spiritualite

Publié le 6 Décembre 2008





"Candor est lucis aeternae et speculum sine macula" (Sag.7.26)


   Marie est un reflet très pur de la lumière divine, de la beauté de Dieu.


   Pie IX, dans sa Bulle Ineffabilis, nous avertit que 'toujours préservée des moindres souillures du péché, toute belle et parfaite, Marie a atteint une plénitude d'innocence et de sainteté qu'on en peut imaginer de plus grande en dessous de Dieu et que jamais personne, sauf Dieu lui-même ne réussira à la comprendre".



  Résignons-nous donc à ne pas tout saisir de cette beauté unique. Notre admiration n'est que plus grande. Comme celle du petit enfant pour sa mère qui constitue à ses yeux comme un monde de puissante tendresse dont il ne saurait détailler les trésors.


   Et c'est dès le premier instant de sa conception que Marie fut comblée d'une telle abondance de grâces qu'elle dépassait la grâce de tous les Saints.


Voici une belle application du "mirabiliter condidisti et mirabilius reformasti" que nous disons chaque jour à la messe.

(offertoire)


   Adam et Eve avaient été constitués dans un état de parfaite justice. Mais la nouvelle Eve, dans sa grâce originelle, l'emporte de beaucoup sur nos premiers parents avec leur chute. Et tandis qu'ils ont, eux, perdu leur innocence, Marie n'a jamais cessé de faire fructifier le don initial que Dieu lui avait fait.


  Et pourtant cette Vierge incomparable, qui demeure Vierge tout en étant Mère, a porté comme son Fils la ressemblance du péché. Elle a été sujette à la souffrance, et, je le pense, à la mort. Comme son Fils, elle a connu toutes celles de nos misères qui étaient compatibles avec sa parfaite innnocence. Ne fallait-il pas qu'elle ressemblât en tout à son Fils? Et ne fallait-il pas aussi qu'elle connut, autant que cela lui était possible, toutes nos infirmités, puisqu'elle est notre mère? Ce que dit l'Epître aux Hébreux de notre Pontife qui devait assumer nos infirmités pour y mieux compatir, n'est-il pas en un sens plus vrai de notre Mère, car il est d'une mère de ressentir jusque dans sa chair les douleurs de ses enfants.



...Mère parfaitement pure et par là-même parfaitement Mère, à qui nous demandons de nous garder par sa toute puissance suppliante, dans sa pureté et dans sa lumineuse tendresse, dans sa paix et dans sa joie.


"O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous! "



dom Roy Fontgombault.



"Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu'elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles "

Pie IX






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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Décembre 2008










La légende de st Nicolas


Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Tant sont allés, tant sont venus
Que le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher, voudrais-tu nous loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p'tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Saint Nicolas au bout d'sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a de la place, il n'en manque pas
Il n'était pas sitôt entré
Qu'il a demandé à souper

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Du p'tit salé, je veux avoir
Qu'il y a sept ans qu'est dans le saloir
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte il s'enfuya

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Boucher, boucher, ne t'enfuis pas
Repens-toi, Dieu te pardonnera
Saint Nicolas alla s'asseoir
Dessus le bord de ce saloir

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs

Le premier dit "j'ai bien dormi"
Le second dit "Et moi aussi"
Et le troisième répondit
"Je me croyais au Paradis"

+

Saint Nicolas mon bon patron



    Saint Nicolas mon bon patron,
    Apportez moi des macarons,
    Des biscuits pour les p'tites filles,
    Des marrons pour les garçons,
    Des mirabelles pour les d'moiselles,
    De beaux rubans pour les mamans,
    Du tabac pour les papas,
    Des lunettes pour les grands pères,
    Des halettes pour les grands mères
    Un pot de fleurs pour ma chère soeur
    Un baiser pour mon petit coeur.

Saint Nicolas en Lorraine.

Pour Saint-Nicolas, plus que pour tout autre, il y a lieu de distinguer soigneusement entre son histoire, bien lointaine et peu sûre, et le culte millénaire qui lui a conféré en quelque sorte la nationalité lorraine. C'est d'ailleurs sur ce second point que nous trouverons le plus de choses charmantes et de détails inédits.

De la vie de notre Saint, il n'existe pas d'ouvrage qui soit historiquement valable. Tout le Moyen Age a vécu, dans ce domaine, de ce que lui rapportaient des traductions d'auteurs grecs du VIII' siècle et la légende ne se fit pas faute d'y ajouter encore.
Dans la Chrétienté entière et en notre Lorraine en particulier, Saint Nicolas a gardé constamment une grande faveur, c'est par rayonnement de la bonté même de Dieu qui transparaît dans toute sa vie. Mais il le doit aussi aux charmes de la légende qui ont fait de cette vie un livre d'images aux merveilleuses teintes de vitrail.

Saint Nicolas naquit, dans la seconde moitié du IIIe siècle, à Patare, petit port de Lycie, province d'Asie Mineure, voisine de l'île de Rhodes. Comme bien on pense , il appartenait à une famille riche et distinguée de la ville, ce qui lui fournit bientôt la "matière " de son premier beau geste.

Mais nous retiendrons surtout, au compte de son milieu familial, cette autre richesse d'une foi chrétienne, puisée à bonne source. Saint Paul, en effet, avait séjourné à Patare, au retour de son troisième voyage.
Le jeune Nicolas fut-il frappé quelque jour d'entendre proclamer à l'église le précepte et l'éloge à la fois, que l'Apôtre fait, dans son Épître 1 aux Corinthiens, de la charité qui est patiente et bonne et ne s'enfle point d'orgueil (XIII, 4) ?

Apprenant par la rumeur (ce fut de tout temps l'apanage des petites villes) qu'un notable du pays, atteint par un revers de fortune, envisageait de livrer ses trois filles à la prostitution, faute de pouvoir les doter convenablement, à la faveur de la nuit, Saint Nicolas se glisse vers la demeure et, par la fenêtre ouverte, lance une grosse bourse remplie de pièces d'or.
Le geste fit son effet, car bientôt notre homme mariait fort honorablement son aînée. Restaient les deux cadettes. Pris à ce jeu, tout à fait dans le genre Scout ou Cœur Vaillant, dirions-nous aujourd'hui, Saint Nicolas, toujours incognito, renouvela son geste par deux fois. Mais il se fit prendre la dernière nuit et, tout confus, supplia son obligé de n'en rien dire.

Le secret fut-il bien gardé ? En tout cas, personne ne fut surpris de voir ce sympathique jeune homme devenir prêtre, vivre quelques années dans un monastère et en sortir bientôt pour accéder à l'évêché de Myre, capitale de la province.

Dans ce nouveau ministère, Saint Nicolas put donner libre cours, et sur un plan considérablement étendu, à cette bonté d'âme qu'il tenait de sa nature et que la grâce, les miracles aidant, ne fit qu'exalter. Tous les traits de sa vie, retenus par les chroniqueurs - nous ne saurions ici les contester, tant ils sont simples - portent la marque de cette générosité inlassable, gratuite et souriante, qui le rendait infiniment sensible à la moindre détresse matérielle ou morale. Ainsi, le voit-on s'intéresser avec prédilection aux enfants de son diocèse, intervenir auprès de l'empereur, en faveur de trois officiers, libérer, en se jouant, des prisonniers, ravitailler miraculeusement en blé sa ville en proie à la famine, sauver du naufrage des matelots qui sombraient.

Même si nous négligeons toutes les naïves enluminures dont la légende a cru devoir, pour illustrer sa mémoire, entourer chaque scène, il reste que la charité foncière fut la caractéristique de sa sainteté. Par là s'explique sans peine l'extension prodigieuse de son culte à travers le monde et jusqu'à nos jours.

Tendre et compatissant pour les personnes, à l'exemple du divin Maître, Saint Nicolas n'en fut que plus intransigeant sur les questions de doctrine. Défenseur de la foi auprès de ses ouailles, il combattit avec vigueur cette hérésie sournoise dont Arius infestait alors l'Asie Mineure, avant de gagner tout l'Occident. La politique s'en mêlant, les empereurs de Constantinople favorisaient dangereusement les entreprises de l'Arianisme. A ce titre, Saint Nicolas subit la persécution de 316, se vit exiler de Myre et jeter en prison. Trop heureux de souffrir comme les siens, il se garda bien de faire miracle pour s'en tirer. Du reste, la victoire de Constantin vint bientôt renverser la situation. Bien que son nom ne figure pas dans la liste des 318 signataires, la tradition rapporte que Saint Nicolas assista au 1er Concile œcuménique de Nicée, réuni en 325, sur l'initiative de Constantin, et qui condamna l'Arianisme.

Saint Nicolas mourut fort peu de temps après et fut inhumé dans sa cathédrale. Sa disparition fut davantage ressentie par ceux qu'il avait tant obligés. Poussée à la fois par le besoin et par la certitude qu'au-delà de la mort le Saint Évêque restait lui-même, la foule des malades et des déshérités se pressa de plus belle à son tombeau, On y accourut non seulement de Lycie, mais de toutes les provinces d'Orient où il n'était point allé.

Au moment d'aborder l'histoire du culte de Saint Nicolas, précisons qu'à l'inverse de sa biographie, encombrée de légendes, il existe d'innombrables documents historiques touchant ses reliques et les pèlerinages auxquels elles donnèrent lieu.

La renommée du grand thaumaturge se répandit très vite. Dès la fin du siècle, Saint Jean Chrysostome lui fait une belle place dans la liturgie nouvelle qu'il instaure en son diocèse de Constantinople, et l'empereur Basile vient à Myre prier sur la tombe. D'autres s'y intéressèrent à leur tour, mais diversement. Lors d'une expédition sur les côtes d'Asie Mineure, les troupes du calife de Bagdad, Haroun-al-Raschid, assaillirent la ville et tentèrent de profaner les restes précieux. L'alerte fit grand bruit, jusqu'en Occident où déjà - nous le verrons - des reliques de Saint Nicolas étaient vénérées. On sait que, bien avant les Croisades, et à partir d'Italie notamment, les relations commerciales, qui ont souvent si bien servi le culte des Saints, entretenaient une liaison étroite entre les deux bassins de la Méditerranée.

Passé l'an mil, les incursions musulmanes se firent plus dangereuses sur tout le littoral aussi bien qu'en Palestine.

C'est ainsi que des marchands de Bari, ville de l'Italie méridionale sur la côte Adriatique, faisant escale à Myre, présentèrent leurs bons offices pour mettre en sûreté le corps de Saint Nicolas. Les choses n'allèrent pas toutes seules, car les Vénitiens convoitaient aussi ce trésor, s'estimant même prioritaires pour avoir opéré, dès 815, pareil sauvetage en faveur de Saint Marc, orgueil de la grande Cité patricienne. Ce fut donc à Myre une lutte de vitesse où le chauvinisme tenait sans doute autant de place que la piété d'ailleurs sincère. Les roués Barisiens supplantèrent de justesse leurs rivaux et le corps de Saint Nicolas, en 1087, débarqua à Bari, où il est encore de nos jours.

On fit à ces reliques un accueil triomphal, et le pape Urbain II présida, deux ans plus tard, leur installation solennelle dans une opulente basilique construite tout exprès.

Peut-on, sans irrévérence, penser que Saint Nicolas est demeuré là, facétieux et bon, comme il avait été, jeune homme, à Patare, jadis ?... - Toujours est-il qu'un miracle extraordinaire et permanent s'opéra, comme pour légitimer le pieux larcin des gens de Bari. De ses ossements, suinte depuis des siècles une sorte de liquide huileux, la fameuse "manne" des pèlerins du Moyen Age qui, colportée à travers le monde, produisit d'innombrables guérisons.
Du point de vue scientifique, le phénomène parait difficilement explicable. Aussi est-il délicat de se prononcer sur ce cas, assez semblable, du reste, à celui de Saint Janvier, à Naples. Notons que c'est toujours en Italie.

L'arrivée de ces reliques, d'autant plus vite divulguée qu'on était au siècle des Croisades, donna au culte de Saint Nicolas une impulsion nouvelle dans tout l'Occident. En 1018, la présence de parcelles de son corps est signalée à Trèves. Quelques années plus tard, on les trouve dans deux abbayes près de Cologne et d'Aix-la-Chapelle.
On attribue ce fait à la dévotion spéciale des empereurs Ottonides, d'autant que nous voyons consacrer en, 1049, à Saint Nicolas, l'église de l'Hospice du Grand-Saint-Bernard, le col des Alpes que franchissait le grand axe carolingien en direction de l'Italie.

Au siècle suivant, Saint Bernard, qui fut pèlerin de Saint-Nicolas du-Port, recommandera chaudement à ses moines de Cîteaux la dévotion au grand saint de Myre, toujours dans la même perspective d'une sauvegarde efficace : "Lorsque quelque danger nous menace, dit-il, recourons avec confiance à Saint Nicolas".
Rome qui, évidemment, s'honorait de posséder une église au nom suggestif de " Saint-Nicolas-in-Carcere ", tint à l'enrichir d'un titre cardinalice, toujours en usage. Par la suite, on voit le nom de Saint Nicolas donné à travers l'Europe, et par les Espagnols dans le Nouveau Monde, à de nombreuses villes, à des sites géographiques. La Russie l'adopte comme patron national et l'Irlande lui dédie 40 églises.

Mais ce qui nous intéresse par-dessus tout, c'est l'entrée dans ce vaste mouvement de notre Lorraine. Ce fut à l'occasion fortuite d'une menue relique rapportée d'Italie.

Déjà, le pape lorrain, Saint Léon IX, y avait certes préludé, en consacrant un autel à Saint Nicolas au Mont Sainte-Odile, probablement lors du même voyage où il avait, en 1050, consacré les églises d'Épinal et de Remiremont. A cette date, note Georges Durand, l'absidiole nord de cette dernière avait déjà Saint Nicolas pour titulaire.

En 1098, un chevalier lorrain, Albert de Varangéville, revenant de la I° ;Croisade, s'arrêta à Bari par dévotion. Il eut la surprise d'y rencontrer un clerc lorrain, originaire de Port, attaché au service de l'insigne église, et put ainsi obtenir comme relique un doigt du Saint. En moins de trois ans, on édifia sur les bords de la Meurthe une église spéciale que Pibon, évêque de Toul, consacra en 1101.
Événement qui marqua la naissance du bourg dénommé Saint-Nicolas-de-Port, et qui allait prendre une grande extension, à la fois comme centre de pèlerinage et comme place commerciale. Entre-temps, Pibon se faisait l'apôtre convaincu de la dévotion à Saint Nicolas, lui dédiant un autel à Toul même, en l'abbaye Saint-Léon, à Pjerre-la-Treiche, à Neufchâteau.

L'épisode de la délivrance miraculeuse, en 1240, d'un croisé, le comte lorrain de Réchicourt, prisonnier des musulmans, accrut encore la renommée du pèlerinage, et c'est pour commémorer le prodige que fut instituée la procession aux flambeaux du 5 décembre au soir.

Revenant de la Croisade, le bon roi Saint Louis fut pris avec sa famille par une violente tempête. Joinville raconte, au chapitre 124 de son Livre, la suggestion qu'il fit à la Reine pour échapper à ce péril :" Dame, promettez un pèlerinage à Monseigneur Saint Nicolas de Varangéville, et je vous garantis que Dieu vous ramènera en France avec le Roi et vos enfants. "La tempête s'apaisa".
Quand la Reine fut revenue en France, elle fit faire une nef d'argent à Paris. Il y avait dedans le Roi, la Reine et les trois enfants, le tout en argent ; les mariniers, les mâts, le gouvernail, les cordes et les voiles toutes cousues à fil d'argent. La Reine me l'envoya à Joinville pour la faire porter à Saint Nicolas ; ce que je fis. "

Sur le point de partir pour sa prodigieuse chevauchée, Sainte Jeanne d'Arc s'en vint, un jour de février 1429, à Saint-Nicolas-de-Port, en compagnie de Jacques Alain et de Durand Laxart, implorer le céleste patron des voyageurs.

Tous nos Ducs de Lorraine ont voué un culte de fidélité au Saint Évêque de Myre. Si le Roi René, à son retour de captivité, lui offrit un bras-reliquaire en argent, tout rehaussé de pierreries, son arrière-petit-fils, René II, fit mieux encore. Parti de Saint-Nicolas-de-Port avec ses troupes, pour prendre à revers Charles le Téméraire qu'il devait tailler en pièces, sous les murs de Nancy, le 5 février 1477, notre Duc s'était placé sous la protection de Saint Nicolas et avait distribué aux compagnies des fanions à son image. La victoire une fois acquise, "il en appropria l'honneur, dit la chronique, à Monseigneur Sainct Nicolas, le réputant Père du Pays, Duc et déffense de Lorraine".

Cette citation à l'ordre de l'armée est considérée comme la charte décrétant, pour des siècles, Saint Nicolas Patron officiel de la Lorraine. Et le monument qui le commémore, toujours debout, est l'une des plus remarquables églises de l'Est de la France.
La basilique de Saint-Nicolas de-Port, immense vaisseau de cathédrale, fut construite de 1481 à 1518, grâce aux générosités de la famille ducale, des Cantons suisses, de la riche bourgeoisie de Port et de la Lorraine entière. Et l'empereur Charles Quint s'intéressait encore personnellement en 1547, à des travaux d'embellissement. Les siècles y ont accumulé des trésors d'orfèvrerie, la plupart, hélas ! dilapidés à la Révolution.

Si la vénérable église subit l'outrage des guerres, elle s'honore d'avoir été continûment le sanctuaire national de notre petite patrie. Nombreux aussi furent les Rois de France, les Empereurs, les Princes de toute l'Europe venus s'agenouiller sous ses voûtes.

Cependant, l'église était avant tout centre de pèlerinage. En 1583, le cardinal Charles de Vaudémont y amène en procession tous les habitants de Toul. Quatre mille Allemands y arrivent aussi en groupe. Le jubilé de 1602 y attire 200 000 fidèles avec 6 000 prêtres. Mais, ce à quoi le bon Saint demeurait sans nul doute le plus sensible, c'était le concours incessant des pèlerins individuels.
On y venait de très loin ; des prisonniers libérés, entre autres, apportaient leurs chaînes en ex-voto. L'envoyé du roi de Bohème, passant à Port en 1434, estimait que 50 chariots ne suffiraient pas à emporter cette ferraille. Saint-Nicolas-de-Port était aussi un pèlerinage expiatoire auquel les tribunaux flamands condamnaient certains de leurs clients.
Plus sympathiques nous apparaissent ces pèlerins des Vosges qui, s'en allant pieds nus à Saint-Nicolas faisaient escale à l'hôpital routier de Domptail.

Par fierté patriotique, les Lorrains voulurent avoir à Rome, comme les Français à Saint-Louis, leur sanctuaire national. En 1622, ils obtinrent du Pape Grégoire XV que l'église de la place Navone fut affectée " au service de la nation des Lorrains ". C'est ainsi que les Vosgiens allant à Rome ne manquent pas de visiter ce sanctuaire, dont le plan même figure une croix de Lorraine. Il nous souvient de l'accueil chaleureux que nous y faisait naguère Mgr Fourier Bonnard, recteur de Nicolas-des-Lorrains ,enfant de Mattaincourt. Et quelle émouvante surprise de découvrir, sur les dalles, les noms de Vosgiens originaires de Belmont-sur-Vair, de Girecourt, de Parey-sous-Montfort reposant là !


.... et la suite.




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Rédigé par philippe

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Publié le 3 Décembre 2008




" Vous avez visité la terre pour lui donner l'abondance, vous l'avez comblée de richesses. Le grand fleuve céleste était rempli d'eau: vous prépariez ainsi la nourriture de votre peuple, car c'est par là que vous fertilisez la terre."


psaume 64 laudes du mercredi.
office bénédictin.


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Rédigé par philippe

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Publié le 1 Décembre 2008

























JASO AZPILCUETA





pour les Xavier & François-Xavier..




La famille paternelle de Marie de Azpilcueta, originaire de la vallée de Baztan, au nord de la Navarre espagnole actuelle, appartenait à la petite noblesse. Les armes de cette maison étaient les suivantes : Echiqueté d'argent et de sable ["Con tablero de ajedrez blanco y negro"]. On a noté à raison que «la fortune des Azpilcueta pesait moins lourd que leur épée ; mais ils avaient pour eux l'antiquité de leur nom» (A. BELLESSORT, Saint François-Xavier, l'apôtre des Indes et du Japon, Perrin 1937, p. 4). L'affirmation selon laquelle leur palacio était déjà debout au temps de Charlemagne paraît cependant tenir de la légende. Le nom d'Azpilcueta fut illustré encore, quelques années plus tard, par le célèbre juriste Martin de Azpilcueta (1493-1586), également connu sous le nom de "Docteur Navarre",
La famille maternelle de Marie, les Aznarez de Sada, appartenait en revanche à la haute noblesse. Deux sœurs en furent les héritières : Marie et Jeanne. Martin de Azpilcueta épousa Marie en 1463. Bientôt veuf, et après dispense pontificale, il épousa Jeanne. De nouveau veuf, vers 1477, Martin de Azplicueta épousa encore en 1499 Isabelle d'Echaux, du vicomté bas-navarrais de Baïgorry, laquelle eu raison de lui trois ans plus tard, avant de refranchir les Pyrénées, chargée des riches dépouilles du noble défunt.

C'est du deuxième mariage de Martin de Azpilcueta, avec Jeanne de Aznarez de Sada qu'est née Marie, la femme de Jean de Jasso. Jean de Jasso et Maria de Azpilcueta eurent cinq enfants :

Madeleine, dont on disait qu'elle était très belle, et qu'on appelait « le lys de Javier », entra au service d'Isabelle la catholique puis chez les clarisses de Gandia (Valence), dont elle était abbesse à sa mort († 1533).

Anne (née vers 1492), la seconde sœur, a épousé Diego de Ezpeleta, seigneur de Beire. Cette famille est connue depuis le XIème siècle. Son berceau est dans la commune d'Espelette (64)

Michel (vers 1495-1542), qui sera appelé « seigneur de la maison et du lieu de Xabier », épousa Isabelle de Goñi y Peralta, fille du seigneur de Tirapu.

Jean (vers 1497-1556), dit Jean d'Azpilcueta, était capitaine.

Enfin, François, le cadet, né le 7 avril 1506, mardi saint, est l'Apôtre des Indes. On dit que ce jour-là était célébrée, dans l'église de Javier, la fête de saint Vincent-Ferrier, patron de l'Occident.

Telle est la famille, prestigieuse, de ce grand saint. 


(noblesse oblige!)



sainte fête !








à fx2f bien des choses!
bisous à X2P
...


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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Novembre 2008







"Si nous sommes assaillis par les tribulations, celles du corps ou celles de l'âme, des bras maternels nous sont ouverts, un coeur maternel compâtit efficacement à nos souffrances. Parce qu'elle nous conduit à Dieu, Marie peut nous dire elle aussi "Venez à moi vous tous qui êtes dans la peine et dans l'accablement, et je vous soulagerai..."


Ce n'est pas pour rien que Dieu nous a donné une vraie Mère. Surtout son rôle de Mère est de nous éduquer, de nous faire grandir dans le Seigneur et de le faire grandir en nous, d'enflammer nos coeurs de saints désirs et de rassasier ces désirs, le désir de voir Dieu et de l'aimer sans mesure."




dom  Jean ROY. FONTGOMBAULT

contempler Marie



Agur Maria, graziaz betea,
Jauna da Zurekin.
Bedeinkatua zara zu andre guztien artean
eta bedeinkatua da zure sabeleko frutu Jesus.
Santa Maria, Jainkoaren Ama,
erregutu ezazu gu bekatarion alde,
orain eta gure heriotzako orduan.

Amen.




 




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Rédigé par philippe

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Publié le 26 Novembre 2008




 O Notre Dame de la Médaille Miraculeuse,
qui avez voulu apparaître
à sainte Catherine Labouré
comme la Médiatrice de toutes les grâces,
écoutez-moi,
je vous implore!
Je remets entre vos mains maternelles
toutes mes intentions,
tous mes intérêts spirituels et temporels.
Je vous confie la grâce
que j'ose solliciter de votre bonté,
vous suppliant humblement d'en parler
à votre divin Fils
et de lui demander de m'exaucer,
si cette grâce que j'implore
est bien conforme à Sa volonté
et au bien de mon âme.
Après avoir élevé vos mains suppliantes
vers le Seigneur,
daignez, ô Vierge Puissante,
les abaisser sur moi,
m'envelopper de vos rayons de grâces
afin qu'à la lumière
et à la chaleur de ces rayons,
mon âme se dégage des choses d'ici-bas,
se purifie et marche joyeusement à votre suite,
jusqu'au jour où vous
m'accueillerez à la porte du ciel.

Amen.







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Publié le 25 Novembre 2008



Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2008



1. Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l'invocation "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."
2. Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 nov. et le 8 déc. Sacrement de la réconciliation recommandé.


PRIERE

O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, vous vous êtes abaissée pour apparaître à une faible enfant, Bernadette.

En cette année Jubilaire, exaucez les prières que vous adressent les pèlerins venus du monde entier, pour vous louer et implorer vos grâces.

Nous voulons, près de vous, accueillir Jésus, votre Fils, pour mieux vivre et témoigner de l'Evangile, selon votre message à Lourdes

* par les chemins de la prière et de la pénitence, pour la conversion des pécheurs.
* par la fidélité à l'Esprit des Béatitudes: esprit de pauvreté, d'humilité, de patience dans les épreuves.
* par la charité et le service des plus pauvres, surtout des infirmes et des malades.

Daignez, Vierge immaculée, garder nos cœurs tournés vers vous, dans la Joie et l'Espérance du «Magnificat» !

Amen.


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Publié le 24 Novembre 2008


PATER NOSTER QUI ES IN CAELIS....



"C'est de ce Père que tire non nom, dit saint Paul tout ce qui mérite le nom de paternité.

La paternité, quelle chose admirable! Cela veut dire à la fois le mélange de la force et de la tendresse, de ces deux sentiments qu'on peut bien rencontrer séparés, mais dont l'union nous surprend comme une merveille. Et notre Père à nous tous n'est rien de moins que Dieu lui-même. Ce n'est pas un homme fragile comme les pères de la tere, qui ne peuvent longemps comprendre tout le coeur de leurs enfants. Sa puissance est infinie, et en même temps sa tendresse est sans bornes.


Si cela est,  comment donc se fait-il que nous puissions nous sentir, à certaines heures, pareillement seuls, pareillement abandonnés?...


C'est que Notre Père est dans les cieux. Et nous, nous ne sommes pas encore avec lui, nous sommes encore sur la terre. Il faut dire plus: nous sommes au sein des choses de la terre, notre vie est comme enfoncée en elles, et notre coeur lui-même, à certaines heures, est plein de terre. Alors c'est la terre qui nous est familière et qui devient effectivement notre suprême patrie; le ciel nous devient comme étranger. Mais, quand, tout d'un coup, surgissent de terribles épreuves, quand de vastes calamités s'abattent sur le monde, nous restons comme interdits. Toutes nos paroles habituelles nous apparaissent dérisoires; elles s'évanouissent sur nos lèvres, tout s'obscurcit devant nos yeux, et la lumière de nos âmes elle-même semble nous quitter. A ce moment, nous éprouvons combien était grande la part d'illusions de nos vies; ce n'est pas seulement la pièce où nous êtions attentifs à jouer notre rôle qui s'interrompt, c'est le théâtre lui-même qui s'effondre. Alors, au sein de ces ruines, notre âme immortellle s'émeut en nous, elle sort de son long sommeil, elle monte à la rencontre des cieux où l'Amour éternellement l'attendait. Un cri s'élève du milieu d'elle-même:" Notre Père, mon Père, c'est Vous qui êtes dans la patrie définitive - toutes les autres ici-bas, si chères soient-elles, n'étaient que des abris provisoires; elles finissent par s'écrouler et leur catastrophe est d'autant plus amère qu'elles ont été plus douces à nos coeurs.


C'est Vous qui êtes ma Patrie, inaccessible au mal, aux coups de force, aux injustices, à la douleur. J'habitais en exil, et je ne m'en souvenais plus. Je lisais sans les entendre assez les mots de saint Paul qui m'invitait à prendre courage en me disant que notre légère tribulation du moment présent produit pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, nos regards ne s'attachant point aux choses visibles que pour un temps, les invisibles sont éternelles.


Maintenant, je sais d'expérience, oh! oui je peux le dire, que les choses du temps sont fragiles, et je sais, d'une foi plus mâle, plus éprouvée, que ma vraie patrie, ma patrie du ciel est éternelle. Et je sais aussi, ô merveille, que cette divine patrie n'attend pas que la fin de l'histoire ait sonné pour me recevoir en elle, mais qu'elle descend sans cesse au-devant de nous pour nous apporter l'éternité en son temps, le royaume de Dieu au sein des royaumes de ce monde, la douceur dans la violence, et la justice au sein de l'iniquité"


Et je vis descendre du ciel, d'auprès de Dieu la ville sainte, écrit saint Jean, la Jérusalem nouvelle, vêtue comme une fiancée parée pour son époux. Et j'entendis une voix forte qui disait: Voici le Tabernacle de Dieu avec les hommes: il habitera avec eux, et ils seront son peuple; et lui-même il sera Dieu avec eux, et il sera leur dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses auront disparu." Oh! sans doute, il y aura toujours ici-bas des deuils, des cris, des douleurs, mais dans l'âme qui a reconnu son Père des cieux, toutes ces épreuves ne feront plus jamais chavirer l'amour; son amour "est fort comme la mort, ses ardeurs sont des ardeurs de feu, les grandes eaux ne peuvent éteindre sa charité, et les fleuves ne la submergeront pas".


O Seigneur, ô Père, faites que nous puissions, dès le temps de l'exil, recevoir en notre sein les cieux où vous habitez:" Pour nous tous, a dit dans un passage admirable votre apôtre Paul, le visage découvert, réfléchissant come un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de plus en plus resplendissante, comme par le Seigneur qui est Esprit". Faites qu'à l'imitation de votre apôtre nos coeurs soient assez purs pour que votre sainteté éblouissante et sans tâche puisse s'y refléter. Purifiez nos désirs. Purifiez jusqu'à nos prières.



Mon âme dans tes mains n'est pas un vain jouet

Que béni soit ton fouet,



"O enfant du Nouveau Testament, ô adorateur véritable, ô juif spirituel et ciconcis dans le coeur, chrétien détaché de l'amour du monde...


"... Viens demander à Dieu la conversion et la liberté de ton coeur qui gémit - ou plutôt qui ne gémit pas, qui se réjouit parmi tant de captivités; viens, affligé de tes crimes, ennuyé de tes erreurs, détrompé de tes folles espérances, dégoûté des biens périssables, avide de l'éternité et affamé de la justice et du pain de vie.


Expose-lui toutefois avec confiance, ô fidèle adorateur, expose avec confiance tes nécessités, même corporelles. Il veut bien nourrir ce corps qu'il a fait, et entretenir l'édifice qu'il a lui-même bâti; mais cherche premièrement son royaume, attends sans inquiétude qu'il te donne le reste, comme par surcroît" Oui, comme Bossuet le dit en rapportant la parole du Sauveur lui-même; on te donnera le reste par surcroît. Ou bien, s'il te le refuse à toi, et peut-être à ceux que tu aimes plus que toi, et que te sont plus chers que ta vie; s'il vous fait boire tous ensemble cet amer calice que tu ne voulais pas, alors, ô mon frère, prépare-toi, c'est qu'il veut t'offrir, à toi et à eux, un tel amour qui va faire de toi un saint, et qui changera tes épines en roses et ta nuit en aurore.


C'est qu'il veut que tu puisses redire avec Maxence la prière du Centurion au sein de son désert d'Afrique:" Tout vous confirme, ô Père céleste. Il n'est point une heure qui ne soit votre preuve, il n'est point une heure, si sombre qu'elle soit, où vous ne soyez présent, il n'est point une épreuve qui ne soit une preuve de Vous. Que je meure de soif dans ce désert, et je dirai encore que ce jour est béni - car je Vous ai vu préseent, dans votre justice comme je vous ai vu présent dans votre miséricorde, et je n'ai pas préoccupation des apparences, qui sont la soif, et la faim, et la fatigue, mais de Vous qui êtes la réalité".


Je viens à Vous, Seigneur, Père auquel il faut croire

Je vous porte, apaisé

Les morceaux de ce coeur tout plein de votre gloire

Que vous avez brisé.


 





Cardinal Journet.

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Publié le 22 Novembre 2008



"O Jésus très doux, Toi l'Espérance de mon coeur qui gémit, mes larmes pieuses te cherchent et le cri profond de mon coeur"


St Bernard.

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Publié le 22 Novembre 2008



"Les monastères sont des lieux où l'on célèbre la gloire de Dieu, où l'on adore et chante la présence mystérieuse mais réelle de Dieu dans le monde, des lieux où l'on cherche à vivre le commandement nouveau de l'amour et du service réciproque.

Le Pape l'a affirmé en recevant les participants à l'assemblée plénière de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie apostolique en cours cette semaine sur le thème du monachisme. Celui ou celle qui entre au monastère, a souligné Benoît XVI, cherche une oasis spirituelle où apprendre à vivre en vrais disciples de Jésus et en communion fraternelle.

C'est pourquoi les monastères doivent devenir toujours plus des oasis de vie ascétique."







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