Publié le 16 Juin 2010
Vénérable Juan de Palafox y Mendoza
obispo de Osma sera béatifié le 1er Mai 2011
né le 24 Juin 1600 Fitero Navarre.
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 16 Juin 2010
Vénérable Juan de Palafox y Mendoza
obispo de Osma sera béatifié le 1er Mai 2011
né le 24 Juin 1600 Fitero Navarre.
Publié le 14 Juin 2010
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Le travail c'est la sainteté.
Une affiche placardée à quelques mètres de ma porte m’a interpellé : on y voit les mains d’un homme agrippant des barreaux de prison. Message associé : « la retraite devrait être une libération ». La campagne, diffusée ces jours-ci, est signée PCF.
Le travail est-il un tel esclavage, que son aboutissement dans la retraite soit perçu comme une libération ? Pour un parti qui fonde son idéologie sur la lutte des classes, nul doute : le travail est un instrument de domination d’une classe privilégiée (les capitalistes) sur une classe exploitée (les prolétaires).
Le travail : un purgatoire ?
Pour le jeune pro que je suis, qui en goûte les joies et les peines, le travail est avant tout un facteur d’autonomie qui permet de plus n’être « à charge », mais également un lieu où me sont confiées des responsabilités (parfois écrasantes, mais qui font grandir).
J’ai cependant la chance d’avoir un emploi intéressant, exercé dans de bonnes conditions, et suis conscient que de nombreux travailleurs, qui souvent n’ont pas réellement choisi leur poste, pâtissent de dures conditions de travail.
La vision biblique du travail n’a, à première vue, rien à envier au communisme : dans la Genèse, la peine qui l’accompagne le travail est la conséquence du péché originel. Elle y est mise en parallèle avec la douleur (qu’on sait vive) de l’enfantement.
L’oisiveté n’a pas plus les faveurs de la Bible : difficile, à l’époque du chômage de masse, d’entendre la parole de Paul aux Thessaloniciens (2Th 3 ,10) : « celui qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger non plus » !
Comment réconcilier ces deux positions ?
Travailler plus… ?
Faut-il, au nom du progrès, rejeter l’injonction de Paul ? Ceux qui en seraient tentés admettront que Paul était également précurseur dans la justice sociale : « il faut que celui qui laboure le fasse avec espérance et que celui qui bat le blé puisse compter sur sa part» (1 Cor. 9-9). L’homme qui a écrit cela serait sans doute aujourd’hui aux côtés des travailleurs sans papiers.
Certains passages des évangiles semblent à l’inverse s’opposer frontalement à toute logique économique : rappelez-vous la parabole des ouvriers de la dernière heure, payés à l’égal de ceux qui ont peiné toute la journée, ou de Marthe, qui après s’être affairée à le recevoir entend Jésus lui dire que Marie a choisi la bonne place…
C’est que l’Évangile n’est pas un manuel d’économie… et son message n’est pas « travailler plus pour gagner plus » ! Cette idéologie, celle du self-made man, est l’opposé du christianisme… qui invite justement à se reconnaître héritier, intendants de nos propres vies et non propriétaires.
« Travaillez plus car vous avez reçu plus » est sans doute beaucoup plus évangélique ! Souvenez-vous de la parabole des talents (Mt 25,14-30)… Le travail prend ainsi une dimension morale… difficilement audible par une génération dont les comptes publics sont en déficit constants depuis 1974 !
Convertir notre regard sur le travail et par le travail
Il nous faut donc convertir notre regard sur le travail, pour cesser de le voir seulement comme source de peine, mais aussi comme un moyen qui nous est donné de manifester notre reconnaissance face au don de Dieu.
Une seconde lecture plus attentive de la Genèse montre que le travail existe dès avant le péché originel : seule la peine qui y est associée en est la conséquence. Par le travail, au contraire, nous avons la possibilité d’être associés à l’œuvre de création de Dieu.
Le Christ a également voulu nous faire collaborateurs et associés de notre propre salut en nous donnant comme signe de son corps le pain, « fruit de la terre et du travail des hommes ».
Qu’est-ce qui sépare le travail-prison du travail-libération ? L’employé captif de l’ouvrier du Royaume ? L’histoire du Fils Prodigue (cf. Lc 15, 11-32) l’illustre assez bien. Ayant demandé sa part d’héritage (signifiant ainsi à son père qu’il est mort à ses yeux), il dilapide tout : c’est le fait de travailler loin de son Père qui lui fait prendre conscience de sa bonté, de la gratuité de ses dons.
Retrouver le goût du travail passe peut-être par laisser une place pour Dieu dans notre travail :
* cesser de travailler pour soi ou pour être bien vu, mais placer l’homme au centre en valorisant le travail de nos collaborateurs ;
* refuser de faire du travail l’unique centre de notre vie, en prenant des temps de retraite, pour cesser de guetter chaque jour LA retraite ;
* si l’on est un manager, en leur manifestant de la confiance tout en les amenant à se développer dans leurs compétences et leur personnalité.
Un saint, Josemaria Escriva, avait compris l’importance du travail vu comme une spiritualité enracinée, au quotidien, dans le Christ. L’institution qu’il a fondée, l’Opus Dei, porte dans ses gènes cette volonté de ne pas chercher les grandes choses, mais de se laisser sanctifier dans son travail1.
In fine, si nous convertissons notre regard sur le travail, c’est notre travail qui bientôt nous convertira. Nul besoin de grandes choses, de « réussir » : si vous connaissez Dieu, votre vie est déjà réussie !
A quand « travailler mieux pour trouver Dieu » ?
Publié le 13 Juin 2010
Publié le 13 Juin 2010
Prière pour obenir une grâce particulière
Saint Antoine, puissant thaumaturge, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. O consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité.
(Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir.)
Bon saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre commisération, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur.
J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant. Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée. Ainsi soit-il.
Publié le 12 Juin 2010
thanks Mgr Soseman for the petit Placide. Rome 2010.
Publié le 10 Juin 2010
Publié le 10 Juin 2010
HOMÉLIE DU CARDINAL CLÁUDIO HUMMES AU COURS DE LA SAINTE MESSE DU 9 JUIN 2010 EN CONCLUSION DE l'ANNÉE SACERDOTALE, DANS LA BASILIQUE DE SAINT-PAUL-HORS-LES-MURS - ROME
Frères et Soeurs
Très chers Prêtres
Nous commençons aujourd'hui les célébrations de la Rencontre Internationale des Prêtres avec le Pape, pour la clôture de l'Année Sacerdotale, convoquée à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du Saint Curé d'Ars.
Vous, chers prêtres, invités paternellement par le Saint-Père, vous êtes venus à cette rencontre en provenance de toutes les parties du monde et vous représentez les prêtres de l’Eglise entière. Vous êtes venus par milliers, et sûrement avec beaucoup d’expectatives. C’est pourquoi nous, ici à Rome, nous voulons vous accueillir avec une joie immense, avec fraternité et cordialité. Soyez les bienvenus !
Ici à Rome nous vous aimons, et nous vous reconnaissons pour ce que vous êtes et ce que vous faites comme prêtres dans la vie et dans la mission de l'Eglise, en tout lieu, mais en particulier dans les communautés locales du monde entier, souvent lointaines, méconnues, humbles et souffrantes. Là, vous faites en sorte que l'Église soit réelle, vivante et féconde de salut pour les gens, avant tout pour les pauvres et les marginaux. Donc, je le répète, soyez les bienvenus et que votre rencontre ici à Rome soit comblée d'expériences ecclésiales qui vous confirment dans votre vocation et votre mission.
Le grand objectif de l'Année Sacerdotale a été de renouveler en chaque prêtre la conscience et la réalisation concrète de sa véritable identité sacerdotale et de sa spiritualité spécifique, pour reprendre la mission sous une forme renouvelée.
En effet, cette reprise et cet approfondissement de l'identité et de la spiritualité feront passer par le chemin de la conversion continue et renouvelée, qui est propre aux disciples du Seigneur ; elle est d’autant plus nécessaire pour les prêtres que, outre le fait d’être disciples avec les autres disciples, ils sont pasteurs de la communauté des disciples. La conversion toujours reprise et approfondie rendra le coeur du prêtre ouvert, pour assumer toujours de nouveau, avec courage et détermination, la mission reçue du Seigneur. En vérité, la mission ad gentes et la nouvelle évangélisation missionnaire dans les terres déjà évangélisées sont maintenant partout toujours plus urgentes, et elles réclament d'être réalisées « avec une nouvelle ardeur missionnaire, de nouvelles méthodes et de nouvelles expressions » (Jean-Paul II). Notre bien-aimé Pape Benoît XVI, en parlant de l'urgence missionnaire, a dit justement qu’ « il ne suffit pas de conserver les communautés déjà existantes, même si c’est important » (disc. aux Évêques d’Allemagne, 2005). Cela signifie qu'il est urgent de se lever et de partir en mission. C’est cela que l'Esprit Saint, au cours de cette rencontre internationale, veut renouveler en nous tous.
Dans cette Messe, en mémoire de l'apôtre Paul justement, les lectures que nous avons à peine écoutées nous proposent précisément ce thème de la rencontre de Saul avec Jésus ressuscité, de sa conversion, de sa vocation et de sa mission. Cela sert d’itinéraire spirituel pour chaque prêtre. Saul rencontre le Seigneur ressuscité, ou mieux, le Seigneur rejoint Saul et se fait connaître à lui en un moment de rencontre intense et profonde. Saul se livre au Seigneur, il croit en Lui et se convertit à Lui inconditionnellement et sans réserve. Dorénavant il le suivra en disciple fidèle, tout le reste de sa vie. Le Seigneur l'appelle et il l'envoie en mission parmi les peuples. Voilà l'itinéraire à suivre, qui aujourd'hui également nous est proposé, à nous les prêtres du Christ.
Vraiment, le prêtre est un disciple de Jésus, rejoint par Jésus, dans le mystère de Son infinie miséricorde.
Aimé par Lui d’un amour d'élection et de prédilection, il est appelé par Jésus à se configurer à Lui, le Seigneur mort et ressuscité, la Tête et le Pasteur du peuple de Dieu, et à être envoyé par Lui pour la mission dans le monde entier. Cela s'est réalisé au moment de l'ordination sacerdotale. En effet, dans l'ordination nous avons été sacramentellement configurés au Christ, Tête et Pasteur. Ainsi, outre le fait d'être disciples par la foi et le Baptême, nous sommes aussi des têtes et des pasteurs de la communauté des disciples.
Par la foi et le Baptême, avec tous les autres disciples, hommes et femmes, nous avons été ornés du sacerdoce commun des fidèles, mais par l'ordination sacerdotale nous avons été ornés également du sacerdoce ministériel, essentiellement différent du sacerdoce commun des fidèles, parce qu'il nous a rendus têtes et pasteurs de la communauté des disciples. Saint Augustin l'a dit, en s'adressant à la communauté : « Avec vous je suis chrétien, mais pour vous je suis évêque ». Le Saint Curé d'Ars a dit que « le sacerdoce, c’est l'amour du Coeur de Jésus ». Cela veut dire que Jésus a aimé l'humanité jusqu'à la fin et que c’est pour cela qu’il est devenu Souverain prêtre pour notre salut et qu’il a appelé quelques hommes parmi ses disciples pour les configurer à Lui-même, unique Prêtre de la Nouvelle Alliance, pour qu'ils continuent son oeuvre sacerdotale dans le monde à travers l'histoire.
En revenant aux lectures de notre liturgie eucharistique, nous voyons qu'elles traitent d'abord de la mission et nous proposent comme modèle l'apôtre Paul, le grand et insurmontable missionnaire de Jésus ressuscité. Ce même Paul qui, à un moment donné, encore au début de son activité missionnaire, lorsque il fut refusé par les juifs à Antioche de Pisidie, leur dit : « C’est à vous d’abord qu’il fallait annoncer la parole de Dieu. Puisque vous la repoussez et que vous-mêmes ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien ! nous nous tournons vers les païens. Car ainsi nous l’a ordonné le Seigneur : « Je t'ai établi lumière des nations, pour que tu apportes le salut jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 13, 46-48). Chers prêtres, ces paroles sont adressés par le Christ également à chacun d’entre vous : « Je t'ai établi lumière des nations, pour que tu apportes le salut jusqu'aux extrémités de la terre ».
C’est une vocation et une mission avec une très haute signification et une énorme responsabilité, motifs pour lesquels nous devons toujours nous prostrer de nouveau devant le Seigneur, avec grande humilité, comme des hommes indignes et incapables par eux seuls, mais confiants et heureux dans la puissante grâce de Dieu, qui a fait de nous Ses instruments et Ses ministres. Demandons avec une ferveur toujours renouvelée le don de l'Esprit Saint pour cette entreprise qui dépasse les forces et les capacités humaines. Lui seul peut rendre efficace notre service missionnaire.
Nous devons donc être très conscients de l'urgence missionnaire actuelle. Écoutons encore une fois le Seigneur qui nous convoque et nous envoie. Il nous faut nous mettre debout et partir en mission partout. D'un côté, la déchristianisation des pays d'ancienne évangélisation, de l'autre, la nouvelle évangélisation qui souvent devra être une véritable première évangélisation, outre la première annonce de Jésus-Christ dans les pays et les domaines qui sont appelés au sens strict terres et domaines de mission « ad gentes », tout cela montre l'immensité de l'oeuvre missionnaire qui reste à accomplir.
L'envoi du Christ résonne aujourd'hui pour nous : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création » (Mc 16, 15).
Les destinataires de notre mission ce sont tout le monde, mais particulièrement les pauvres. Ce sont eux les bien-aimés de Dieu, et le Seigneur lui-même affirma être venu dans le monde pour évangéliser les pauvres.
Aujourd'hui il y a encore des centaines de millions d’êtres humains qui sont contraints de vivre une dure pauvreté, jusqu’à la misère et la faim. Ils sont marginalisés et exclus de la table des biens matériels, sociaux, culturels et souvent même de la table des biens spirituels. Ce sont eux les premiers qui ont le droit de recevoir la bonne nouvelle que Dieu est un Père qui les aime sans réserve, et qu'Il n'approuve pas les conditions inhumaines dans lesquelles les pauvres sont maintenus, mais qu’il demande que pour eux aussi les droits humains soient reconnus, respectés et intégralement réalisés dans le concret. L'évangélisation et la vraie promotion humaine ne peuvent pas être disjointes. En parlant de la mission parmi les pauvres, d'abord dans les banlieues urbaines et dans les campagnes, le Saint-Père dit : « Dans cet effort évangélisateur, la communauté ecclésiale se distingue par ses initiatives pastorales, en envoyant ses missionnaires, laïcs ou religieux, en particulier dans les foyers des banlieues urbaines et de l'intérieur du pays, en cherchant à dialoguer avec tous dans un esprit de compréhension et de charité attentive. Et cependant, si les personnes rencontrées vivent dans une situation de pauvreté, il faut les aider comme le faisaient les premières communautés chrétiennes, en pratiquant la solidarité pour qu’elles se sentent véritablement aimées. Les gens pauvres des banlieues urbaines ou de la campagne ont besoin de sentir la proximité de l'Eglise, que ce soit à travers l'aide pour répondre aux besoins les plus urgents, ou dans la défense de leurs droits et dans la promotion commune d'une société fondée sur la justice et sur la paix.
Les pauvres sont les destinataires privilégiés de l'Évangile, et l'Évêque, formé à l’image du Bon Pasteur, doit être particulièrement attentif à offrir le baume divin de la foi, sans négliger le « pain matériel ». Comme je l’ai souligné dans l'Encyclique Deus caritas est, « l'Eglise ne peut pas négliger le service de la charité, de même qu’elle ne peut pas négliger les Sacrements ni la Parole » (n. 22) » (disc. aux évêques du Brésil, 2007).
Les moyens de vivre et réaliser sa vocation et sa mission, le prêtre les trouve avant tout dans la Parole de Dieu, dans l'Eucharistie et dans la prière. Le contact quotidien avec la Parole de Dieu , en particulier, sous la forme de la lectio divina et de l'étude de la théologie, est indispensable pour approfondir son adhésion à Jésus-Christ et alimenter le contenu de son évangélisation.
L'Eucharistie, à son tour, est centre et sommet de la vie de l'Eglise, et donc également de la vie du prêtre. En outre le rapport du prêtre avec l'Eucharistie a un sens, pour lui, très particulier et essentiel, parce que le sacerdoce catholique est né dans le cadre de l'institution de l'Eucharistie lors de la dernière Cène du Seigneur avec ses disciples.
Le prêtre est le ministre de l'Eucharistie.
En outre, comme l’affirme Presbyterorum ordinis : « Tous les sacrements, comme aussi tous les ministères ecclésiastiques et les oeuvres d'apostolat, sont étroitement unis à la sainte Eucharistie et lui sont ordonnés. En effet, dans la très sainte Eucharistie est renfermé tout le bien spirituel de l'Eglise, c'est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâques, lui le pain vivant qui, par sa chair vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante, donne vie aux hommes » (n. 5). Donc, tout le ministère du prêtre est ordonné à l'Eucharistie pour ensuite repartir de l'Eucharistie en vue de la mission.
La mission cherche à porter de nouveaux disciples à la table du Seigneur et de la table eucharistique les disciples repartent pour la mission. Enfin, la prière. Elle doit être le souffle permanent du coeur du prêtre, ou mieux, elle est la respiration de l'Esprit Saint dans le prêtre. Jamais il ne faut suffoquer ce souffle, essentiel pour la vie spirituelle du prêtre. En vérité, on devrait faire mention de tant d'autres moyens, importants pour alimenter la spiritualité du prêtre, mais ces trois-là, c'est-à-dire la Parole de Dieu , l'Eucharistie et la prière, sont centraux.
Chers prêtres, je vous souhaite de tout coeur un bon séjour à Rome et, surtout, de bons fruits pour votre vie et votre mission. Le Saint-Père veut vous recevoir, vous montrer son amour, vous inviter à la charité pastorale dans le monde d'aujourd'hui et vous confirmer dans le ministère sacerdotal. Jésus a dit : « Je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour sauver le monde » (Jn 12.47).
Nous continuons maintenant notre célébration eucharistique. Ce sera un moment fort de rencontre avec Jésus-Christ, mort et ressuscité. Une rencontre qui transforme, pleine de vie nouvelle et de grande joie. Nous chantons et nous louons le Seigneur, en le remerciant aujourd'hui, particulièrement, pour Son amour, la confiance qu’il nous accorde, et la grâce du sacerdoce dont il a voulu nous orner. Nous renouvelons devant Lui notre fidélité, prêts à être éclairés et renforcés par Sa propre fidélité au Père et à sa mission. Amen.
Cardinal Cláudio Hummes
Archevêque Émérite de São Paulo
Préfet de la Congrégation pour le Clergé
Publié le 9 Juin 2010
Depuis la publication du motu proprio Summorum Pontificum en 2007, plus de 200 paroisses françaises proposent désormais la messe selon la forme extraordinaire du rite romain
«La seule fois de ma vie où j’ai été injurié en pleine messe»
Selon lui, cette cohérence n’est possible qu’à la condition que « les mêmes prêtres célèbrent les deux messes, ce serait moins vrai s’ils venaient de l’extérieur ». C’était d’ailleurs l’une des exigences qu’avait exprimée le P. Yvon Aybram, vicaire épiscopal du diocèse de Nanterre et curé doyen de Saint-Cloud, lorsque l’initiative a été lancée en 2007 : « Dans un souci de charité pastorale et d’unité de l’Église, écrivait-il alors, la paroisse de Saint-Cloud ne se contentera pas d’héberger une messe supplémentaire : elle accueillera fraternellement et chaleureusement les fidèles qui prendront part à cet office, qu’ils habitent sur la commune ou qu’ils viennent d’ailleurs. »
Après trois ans, le P. Aybram dresse un premier bilan encourageant : « Entre 100 et 150 personnes assistent chaque dimanche à la messe selon la forme extraordinaire. La majorité vient des communes avoisinantes, et un certain nombre d’entre eux assistent alternativement aux deux célébrations, soit pour des raisons pratiques, soit parce qu’ils apprécient l’une et l’autre forme. On ne peut pas dire qu’ils sont crispés sur ces questions, nous n’avons pas, ici, de militants acharnés. »
Même s’il y a eu, reconnaît-il, des tensions au moment où cette messe, antérieurement célébrée à Nanterre, fut transférée à Saint-Cloud : « C’est la seule fois de ma vie où j’ai été injurié en pleine messe, où l’on m’a traité publiquement de menteur », se souvient-il, affirmant que ce coup d’éclat avait été orchestré par La Paix liturgique, un petit groupe dont il juge les actions contre-productives et en aucun cas représentatives de l’ensemble des fidèles attachés à la forme extraordinaire. (ndlr: pas étonnant ! )
«Le problème de fond, c’est l’interprétation de Vatican II»
En effet, pour la plupart, la liturgie n’est pas d’abord « un lieu de combat », comme le dit le P. Aybram, mais l’expression d’une soif spirituelle.
« J’ai trouvé une immense richesse dans cette forme, confirme Aymeric, 37 ans, qui a goûté aux charmes du latin dans son enfance. Au moins, avec la liturgie traditionnelle, on est sûr de retrouver les mêmes repères dans n’importe quel lieu, tandis que la messe de Paul VI ne me semble pas toujours très homogène. »
François, 23 ans, habite une rue voisine. Quand la messe en latin est arrivée près de chez lui, ce jeune étudiant au sourire jovial y a vu une chance inespérée : « J’ai longtemps navigué entre Paris et Versailles, j’étais un vrai touriste liturgique ! Me voici enfin fixé », explique cet ardent défenseur de « la messe de toujours, celle de nos ancêtres ».
Malgré la brèche ouverte par le pape, « le chemin de réconciliation est encore long », nuance un père de famille de sensibilité traditionaliste, qui accueille avec prudence la main tendue du diocèse : « Le problème de fond, pour nous, c’est l’interprétation de Vatican II. Notamment sur la liberté religieuse, le rôle du prêtre, la dimension sacrificielle de la messe, la manière de faire du catéchisme… Beaucoup de choses doivent être posées sur la table. »
«La messe doit rester un acte collectif, accessible»
L’unité, dit-il, « ne peut se faire que dans la vérité ». Des divergences de fond qui n’empêchent pas, sur le perron de l’église, une certaine sympathie réciproque. Loin de se regarder en chiens de faïence, les fidèles des deux messes s’enquièrent les uns des autres, se saluent chaleureusement. « Les signes d’apprivoisement se font sentir », confirme le P. Aybram.
Journal la Croix
Publié le 8 Juin 2010
Publié le 8 Juin 2010
A Rome, du 9 au 11 juin, se déroulera la Rencontre internationale des prêtres, qui clôturera l’Année sacerdotale voulue par Benoît XVI en coïncidence avec le 150 anniversaire de la mort du Curé d’Ars. Cette manifestation, organisée par la Congrégation pour le clergé, a pour thème : "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre", s’adresse aux prêtres du monde entier. La première journée sera placée sous le sceau de la conversion et de la mission, et le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne), proposera une méditation en la Basilique St.Paul Hors les murs, retransmise en direct à St.Jean de Latran. Cette médiation sera suivie d’une adoration eucharistique. Les messes à St.Paul et à St.Jean seront présidées par le Cardinal Cláudio Hummes, OFM, Préfet de la Congrégation pour le clergé, et par Mgr.Mauro Piacenza, Secrétaire de ce dicastère. La seconde journée sera sous le signe de l’Esprit et de la communion : "Le cénacle, prier l’Esprit avec Marie, en communion fraternelle". La méditation sera assurée, dans les mêmes conditions que la veille, par le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Archevêque de Québec (Canada). Les messes seront présidées par le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d’Etat à St.Paul, et par Mgr.Robert Sarah, Secrétaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, au Latran. Jeudi soir 10 juin, la veillée de prière se déroulera Place St.Pierre. Après des témoignages de prêtres, avec liaisons télévisées depuis Ars, le Cénacle de Jérusalem, une banlieue pauvre de Buenos Aires et Hollywood, il y aura un dialogue avec le Saint-Père et une adoration eucharistique conclusive. Enfin, vendredi à 10 h, en la solennité du Sacré Coeur, la messe de clôture de l’Année sacerdotale sera présidée par le Pape Place St.Pierre. Elle comprendra le renouvellement des promesses sacerdotales et la proclamation de saint Jean-Marie Vianney, patron universel des prêtres.