Publié le 28 Septembre 2013

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A l’occasion de la Saint Michel, saint patron des parachutistes, trente cinq hussards du 1er RHP de Tarbes ont sauté au dessus du célèbre rocher normand où s’élève l’Abbaye du Mont-Saint-Michel.

 

 

 

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Mardi 24 septembre 2013, à l’occasion de la Saint Michel, saint patron des parachutistes, trente cinq hussards parachutistes du 1er RHP de Tarbes ont fait le déplacement en Normandie pour sauter au dessus du mont Saint Michel. Le rocher granitique consacré à Saint Michel est connu dans le monde entier pour sa célèbre abbaye. Quelques chanceux ont donc pu admirer, dans des conditions uniques, le mont vu du ciel. Les hussards parachutistes ont sauté d’un avion Hercule C130 avec des ouvertures automatiques à 300 mètres et retardées à 3600 mètres Un saut mythique et particulièrement rare pour tout para !

 

 

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Publié le 28 Septembre 2013

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Parmi les formes habituelles de la dévotion mariale, comme le sont l'Angelus, l'office de la Sainte Vierge, le Rosaire, nous parlerons spécialement de ce dernier, en tant qu'il nous dispose et nous conduit à la contemplalion des grands mystères du salut.


C'est, après le sacrifice de la messe, une des plus belles prières et des plus efficaces, à condition de la bien enten­dre et d'en vivre véritablement.


Il arrive souvent que le chapelet, qui est un reste amoindri du Rosaire, devient une prière machinale, pen­dant laquelle l'esprit, n'étant pas assez occupé des choses divines, est la proie des distractions, prière parfois préci­pitée et sans âme, ou par laquelle on demande les biens temporels sans voir assez leur rapport avec les biens spi­rituels, la sanctification et le salut.


Alors, en entendant réciter ainsi d'une façon trop mé­canique et négligente le chapelet, on se demande : que reste-t-il en cette prière ainsi faite de l'enseignement con­tenu dans les grandes et nombreuses encycliques de Léon XIII sur le Rosaire, encycliques que rappelait Pie XI dans une de ses dernières lettres apostoliques avant de mourir.


On peut sans doute faire déjà une bonne prière, en pensant confusément à la bonté de Dieu et à la grâce de­mandée, mais pour rendre au chapelet son âme et sa vie, il faut se rappeler qu'il n'est qu'une des trois parties du Rosaire, et qu'il doit s'accompagner de la méditation, facile du reste, des mystères joyeux, douloureux et glo­rieux, qui nous rappellent toute la vie de Notre-Seigneur, celle de sa sainte Mère et leur élévation au ciel.

 

 

 

Les quinze mystères du Rosaire, ainsi divisés en trois groupes ne sont autre chose que les divers aspects des trois grands mystères du salut : celui de l'Incarnation, celui de la Rédemption et celui de la vie éternelle.


Le mystère de l'Incarnation nous est rappelé par les joies de l'Annonciation, de la Visitation, de la Nativité de Jésus, par sa présentation au temple et son recouvre­ment parmi les docteurs de la synagogue.


Le mystère de la Rédemption nous est rapporté par les divers moments de la Passion : l'agonie au jardin des Oliviers, la flagellation, le couronnement d'épines, le por­tement de la croix, le crucifiement.


Le mystère de la vie éternelle nous est redit par la ré­surrection, l'ascension, la pentecôte, l'assomption de Marie et son couronnement au ciel.


C'est tout le Credo qui passe sous nos yeux, non pas d'une façon abstraite, par des formules dogmatiques, mais d'une façon concrète par la vie du Christ, qui des­cend vers nous et remonte vers son Père pour nous con­duire à lui. C'est tout le dogme chrétien dans son éléva­tion et sa splendeur, pour que nous puissions ainsi tous les jours le pénétrer, le savourer et en nourrir notre âme.


Par là, le Rosaire est une école de contemplation, car il nous élève peu à peu au-dessus de la prière vocale et de la méditation raisonnée ou discursive. Les anciens théologiens ont comparé ce mouvement de contemplation au mouvement en spirale que décrivent certains oiseaux comme l'hirondelle pour s'élever très haut. Ce mouvement en spirale est aussi comme un chemin qui serpente pour faire sans fatigue l'ascension d'une monta­gne. Les mystères joyeux de l'enfance du Sauveur conduisent à sa Passion et sa Passion au ciel.

C'est donc une prière très élevée, si on l'entend bien, puisqu'elle remet tout le dogme sous nos yeux de façon accessible à tous.

 

 

Elle est aussi très pratique, parce qu'elle nous rappelle toute la morale et la spiritualité chrétienne vues d'en haut par l'imitation de Jésus rédempteur et de Marie médiatrice, qui sont nos grands modèles.


Ces mystères doivent en effet se reproduire en notre vie dans une certaine mesure voulue pour chacun de nous par la divine Providence. Chacun d'eux nous rappelle une vertu, surtout l'humilité, la confiance, la patience et la charité.

On peut dire même qu'il y a trois moments dans notre voyage vers Dieu : on entrevoit d'abord la fin dernière, d'où le désir du salut et la joie qui accompagne ce désir ; c'est ce que nous rappellent les mystères joyeux, la bonne nouvelle de l'Incarnation du Fils de Dieu qui nous ouvre la voie du salut.


On doit prendre ensuite les moyens souvent doulou­reux pour la délivrance du péché et la conquête du ciel. C'est ce que nous redisent les mystères douloureux.


On se repose enfin dans la fin dernière conquise, dans l'éternelle vie, dont celle-ci doit être le prélude. C'est ce que nous font prévoir les mystères glorieux.


Le Rosaire est ainsi très pratique, car il vient nous prendre au milieu de nos joies trop humaines, parfois dangereuses, pour nous faire penser à celles beaucoup plus hautes de la venue du Sauveur. Il vient nous pren­dre aussi au milieu de nos souffrances souvent déraison­nables, parfois accablantes, presque toujours mal sup­portées, pour nous rappeler que Jésus a souffert beaucoup plus que nous par amour pour nous, et pour apprendre à le suivre, en portant la croix que la Providence a choisie pour nous purifier.

 

Le Rosaire vient enfin nous prendre au milieu de nos espoirs trop terrestres, pour nous faire penser au véritable objet de l'espérance chrétienne, à la vie éternelle et aux grâces nécessaires pour y parvenir par l'accomplissement des grands préceptes de l'amour de Dieu et du prochain.


Le Rosaire bien compris est ainsi non pas seulement une prière de demande, mais une prière d'adoration à la pensée du mystère de l'Incarnation, une prière de répara­tion, en souvenir de la Passion du Sauveur, une prière d'action de grâces, en pensant aux mystères glorieux qui continuent de se reproduire incessamment par l'entrée au ciel des élus.

 

 

 

 

D'une façon plus simple encore et plus élevée, il con­vient de réciter le Rosaire en regardant par les yeux de la foi Jésus toujours vivant, qui ne cesse d'intercéder pour nous, et qui influe toujours sur nous, soit sous la forme de sa vie d'enfance, ou de sa vie douloureuse ou de sa vie glorieuse. Il vient actuellement à nous pour nous assimi­ler à lui.

 

Arrêtons le regard de notre esprit sur celui de Notre-Seigneur qui se fixe sur nous. Son regard est non seulement plein d'intelligence et de bonté, mais c'est le regard même de Dieu, qui purifie, qui pacifie, qui sancti­fie. C'est le regard de notre juge, mais plus encore de notre Sauveur, de notre meilleur ami, du véritable époux de notre âme. Le Rosaire ainsi récité dans la solitude et le silence se transforme en un entretien des plus fruc­tueux avec Jésus, toujours vivant pour nous vivifier et nous attirer à lui. C'est aussi une conversation avec Marie qui nous conduit à l'intimité de son Fils.


On voit assez souvent dans la vie des saints que Jésus­ vient à eux d'abord pour reproduire en eux sa vie d'en­fance, puis sa vie cachée, ensuite sa vie apostolique, et enfin sa vie douloureuse avant de les faire participer à sa vie glorieuse. Par le Rosaire, il vient à nous d'une façon semblable, de sorte que cette prière bien faite se trans­forme peu à peu en une conversation intime avec Jésus et Marie.

 

 

Pour mieux voir ce que doit être le Rosaire, il faut se rappeler comment saint Dominique l'a conçu sous l'inspiration de la Sainte Vierge, à un moment où le midi de la France était ravagé par l'hérésie des Albigeois, imbus des erreurs manichéennes, qui niaient la bonté infinie et la toute-puissance de Dieu, par l'affirmation d'un principe du mal souvent victorieux.


Ce n'était pas seulement la morale chrétienne qui était attaquée; mais le dogme, les grands mystères de la création, de l'Incarnation rédemptrice, de la descente du Saint-Esprit, de la vie éternelle à laquelle nous sommes tous appelés.


C'est alors que la Sainte Vierge fit connaître à saint Dominique un mode de prédication inconnu jusqu'alors, qu'elle lui affirma être pour l'avenir une des armes les plus puissantes contre l'erreur et l'adversité. Arme très humble, qui fait sourire l'incrédule; car il ne comprend pas les mystères de Dieu.


Sous l'inspiration qu'il avait reçue, saint Dominique s'en allait par les villages hérétiques, rassemblait le peu­ple, et il prêchait sur les mystères du salut, sur ceux de l'Incarnation, de la Rédemption, de la vie éternelle. Comme le lui avait inspiré Marie, il distinguait les divers mystères joyeux, douloureux et glorieux. Il prêchait quel­ques instants sur chacun de ces quinze mystères, et après la prédication de chacun, il faisait réciter une dizaine d'Ave Maria, un peu comme on prêche aujourd'hui l'heure sainte en plusieurs parties intercalées de prières ou de chants religieux.

 

 

Alors ce que la parole du prédicateur ne parvenait pas à faire admettre, la douce prière de l'Ave Maria l'insi­nuait au fond des cœurs. Ce genre de prédication fut des plus fructueux.

En France cette forme de prière fut prêchée avec un grand zèle par le Bx Alain de la Roche en Bretagne et ensuite par le Bx Grignion de Montfort surtout en Vendée et en Poitou.


Si nous vivons de cette prière, nos joies, nos tristesses et nos espoirs seront purifiés, élevés, surnaturalisés; nous verrons de mieux en mieux, en contemplant ces mystères, que Jésus, notre Sauveur et notre modèle, veut nous assi­miler à lui, nous communiquer d'abord quelque chose de sa vie d'enfance et de sa vie cachée, puis quelque ressem­blance avec sa vie douloureuse, pour nous faire participer ensuite à sa vie glorieuse pour l'éternité.

 

 

RP gARRIGOU LAGRANGE

 

 


 

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Publié le 28 Septembre 2013

 

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Même en faisant abstraction de la Cène, il y a dans la Passion et sur la Croix, comme le montre saint Thomas (IIIa, 48, 3), tout ce qui est requis, voulu par Dieu pour constituer le plus grand des sacrifices, qui contient éminemment et formellement le caractère rituel des sacrifices qui le figuraient. Rien n'y manque : immolation passive de la victime, de la seule victime qui eût une valeur infinie, et oblation d'une valeur infinie elle aussi. Cette oblation à la Croix n'est pas seulement intérieure comme lorsque Jésus priait à Nazareth et prêchait sur la Montagne, elle est aussi extérieure, car son corps tout meurtri est immolé; son sang répandu ; bien plus, cette oblation s'exprime par les dernières paroles qui sont comme la consécration du sacrifice de la croix : « Père, je remets mon âme entre vos mains » (Luc, XXIII, 46; Ps. XXX, 6). « Tout est consommé » (Jean, XIX, 30). L'holocauste était ainsi offert, et l'holocauste le plus parfait qui se puisse concevoir.

 

L'immolation sanglante a cessé, mais l'oblation inté­rieure, âme du sacrifice, dure toujours. Elle n'est plus méritoire, car le Christ n'est plus voyageur vers l'éternité, mais elle est toujours une prière d'adoration, d'action de grâces, de réparation et de supplication, qui continue d'ap­pliquer aux générations qui passent les mérites du Cal­vaire. Le Christ Jésus, dit saint Paul, « est toujours vivant pour intercéder pour nous » (Hébr., IX, 25).

 

Il est de foi qu'en sa sainte âme dure toujours l'acte de vision béatifi­que, par lequel mieux que tous les saints et tous les anges il voit immédiatement l'essence divine et en elle tout ce qui touche au royaume de Dieu. Pour la même raison il ne cesse d'aimer son Père et les âmes en Lui, de nous porter par son amour; il ne cessera jamais d'adorer, de rendre grâce; tous les élus ne cesseront jamais, en Lui, avec Lui et par Lui, de chanter l'hymne de louange : Sanctus, Sanctus, Sanctus.

 

La prière de supplication en la sainte âme du Christ cessera sans doute à la fin du monde, mais jusque-là le Christ prie pour nous, pour que ses mérites et sa répara­tion nous soient appliqués (cf. S. Thomas, IIa IIæ, 83, 11). Cette prière d'une valeur infinie s'exprime surtout par le sacrifice de la Messe, dont Notre-Seigneur est le prêtre principal, comme l'enseigne. le Concile de Trente, sess. 22, ch. 2 : « Una enim eademque est hostia, IDEM NUNC OFFERENS sacerdotum ministerio, qui se ipsum tunc in cruce obtulit, sola offerendi ratione diversa ». « C'est la même Victime, c'est le même Prêtre qui s'est offert sur la Croix et qui s'of­fre maintenant par ses ministres; seul le mode de l'oblation diffère » ; elle était sanglante au Calvaire, elle ne l'est plus à l'autel.


rp  gARRIGOU LAGRANGE.


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Publié le 27 Septembre 2013

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.(Photo par C. B.) 

 

 

A l'occasion la Saint-Michel, fête des parachutistes, le colonel François-Xavier Mabin, chef de corps du 3e RPIMa, s'est exprimé devant ses troupes et les invités, ce vendredi matin, dans la cour de la caserne Laperrine.

 

Après avoir rappelé que "l'identité du régiment était indissociable de la ville de Carcassonne", le chef de corps a évoqué les menaces de dissolution qui pèsent sur l'existence du "3" avec la prochaine loi de programmation militaire. "Vous êtes inquiets pour l'avenir du régiment, c'est légitime mais il ne faut pas que ces incertitudes vous empêchent de mener avec sérénité vos missions", a--t-il précisé à ses troupes. Il a par ailleurs rappelé que "rien n'était décidé" à ce sujet.

 


A l'issue du défilé, le colonel Mabin a expliqué à la presse qu'il s'agissait d'un "discours de vérité". Il a rappelé l'attachement des parachutistes à Carcassonne : "Beaucoup font des carrières complètes à Carcassonne; ils se marient, construisent des maisons..."

 

 

Jean-Claude Pérez, député-maire, a, quant à lui, rappelé que son entrevue avec Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, aura lieu le 9 octobre prochain. Entre temps, le parlementaire a promis de rencontrer le général Henri Poncet, signataire avec huit autres anciens chefs de corps du "3" d'une lettre au ministère de la Défense en raison de crainte de dissolution du régiment de parachutistes.

 

Pendant la cérémonie, huit parachutistes se sont vu remettre une décoration.

 

 

link L'indépendant.

 

 

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Avec les moines , On prie pour eux, assurément! trop sympas mes paras. 

 

MERCI ! j'ai eu beaucoup à Lourdes ! que Notre- Dame  vous protège !

 


 

 

 

Mobilisation pour sauver le 3ème RPIMa

Des généraux, anciens chefs de corps de ce régiment para-colo, écrivent au ministre pour s'inquiéter de son éventuelle disparition

 

 

 

 

Plusieurs généraux (qui ont quitté le service actif), tous anciens chefs de corps du 3ème Régiment parachutiste d'infanterie de marine de Carcassonne, viennent d'envoyer une lettre ouverte au ministre de la Défense pour s'inquieter de l'éventuelle dissolution de l'unité, dans les mesures de restructuration qui devraient être annoncées fin septembre ou début octobre. Ces généraux sont Salvan (1976/1978), LeBlanc (1980/1982), Roudeillac (1982/1984), Billot (1984/1986), Menard (1986/1988), Stouff 1988/1990), Poncet (1992/1994), Marengo (1994/1996), Legrand (1998/2000), ainsi que le colonel Merveilleux du Vignaux (2006/2008). Voici les principaux extraits de leur lettre.

 

"A la veille des annonces que vous vous apprêtez à faire sur les prochaines dissolutions, les médias se font l'écho de la disparition du 3ème RPIMa à plus ou moins court terme. Cette perspective amène les anciens chefs de corps du Régiment, co-signataires de cette lettre, à vous demander de bien vouloir réétudier ce choix, même si l'on nous assure que rien n'est encore figé.

 

Le 3°RPIMa est une formation aux multiples savoir-faire et qui est encore jeune. Le général Bigeard en fut le créateur. Près de trente mille Français ont servi sous les plis du drapeau prestigieux, portant six citations (...). Quatre-cent-soixante-dix-sept parachutistes du « Trois » sont morts pour la France, depuis soixante-dix ans, en Asie, en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient, mais aussi en Europe. Les experts consultés ont-ils bien pris conscience qu’en supprimant le « Trois », la République condamne le seul régiment de la 10°Division Parachutiste, demeuré légaliste à l’heure du putsch d’Alger d’avril 61 ? Les historiens mesurent le courage d’un tel choix, qui n’allait pas de soi à l’époque, pour les « Paras d’Alger »!

 

(...) Le 3 est un régiment d'infanterie dont l'armée de terre manque déjà cruellement, pour répondre aux défis des engagements futurs. Mais, c'est aussi un régiment polyvalent dans ses modalités d'engagement et dans l'éventail des missions qui peuvent lui être confiées, un régiment à la fois « low cost » et à haute valeur ajoutée. Enfin c'est un régiment d'élite reconnu comme tel par nos alliés. Il est dommage de se priver de ce qui se fait de mieux.

 

Le 3, depuis des années, remplit un rôle social important et souvent ignoré pour la ville de Carcassonne et sa communauté d'agglomération. En effet, de nombreux jeunes parachutistes, par les liens sentimentaux et d'animation sportive, qu'ils ont établis avec une population issue de l'immigration, ont participé à l'intégration et au mixage des communautés. Le 3 tient une place significative dans la vie économique d'une ville et d'un département durement touchés par la crise et qui vivront très mal la suppression de 1200 emplois directs et de plus de 3000 emplois indirects.

 

Enfin, malheureusement, vous n'empêcherez pas, monsieur le Ministre, des esprits mal intentionnés d'exploiter la dissolution du 3 comme un solde de tout compte après le décès entouré de polémiques du général Bigeard qui a créé cet outil remarquable et la dramatique affaire de 2008 (la fusillade au cours d'une journée porte-ouvertes, ndlr).

 

(...)

 

En écrivant cette lettre nous rejoignons l’avis de ces nombreux Français soucieux de maintenir un outil de défense capable d’assumer les ambitions de la France. Ce sont bien en effet les ambitions de la France qui nous motivent ici.

 

Veuillez agréer monsieur le Ministre l’expression de la haute considération de ceux qui ont eu l’honneur jadis de commander au feu ces merveilleux soldats, qui aujourd’hui ne peuvent imaginer que vienne à disparaître le 3°R.P.I.Ma."

 

 

link l'opinion

 

 

 

 

 

 


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Publié le 27 Septembre 2013

 

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Arrivée des frères de l’Abbaye Notre Dame de Fontgombault

27 septembre 2013 |

 

Depuis le mois de janvier dernier, tous les deux mois environ, les frères de Fontgombault destinés à venir en aide à notre communauté sont venus, par équipe de quatre, passer trois semaines-un mois chaque fois, à l’Abbaye Saint Paul, en vue de préparer leur arrivée définitive. C’est ainsi que l’orgue de la chapelle vient d’être restaurée, grâce à la générosité de l’Association des Amis de Wisques.

 

L’arrivée des frères est fixée au Jeudi 10 octobre prochain. Dom Jean Pateau, Abbé de Fontgombault, accompagné de son prédécesseur, Dom Antoine Forgeot, conduira les 13 frères qu’il a choisis pour mener à bien la reprise de notre Abbaye.

 

À 9 h 45 notre évêque, Mgr Jaeger, présidera la messe où les prêtres des deux communautés concélébreront. Tous les fidèles qui le désirent pourront assister à cette eucharistie et s’unir à notre prière.

 

Par la suite, mais en privé, dans la salle du Chapitre, le Père Abbé de Solesmes, Dom Philippe Dupont, supérieur général de la Congrégation bénédictine de Solesmes, nommera Dom Jean Pateau, Abbé de Fontgombault, comme « Abbé administrateur de l’Abbaye Saint Paul ». Et il reviendra à ce dernier d’organiser le monastère en donnant à chacun de ses moines les diverses charges nécessaires à la bonne marche de l’Abbaye.

 

A compter du Vendredi 11 octobre, l’Abbaye Saint Paul adoptera les us et coutumes de l’Abbaye de Fontgombault ; en particulier la messe selon le ‘Rite extraordinaire’.

 

La communauté se recommande à vos prières et vous assure des siennes.

 

 

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Publié le 25 Septembre 2013

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"Je regardais jusqu’à ce que des trônes furent placés, et un vieillard s’assit ; son vêtement était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête blancs comme une laine pure ; son trône comme des flammes de feu ; ses roues, un feu brûlant. Un fleuve de feu et rapide sortait de sa face ; des milliers de milliers d’Anges le servaient, et dix milliers de centaines de milliers d’Anges assistaient devant lui ; le jugement se tint, et des livres furent ouverts. Je regardais à cause de la voix des grandes paroles que cette corne prononçait ; et je vis que la bête fut tuée et que son corps périt, et qu’il fut livré pour être brûlé par le feu."

 

prophète Daniel.

 

 

Chaque fois qu'il est besoin d'un déploiement de force extraordinaire, c'est Michel qui est envoyé : son action et son nom font comprendre que nul ne peut faire ce qu'il appartient à Dieu seul de faire. L'antique ennemi, qui a désiré par orgueil être semblable à Dieu, disait : J'escaladerai les cieux, par-dessus les étoiles du ciel j'érigerai mon trône, je ressemblerai au Très-Haut. Or, l'Apocalypse nous dit qu'à la fin du monde, lorsqu'il sera laissé à sa propre force, avant d'être éliminé par le supplice final, il devra combattre contre l'archange Michel : Il y eut un combat contre l'archange Michel.

 

Saint Grégoire le Grand

 

 

Si l’affreuse bête de l’Apocalypse dont les exploits funèbres remplissent les derniers temps, recule devant l’archange saint Michel, ce n’est point seulement parce qu’il crie sa formidable question, mais parce qu’il est lui-même cette question. Vous aussi, à son imitation, devenez cette question redoutable qui terrasse les démons ; criez-la aux ténèbres répandues sur le monde, par votre attention à la parole de Dieu, par votre stricte observance et par votre pratique cultuelle. Criez-la en appliquant votre intelligence à la vérité révélée que l’Eglise vous enseigne, en soumettant votre volonté aux commandements divins que l’Eglise vous rappelle, en nourrissant vos vies des grâces que le Seigneur vous a préparées et que l’Eglise vous distribue.

 

Vous demandez que saint Michel vous protège et vous voulez gagner avec lui le combat contre les puissances démoniaques, alors battez-vous avec ses armes en étant, à la face du monde de ceux qui proclament que nul n’est comme Dieu.

 

Sachez-le bien, vous ne vous battez pas, quoi qu’il puisse vous en paraître, contre des hommes, sous leurs systèmes immondes qui offensent la face du Tout-Puissant ; ce sont les démons qui agissent et ceux-là, vous n’en serez pas vainqueurs par des discours, par des suffrages électoraux, par des finesses diplomatiques ou par les armes du monde, mais par la pénitence, la prière, le sacrifice et l’observance.

 

Puissent vos cœurs s’ouvrir largement au mystère de l’archange saint Michel de sorte qu’il vous aide à devenir plus droits, plus forts et plus purs, témoins incorruptibles de la vérité divine qui demande notre aveu.

 

 

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la classe !

 

 

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ce matin la saint Michel

 

 

 

         Pour mes paras leur aumônier et leur régiment; avec la prière des moines assurée pour eux et leurs familles. Commission faite.

 

"jube domine benedicere",comme pour une médaille de st Michel, j'étais fier. demain vendredi je penserai à vous. bonne fête de st Michel Padre . 

 



 

 

Prophète exilé en cette Mésopotamie balayée par les assyriens jadis, puis par les babyloniens, Daniel voit venir une nouvelle vague d'assaillants, les perses. Nous sommes en l'an III du règne de Cyrus, roi de perse, lorsque Daniel eut sa grande vision, celle d'un homme à l'aspect magnifique et terrifiant, ange envoyé de Dieu.

 

Cette apparition est rapportée au chapitre 10 et suivants. Aux yeux du monde, le combat est achevé puisque règnent les perses sur l'empire. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir et en particulier de ce petit peuple toujours en déportation, le peuple juif " Le Prince du royaume de Perse, dit l'Ange à Daniel, m'a résisté pendant vingt et un jours, mais Michel, l'un des Premiers Princes, est venu à mon aide. Je l'ai laissé affrontant les rois de Perse et je suis venu te faire comprendre ce qui adviendra à ton peuple à la fin des jours." (10, 13-14)

 

Au terme des luttes fratricides que déroulent la vision, " au temps de la fin " comme l'indique l'ange " se lèvera Michel, le grand Prince qui se tient auprès des enfants de son peuple. Ce sera un temps d'angoisse tel qu'il n'y en aura pas eu jusqu'alors depuis que nation existe. En ce temps-là, ton peuple échappera: tous ceux qui se trouveront inscrits dans le livre". 12.1  

 

...

 

Enfin l'Apocalypse nous place en face d'un combat démesuré: au chapitre 12 apparaissent d'abord deux signes dans le ciel. Un premier "signe grandiose" une femme! C'est elle qui est appelée le "signe grandiose" et non le second signe :" un énorme dragon rouge feu à sept têtes et dix cornes  dont la queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre."

 

A ces deux signes succède une "bataille dans le ciel: Michel et ses anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta avec ses anges mais ils eurent le dessous et ils furent chassés du ciel. On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses anges furent jetés avec lui."

 

La victoire est donc bien obtenue au ciel, victoire du bien, victoire de Dieu.. Le Séducteur des hommes est vraincu..

 

"Soyez donc dans la joie, vous les cieux et leurs habitants. Malheur à vous la terre et la mer, car le diable est descendu chez vous, frémissant de colère..."

 

Mais, sur terre, et dans le temps, là où nous sommes aujourd'hui, le combat se poursuit: la Femme d'abord est à nouveau menacée mais elle sera à l'abri; puis ' furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus".  

 

La suite nous montre les méthodes du Dragon qui n'agit pas directement mais par l'entremise de la bête qui monte de la mer et celle qui surgit de la terre. L'antique Serpent est ici désigné comme le séducteur, celui qui détourne du vrai par des manipulations mentales.

 


 

Michel est là où on l'appelle: grâce à lui, nous ne combattrons et nous ne mourrons jamais pour rien.

 

 

Monseigneur Ravel.

 

 

 


 


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Publié le 24 Septembre 2013

 

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à table ! pitipiti... 

 



 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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Publié le 23 Septembre 2013

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  « Militia est vita hominis super terram, et sicut dies mercenarii dies ejus »

 

 

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sont tous dans ma prière, mes petits paras et leur aumônier avec ...!

 

 

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  j'ai beaucoup pensé aux moines... ! au père Henry .je vous porte dans mes prières, évidement.merci pour ces moments précieux / priez pour moi en ces temps bien difficiles...merci à Nd de Lourdes .J'ai d'autres photos que je ne publie pas ici, si vous les voulez! 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 15 Septembre 2013

 

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Rappel de la doctine catholique. face à la confusion dans les esprits,  dû aux erreurs modernistes. 

 

 

La Présence générale d'immensité 

 

Comment faut-il entendre ces paroles qui reviennent souvent dans l'Écriture : Dieu est partout ? - Dieu est partout par sa puissance, à laquelle toutes choses sont soumises, et par laquelle il meut tous les êtres ou les porte à l'action. - De même Dieu est partout par sa présence, en tant qu'il connaît tout, tout est à découvert sous son regard, même les détails infimes des choses, même les secrets les plus cachés de nos cœurs, et les derniers replis de notre conscience. -- Enfin Dieu est partout par son essence, en tant qu'il conserve toutes les créatures dans l'existence par son action conservatrice, qui est son être même.

De plus, comme Dieu crée immédiatement et non par l'intermédiaire d'une créature ou d'un instrument, ainsi son action conservatrice, qui est la continuation de l'action créatrice, s'exerce immédiatement sur l'être même de toute créature, sur ce qu'il y a en chacune d'elles de plus intime. Il est ainsi présent dans les plus lointaines nébuleuses que nos télescopes parviennent à peine à découvrir.


Et donc sans être corporel, par un simple contact virtuel de sa puissance créatrice et conservatrice, Dieu, qui est pur esprit, est en tout lieu, partout où il y a des corps qu'il conserve dans l'existence. Bien plus, dans une zone de l'être supérieure à l'espace, il est présent à tous les esprits qu'il conserve immédiatement dans l'être, comme toutes les créatures.


Ainsi Dieu, pur esprit, est présent à tous les êtres, à toutes les âmes, dont il est le centre éminent, comme le sommet d'une pyramide contient éminemment tous les côtés de celle-ci. Dieu est la force spirituelle qui maintient tout dans l'existence, comme le dit la liturgie : Rerum Deus tenax vigor, immotus in te permanens.

 

 

Présence spéciale de Dieu dans les justes 

 


 

Mais il y a une présence spéciale de Dieu dans les âmes en état de grâce, qu'elles soient sur la terre, au purgatoire ou au ciel.

 

Dieu est en elles, non plus seulement comme une cause conservatrice (il est ainsi même dans les corps inanimés qu'il conserve), mais il habite dans les âmes justes, comme en un temple, où il peut être quasi expérimentalement connu et aimé.


Notre-Seigneur a dit : « Si quelqu'un m'aime, il observera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons en lui et nous ferons en lui notre demeure » Joan., XIV, 23. Nous viendrons ? Qui viendra ? Serait-ce seulement la grâce créée ? - Non, ce sont les Personnes divines, le Père et le Fils et aussi le Saint-Esprit promis par lui, qui viennent habiter dans les âmes justes.


Ainsi l'a compris l'Apôtre saint Jean qui dit (I Joan., IV, x6) : « Dieu est charité, et celui qui est dans la charité demeure en Dieu et Dieu en lui ».


En deux justes séparés l'un de l'autre par une grande distance terrestre, l'un étant à Rome, l'autre au Japon, c'est le même Dieu qui habite, qui les éclaire, qui les fortifie, qui les attire à Lui.


Saint Paul dit de même I Cor., III, 16 : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? » - I Cor.,VI, 19 : « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous n'êtes plus à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez Dieu dans votre corps » par une conduite digne de lui.

Saint Paul dit encore aux Romains, V, 5 : « La charité de Dieu a été répandue en vous par l'Esprit-Saint qui vous a été donné ».


Cette belle doctrine est répandue dans l'Église primitive, les martyrs la proclament hautement devant leurs juges. Sainte Lucie de Syracuse répond au juge Paschase : « Les paroles ne peuvent manquer en ceux qui ont en eux le Saint-Esprit ». - « Le Saint-Esprit est donc en toi » ? - « Oui, tous ceux qui mènent une vie chaste et pieuse sont le temple du Saint-Esprit. »


Les Symboles de l'Église et les Conciles, comme le Concile de Trente, affirment que la Sainte Trinité habite dans les âmes justes comme dans un temple et que de temps en temps elle fait sentir sa présence par une inspiration plus lumineuse, par une paix plus profonde, comme celle qu'éprouvèrent les disciples d'Emmaüs lorsque Notre-Seigneur leur parlait sur le chemin, Luc, XXIV, 32 : « Nonne cor nostrum ardens erat in nobis ? N'est-il pas vrai que notre cœur était tout brûlant au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Écritures » ? Enfin saint Paul dit aux Rom., VIII, 16 : « Le Saint-Esprit rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ».


Dieu nous fait ainsi sentir sa présence spéciale par l'amour filial qu'il nous inspire pour lui et qui ne peut venir que de Lui, comme la paix qu'il nous donne. (Cf. S. Thomas, Comm. in Ep. ad Rom., VIII, 16.).

 

 

La présence très spéciale de Dieu dans l'humanité de Jésus


 

Mais au-dessus de la présence générale de Dieu en toutes choses, et au-dessus de sa présence spéciale en toute âme juste, il y a la présence unique, absolument exceptionnelle du Verbe dans l'humanité de Jésus.


Le Verbe n'est pas seulement présent à la sainte humanité du Christ par une union accidentelle de connaissance et d'amour, comme dans les saints, mais par une union substantielle, en ce sens que le Verbe a assumé et pris pour toujours comme sienne la sainte humanité de Jésus, c'est-à-dire sa sainte âme et son corps virginalement conçu. Il n'y a ainsi en Jésus-Christ qu'une seule et même personne, qui possède la nature divine et la nature humaine, sans confusion de l'une et de l'autre, un peu comme chacun de nous possède son âme et son corps sans confusion de l'un et de l'autre.


Cette union substantielle de l'humanité du Christ au Verbe de Dieu dépasse sans mesure, on le voit, et la présence générale d'immensité de Dieu en toutes choses et même sa présence spéciale dans les âmes justes de la terre, du purgatoire ou du ciel.


Il y a de plus en la sainte humanité du Sauveur comme une participation admirable de l'immensité divine, en ce fait que son corps est rendu présent par la consécration eucharistique dans tous les autels de la terre où il y a des hosties consacrées. Il est en elles non pas comme dans un lieu, mais par manière de substance. La substance de soi n'est pas étendue, elle est en quelque sorte supérieure à l'étendue et à l'espace, et c'est ce qui permet d'entendre que le même corps du Christ présent au ciel, soit, sans être multiplié, réellement présent en tous les tabernacles du monde où il y a des hosties consacrées, un peu comme Dieu même est réellement présent en tous les corps qu'il conserve dans l'existence. Il y a là un reflet de l'immensité divine.


Nous trouvons un autre reflet de cette perfection de Dieu, dans l'influence universelle qu'exerce l'Église simultanément dans toutes les parties du monde.


En un sens, l'Église est partout à la surface de la terre. L'âme de l'Église comprend en effet toutes les âmes en état de grâce; et l'Église, en tant qu'elle est à la fois une et catholique, exerce, partout où l'Évangile est prêché, la même influence surnaturelle.


Malgré la diversité des nations, des races, des coutumes, des mœurs, des institutions, l'Église apporte, partout où son influence s'exerce, l'unité de foi, d'obéissance à la hiérarchie, de culte surtout par la sainte messe, l'unité de nourriture par la communion, l'unité de vie, puisque chacun doit se nourrir de Jésus-Christ, l'unité de sentiments chrétiens, d'espérance et de charité. Tous ayant à vivre de la grâce et plus tard de la gloire, il y a aussi pour eux unité de fortune, les mérites du Christ, et unité d'héritage, la vie éternelle.

 


Or cette influence de l'Église, ainsi présente dans les différents peuples depuis près de deux mille ans, ne saurait s'exercer sans le Pasteur suprême, établi par Notre-Seigneur comme son vicaire. C'est l'exercice de la juridiction papale et épiscopale, qui garde au sein de l'Église la doctrine évangélique, par un enseignement infaillible, la morale et la perfection chrétiennes, par le maintien des lois divines et l'établissement des lois ecclésiastiques, le culte, par les diverses formes de la liturgie.


Le Christ Jésus a promis et conféré à Pierre et à ses successeurs le primat de juridiction sur l'Église universelle (Matthieu, XVI, 16 - Jean, XXI, 15) et il leur a dit aussi : « Je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles ».

Il y a là un reflet admirable de l'immensité et de l'ubiquité de Dieu.

 

 

En résumé : Dieu, pur esprit, est immense et partout présent, en tant que par sa puissance créatrice il conserve toute créature corporelle ou spirituelle dans l'existence, la meut, et aussi en tant qu'il voit tout à découvert, même les secrets les plus intimes des cœurs, que les anges ne peuvent voir naturellement.

 


Dieu ainsi présent en toute créature, l'est spécialement dans les justes ou dans les âmes en état de grâce; il y est comme dans un temple, où il est connu et aimé, et parfois il nous fait sentir sa divine présence par l'amour filial, que Lui seul peut nous inspirer pour lui.

Le Verbe de Dieu est encore beaucoup plus spécialement présent dans l'Humanité du Christ, à laquelle il est uni non seulement de façon accidentelle par la connaissance et l'amour, mais substantiellement, car il ne fait qu'une seule et même personne, un seul et même être avec elle, sans confusion des deux natures.

 


Par un reflet admirable de l'immensité divine, la Sainte Humanité du Sauveur est réellement et substantiellement présente dans tous les tabernacles du monde, où il y a des hosties consacrées. C'est partout le même corps du Sauveur qui, sans se multiplier, s'y trouve réellement par manière de substance, un peu comme Dieu, pur esprit, sans se multiplier, est présent en toute créature qu'il conserve dans l'existence.


Enfin autre reflet de l'immensité divine : le Vicaire de Jésus-Christ, chef visible de l'Église, est par son influence doctrinale et par sa juridiction, présent à toute l'Église, il atteint en un sens tous les fidèles de toutes les régions, de tous les peuples, pour les garder dans l'unité de foi, d'obéissance, de culte, d'espérance, de charité, et pour les conduire ainsi comme Pasteur suprême vers les pâturages éternels.


Et comme en Dieu l'immensité, qui domine l'espace, s'unit à l'éternité, qui domine le temps, dans l'Église, le pouvoir de Pasteur suprême, qui s'étend à tous les fidèles dans l'espace, s'étend aussi à tous les fidèles qui se succèdent dans le temps depuis la fondation de l'Église, jusqu'à la fin du monde.

La grandeur de l'Église apparaît surtout lorsqu'on la considère à la lumière supérieure des perfections divines qui se reflètent en elle : l'immensité divine dans la catholicité de l'Église, l'éternité divine dans l'indéfectibilité de l'Église, l'unité divine dans l'unité de l'Église, la sainteté divine dans la sainteté de l'Église.


Au-dessus des divers diocèses, au-dessus des Ordres religieux, la grandeur de l'Église apparaît comme une participation de celle du Christ, de celle même, de Dieu. Malgré les petitesses humaines, qui se glissent partout où il y a des hommes, la beauté surnaturelle de l'Église apparaît ainsi comme celle du royaume de Dieu.


Il faut s'habituer à voir ainsi les choses non pas horizontalement et superficiellement, comme si elles avaient toutes la même valeur, la même importance; c'est là une vision matérialiste des choses, conception niveleuse qui supprime toute élévation et toute profondeur. Il faut s'habituer à voir les choses en quelque sorte verticalement, ou en profondeur : Au sommet Dieu, esprit pur, immuable, éternel, immense, qui conserve et vivifie tout ; au-dessous l'Humanité du Sauveur, qui nous transmet toute grâce, et qui est présente dans tous les tabernacles du monde, au-dessous la Vierge médiatrice et corédemptrice, les saints, puis le Pasteur suprême de l'Église, les Évêques, les fidèles en état de grâce, les chrétiens qui conservent la foi divine et catholique sans être en état de grâce, et puis les âmes qui cherchent la vérité, d'autres qui s'égarent mais qui reçoivent pourtant à certaines heures de Dieu et de Notre-Seigneur des grâces de lumière et d'attrait.


Cette vue en quelque sorte verticale, ou si l'on veut, non pas superficielle, mais haute et profonde, c'est la contemplation qui procède de la foi, éclairée par les dons d'intelligence et de sagesse. Elle doit normalement s'accompagner d'une prière catholique, c'est-à-dire universelle: prière qui s'élève vers l'éternité et l'immensité de Dieu, par le cœur sacré du Sauveur et par Marie, pour faire déborder en quelque sorte la Miséricorde divine sur le Pasteur suprême de l'Église, sur les Évêques, les généraux d'ordre, sur tous les fidèles, pour que tous, pleinement fidèles à leur vocation, répondent à ce que le Seigneur leur demande et pour qu'ils s'acheminent saintement vers Lui.

 

  rp Garrigou Lagrange.OP

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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Septembre 2013

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"Maître quel est le plus grand commandement de la Loi?"

 

 

 

Ils craindront Dieu: ils aimeront leur (s) abbé (s) d'une charité humble et sincère.

 

 

 

 

Deus timeant. qu'ils craignent Dieu, comme des serviteurs conscients

 

... et comme pour garantir l'autorité de l'Abbé, comme pour établir une dernière fois qu'elle découle bien de Dieu, qu'elle est le sacrement du Seigneur parmi nous saint Benoît fait une place à l'Abbé entre Dieu le Père et son Christ.

 

Et il demande encore à la charité la norme sûre de nos relations avec l'Abbé. Il dit: Abbatem suum: c'est le nôtre.

 

 

Nous aurons du respect pour tous les prélats qui sont au monde; mais celui qui est le père de notre famille monastique et de notre âme a un titre spécial à notre affection...

 

Elle sera "sincère"; et par conséquent à l'épreuve d'une observation, d'une sévérité. Elle n'aura jamais le caractère de la flatterie ni de la mièvrerie: elle sera vraie, et d'âme et de foi.

 

de la règle de saint Benoît dom Delatte.


 

ils aimeront leurs abbés d'une charité humble et sincère.

 

 

de la charité (catholique) 

 

 

La charité est une véritable amitié surnaturelle, qui nous unit à Dieu.

 

Déjà dans l'Ancien Testament Abraham est appelé l'ami de Dieu (JUDITH, VIII, 22) de même les prophètes (SAG., VII, 27).

 

Dans le Nouveau Testament Jésus nous dit (JEAN, XV, 15) « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés mes amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaî­tre ». Ces paroles sont dites aux Apôtres, mais ensuite à nous. Et cela va très loin si l'on est fidèle.

 

Cette vertu nous fait aussi aimer surnaturellement le prochain, en tant qu'il est aimé de Dieu, notre Père commun, en tant que le prochain est enfant de Dieu ou appelé à le devenir.

 

Cette charité infuse doit s'enraciner de plus en plus dans le fond de la volonté, et en chasser l'amour déré­glé de nous-mêmes.

 

Elle dilate notre coeur pour lui donner quelque chose de la grandeur de la bonté divine et nous faire aimer comme lui tous les hom­mes sans exception. Bien plus, si un juste vivait sur terre un temps indéfini, des milliers d'années, pour mériter, la charité ne cesserait pas de grandir dans les profondeurs de sa volonté.

 

Saint Thomas a exprimé admirablement cette vérité en disant IIa IIae, q. 24, a. 7 : « La charité infuse peut toujours augmenter en elle-même, car elle est une participation de l'amour incréé et sans limi­tes ; elle peut aussi toujours augmenter du côté de Dieu son auteur, qui peut toujours la faire grandir en nous ; enfin elle peut toujours augmenter du côté de notre âme, qui la reçoit, car plus la charité grandit,. plus notre âme devient capable d'en recevoir l'augmentation ». La charité, en progressant, dilate notre coeur, qui est en quelque sorte envahi par l'amour de Dieu ( Le Psalmiste dit: « J'ai couru dans la voie de vos commandements, lorsque vous avez dilaté mon coeur » Ps. 118, 32.).

 

Celui-ci la creuse toujours davantage pour la remplir davantage. Il est donné parfois de l'expérimenter dans l'oraison.

 

Cette page de saint Thomas est une de celles qui montrent le mieux la profondeur sans mesure de notre volonté, où la charité infuse doit s'enraciner de plus en plus en excluant de mieux en mieux l'amour déréglé de nous mêmes, et en nous portant à nous aimer saintement nous-mêmes et le prochain, pour glorifier Dieu dans le temps et dans l'éternité.

 

La charité en grandissant nous fait aimer de plus en plus toutes les âmes de la terre, du purgatoire et du ciel, elle nous fait participer à l'immensité du Coeur de Dieu.

 

Enfin la charité doit durer éternellement, c'est sa longueur correspondante à sa profondeur et à sa hauteur. Comme le dit saint Paul I. COR., XIII, 8

 

« La charité ne passera pas »; lorsque la foi fera place à la vision, et l'espérance à la possession de Dieu, la charité comme la grâce sanctifiante, durera éternelle­ment.

 

C'est pourquoi, dans le juste, la vie de la grâce et de la charité est déjà la vie éternelle commencée.

 

Aussi Jésus dit-il à plusieurs reprises : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle ». JOAN., III, 36 ; V, 24; VI, 40, 47.

 

C'est-à-dire: celui qui croit en moi d'une foi vive, unie à la charité, non seulement aura la vie éternelle, mais il l'a en germe.

 

 

rp Garrigou lagrange. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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