceux que tu aimes plus que toi, et que te sont plus chers que ta vie; s'il vous fait boire tous ensemble cet amer calice que tu ne voulais pas, alors, ô mon frère, prépare-toi, c'est qu'il veut t'offrir, à toi et à eux, un tel amour qui va faire de toi un saint, et qui changera tes épines en roses et ta nuit en aurore.


C'est qu'il veut que tu puisses redire avec Maxence la prière du Centurion au sein de son désert d'Afrique:" Tout vous confirme, ô Père céleste. Il n'est point une heure qui ne soit votre preuve, il n'est point une heure, si sombre qu'elle soit, où vous ne soyez présent, il n'est point une épreuve qui ne soit une preuve de Vous. Que je meure de soif dans ce désert, et je dirai encore que ce jour est béni - car je Vous ai vu préseent, dans votre justice comme je vous ai vu présent dans votre miséricorde, et je n'ai pas préoccupation des apparences, qui sont la soif, et la faim, et la fatigue, mais de Vous qui êtes la réalité".


Je viens à Vous, Seigneur, Père auquel il faut croire

Je vous porte, apaisé

Les morceaux de ce coeur tout plein de votre gloire

Que vous avez brisé.


 





Cardinal Journet.

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 22 Novembre 2008



"O Jésus très doux, Toi l'Espérance de mon coeur qui gémit, mes larmes pieuses te cherchent et le cri profond de mon coeur"


St Bernard.

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 22 Novembre 2008



"Les monastères sont des lieux où l'on célèbre la gloire de Dieu, où l'on adore et chante la présence mystérieuse mais réelle de Dieu dans le monde, des lieux où l'on cherche à vivre le commandement nouveau de l'amour et du service réciproque.

Le Pape l'a affirmé en recevant les participants à l'assemblée plénière de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie apostolique en cours cette semaine sur le thème du monachisme. Celui ou celle qui entre au monastère, a souligné Benoît XVI, cherche une oasis spirituelle où apprendre à vivre en vrais disciples de Jésus et en communion fraternelle.

C'est pourquoi les monastères doivent devenir toujours plus des oasis de vie ascétique."







Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 22 Novembre 2008



"Dans la musique spirituelle et l'art sacré résonnent et rayonnent la beauté et la grandeur de la foi. La musique et l'art atteignent nos sens et nous aident à ouvrir notre esprit et notre coeur à Dieu et à sa parole."



Benoit XVI


bonne fête à tous les musiciens, .. et nos petits chanteurs!

 





Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Novembre 2008



pro orantibus
+
« le monachisme peut constituer pour toutes les formes de vie religieuse et de consécration, un rappel de ce qui est essentiel et qui a la primauté dans toute vie baptismale : chercher le Christ et ne rien faire passer avant son amour »


Benoît XVI 2008



Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Novembre 2008









«J'appelle, je m'agrippe, j'en veux -- et il n'y a personne pour répondre -- personne à qui m'accrocher, non, personne -- seule».

C´est en moi de terribles ténèbres. Comme si tout était mort, en moi, car tout est glacial "

...(et pourtant même si on en arrive là)...

La vie est une chance, saisie la ! La vie est beauté, admire la ! La vie est béatitude, savoure la ! La vie est un rêve, fais en une réalité ! La vie est un défi, fait lui face ! La vie est un devoir, accomplis le ! La vie est un jeu, joue la ! La vie est précieuse, prends en soin ! La vie est une richesse, conserve la ! La vie est amour, jouis en ! La vie est mystère, perces le ! La vie est promesse, remplis la ! La vie est tristesse, surmonte la ! La vie est un hymne, chante la ! La vie est combat, accepte le ! La vie est aventure, oses la ! La vie est bonheur, mérites le ! La vie est la vie, defends la !

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Novembre 2008


Lui rêve d'être grand, une fois grand, on voudrait avoir leur âge, allez comprendre!
La vie est aussi un long rêve.
 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Novembre 2008


"Maintenant et à l'heure de notre mort..."


La mort est la séparation de l'âme et du corps. "Souviens- toi, homme que tu es poussière et que tu retourneras en poussière", dit chaque année le prêtre au fidèle en lui imposant les cendres. C'est notre corps qui se décompose après la mort, tandis que subsiste, privée de son corps jusqu'à la résuurection générale, notre âme immortelle.

La mort est universelle. Mais pourquoi pèse-t-elle sur nous? Pour deux raisons, dont l'une est naturelle et philosophique, l'autre historique et théologique. Nous sommes composés d'une âme spirituelle et d'un corps matériel. Notre âme immortelle, mais notre corps est corruptible, et par là la mort nous est naturelle. Mais Dieu avait gratuitement doté Adam de l'immortalité en lui conférant la grâce surnaturelle, et si le péché n'était pas intervenu, nous non plus, nous ne serions pas morts. " Dieu n'a pas fait la mort, nous dit le Livre de la Sagesse (I,13); oui, Dieu a créé l'homme incorruptible, il en a fait l'image de sa propre nature; c'est par l'envie du diable que la mort est entrée dans le monde" (2.23)

"Par un seul homme, écrivait saint Paul aux Romains, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé en tous les hommes." (5.13)) Saint Thomas d'Aquin résume toute cette doctrine quand il dit: "La cause de la mort est double: il y a une cause éloignée qui vient des principes matériels du corps humain... Mais cette cause se trouvait arrêtée dans ses effets par la justice originelle. C'est pourquoi la cause prochaine de la mort et des autres misères est le péché qui a supprimé la justice originelle.

Séparation du corps e de l'âme, qui sont faits l'un pour l'autre, la mort est horrible à la nature. Elle est dit Aristote, le dernier des maux de cette vie et le plus redoutable. Pour tout le monde, pour tous ceux du moins qui ont gardé le sens de l'homme en gardant le sens de Dieu, la mort est une chose terrible, une réalité atroce. (P. Dehan le contemplatif et la Croix) Elle est "la reine des épouvantements", dit Bossuet, qui pense aussi que "notre ancienne immortalité ne sert qu'à nous rendre plus insupportable la tyrannie de la mort".

La mort, dont l'heure est incertaine et qui est suivie du jugement particulier, est une chose grave car elle nous fixe dans l'état moral, dans l'état spirituel où elle nous trouve. Nous mourrons, nous ne mourrons qu'une fois, et de notre mort dépendra notre éternité bienheureuse ou malheureuse. "C'est chose assurée, dit Saint François de Sales, que l'état auquel nous nous trouverons à la fin de nos jours, lorsque Dieu coupera le fil de notre vie, sera celui où nous demeurerons pour l'éternité".

Il faut donc se préparer à la mort. On se prépare à la mort en y pensant, et c'est pourquoi saint Benoît a inscrit parmi ses instruments des bonnes oeuvres:"Avoir chaque jour la mort présente devant les yeux."

On se prépare à la mort en vivant dans les dispositions où on désire se trouver quand elle viendra.. Il faut toujours être prêt à communier et à mourir. "Telle est notre vie, telle sera notre mort", dit encore saint François de Sales. On se prépare à la mort en l'acceptant généreusement et en disant, par exemple, avec saint Pie X:" Seigneur mon Dieu, dès maintenant je reçois de votre main, volontiers et d'une âme paisible, tout genre de mort, selon qu'il vous plaira, avec toutes ses angoisses, ses peines et ses souffrances."

Il faut se préparer à la mort dans la paix, dans la confiance, puisque le Seigneur a vaincu la mort et que toute victoire du Seigneur est nôtre, car nous sommes dans le Christ Jésus. Si la mort est terrible à la nature, surnaturellement assumée, elle devient pourtant désirable et douce pour celui qui voit en elle la nécessaire porte de la vie éternelle à laquelle il aspire, qui met sa ferme confiance dans le Christ triomphateur de la mort, qui met sa joie à collaborer avec son Rédempteur en son oeuvre de salut et veut mourir avec lui, comme lui et en lui, afin de ressusciter avec lui - pour Celui en somme qui consent  comme il convient à laisser envelopper sa mort dans la mort du Christ Jésus..


dom Roy , Fontgombault 1976

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Novembre 2008



pro orantibus

Pour les vocations religieuses en union avec le Saint Père.

pour les jeunes de nos monastères bénédictins, Fontgombault & Clear Creek.

+

"Nous comptons sur l'aide de Notre-Dame, la Vierge fidèle et puissante, Secours des chrétiens et Reine des moines, forte comme une armée rangée en bataille, bonne comme la meilleure des mères. Nous lui confions de tout notre coeur cette fondation cette maison qui est et demeurera sienne.
Que la Reine du Ciel y fasse mener aux moines qui l'habitent une vie vraiment céleste de vrais contemplatifs, de vrais fils de saint Benoît. Qu'elle les assiste, et s'il plaît à Celui-ci, jusqu'au retour glorieux de son Fils. Qu'elle leur soit constamment présente avec toute sa bienveillance et toute sa puissance de Mère de Dieu et des hommes."
" Marie, comme l'Eglise est Mère de la foi. Elle est Reine et
éducatrice des contemplatifs."

dom Roy,




Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Novembre 2008


qui se confesse bien avec humilité devient un saint.


Ce que je vais vous dire n'est qu'une série de suggestions qui peuvent aider à vivre le sacrement de la pénitence, le sacrement de la confession.

      Je voudrais commencer en reprenant l'invitation de saint Augustin à «se laisser porter par le bois de Son humilité»1. Nous devons traverser la mer de la vie, nous devons arriver au Seigneur qui est notre bonheur. La seule façon de traverser cette mer est de se laisser porter par le bois de Son humilité. De se laisser porter par ce navire qu'est la croix du Seigneur. J'aime beaucoup l'expression de saint Augustin: «Laisse-toi porter par le bois de Son humilité». Qu'est-ce que la confession sinon accepter humblement de se laisser porter par le Seigneur, par le bois de Son humilité? Sinon accepter humblement de confesser nos pauvres péchés comme Jésus l'a voulu, comme la sainte Église l'a établi? C'est pourquoi je me suis permis de donner à qui le désirait le petit livre Qui prie sauve son âme pour qu'il soit une aide à bien se confesser, comme la sainte Église le conseille et même le commande.

      Permettez-moi de vous parler d'une idée qui m'est venue, d'une découverte pour moi récente: qui se confesse bien devient saint. C'est une découverte récente (l'année dernière, durant la messe de la Toussaint, pendant que je lisais l'Évangile des béatitudes) et d'une évidence immédiate: qui se confesse bien devient saint. Qui se confesse bien, avec humilité, sincérité, en s'accusant de la totalité de ses péchés, devient saint. Devient saint dans le temps du Seigneur, mais qui se confesse bien devient saint. Qui se laisse humblement porter par le bois de Son humilité devient saint. Devenir saint veut dire que la présence de Jésus Christ devient de plus en plus chère, de plus en plus proche. «Familiaritas stupenda nimis / toujours plus merveilleuse», comme dit L'Imitation de Jésus-Christ, «Sa familiarité»,
Comme le dit une strophe de l'hymne Iesu dulcis memoria, ce long hymne médiéval attribué à saint Bernard. C'est la strophe que, dans les derniers mois de sa vie, don Giussani répétait le plus fréquemment: «O Iesu mi dulcissime, / Ô Jésus très doux, spes suspirantis animae, / Toi l'espérance de mon cœur qui gémit [de nous qui soupirons, comme nous le disons dans le Salve Regina], / te quaerunt piae lacrimae / mes larmes pieuses te cherchent [des larmes qui ne prétendent rien, qui attendent, qui demandent] / et clamor mentis intimae / et le cri profond de mon cœur». Même lorsque, peut-être, ce cri du cœur ne monte pas jusqu'à nos lèvres.
Voilà, si nous nous confessons bien, nous devenons saints. C'est-à-dire, la présence du Seigneur, Sa présence, Sa beauté («Chère beauté»), Sa douceur deviennent plus chères et plus proches de notre vie.

don Giacomo Tantardini



Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0