Publié le 21 Mars 2013

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pour tous nos jeunes novices, 

sainte fête à notre pape émérite.. à tous les moines.

 

 

Que tous les frères fassent entendre un hymne de louange,

que de chants solennels les temples retentissent.

En ce jour où Benoît s'élève au plus haut des cieux .

 

aux 1ères Vèpres.

 


 

+


   

 

 

O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

 

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants. Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.

Amen.

 

PRIONS.

 

Nous vous demandons, Dieu tout-puissant, en vertu des mérites et des exemples de notre Bienheureux Père saint Benoît, de ses disciples Placide et Maur, de la Vierge sa soeur scholastique et de tous les saints moines qui ont combattu pour vous dans les rangs de son armée et sous sa conduite, de renouveler en nous votre Esprit-Saint, afin que, sous son inspiration, nous luttions avec vigueur contre la chair, contre le monde et contre le démon. Et puisque la palme de la victoire ne s'obtient que par les fatigues du combat, donnez-nous la patience dans l'adversité, la constance dans les tentations et la prudence dans le danger. Donnez-nous l'éclat de la chasteté, le désir de la pauvreté, le mérite de l'obéissance et la fidélité résolue dans l'observance. Puissions-nous, forts de votre secours et unis par les liens de la charité fraternelle, nous acquitter de notre service avec une commune ardeur et traverser cette vie présente de manière à mériter d'entrer un jour, victorieux et couronnés, dans l'éternelle Patrie pour y être réunis aux phalanges des saints moines. Par le Christ Notre Seigneur.

 

Amen.

 

  St Benoît,

père Henry  priez p nous 

st Placide,

frère Tristan,

  priez pour moi, tiens..!

 

Chers frères et sœurs,

 

Je voudrais parler aujourd'hui de Saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, et aussi Patron de mon pontificat.

 

Je commence par une parole de Saint Grégoire le Grand, qui écrit à propos de Saint Benoît : « L'homme de Dieu qui brilla sur cette terre par de si nombreux miracles, ne brilla pas moins par l'éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine » (Dial. II, 36).

 

Telles sont les paroles que ce grand Pape écrivit en l'an 592 ; le saint moine était mort à peine 50 ans auparavant et il était encore vivant dans la mémoire des personnes et en particulier dans l'Ordre religieux florissant qu'il avait fondé. Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. La source la plus importante à propos de la vie de ce saint est le deuxième livre des Dialogues de Saint Grégoire le Grand.

 

Il ne s'agit pas d'une biographie au sens classique. Selon les idées de son temps, il voulut illustrer à travers l'exemple d'un homme concret - précisément Saint Benoît - l'ascension au sommet de la contemplation, qui peut être réalisée par celui qui s'abandonne à Dieu. Il nous donne donc un modèle de vie humaine comme ascension vers le sommet de la perfection. Saint Grégoire le Grand raconte également dans ce livre des Dialogues de nombreux miracles accomplis par le saint, et ici encore il ne veut pas raconter simplement quelque chose d'étrange, mais démontrer comment Dieu, en admonestant, en aidant et aussi en punissant, intervient dans les situations concrètes de la vie de l'homme. Il veut démontrer que Dieu n'est pas une hypothèse lointaine placée à l'origine du monde, mais qu'il est présent dans la vie de l'homme, de tout homme.

 

Cette perspective du « biographe » s'explique également à la lumière du contexte général de son époque : entre le Ve et le VIe siècle, le monde était bouleversé par une terrible crise des valeurs et des institutions, causée par la chute de l'Empire romain, par l'invasion des nouveaux peuples et par la décadence des mœurs.

 

ASTRE LUMINEUX


 

En présentant Saint Benoît comme un « astre lumineux », Grégoire voulait indiquer, dans cette situation terrible, précisément ici dans cette ville de Rome, l'issue de la « nuit obscure de l'histoire » 

(Jean-Paul II, Insegnamenti, II/1, 1979, p. 1158).


 

De fait, l'œuvre du saint et, en particulier sa Règle, se révélèrent détentrices d'un authentique ferment spirituel qui transforma le visage de l'Europe au cours des siècles, bien au-delà des frontières de sa patrie et de son temps, suscitant après la chute de l'unité politique créée par l'empire romain une nouvelle unité spirituelle et culturelle, celle de la foi chrétienne partagée par les peuples du continent. C'est précisément ainsi qu'est née la réalité que nous appelons « Europe ».

 

La naissance de Saint Benoît se situe autour de l'an 480. Il provenait, comme le dit saint Grégoire, « ex provincia Nursiae » - de la région de la Nursie. Ses parents, qui étaient aisés, l'envoyèrent suivre des études à Rome pour sa formation. Il ne s'arrêta cependant pas longtemps dans la Ville éternelle.

 

Comme explication, tout à fait crédible, Grégoire mentionne le fait que le jeune Benoît était écœuré par le style de vie d'un grand nombre de ses compagnons d'étude, qui vivaient de manière dissolue, et qu'il ne voulait pas tomber dans les mêmes erreurs. Il voulait ne plaire qu'à Dieu seul ; « soli Deo placere desiderans » (II Dial. Prol. 1).

 

Ainsi, avant même la conclusion de ses études, Benoît quitta Rome et se retira dans la solitude des montagnes à l'est de Rome. Après un premier séjour dans le village d'Effide (aujourd'hui Affile), où il s'associa pendant un certain temps à une « communauté religieuse » de moines, il devint ermite non loin de là, à Subiaco. Il y vécut pendant trois ans complètement seul dans une grotte qui, depuis le Haut Moyen-âge, constitue le « cœur » d'un monastère bénédictin appelé « Sacro Speco ». La période à Subiaco, une période de solitude avec Dieu, fut un temps de maturation pour Benoît.

 

Il dut supporter et surmonter en ce lieu les trois tentations fondamentales de chaque être humain : la tentation de l'affirmation personnelle et du désir de se placer lui-même au centre, la tentation de la sensualité et, enfin, la tentation de la colère et de la vengeance. Benoît était en effet convaincu que ce n'était qu'après avoir vaincu ces tentations qu'il aurait pu adresser aux autres une parole pouvant être utile à leur situation de besoin. Et ainsi, son âme désormais pacifiée était en mesure de contrôler pleinement les pulsions du « moi » pour être un bâtisseur de paix autour de lui. Ce n'est qu'alors qu'il décida de fonder ses premiers monastères dans la vallée de l'Anio, près de Subiaco.

 

En l'an 529, Benoît quitta Subiaco pour s'installer à Montecassino. Certains ont expliqué ce déplacement comme une fuite face aux intrigues d'un ecclésiastique local envieux. Mais cette tentative d'explication s'est révélée peu convaincante, car la mort soudaine de ce dernier n'incita pas Benoît à revenir (II Dial. 8). En réalité, cette décision s'imposa à lui car il était entré dans une nouvelle phase de sa maturation intérieure et de son expérience monastique. Selon Grégoire le Grand, l'exode de la vallée lointaine de l'Anio vers le Mont Cassio - une hauteur qui, dominant la vaste plaine environnante, est visible de loin - revêt un caractère symbolique : la vie monastique cachée a sa raison d'être, mais un monastère possède aussi une finalité publique dans la vie de l'Eglise et de la société, il doit donner de la visibilité à la foi comme force de vie. De fait, lorsque Benoît conclut sa vie terrestre le 21 mars 547, il laissa avec sa Règle et avec la famille bénédictine qu'il avait fondée un patrimoine qui a porté des fruits dans le monde entier jusqu'à aujourd'hui.

 

Dans le deuxième livre des Dialogues, Grégoire nous montre que la vie de Saint Benoît était plongée dans une atmosphère de prière, fondement central de son existence.

 

 

Sans la prière, l'expérience de Dieu n'existe pas.

 

Mais la spiritualité de Benoît n'était pas une intériorité en dehors de la réalité.

 

Dans la tourmente et la confusion de son temps, il vivait sous le regard de Dieu et ne perdit ainsi jamais de vue les devoirs de la vie quotidienne et l'homme avec ses besoins concrets. En voyant Dieu, il comprit la réalité de l'homme et sa mission.

 

Dans sa Règle, il qualifie la vie monastique d'« école du service du Seigneur » (Prol. 45) et il demande à ses moines de « ne rien placer avant l'Œuvre de Dieu c'est-à-dire l'Office divin ou la Liturgie des Heures » (43, 3). Cependant, Il souligne que la prière est en premier lieu un acte d'écoute (Prol. 9-11), qui doit ensuite se traduire par l'action concrète. « Le Seigneur attend que nous répondions chaque jour par les faits à ses saints enseignements », affirme-t-il (Prol. 35). Ainsi, la vie du moine devient une symbiose féconde entre action et contemplation « afin que Dieu soit glorifié en tout » (57, 9).

 

En opposition avec une réalisation personnelle facile et égocentrique, aujourd'hui souvent exaltée, l'engagement premier et incontournable du disciple de Saint Benoît est la recherche sincère de Dieu (58, 7) sur la voie tracée par le Christ humble et obéissant (5, 13), ne devant rien placer avant l'amour pour celui-ci (4, 21 ; 72, 11) et c'est précisément ainsi, au service de l'autre, qu'il devient un homme du service et de la paix.

 

Dans l'exercice de l'obéissance mise en acte avec une foi animée par l'amour (5, 2), le moine conquiert l'humilité (5, 1), à laquelle la Règle consacre un chapitre entier (7). De cette manière, l'homme devient toujours plus conforme au Christ et atteint la véritable réalisation personnelle comme créature à l'image et à la ressemblance de Dieu.

 

A l'obéissance du disciple doit correspondre la sagesse de l'Abbé, qui dans le monastère remplit « les fonctions du Christ » (2, 2 ; 63, 13). Sa figure, définie en particulier dans le deuxième chapitre de la Règle, avec ses qualités de beauté spirituelle et d'engagement exigeant, peut-être considérée comme un autoportrait de Benoît, car - comme l'écrit Grégoire le Grand - « le saint ne put en aucune manière enseigner différemment de la façon dont il vécut » (Dial. II, 36). L'Abbé doit être à la fois un père tendre et également un maître sévère (2, 24), un véritable éducateur. Inflexible contre les vices, il est cependant appelé à imiter en particulier la tendresse du Bon Pasteur (27, 8), à « aider plutôt qu'à dominer » (64, 8), à « accentuer davantage à travers les faits qu'à travers les paroles tout ce qui est bon et saint » et à « illustrer les commandements divins par son exemple » (2, 12). Pour être en mesure de décider de manière responsable, l'Abbé doit aussi être une personne qui écoute « le conseil de ses frères » (3, 2), car « souvent Dieu révèle au plus jeune la solution la meilleure » (3, 3). Cette disposition rend étonnamment moderne une Règle écrite il y a presque quinze siècles ! Un homme de responsabilité publique, même à une petite échelle, doit toujours être également un homme qui sait écouter et qui sait apprendre de ce qu'il écoute.

 

Benoît qualifie la Règle de « Règle minimale tracée uniquement pour le début » (73, 8) ; en réalité, celle-ci offre cependant des indications utiles non seulement aux moines, mais également à tous ceux qui cherchent un guide sur leur chemin vers Dieu.

 

En raison de sa mesure, de son humanité et de son discernement sobre entre ce qui est essentiel et secondaire dans la vie spirituelle, elle a pu conserver sa force illuminatrice jusqu'à aujourd'hui. Paul VI, en proclamant Saint Benoît Patron de l'Europe le 24 octobre 1964, voulut reconnaître l'œuvre merveilleuse accomplie par le saint à travers la Règle pour la formation de la civilisation et de la culture européenne.

 

Aujourd'hui, l'Europe - à peine sortie d'un siècle profondément blessé par deux guerres mondiales et après l'effondrement des grandes idéologies qui se sont révélées de tragiques utopies - est à la recherche de sa propre identité.

 

Pour créer une unité nouvelle et durable, les instruments politiques, économiques et juridiques sont assurément importants, mais il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent, autrement on ne peut pas reconstruire l'Europe.

 

Sans cette sève qui le fait vivre, l’homme risque de succomber à la vieille tentation de vouloir se racheter tout seul - une utopie qui, comme l'a souligné le pape Jean Paul II, a produit, de diverses manières dans l’Europe du 20ème siècle, "un retour en arrière sans précédent dans l’histoire tourmentée de l’humanité" (Insegnamenti, XIII/1, 1990, p. 58).

 

En recherchant le véritable progrès, écoutons encore aujourd'hui la Règle de Saint Benoît comme une lumière pour notre chemin. Le grand moine demeure un véritable maître à l'école de qui nous pouvons apprendre l'art de vivre l'humanisme véritable.

 

benoît XVI

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Publié le 21 Mars 2013

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Publié le 20 Mars 2013

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Publié le 19 Mars 2013

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1ères vèpres solennelles - en union de prières avec notre pape émérite

 

prions pour l'Eglise, ...

 

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+

 

En effet, dit saint Bernard, saint Joseph a plus coopéré par la sainteté de sa vie à l'ineffable mystère de l'incarnation du Verbe que tous les anciens patriarches par leurs soupirs, leurs larmes et leurs mérites. La virginité de saint Joseph a été en un sens plus féconde que la fécondité de tous les ancêtres du Sauveur; ce père si pur et si chaste a été plus heureux lui seul dans sa postérité que les héros de l'ancienne loi tous ensemble.

 

 

Ce grand saint a été en quelque sorte nécessaire à l'accomplissement du plus grand de nos mystères, non seulement pour que le Sauveur pût venir au monde sans deshonneur, mais aussi, dit saint Thomas, afin d'établir dans tout l'univers la croyance de l'incarnation du Fils de Dieu et de la Vierge Marie.

 

Ah! si les parents du jeune Tobie se crurent si redevables à l'ange Raphaël, qui avait servi de guide à leur fils dans son voyage, combien plus encore la sainte Eglise et tout le pleuple chrétien devraient témoigner leur vive reconnaissance à Joseph, qui a protégé l'enfance du Dieu incarné, son Chef et son Sauveur !

 

ste Thérèse..:

 

Pénétrée de la plus vive et de la plus tendre dévotion pour saint Joseph, que n'a-t-elle point fait, que n'a-t-elle point dit ou écrit pour qu'il fût connu, aimé et honoré selon son mérite! Elle ne l'appelait que son père et son seigneur; elle n'entreprenait jamais rien sans implorer son secours; elle lui consacra treize monastères qu'elle avait elle-même fondés en son honneur; elle exhortait tout le monde à recourir à lui avec confiance et à se mettre sous sa protection....

 

"Je ne me souviens pas, dti-elle, d'avoir rien demandé à saint Joseph que je ne l'aie obtenu aussitôt. C'est quelque chose de merveilleux que le récit des grâces de toute espèce dont le Seigneur m'a comblée, et des périls, tant du corps que de l'âme dont il m'a délivrée par les mérites et les prières de mon bien-aimé patron. Dieu semble avoir accordé à chacun des autres saints le pouvoir de nous secourir dans des nécessités particulières; notre saint, au contraire, peut nous secourir en toutes, l'expérience le prouve, et par là notre Seigneur nous donne à entendre que, comme il lui a été soumis en toutes choses sur la terre, il veut bien encore dans le ciel condescendre à tous ses désirs. ...."

 

jean Joseph Huguet.

 

st Joseph, patron de la vie religieuse, pour tous nos petits frères moines.

 

priez pour nous !

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"Il ne nous est pas permis de perdre la foi et l’espérance."

 

Mgr Fouad Twal 

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Publié le 18 Mars 2013

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Publié le 18 Mars 2013

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Publié le 17 Mars 2013

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Publié le 15 Mars 2013

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Notre vocation est entre le calvaire et l’espérance.

 

 

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Les

étendards du Roi s’avancent

 

et la lumière de la Croix resplendit son mystère,

 

En Croix, la Vie subit la mort,

 

et par sa mort elle redonne la vie.

 

 

 

Ses membres furent percés par les clous,

 

étendant Ses mains, Ses pieds,

 

pour notre Rédemption,

 

Il fut sacrifié comme Victime.

 

 

 

Achevé par la funeste

 

pointe de la lance

 

Pour nous laver du péché,

 

Il ruissela d’eau et de sang.

 

 

 

Voici que s'accompli ce qu’a chanté

 

David en ses vers prophétiques.

 

Proclamant aux nations:

 

c’est par le bois que Dieu règnera

 

 

 

Arbre splendide et étincelant,

 

orné de la pourpre royale,

 

Tronc choisi qui fus jugé digne

 

de toucher des membres si saints.

 

 

 

Arbre bienheureux dont les branches

 

portent le Salut des siècles:

 

Tu pesas le poids de ce corps

 

et l’Hadès dut lâcher sa proie.

 

 

 

Tu exhales l'arôme de ta sève,

 

et répands un parfum de nectar,

 

par ton agréable fertile Fruit

 

tu applaudis au noble triomphe.

 

 

 

Salut, Autel, salut, Victime

 

de la gloire de la Passion,

 

dont la vie a supporté la mort,

 

et par la mort redonne la vie.

 

 

 

Salut, ô Croix, seule espérance !

 

Offre au temps de la Passion,

 

Grâce abondante aux hommes fidèles,

 

Et rémission aux coupables.

 

 

 

Trinité, Toi la source du Salut,

 

que loue tout esprit:

 

qui par le mystère de la Croix triomphe,

 

recevra l'éternelle récompense. Amen !

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Rédigé par philippe

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Publié le 15 Mars 2013

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Debout, la Mère, pleine de douleur,

 

Se tenait en larmes, près de la croix ,

Tandis que son Fils subissait son calvaire.

 

Alors, son âme gémissante,

Toute triste et toute dolente,

Un glaive transperça.

 

Qu'elle était triste, anéantie,

La femme entre toutes bénie,

La Mère du Fils de Dieu !

 

Dans le chagrin qui la poignait,

Cette tendre Mère pleurait

Son Fils mourant sous ses yeux.

 

Quel homme sans verser de pleurs

Verrait la Mère du Seigneur

Endurer si grand supplice ?

 

Qui pourrait dans l'indifférence

Contempler en cette souffrance

La Mère auprès de son Fils ?

 

Pour toutes les fautes humaines,

Elle vit Jésus dans la peine

Et sous les fouets meurtri.

 

Elle vit l'Enfant bien-aimé

Mourant seul, abandonné,

Et soudain rendre l'esprit.

 

Ô Mère, source de tendresse,

Faites-moi sentir grande tristesse

Pour que je pleure avec vous.

 

Faites que mon âme soit de feu

Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :

Que je Lui plaise avec vous.

 

Mère sainte, daignez imprimer

Les plaies de Jésus crucifié

En mon cœur très fortement.

 

Pour moi, votre Fils voulut mourir,

Aussi donnez-moi de souffrir

Une part de Ses tourments.

 

Donnez-moi de pleurer en toute vérité,

Comme vous près du Crucifié,

Tant que je vivrai !

 

Je désire auprès de la croix

Me tenir, debout avec vous,

Dans votre plainte et votre souffrance.

 

Vierge des vierges, toute pure,

Ne soyez pas envers moi trop dure,

Faites que je pleure avec vous.

 

Du Christ faites-moi porter la mort,

Revivre le douloureux sort

Et les plaies, au fond de moi.

 

Faites que Ses propres plaies me blessent,

Que la croix me donne l'ivresse

Du Sang versé par votre Fils.

 

Je crains les flammes éternelles;

Ô Vierge, assure ma tutelle

À l'heure de la justice.

 

Ô Christ, à l'heure de partir,

Puisse votre Mère me conduire

À la palme des vainqueurs.

 

À l'heure où mon corps va mourir,

À mon âme, faites  obtenir

La gloire du paradis.

 

 

+

 

 

 

“Nous, chrétiens, formons une Église dont la Via Crucis n’est pas encore achevée.”

 

Aujourd’hui, nous pouvons partir de l’évangile pour contempler, méditer, rentrer à l’intérieur du troisième mystère douloureux, avec le treizième mystère du rosaire : le couronnement d’épines.

 

2. Jésus a été couronné d’épines, Jésus a été injurié, humilié, soumis à la dérision, à la moquerie générale, aux rires et à toutes les formes possibles d’humiliation publique et d’humiliation intime : voilà ce qui est stigmatisé dans ce troisième mystère. Jésus a souffert dans son corps, dans son cœur. C’est à Gethsémani d’ailleurs que le « trouble » pénètrera le plus son âme sainte.

 

Avec la couronne d’épines, avec ce qui la précède, et ce qui la suit, avec tout ce qui arrache au Christ des larmes et des cris, Dieu le Père souffre avec son fils. Ce sacrifice nous révèle l’amour du Père qui est prêt à donner jusqu’à la vie de son fils, pour sauver la vie de chacun de nous, qui sommes ce que nous sommes.


A travers les souffrances de Jésus, il nous dit « Je vous aime ».

 

L’amour de Jésus-Christ est plus fort que la souffrance que lui inflige l’humanité. Cet amour lui confère sa vraie Royauté.

 

Ces épines entourent le front du Rédempteur d’une couronne de gloire, parce que cette couronne, celle-là, et nulle autre, Jésus l’a acceptée par amour. Jésus a voulu la royauté de l’amour. Et elle n’est pas de ce monde.

 


En tant que chrétiens, nous sommes appelés à porter nous aussi notre couronne d’épines, c’est-à-dire accepter de souffrir à cause du Christ et de communier à ses souffrances (1 Pierre 1, 21). Jésus a dit que celui qui veut le suivre doit porter sa croix (Luc 9, 23).

 

Devenir disciple de Jésus, non seulement en le suivant, mais en portant aussi dans sa chair « ce qui manque encore aux souffrances du Christ » (Col 1, 24).

 

 

Nous portons une couronne de barbelés, une tunique de béton et de graffitis.

 

Et nous chrétiens, formons encore une Église du Calvaire dont la Via Crucis ne s’est pas encore achevée.

 

Pour nous, essayer de vivre en disciples du Christ sur la Terre du Salut, c’est accepter de prendre sur nous, tel Simon de Cyrène, une part de la croix de Jésus. C’est accepter de prendre sur nous, descendants indignes de Véronique, une part des crachats qui salissaient la face du Seigneur. En chacun de nous vit encore un Simon de Cyrène et une belle Véronique qui osent encore tendre la main au prochain.

 


Il ne nous est pas permis de perdre  la foi et l’espérance.



Notre vocation est entre le calvaire et l’espérance.

 

Et « l’espérance ne déçoit jamais » (Romains 5, 5). Nous devons porter fièrement cette couronne qui est l’identité de notre vocation, et qui nous associe à la passion du Christ.

 

Elle implique la vocation de la conversion personnelle des cœurs, pour que le vieil homme meure.

 

Elle implique de la souffrance qui purifie le cœur et les sentiments ; plus l’amour s’élargit, plus il accepte la douleur comme compagne.

 

Mais le regard sur le crucifié donne la force, la patience, l’obéissance parfois jusqu’à l’humiliation, au mépris de la dignité humaine, ou jusqu’à la mort.

 

N’oublions pas que le Maître est aussi passé par là et il a pardonné. Il a vaincu.

 

 

Nous savons que seul Jésus, étant passé par les tribulations et la mort pour ressusciter, peut apporter le salut et la paix à tous les habitants de cette région du monde (cf. Ac 2, 23-24. 32-33).

C’est lui seul, le Christ, le Fils de Dieu, que nous proclamons !

 

Repentons-nous donc et convertissons-nous « afin que les péchés soient effacés et qu’ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit » (Ac 3, 19-20a).

 

6. Nous portons cette couronne, dans l’espoir d’avoir un jour la joie de vivre dans le Royaume des Cieux. La couronne d’épines se changera en couronne de gloire.

 

N’oublions pas que nous sommes co-héritiers avec Jésus et qu’il va partager sa gloire avec nous par l’entremise du Saint Esprit qui nous couronne de la grâce de Dieu, une couronne glorieuse offerte par un Dieu bon et miséricordieux, une couronne incorruptible qui durera éternellement


(1Pi 5, 4 et Ja 1,12).

 


apprenons à méditer les signes de la Passion qu’il a subie pour nous. Marie qui a accompagné Jésus dans ce couronnement de la passion nous indique que le chapelet est aussi une couronne : une couronne de prières.

 

 

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Mgr Twal, patriarchat de Jérusalem 

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Publié le 15 Mars 2013

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"Quand nous marchons sans la croix, quand nous édifions sans la croix et quand nous confessons un Christ sans croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur".

 


Je voudrais que tous, après ces jours de grâce, nous ayons le courage, vraiment le courage, de cheminer en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur ; d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est versé sur la croix ; et de confesser l’unique gloire : le Christ crucifié.

 

pape François.

 

 

O Bone Jesu miserere nobis...

 


"Le désir de connaître réellement Dieu, c’est-à-dire de voir le visage de Dieu est présent en chaque homme, même chez les athées.

 

Et nous avons peut-être inconsciemment ce désir de voir simplement qui Il est, ce qu’Il est, qui Il est pour nous. Mais ce désir se réalise en suivant le Christ, ainsi nous le voyons de dos et nous voyons enfin Dieu également comme un ami, son visage dans le visage du Christ. L’important est que nous suivions le Christ non seulement au moment où nous en avons besoin et quand nous trouvons du temps dans nos occupations quotidiennes, mais dans notre vie en tant que telle.

 

Toute notre existence doit être orientée vers la rencontre avec Jésus Christ, vers l’amour envers Lui ; et, dans celle-ci, l’amour pour notre prochain doit aussi occuper une place centrale, cet amour qui, à la lumière du Crucifié, nous fait reconnaître le visage de Jésus chez le pauvre, celui qui est faible, qui souffre."

 


Pour nous aussi l’Eucharistie est la grande école où nous apprenons à voir le visage de Dieu, où nous entrons en relation intime avec Lui ; et nous apprenons dans le même temps à tourner notre regard vers le moment final de l’histoire, quand Il nous rassasiera de la lumière de son visage.

 

Sur la terre, nous marchons vers cette plénitude, dans l’attente joyeuse que s’accomplisse réellement le Royaume de Dieu.

 

Benoît XVI

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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