Publié le 24 Mai 2013
Publié le 23 Mai 2013
Vous connaissez, ô Marie, les besoins de ce peuple et de toute l'Eglise. Dissipez les erreurs de l'esprit, Maîtresse de Vérité et Siège de la Sagesse ! Apaisez les erreurs du coeur, en corrigeant les moeurs, en inspirant l'horreur du vice et du péché, l'amour de la vérité, la passion du bien.
Pour que la communauté soit heureuse, obtenez pour chacun la sainte crainte de Dieu, la foi vive au surnaturel, l'espérance des biens qui ne passent pas, la charité qui élève vers le ciel. Obtenez pour les familles, la fidélité, la concorde et la paix. Faites naître ou confirmez chez les dirigeants des peuples la pleine conscience de leur responsabilité, de leur triple devoir à l'égard de la religion, de la morale et du bien temporel à tous.
Et, ô Marie, que votre miséricorde se répande, comme sur'les âmes, sur tous les maux qui affligent ce peuple et toute la famille chrétienne. Prenez pitié des pauvres, des détenus, des persécutés, des malheureux de toute sorte. Salut, ô Marie, Mère des exilés errant ici-bas, vous qui êtes leur vie, leur douceur, leur espérance.
Mère du Divin Amour, conservez, à nous qui sommes vos fils, le feu de cet Amour divin. Avivez-le dans les coeurs fervents. Ravivez-le dans les coeurs tièdes. Rallumez-le dans les coeurs indifférents qui l'ont laissé s'éteindre. Régénérez à la vie de cet Amour, les pauvres âmes qui l'ont perdu par le péché. Et, sur tous ceux qui vous supplient, laissez descendre, Vierge du divin Amour, large et consolatrice, votre Bénédicton maternelle.
PIE XII
Publié le 23 Mai 2013
après on a voulu une Eglise pauvre...
Publié le 23 Mai 2013
Mai 68 de droite ou génération JMJ ?
"Une démocratie sans valeur peut se transformer en totalitarisme sournois."
bx jean paul II
Saint Thomas et la loi Taubira
La loi humaine a raison de loi dans la mesure où elle est conforme à la raison droite; et sous cet aspect, il est manifeste qu’elle dérive de la loi éternelle. Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison, elle est déclarée inique, et ainsi elle n’a pas raison de loi mais plutôt de violence. Et cependant une loi inique conserve quelque semblant de loi en raison de l’ordre émanant du pouvoir de celui qui la porte, si bien qu’elle dérive sous cet angle de la loi éternelle : « Tout pouvoir vient de Dieu » (Rm 13, 1).
Saint Thomas d'Aquin, Somme de théologie, I II 93 3
Ayant bloqué en fin de journée le boulevard Foch et le boulevard du Roi René pendant 10 minutes la dernière fois, les Hommen ont décidé d’agir un peu plus tard. C’est donc à la nuit tombante, sur la place Michel Debré, devant la Préfecture d’Angers, que plus de 30 Hommen se sont réunis. A 22 heures, tous en rangs, tenant fièrement le drapeau Français et chantant solennellement la Strasbourgeoise, ils décident alors de descendre la rue des Lices et déboulent ainsi rue Voltaire. C’est alors qu’ils emboîtent le pas vers la place du Ralliement pour rejoindre les Veilleurs.
Publié le 22 Mai 2013
que les pèlerins de Chartres venaient vous rendre visite à l'hôpital de Poitiers. Votre ami y a célébré la messe à Chartres ...En le voyant ça m'a ramené un an en arrière, à vos funérailles.
vous avez laissé une place bien vide mon père.
Je vous confie la famille de mon ami que vous aimez bien aussi, dans le deuil en ce jour dimanche de Pentecôte, et à la veille de la sépulture.
Consolez la de vos grâces et de vos bénédictions. Soutenez là dans l'épreuve de la séparation. Elle est bien dure celle-là ...trop dure souvent.
vous avez vu? nous avons changé de pape ! les temps sont mauvais mon Père, il nous faut vivre dans la foi.. la foi pure, obscure, celle des catacombes, comme vous nous l'avez appris mais parfois ce n'est pas évident surtout tout seul
L'air que nous respirons est devenu malsain sur tous les plans.... vous avez bien fait de partir. l'heure n'est plus aux réjouissances . simplement la force pour tenir jusqu'au bout quoiqu'il arrive.
Progresser corde tendue demande une attention permanente; trop souvent sans chef de cordée, sinon le Christ, et malgré tout, être des hommens de saint Benoît! ah vous ne connaissez pas? c'est tout nouveau ! "on ne lâche rien",
N'autorisez pas qu'une erreur trop humaine, de jugement hâtif, passionnés, de fatigue, de guerre lasse, nous fasse plonger dans le grand vide...Tenez nos mains toujours tendues vers l'Espérance.
priez pour nous ne nous laissez pas orphelins.
Publié le 18 Mai 2013
"Enfin l’heureux moment arriva, je ne sentis pas un vent impétueux au moment de la descente du Saint-Esprit, mais plutôt cette brise légère dont le prophète Elie entendit le murmure au mont Horeb… En ce jour je reçus la force de souffrir…
ste Thérèse de l'enfant jésus
don de Force
Esprit de Force, soyez toujours plus en nous, et sauvez-nous de la mollesse de ce siècle. A aucune époque l’énergie des âmes n’a été plus affaiblie, l’esprit mondain plus triomphant, le sensualisme plus insolent, l’orgueil et l’indépendance plus prononcés. Savoir être fort contre soi-même, est une rareté qui excite l’étonnement dans ceux qui en sont témoins : tant les maximes de l’Évangile ont perdu de terrain ! Retenez-nous sur cette pente qui nous entraînerait comme tant d’autres, ô divin Esprit ! Souffrez que nous vous adressions en forme de demande les vœux que formait Paul pour les chrétiens d’Éphèse, et que nous osions réclamer de votre largesse « cette armure divine qui nous mettra en état de résister au jour mauvais et de demeurer parfaits en toutes choses. Ceignez nos reins de la vérité, couvrez-nous de la cuirasse de la justice, donnez à nos pieds l’Évangile de paix pour chaussure indestructible ; munissez-nous du bouclier de la foi, contre lequel viennent s’éteindre les traits enflammés de notre cruel ennemi.
Placez sur notre tête le casque qui est l’espérance du salut, et dans notre main le glaive spirituel qui est la parole même de Dieu » , et à l’aide duquel, comme le Seigneur dans le désert, nous pouvons venir à bout de tous nos adversaires. Esprit de Force, faites qu’il en soit ainsi.
don de science.
Soyez béni, divin Esprit, pour cette lumière que vous répandez en nous, que vous y maintenez avec une si aimable persévérance. Ne permettez pas que nous en cherchions jamais une autre.
Elle seule nous suffit ; hors d’elle il n’y a que ténèbres.
Gardez-nous des tristes inconséquences auxquelles plusieurs se laissent aller imprudemment, acceptant un jour votre conduite, et le lendemain se livrant aux préjugés du monde ; menant une double vie qui ne satisfait ni le monde ni vous.
Il nous faut donc l’amour de cette Science que vous nous avez donnée pour que nous fussions sauvés ; l’ennemi de nos âmes la jalouse en nous, cette science salutaire ; il voudrait y substituer ses ombres.
Ne permettez pas, divin Esprit, qu’il réussisse dans son perfide dessein, et aidez-nous toujours à discerner ce qui est vrai de ce qui est faux, ce qui est juste de ce qui est injuste. Que, selon la parole de Jésus, notre œil soit simple, afin que tout notre corps, c’est-à-dire l’ensemble de nos actes, de nos désirs et de nos pensées, soit dans la lumière ; et sauvez-nous, divin Esprit, de cet œil que Jésus appelle mauvais, et qui rend ténébreux le corps tout entier.
don de sagesse
Insistons auprès du divin Esprit, et prions-le de ne pas nous refuser cette précieuse Sagesse qui nous conduira à Jésus, la Sagesse infinie.
Un sage de l’ancienne loi aspirait déjà à cette faveur, quand il écrivait ces paroles dont le chrétien seul a l’intelligence parfaite : « J’ai désiré, disait-il, et l’Intelligence m’a été donnée ; j’ai prié, et l’Esprit de Sagesse est venu en moi » .
Il faut donc demander ce don avec instance.
Dans la nouvelle Alliance, l’Apôtre saint Jacques nous y invite par ses exhortations les plus pressantes. « Si quelqu’un de vous, dit-il, veut avoir la Sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous avec tant de largesse et qui ne reproche pas ses dons ; qu’il demande avec foi, et qu’il n’hésite pas » .
Nous osons prendre pour nous cette invitation de l’Apôtre, ô divin Esprit, et nous vous disons : O vous qui procédez de la Puissance et de la Sagesse, donnez-nous la Sagesse.
Celui qui est la Sagesse vous a envoyé vers nous pour nous réunir à lui. Enlevez-nous à nous-mêmes, et unissez-nous à celui qui s’est uni à notre faible nature. Moyen sacré de l’unité, soyez le lien qui nous unira pour jamais à Jésus, et celui qui est la Puissance et le Père nous adoptera « pour ses héritiers et pour les cohéritiers de son Fils » .
dom guéranger.
Puisque ces dons sont si grands et qu’ils montrent si nettement l’immense bonté de l’Esprit-Saint à notre égard, ils nous obligent à lui témoigner la plus grande piété et soumission.
Nous y parviendrons aisément en nous appliquant chaque jour davantage à le connaître, l’aimer, l’invoquer : puisse cette exhortation, sortie de Notre cœur paternel, provoquer cet amour. - Peut-être y a-t-il encore aujourd’hui des chrétiens qui, interrogés comme ceux auxquels l’Apôtre demandait jadis s’ils avaient reçu le Saint-Esprit, répondraient comme eux : Mais nous n’avons même pas entendu dire qu’il y eût un Esprit-Saint .
Du moins beaucoup ne connaissent pas cet Esprit ; Il le nomment souvent dans leurs exercices de piété, mais avec une foi très peu éclairée. En conséquence, que les prédicateurs et tous ceux qui ont charge d’âmes se souviennent qu’il leur incombe le devoir de transmettre avec zèle et en détail tout ce qui concerne le Saint-Esprit, en écartant toutefois les controverses ardues et subtiles, afin d’éviter les vaines témérités de ceux qui voudraient imprudemment scruter tous les mystères divins.
Il importe plutôt de rappeler clairement les bienfaits sans nombre qui ne cessent de découler sur nous de cette source divine ; ainsi, ils dissiperont entièrement l’erreur et l’ignorance indignes des fils de lumière.
Nous insistons sur ce point, non seulement parce qu’il s’agit d’un mystère qui nous conduit directement à la vie éternelle, et que, par conséquent, nous devons croire fermement, mais encore parce que le bien est d’autant plus aimé qu’il est plus connu.
On doit aimer l’Esprit-Saint, - et c’est le second sujet que Nous avions annoncé - parce qu’il est Dieu : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces .
On doit aussi l’aimer parce qu’il est l’Amour premier,substantiel, éternel,et rien n’est plus aimable que l’amour ; on doit l’aimer d’autant plus qu’il nous a comblés de plus grands bienfaits qui témoignent de sa munificence et appellent notre gratitude.
Cet amour a une double utilité fort appréciable. Il nous excitera à acquérir chaque jour une connaissance plus complète de l’Esprit-Saint : Celui qui aime dit le Docteur Angélique, ne se contente pas d’un aperçu superficiel de l’objet aimé ; mais il s’efforce d’en rechercher tous les détails intimes, et il pénètre tellement dans son intimité, qu’on dit de l’Esprit-Saint, Amour de Dieu, qu’il scrute même les profondeurs divines, et il nous accordera ses dons célestes en abondance, d’autant plus que, si l’ingratitude ferme la main du bienfaiteur, par contre, la reconnaissance la fait rouvrir.
Il faut veiller à ce que cet amour ne se borne pas à une aride connaissance ni à hommage purement extérieur ; qu’il soit, au contraire, prompt à agir, et surtout qu’il évite le péché, qui offense particulièrement le Saint-Esprit. En effet, tout ce que nous sommes, nous le sommes par la bonté divine, qui est attribuée spécialement au Saint-Esprit. Il offense donc son Bienfaiteur celui qui pèche et qui, abusant de ses dons et de sa bonté, devient chaque jour plus audacieux.
Comme Il est Esprit de vérité, si quelqu’un tombe par faiblesse ou ignorance, il aura peut-être une excuse aux yeux de Dieu, mais celui qui, par malice, combat la vérité et s’en détourne, pèche gravement contre le Saint-Esprit.
Cette faute s’est tellement multipliée de nos jours, qu’il semble que nous soyons arrivés à cette époque perverse prédite par saint Paul, où les hommes, aveuglés par un juste jugement de Dieu, regarderont comme vrai ce qui est faux et croiront au Prince de ce monde, qui est menteur et père du mensonge, comme s’il était le docteur de vérité. Dieu leur enverra l’esprit d’erreur, afin qu’ils croient au mensonge ;
dans les derniers jours, certains abandonneront la foi, s’attachant à l’esprit d’erreur et aux doctrines diabolique .
Mais puisque l’Esprit-Saint, comme Nous l’avons dit, habite en nous ainsi qu’en un temple, il faut rappeler le précepte de l’Apôtre : Ne contristez pas l’Esprit de Dieu dont vous portez le signe . Il ne suffit pas d’éviter le mal, mais le chrétien doit briller de l’éclat de toutes les vertus, afin de plaire à un hôte si grand et si bienfaisant ; au premier rang, doivent se trouver la pureté et la sainteté, qualités qui conviennent à un temple.
C’est pourquoi le même Apôtre dit : Ignorez-vous que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un profane le temple de Dieu, Dieu le perdra ; car le temple que vous êtes est saint; menace terrible, il est vrai, mais combien juste ! -
Enfin, il faut prier le Saint-Esprit, car il n’est personne qui n’ait le plus grand besoin de son aide et de son secours.
Comme nous sommes tous dépourvus de sagesse et de force, accablés par les épreuves, portés au mal, nous devons tous chercher un refuge auprès de celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation, de la sainteté.
C’est à lui surtout qu’il faut demander ce bien indispensable aux hommes, la rémission des péchés : le propre de l’Esprit-Saint est d’être le don du Père et du Fils ; la rémission des péchés se fait par l’Esprit-Saint, en tant que don de Dieu .
C’est de cet Esprit que la liturgie dit expressément : il est la rémission de tous les péchés
. Comment faut-il prier ? L’Eglise nous l’enseigne très clairement, elle qui le supplie et l’adjure par les noms les plus doux :
"Venez, Père des pauvres ; venez, distributeur des grâces ; venez, lumière des cœurs ; consolateur excellent, doux hôte de l’âme, agréable rafraîchissement ; elle le conjure de laver, de purifier, de baigner nos esprits et nos cœurs, de donner à ceux qui ont confiance en lui le mérite de la vertu, une heureuse mort et la joie éternelle.
Et l’on ne peut douter qu’il n’écoute ces prières, celui a écrit de lui-même : l’Esprit lui-même supplie pour nous avec des gémissements inénarrables .
Enfin, il faut lui demander assidûment et avec confiance de nous éclairer de plus en plus, de nous brûler des feux de son amour, afin qu’appuyés sur la foi et la charité, nous marchions avec ardeur vers les récompenses éternelles, car il est le gage de notre héritage
Léon XIII
Divinum Illud Munus
Publié le 18 Mai 2013
LA ROCHE SUR YON ... 19 MAI

Merci! ce qu'il y a eu de bien c'est qu'au moins avec les hommen on commençait à s'identifier à quelque chose, à retrouver un idéal ...! continuez.
c'est ce qui manque à la religion...des gens de conviction, déterminés.
"comme un agneau conduit à l'abattoir,
isaïe
Publié le 16 Mai 2013
Ces grandes vérités du salut que vous n'entendrez jamais parce que l'espérance moderniste est limitée à la planète terre" quand tout le monde sera frère et se fera bisous bisous, et que christ reviendra dans la grande fraternité universelle .
comme l'on comprend tout à travers leurs belles liturgies ... ! à vous couper le souffle !
l'autel du sacrifice de Jésus, c'est beau.. !
alors l'Esprit se trouve réduit à ça. ///
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Mais les aspirations d'un catholique sont plus motivantes et vont au-delà..
sainte fête de la Pentecôte

Un jour les élus verront le Roi éternel des siècles dans tout l'éclat de sa gloire et de sa majesté: Regem in decore suo videbunt; (Is. XXXIII,17) ils le verront, non plus seulement par reflet, dans le miroir des créatures, per speculum,; non plus au travers d'un voile et dans l'obscurité de la foi, in aenigmale; non plus par derrière comme Moïse, mais face à face, facie ad faciem, directement, immédiatement, tel qu'il est, sicuti est, comme il se voit et se connait lui-même, cognoscam sicut et cognitus sum; ils contempleront éternellement d'un regard toujours avide quoique perpétuellement rassasié cette beauté infinie, source féconde, idéal souverainement parfait de toute beauté, de toute bonté, de toute perfection. Et comme Dieu est un bien infini, le bien universel, bonum universale, suivant l'expression de saint Thomas, le bien de tout bien, bonum omnis boni, l'océan, la plénitude de la bonté, en se faisant voir aux bienheureux, il leur montrera véritablement tout bien: Ego ostendam omne bonum.
Si les Apôtres, admis sur le Thabor à voir la gloire de la sainte âme de Notre-Seigneur rayonnant à travers son corps mortel, s'écriaient, dans un saint transport mêlé de crainte et d'allégresse et sans savoir ce qu'ils disaient:" Seigneur, il fait bon ici: Domine, bonum est nos hic esse"; (Marc IX 15) que sera-ce quand, fortifié par la lumière de gloire, notre esprit pourra contempler à loisir non seulement l'Humanité transfigurée du Verbe fait chair, mais la Divinité elle-même dans toute sa splendeur; quand, embrassant d'un seul coup toutes et chacune des perfections divines que nous sommes obligés maintenant d'étudier séparément pour les mieux connaître, il les verra se fondre dans une simple et unique perfection infinie: spectacle enivrant et vraiment ineffable, dont rien ici-bas ne peut nous donner une idée?
Que sera-ce quand son regard, devenu plus ferme et plus perçant que celui de l'aigle, pourra scruter les mystères de la vie intime de Dieu, sonder les abîmes de sa sagesse et de sa justice, considérer les richesses incompréhensibles de son amour, les excès de sa miséricorde, la profondeur de ses décrets, les merveilleuses opérations de sa grâce, les voies secrètes et admirables par lesquelles il conduit chacun de nous au terme de sa destinée?
Là, notre intelligence, si avide de savoir, si affirmée de vérité, trouvera dans la claire vue du Verbe son plein rassasiement: Satiabor eum apparuerit gloria tua;
car le Verbe, c'est la vérité, non la vérité amoindrie, partielle, fragmentaire, mais la vérité pleine, totale substantielle. Et, comme le remarque saint Grégoire:" Que peut-on ignorer quand on connait celui qui sait tout, qui a tout fait, par qui tout existe? "
Là notre volonté, que rien ici-bas ne peut satisfaire, lors même que nous réaliserions l'irréalisable conquête du monde entier, trouvera dans la possession du souverain bien la plus entière satisfaction de tous ses désirs: Qui replet in bonis desiderium tuum.
Là, notre coeur, toujours inquiet durant cette vie, parce qu'en nous faisant pour lui-même et en nous créant capables de le posséder, Dieu y a creusé des abîmes que lui seul peut combler, trouvera son parfait repos.
Tenterons-nous de faire connaître plus à fond l'héritage des enfants de Dieu? Mais il faudrait pour cela dire ce qu'est le ciel. Or, n'y aurait-il pas témérité de notre part à vouloir décrire ce que l'apôtre saint Paul lui-même, quoique élevé au troisième ciel, se déclare impuissant à exprimer?
Assurément, ce serait une intolérable présomption, si, pour parler d'une chose si fort au-dessus de nos conceptions, nous en êtions réduits à nos seules lumières.
Mais "l'Esprit-Saint, qui scrute tout même les profondeurs de Dieu" (I Cor. II 10) a daigné nous fournir sur ce point des données précieuses, qu'il importe de ne pas laisser dans l'ombre.
Afin de nous aider à concevoir quelque peu les ineffables délices du ciel, il nous l'a représenté sous des nom multiples et des figures variées; tantôt comme un royaume, tantôt comme la maison du Père céleste et la vraie patrie des âmes. Ici, c'est un banquet, un festin de noces; là un torrent de délices; puis c'est le repos, la paix, la vie, la vie sans terme et sans limite, la vie éternelle...
"Quelle félicité, s'écrie saint Augustin, quand, tout mal cessant, tout bien sortant de l'obscurité, on ne se livrera plus qu'aux louanges de Dieu, qui sera tout en tous!.. C'est là que résidera la vraie gloire, qui ne sera donnée ni par l'erreur, ni par la flatterie. Là, le véritable honneur, qui ne sera refusé à qui le mérite, ni déféré à l'indigne; et il ne sauraiit y avoir de candidat indigne, là où nul ne saurait être, s'il n'est digne. Là enfin, la véritable paix, où l'on ne souffrira rien de contraire ni de soi ni des autres. L'auteur même de la vertu en sera la récompense, et cette récompense qu'il lui a promise, la plus grande et la meilleure de toutes c'est lui-même.
La patrie ! quel doux nom! quelle plus douce chose! Comme son souvenir fait battre le coeur! Comme on est heureux d'y revenir après une absence plus ou moins longue! C'est là que se trouve tout ce qu'on a aimé, tout ce qu'on aime encore: parents, amis, connaissances, le toit paternel, la cendre des aïeux. Là, l'air est plus pur, le soleil plus joyeux, la campagne plus riante, les fleurs plus belles, les fruits plus savoureux. Là, au lieu d'être seul, inconnu, oublié, on se voit entouré, on se sent aimé, on est heureux.
...
La patrie véritable c'est celle que les anciens patriarches considéraient et saluaient de loin et qu'ils faisaient profession de chercher, s'appelant volontiers des exilés et des voyageurs; celle après laquelle nous devons soupirer nous-mêmes, car nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente: Non habemus hic manentem civitatem, sed futuram inquirimus ;
c'est la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, l'innombrable société des anges, l'assemblée des premiers-nés dont le nom est inscrit au livre de vie.
Quelle incomparable famille! quelle délicieuse société !
O Beau ciel, éternelle patrie, quand pourrons-nous te voir? On nous raconte de toi des choses si glorieuses et si belles!
gloriosa dicta sunt de te civitas Dei.
Ps L XXX VI 3
Qui n'aspire au repos? qui ne souhaite la paix; et l'apôtre saint Paul nous invite "à porter constamment la mortification de Jésus dans notre corps, si nous voulons que la vie divine se manifeste dans notre chair mortelle." (II Cor. IV 10)
La vie présente est le temps du travail, les labeurs féconds, de l'ensemencement spirituel. (gal VI,8)
Comme le laboureur obligé de porté le poids du jour et de la chaleur, de subir les intempéries des saisons, de fatiguer ses bras robustes à déchirer le sein de la terre avant de lui confier la semence, espoir de la futur récolte, le chrétien doit, lui aussi vaquer sans défaillance aux oeuvres qui constituent sa tâche de chaque jour; il doit se livrer à la prière, se plier à l'obéissance, courber ses épaules sous le joug de la croix, supporter, sans se plaindre, les ennuis, les tristesses, les tribulations qui sont le pain quotidien de l'exil. Ajoutez à cela les privations, les souffrances, la pauvreté, les contradictions, les froissements douloureux, les ingratitudes, tant de blessures secrètes du coeur, tant de douleurs intimes d'autant plus amères et pénibles à porter qu'elles sont souvent sans témoins et sans consolateurs.
Bref, suivant la parole de nos saints Livres, le chrétien doit semer dans les larmes: Euntes, ibant et flebant, mittentes semina sua.
Et comme si tout cela n'était point assez pour sa faiblesse, d'autres épreuves l'attendent encore: c'est la maladie qui le guette, la mort qui fauche impitoyablement autour de lui des existences souvent bien chères; c'est le spectacle de l'injustice triomphante, la persécution organisée contre quiconque veut être fidèle à son devoir; ce sont les tentations qui l'assiègent, les attaques incessantes des ennemis de son salut; c'est le combat toujours renaissant contre les mauvais instincts de la nature, la lutte de chaque jour contre ses passions; combat si acharné , lutte parfois si terrible , que le grand Apôtre lui-même s'écriait:" Qui me délivrera de ce corps de mort?"
Mais aussi quelle joie! quel bonheur! quels transports d'allégresse! quand, délivrée de la prison du coprs, soustraite pour toujours aux attaques de ses ennemis et pleinement purifiée, son âme sera introduite dans le ciel et verra Notre-Seigneur accourir à sa rencontre avec un visage souriant et lui ouvrir ses bras; quand elle entendra tomber de ses lèvres ces consolantes paroles :"
Lève-toi, ma bien-aimée, viens sans retard te reposer de tes fatigues.
Surge, propera amica mea et veni.
Déjà l'hiver, cette saison de tristesse et de souffrance, est passé:
Jam enim hiems transiit;
le temps des larmes n'est plus, il a fui pour toujours:
imber abiit et recessit.
Les fleurs, ces fleurs du ciel qui ne se fanent jamais se sont montrées dans notre terre: flores apparuerunt in terra nostra.
Plus douce que celle de la tourterelle, la voix de Marie s'unissant à celle des anges et des bienheureux va désormais résonner à ton oreille:
vox turturis audita est in terra nostra.
Viens recevoir la couronne qui t'est destinée.
Veni, coronaberis.
Publié le 15 Mai 2013
"Dès ici-bas Dieu nous permet de vivre en son intimité, et nous commençons en quelque sorte notre éternité, vivant en société avec les trois Personnes divines. Quel mystère! C'est là que je me perds pour vous retrouver, chère Madame..."
Bse Elisabeth de la Trinité.
Dieu est partout, en tout être et en tout lieu, comme cause immédiate de tout ce qui existe hors de lui;
(nos bons modernos ça ne le nieront jamais..! )
mais il n'habite que dans les justes, auxquels il s'unit d'une façon singulière, comme objet de connaissance et d'amour.
(ah là le bât blesse..déjà nous sommes dans la profession de foi catholique. )
Et ce n'est pas seulement par son image, son souvenir, ou ses dons, qu'il est ainsi présent en eux; il y vient lui même personnellement, inaugurant dès ici-bas cette vie d'union et de jouissance qui doit se consommer au ciel.
Sitôt, en effet, qu'une créature jusque-là pécheresse rentre en grâce avec son Créateur, celui qui est en Dieu l'Amour subsistant, l'Esprit-Saint, lui est envoyé pour sceller en quelque sorte par sa présence le pacte de réconciliation, travailler au grand oeuvre de sa sanctification, et devenir en elle le principe efficient d'une vie nouvelle, incomparablement supérieure à celle de la nature.
Aussi n'est-ce point une visite passagère, si précieuse qu'elle puisse être, qu'il daigne lui faire, mais il vient s'établir dans son âme avec le Père et le Fils, et y fixer sa demeure.
En y entrant, il se donne lui-même, et c'est là son grand don. Il s'agit ensuite d'embellir et d'orner le temple vivant où il lui plait de résider. Dans ce but, il y verse cette grâce d'un prix infini qu'on appelle sanctifiante, et qui a pour effet de purifier toute souillure, d'effacer le péché, de justifier, de transformer, de déifier qui la reçoit, d'en faire un enfant de Dieu et l'objet de ses complaisances, avec droit à l'héritage céleste.
Ce n'est pas tout, car la grâce ne va jamais seule; toujours elle a pour cortège une foule de vertus et de qualités suréminentes qui sont tout à la fois une parure pour nos puissances et une source d'activité surnaturelle.
Ce sont les vertus théologales; la foi, l'espérance et la charité; les vertus morales infuses et les dons du saint-Esprit: germes féconds des fruits que Dieu veut récolter en nous; énergies divines, source de ces actes excellents qui portent le nom de béatitudes parce qu'ils sont la cause méritoire et une sorte d'avant-goût de la félicité que nous espérons.
Ainsi pourvus, nous pouvons aller de l'avant; et, pour nous acheminer efficacement et sûrement vers les rivages éternels, nous n'avons plus qu'à recevoir cette impulsion de l'Esprit-Saint qui est le partage des enfants de Dieu.
Elle ne se fait pas attendre. Du fond de l'âme où il réside, ce divin Esprit éclaire notre intelligence, échauffe notre coeur, nous excite et nous pousse au bien.
Qui comptera toutes les saintes pensées qu'il suscite, les bons mouvements qu'il provoque, les inspirations salutaires dont il est la source?
Pourquoi faut-il que de malheureuses et trop fréquentes résistances viennent paralyser plus ou moins son action bienfaisante et en entraver les effets? C'est ce qui explique pourquoi tant de chrétiens en possession habituelle de la grâce et des énergies divines qui l'accompagnent, demeurent néanmoins si faibles et si lâches dans le service de Dieu, si peu zélés pour leur perfection, si inclinés vers la terre, si oublieux des choses du ciel, si faciles à entraîner au mal. Aussi l'Apôtre nous exhorte-t-il "à ne pas contrister l'Esprit-Saint" par notre infidélité à la grâce: Nolite contristare Spiritum sanctum Dei, et surtout " à ne pas l'éteindre dans nos coeurs: Spiritum nolite extinguere.
Il est une autre cause qui achève d'expliquer pourquoi une semence si abondante de grâces ne produit qu'une si chétive moisson. C'est que, ne connaissant que très imparfaitement le trésor dont ils sont les dépositaires, nombre de gens n'en ont qu'une faible estime et se mettent peu en peine de le faire fructifier.
Et pourtant, quelle force, quelle générosité, quel respect d'eux-mêmes, quelle vigilance, et aussi quelle consolation et quelle joie ne leur inspirerait pas cette pensée constamment entretenue et pieusement méditée: l'Esprit-Saint habite dans mon coeur!
Il est là, protecteur puissant, tout prêt à me défendre contre mes ennemis, à me soutenir dans mes combats, à m'assurer la victoire. Ami fidèle, toujours il est disposé à me donner audience, et, "loin d'être une source d'amertume et d'ennui, sa conversation apporte l'allégresse et la joie : Non enim habet amaritudinem conversatio illius, nec taedium convictus illius, sed laetitiam et gaudium." I. Ephes. IV,30
Il est là, témoin toujours veillant de mes efforts et de mes sacrifices, comptant, pour les récompenser un jour, chacun de mes pas, suivant toutes mes démarches, n'oubliant rien de ce que je fais pour son amour et sa gloire.
L'Esprit-Saint habite dans mon coeur!
Je suis son temple, le temple de la sainteté par essence; il faut donc que je devienne saint moi-même, car le premier caractère de la maison de Dieu, c'est la sainteté. Domum tuam Domine, decet sanctitudo. ps. XCII,5 Je dirai donc avec le Psalmiste, par ma conduite plus encore que par mes paroles:" O Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison et le lieu où habite votre gloire: Domine, dilexi decorem domus tuae, et locum habitationis gloriae tuae.Ps. XXV,8
Quoi de plus efficace que ces réflexions pour nous déterminer à vivre, suivant la parole de saint Paul, "d'une manière digne de Dieu, nous efforçant de lui plaire en toutes choses et de porter toutes sortes de fruits en bonnes oeuvres. " Col. I,10
Travaillons donc à croître dans la science de Dieu, crescentes in scientia Dei, nous appliquant chaque jour à mieux connaître, afin de les apprécier davantage, les dons divins.
Aimons, honorons, invoquons souvent l'Esprit-Saint, soyons dociles à ses inspirations; et si nous voulons occuper un jour le trône de gloire qui nous a été préparé dans le ciel, commençons par glorifier ici-bas et dans notre âme et dans notre corps cette Trinité sainte dont nous sommes le séjour et le temple .
Publié le 14 Mai 2013
Que sont, à côté de cette qualité d'enfants de Dieu et de frères de Jésus-Christ, les titres les plus fastueux dont la vanité humaine aime à se se parer comme d'une auréole?
Qu'est-ce qi'un prince de terre, un chef d' Etat, un monarque si puissant qu'on le suppose, à côté d'un héritage de la couronne céleste? C'est ce qu'avait parfaitement compris notre grand saint Louis; aussi préférait-t-il au nom si justement célèbre de roi de France l'humble dénomination de Louis de Poissy, du lieu où il avait reçu le sacrement de la régénation.
Que d'autres se glorifient, s'ils le veulent, de la noblesse de leur origine, de l'étendue et de la profondeur de leur savoir, de l'abondance de leurs richesses, de l'éclat de leurs honneurs: aux yeux de la foi, et par conséquent au jugement de Dieu, rien de tout cela n'est comparable à la dignité d'un chrétien en état de grâce. Ce juste n'est peut-être qu'un pauvre artisan, vivant péniblement du travail de ses mains, une humble femme sans influence comme sans notoriété, moins encore, un mendiant méconnu et méprisé, possédant à peine quelques baillons sordides pour couvrir sa nudité .
Mais pendant que les heureux de la terre passent à ses côtés sans daigner lui jeter un regard, le ciel entier a les yeux sur lui: Dieu le contemple avec amour, prêt à redire de lui les paroles qu'il laissa tomber un jour de ses lèvres à la louange du Sauveur Jésus:" Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisances"; les anges l'entourent d'un religieux respect et le couvrent de leur protection, car ils voient en lui un frère et un cohéritieur de la gloire céleste.......
Voilà ce qu'il faut enseigner et redire fréquemment aux hommes de la génération contemporaine si froidement indifférents pour les choses du salut, si ingrats envers Dieu, si dédaigneurs des biens de la grâce .
A ces baptisés faisant si bon marché de leur titre de chrétiens, quand il ne s'en montrent pas ouvertement humiliés devant les enfants du siècle, il faut rappeler l'éclat de leur naissance spirituelle, la dignité de leur baptême, l'incomparable grandeur de leurs destinées; il faut leur apprendre à ne pas rougir de ce qui fait leur gloire.
Est-ce qu'un fils de famille, un jeune homme de noble extraction, rougit du nom de ses ancêtres? Est-ce qu'il cache ou dissimule son blason ? Il fait, au contraire, sonner l'un bien haut, et s'ingénie à mettre l'autre en évidence.
Eh bien, nous tous qui avons été baptisés, nous sommes de la plus grande race du monde, nous sommes de race divine, nous sommes enfants de Dieu.
" Apprenez, disait jadis saint Jérôme à la vierge Eustochium, en l'invitant à ne pas fréquenter les matrones superbes enfées de l'importance de leurs maris apprenez à concevoir ici un saint orgueil; sachez que vous valez mieux qu'elles : Disce sanctam superbiam; scito te illis majorem:'
Si l'humilité chrétienne nous sied en tant que créatures, et surtout en tant que pécheurs, il ne nous convient pas d'avoir, touchant les choses de la grâce, des pensées médiocres ou des bas sentiments. Une sainte fierté parait ici tout à fait de mise, celle qui respecte les dons de Dieu et refuse de déroger.
Que des hommes étrangers à notre foi réservent leur estime pour les biens et les avantages de l'ordre naturel, qu'ils exaltent plus que de raison les conquêtes de la science, cela se conçoit: car " l'homme animal, suivant l'énergique expression de saint Paul, ne connaît pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu". ; quant au chrétien, s'il ne cède à personne dans l'estime et la culture des sciences naturelles et humaines - car loin d'être une dépression de la nature, la grâce en est, au contraire, la plus spledndide exalatation, - il fait par ailleurs profession de croire à une science plus haute et plus nécessaire, la science du salut.
" O chrétien , reconnais ta dignité et, devenu participant de la nature divine, ne va pas retourner par une conduite indigne de ta céleste origine à ton ancienne bassesse. "
Et pour exciter le chrétien à repousser couragement la tentation, l'illustre évêque de Carthage ne trouve pas de motif plus puissant que celui de sa filiation divine "
Lors donc que la chair te sollicite à des plaisirs honteux, réponds: Je suis fils de Dieu, appelé à de trop hautes destinées pour me faire l'esclave de viles passions. Quand le monde te tente, réponds-lui: Je suis fils de Dieu; des richesses célestes me sont réservées, il est indigne de moi que je m'attache à une motte de terre.
Quand le démon cherche à t'attaquer et te promets des honneurs, dis-lui: Je suis fils de Dieu, né pour un royaume éternel; retire-toi Satan.
- Ne déchois jamais des hautes pensées qui siéent à des enfants de Dieu ....
R.P. Froget O.P.
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