Publié le 14 Mai 2013

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"O Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son Mystère."

 

Elisabeth de la Trinité

 

 

On l’appelle, Esprit, Souffle sacré, parce qu’il est l’aspiration, le soupir amoureux de la volonté de Père et du Fils Jésus souffle sur ses apôtres, quand ailleurs donne l’Esprit -Saint. Il leur fait comprendre par là, qu’il leur communique ce soupir d’amour, qui va du Père au Fils, qui retourne du Fils au Père, et qui fait de l’Esprit le souffle amoureux du Père et du Fils ; souffle sacro-saint, dans lequel ils s’étreignent ineffablement, dans lequel Dieu veut embrasser l’âme qu’envahit son Esprit.

 

Et parce que l’amour fait l’union et l’unité du Père et du Fils, ce qui est leur éternelle perfection, c’est aussi leur sainteté plénière. Et c’est pourquoi, nous l’appelons le saint, le Saint-Esprit, nom adorable de la sainteté de Dieu.

 

Pour autant que notre raison peut saisir quelque chose de la vie divine, nous surprenons, dans le sein du Père, comme un double pulsation d’ineffable dilection : le Père contemplant son essence et ses perfections infinies s'en forme une parfaite image, terme de sa connaissance, qui est son Fils, le fils de ses complaisances. Et le Fils se retourne vers celui qui l’engendre ; il le reconnaît, s’il se peut dire, en s’abîmant en cette même essence et perfections qui leur sont communies, et se voyant l’un et l’autre infiniment parfaits, infiniment aimables, il est impossible qu’ils ne s’aiment infiniment. De l’amour réciproque du Père et du Fils résulte un amour infini égal en toutes choses à la bonté qu’ils aiment, et c’est pourquoi, cet amour est Dieu, le Saint des Saints, Dieu comme le Père et le Fils dont il procède.

 

Cet Esprit-Saint, certes, ne peut appeler Dieu son Père : c’est le privilège du Fils engendré du Père. Mais, chose admirable, dans ceux en qui il surviendra et qu’il fait les enfants adoptifs de Dieu, dans les coeurs, dont il prendra possession, c’est lui, qui par sa langue de feu, criera vers Dieu. Père, Père  !..

 

Et c’est ainsi que l’Esprit-Saint, de qui nul ne procède au sein de la Trinité, créera en dehors de Dieu des enfants à qui il donnera la liberté, dans une confiance pleine d’amour, d’appeler Dieu lui-même et de l’invoquer, disant : Notre Père …

 

Adorable Esprit-Saint, que ne vous dois-je pas, moi, la plus indigne de vos créatures ? Souffle du Père et du Fils, vous me donnez de communier à la spiration ineffable du Père dans le Fils, à la spiration du Fils dans le Père ; et, mû par ce souffle d’amour, vous me permettez de crier vers Dieu : Père, mon Père à moi !…

 

C’est au baptême que vous me donnez droit à cette capacité de vie divine, en moi

 

Dom Vandeur.

 

la seule doctrine catholique recevable du saint Esprit ..

 

 

 

La source d'eau, fons vivus, c'est le Saint-Esprit, qui nous a été envoyé, qui nous est donné avec la charité infuse qui nous unit à lui. Or, il nous a été donné comme Maitre intérieur et comme consolateur pour nous faire pénétrer et goûter le sens intime de l'Évangile : « Le consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père vous enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean, xiv, 26). C'est ce qui se réalisa pour les apôtres le jour de la Pentecôte, et pour nous, toute proportion gardée, le jour de notre confirmation. Aussi saint Jean écrit-il aux simples fidèles dans sa Ière Épître, II, 20-27 : « Pour vous, c'est du Saint-Esprit que vous avez reçu l'onction... Cette onction demeure en vous et vous enseigne sur toutes choses » utiles au salut.

 

Saint Paul dit aussi ( Rom. , y, 5) : « L'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit, qui nous a été donné. » Le Saint-Esprit est ainsi en tous les justes, en toute âme en état de grâce.

 

Or ce n'est pas pour y rester oisif qu'il habite en nous, c'est pour y opérer, lui qui est l'Amour même subsistant ; c'est pour être notre Maître intérieur par ses Sept dons, qui sont des dispositions infuses permanentes pour assurer notre docilité à son égard. Ces dispositions grandissent en nous avec la charité. Si donc nous n'entendons pas mieux les saintes inspirations du Maître intérieur, c'est que nous nous écoutons trop nous-mêmes, et que nous ne sommes pas assez désireux du règne profond de Dieu en nous.

 

rp Garrigou lagrange OP

 


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Comment la colombe est devenue le symbole de l’Esprit Saint

 

Nulle part dans l’Ancien Testament la colombe ne symbolise l’Esprit de Dieu. Alors comment en est-on arrivé à cette signification dans le Nouveau Testament, en particulier lors du baptême du Christ ?

 

Quatre textes de l’Ancien Testament nous éclairent. La Genèse, où le souffle (ruah) de Dieu plane sur les eaux (Gn 1, 2). Cette action de ‘planer’ évoque le vol de la colombe au dessus du Jourdain. Le baptême est la création d’une humanité nouvelle. La Genèse encore, où la colombe de Noé annonce la paix entre Dieu et toute l’humanité (Gn 8, 11). La paix est un don de l’Esprit Saint arrachée grâce à la victoire du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous » ! Dans le Cantique des Cantiques, par quatre fois, les yeux de la Bien aimée sont comparés à des colombes (Ct 1, 15 par ex.) et disent la beauté spirituelle du regard. Puissions-nous, par l’Esprit Saint, voir aussi spirituellement les réalités spirituelles ! Et encore dans ce même Cantique, c’est la Fiancée elle-même qui est appelée par trois fois ‘ma colombe’ (Ct 6, 9, par ex).

 

Dans l’Apocalypse, celle qui descend du ciel est la Jérusalem Céleste (Ap 21, 2). Cité Sainte et Fiancée sont une seule et même figure.

 

Le rôle amoureux de l’Esprit Saint Colombe est de nous envelopper d’un même vol dans l’intimité du Père et du Fils.

 


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"Vous êtes enfants de Dieu, le ciel est pour vous. Allons, donc, chrétiens, rachetés par Jésus-Christ, écoutez la voix de votre mère véritable; écoutez la voix de Jésus-Christ, qui sur la croix, avec de grandes douleurs, vous donne la vie; reconnais la voix de ta mère qui t'appelle : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et boive. Venez à moi, je vous rendrai heureux et je vous rassasierai. Si l'homme est raisonnable il dira : " Voici mon Rédempteur, voici celui qui a donné son sang pour moi, je veux partir avec lui ". Il te donnera à boire son esprit; tu en seras si heureux et si rassasié que de ton estomac sortiront des sources d'eau vive. Non seulement il y aura de l'eau et de la joie pour toi mais aussi pour les autres. Il désire nous communiquer son Esprit; il fait le plus possible pour te donner ce dont tu as besoin; n'en doutes pas, il donnera sans retenue.

 

- Eh bien, que vais-je faire cette semaine pour être prêt à le recevoir ? - Fais ce que les apôtres ont fait. Que désirez-vous ? Le Saint-Esprit ? Sachez qu'il n'est pas ami de la chair. Les saints docteurs disent qu'une des principales raisons du départ de Jésus-Christ fut le grand amour qu'on portait à l'Homme-Dieu. - Qu'il parte, dit le Saint-Esprit, et je viendrai aussitôt. - Vous êtes jaloux, Saint-Esprit. Et de qui ? Est-ce de la chair très pure qui fut conçue par vous-même ?

 

Que les amants sortent de leur erreur, et que ceux qui sont portés vers la chair sortent de leur erreur, car le Saint-Esprit ne descendra en aucun d'eux.

 

La colombe qui est sortie de l'arche de Noé saisit un petit rameau vert d'olivier, et ne voulut pas poser ses pattes sur un cadavre; et pure elle retourna à l'arche. Au corbeau de manger la chair morte, à la colombe de la détester. La colombe est le symbole de l'Esprit, et le Saint-Esprit ne touche pas à la chair morte : Purifiez vos coeurs des désirs charnels.

 

Que jeûnent cette semaine ceux qui en ont la force, car s'il veut de la chair, ce doit être de la chair mortifiée et amaigrie par les jeûnes.

 

En récompense et en grâce je vous demande de balayer votre maison par une confession très dévote car votre Hôte doit venir et il ne serait pas bien qu'il trouve la maison sale.

 

Bienheureux Jean d'Avila .

 

 

Quand le Saint-Esprit vient dans un coeur, c'est pour s'y établir à demeure et n'en plus sortir, à moins qu'on ne l'y contraigne par le péché. Ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus.


Qu'est-ce donc, encore un coup, qui l'amène? et pourquoi vient-il. Serait-ce uniquement pour recevoir dans ce temple vivant et saint nos adorations et nos louanges, nos prières et nos actions de grâces? Serait-ce pour nous encourager par sa présence dans nos luttes et nos combats de chaque jour, un peu à la façon d'un aïeul vénérable qui suit d'un regard sympathique et rajeuni par l'amour les ébats de ses petits-fils, sans toutefois y prendre une part active?

 

Non. S'il vient c'est pour agir, car Dieu est essentiellement actif; il est disent les théologiens, un acte pur.

 

Aussi, loin d'être stérile et infructueuse, la présence en nous de l'Esprit sanctificateur, son union avec nos âmes, est, au contraire, souverainement féconde.

 

Nous arracher à l'empire des ténèbres et nous transférer dans le royaume de la lumière; créer en nous l'homme nouveau et renouveler la face de notre âme en la revêtant de justice et de sainteté; nous infuser avec la grâce une vie infiniment supérieure à celle de la nature, nous rendre participants de la nature divine, faire de nous des enfants de Dieu et des héritiers de son royaume; dilater nos puissances en ajoutant à leurs forces natives des énergies de surcroît, nous emplir de ses dons et nous rendre capables de faire des oeuvres méritoires de la vie éternelle; bref, travailler efficacement, incessamment, amoureusement, à la sanctification de la créature,, voilà le grand oeuvre qu'il vient entreprendre et qu'il mènera à bonne fin si nous savons ne pas résister à ses inspirations et lui prêter le concours qu'il réclame et sans lequel rien ne peut aboutir.

 

 

R.P. Barthélémy Froget O.P.

 


 


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Publié le 12 Mai 2013

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pour nos jeunes mariés...François Xavier  et Marie... 

avec toutes les félicitations et beaucoup de bonheur du petit Placide et des Chavagnousis ..! 

Que Notre Dame de Fatima les protège et les bénisse.  bonne et longue route "cousin" j'espère te revoir bientôt quand même !  ces quelques 20 j'aime sont pour vous et mon bonheur est partagé ...!!!! vive les bayonnais quand même ! 

 


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Publié le 12 Mai 2013

cherchez pas le soleil y a pas ! ici ils font le pont de l'Ascension....

 

 

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Publié le 12 Mai 2013

 

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Chers frères et sœurs,

 

A chaque fois que nous célébrons l'eucharistie, nous vivons dans la foi le mystère qui s'accomplit sur l'autel, c'est-à-dire que nous participons à l'acte suprême d'amour que le Christ a réalisé par sa mort et résurrection.

 

Le même et unique centre de la liturgie et de la vie chrétienne - le mystère pascal - assume ensuite, dans les différentes solennités et fêtes, des « formes » spécifiques, avec des significations diverses et des dons de grâce particuliers. Parmi toutes les solennités, la Pentecôte se distingue par son importance, parce qu'en elle se réalise ce que Jésus lui-même avait annoncé comme étant le but de toute sa mission sur la terre. En effet, alors qu'il montait à Jérusalem, il avait déclaré à ses disciples : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et commme je voudrais que déjà il fût allumé » (Lc 12, 49).

 

Ces paroles trouvent leur réalisation la plus évidente cinquante jours après la résurrection, à la Pentecôte, antique fête juive qui, dans l'Eglise, est devenue par excellence la fête de l'Esprit Saint : « Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; ... Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint » (Actes des Apôtres 2, 3-4).

 

Le feu véritable, l'Esprit saint, a été apporté sur la terre par le Christ. Il ne l'a pas arraché aux dieux, comme Prométhée, selon le mythe grec, mais il s'est fait le médiateur du « don de Dieu » et il l'a obtenu pour nous, par le plus grand acte d'amour de l'histoire : sa mort sur la croix.

 

Dieu veut continuer à donner ce « feu » à chaque génération humaine, et naturellement il est libre de le faire comme et quand il le veut. Il est esprit, et l'esprit « souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8).

 

Mais il y a une « voie normale » que Dieu a choisie pour « jeter le feu sur la terre » : cette voie c'est Jésus, son Fils unique incarné, mort et ressuscité. A son tour, Jésus a constitué l'Eglise comme son Corps mystique, afin qu'elle prolonge sa mission dans l'histoire. « Recevez l'Esprit Saint » - a-t-il dit aux Apôtres au soir de la résurrection, en accompagnant ces paroles par un geste expressif : il a « soufflé » sur eux (cf. Jn 20, 22). Ainsi, il a manifesté qu'il leur transmettait son Esprit, l'Esprit du Père et du Fils.

 

Et maintenant, chers frères et sœurs, dans la solennité d'aujourd'hui, l'Ecriture nous dit encore une fois comment doit être la communauté, comment nous devons être, nous, pour recevoir le don de l'Esprit Saint. Dans le récit, qui décrit l'événement de la Pentecôte, l'auteur sacré rappelle que les disciples « se trouvaient tous ensemble en un seul lieu ».

 

Ce « lieu » est le Cénacle, la « chambre haute », où Jésus avait fait la Dernière Cène avec ses disciples, où il était apparu à eux, ressuscité ; cette chambre qui était devenue pour ainsi dire le « siège » de l'Eglise naissante (cf. Ac 1,13). Cependant, plutôt que d'insister sur le lieu physique, les Actes des Apôtres veulent faire remarquer l'attitude intérieure des disciples : « Tous d'un même coeur étaient assidus à la prière » (Ac 1, 14). Donc, la concorde des disciples est la condition pour que l'Esprit Saint vienne ; et le présupposé de la concorde, c'est la prière.

 

Chers frères et sœurs, ceci vaut aussi pour l'Eglise d'aujourd'hui, cela vaut pour nous, qui sommes ici réunis. Si nous ne voulons pas que la Pentecôte se réduise à un simple rite ou à une commémoration, même suggestive, mais soit un événement actuel de salut, nous devons nous prédisposer en religieuse attente du don de Dieu par l'écoute humble et silencieuse de sa Parole. Pour que la Pentecôte se renouvelle à notre époque, il faut peut-être - sans rien enlever à la liberté de Dieu - que l'Eglise soit moins « essoufflée » par les activités et plus dédiée à la prière.

 

C'est ce que nous enseigne la Mère de l'Eglise, la très sainte Vierge Marie, Epouse de l'Esprit Saint.

 

 

Pour désigner l'Esprit Saint, dans le récit de la Pentecôte, les Actes des Apôtres utilisent deux grandes images : l'image de la tempête et celle du feu.

 

Il est clair que saint Luc a à l'esprit la théophanie du Sinaï, racontée dans les livres de l'Exode (19,16-19) et du Deutéronome (4,10-12.36). Dans le monde antique la tempête était vue comme le signe de la puissance divine, devant laquelle l'homme se sentait assujetti et craintif.

 

Mais je voudrais souligner aussi un autre aspect : la tempête est décrite comme un « vent impétueux » et cela fait penser à l'air qui différencie notre planète des autres astres et nous permet d'y vivre. Ce que l'air est à la vie biologique, l'Esprit Saint l'est à la vie spirituelle ; et de même qu'il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle.

 

Alors qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air - et pour cela l'engagement écologique représente aujourd'hui une priorité -, on devrait agir de même pour ce qui corrompt l'esprit. Il semble au contraire que l'on s'habitue sans difficulté à tant de produits qui polluent l'esprit et le cœur et circulent dans notre société - par exemple les images qui font un spectacle du plaisir, de la violence ou du mépris de l'homme et de la femme -. C'est aussi cela la liberté, dit-on, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'esprit, surtout des nouvelles générations, et finit ensuite par conditionner la liberté elle-même.

 

La métaphore du vent impétueux de Pentecôte fait penser au contraire à quel point il est précieux de respirer un air propre, un air physique, par les poumons, et par le cœur, un air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour !

 

L'autre image de l'Esprit Saint que nous trouvons dans les Actes des Apôtres est le feu.

 

J'ai mentionné au début l'opposition entre Jésus et la figure mythologique de Prométhée, qui rappelle un aspect caractéristique de l'homme moderne. S'étant emparé des énergies du cosmos - le feu - l'être humain semble aujourd'hui s'affirmer comme un dieu et vouloir transformer le monde en excluant, en mettant de côté, ou même en refusant le Créateur de l'univers.

 

L'homme ne veut plus être image de Dieu, mais de soi-même ; il se déclare autonome, libre et adulte. Il est évident qu'une telle attitude révèle un rapport non authentique avec Dieu, conséquence d'une fausse image qu'il s'est faite de Lui, comme l'enfant prodigue de la parabole évangélique qui croit se réaliser lui-même en s'éloignant de la maison de son père. Entre les mains d'un tel homme, le « feu » et ses énormes potentialités deviennent dangereux : ils peuvent se retourner contre la vie et contre l'humanité elle-même, comme hélas l'histoire le démontre. Les tragédies de Hiroshima et Nagasaki, dans lesquelles l'énergie atomique, utilisée à des fins belliqueuses, a fini par semer la mort dans des proportions inouïes, sont une mise en garde constante.

 

En vérité, on pourrait trouver de nombreux exemples, moins graves et pourtant tout aussi symptomatiques dans la réalité de chaque jour. L'Ecriture Sainte nous révèle que l'énergie capable de mettre le monde en mouvement n'est pas une force anonyme et aveugle, mais l'action de « l'Esprit de Dieu qui planait sur les eaux » (Gn 1, 2) au début de la création. Et Jésus Christ a « apporté sur la terre » non pas la force vitale qui l'habitait déjà, mais l'Esprit Saint, c'est-à-dire l'amour de Dieu qui « renouvelle la face de la terre » en la purifiant du mal et en la libérant de la domination de la mort (cf. Ps 103/104,29-30).

 

Ce « feu » pur, essentiel et personnel, le feu de l'amour est descendu sur les apôtres, réunis dans la prière avec Marie au Cénacle, pour faire de l'Eglise le prolongement de l'œuvre rénovatrice du Christ.

 

Enfin, une dernière réflexion tirée du récit des Actes des Apôtres : l'Esprit Saint vainc la peur.

 

Nous savons comment les disciples s'étaient réfugiés au Cénacle après l'arrestation de leur Maître et y étaient restés enfermés par peur de subir le même sort. Après la résurrection de Jésus, leur peur ne disparaît pas à l'improviste. Mais voilà qu'à la pentecôte, lorsque l'Esprit Saint se posa sur eux, ces hommes sortirent sans peur et commencèrent à annoncer à tous la bonne nouvelle du Christ crucifié et ressuscité. Ils n'avaient pas peur, parce qu'ils se sentaient entre les mains du plus fort.

 

Oui, chers frères et sœurs, l'Esprit de Dieu, là où il entre, chasse la peur ; il nous fait savoir et sentir que nous sommes entre les mains d'une Toute-Puissance d'amour : quoi qu'il arrive, son amour infini ne nous abandonne pas.

 

C'est ce que montrent le témoignage des martyrs, le courage des confesseurs, l'élan intrépide des missionnaires, la franchise des prédicateurs, l'exemple de tous les saints, certains même adolescents et enfants. C'est ce que montre l'existence même de l'Eglise, qui, en dépit des limites et des fautes des hommes, continue de traverser l'océan de l'histoire, poussée par le souffle de Dieu, et animée par son feu purificateur.

 

Avec cette foi et cette joyeuse espérance, nous répétons aujourd'hui, par l'intercession de Marie : « Envoie ton Esprit, Seigneur, qu'il renouvelle la face de la terre ». Amen

 

BENOIT XVI

 

 

© Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice del Vaticano

 

Traduction : Zenit

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Publié le 11 Mai 2013

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Publié le 11 Mai 2013

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" Nation sans réflexion ni intelligence. S'ils étaient sages, ils comprendraient; ils sauraient prévoir ce qui les attend. "

 

"Il verra que leurs mains sont sans force, que ceux même des citadelles succombent, et que les dernières ressources sont épuisées.

 

"Et il dira: Où sont leurs dieux? ces dieux en qui ils mettaient leur confiance,..

 

 

"Vous voyez bien qu'il n'y a que moi, qu'il n'y a pas d'autre Dieu que moi..."

 

 

Deutéronome, 32 Cantique de Moïse - samedi à laudes. 

 


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Publié le 11 Mai 2013

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Publié le 10 Mai 2013

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St Philippe

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Publié le 8 Mai 2013

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ASCENSION

Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault (Fontgombault, le 9 mai 2013)

 


Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ?...

Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel, dans l’admiration ?...

(Introït de la Messe, tiré de Ac 1, 11)

 

 

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,


Faut-il se réjouir ou pleurer ?

 

Chaque fête de l’Ascension ramène ces deux sentiments qui se mêlent dans les cœurs des croyants. Jésus reste avec nous : il ne nous abandonne pas, puisqu’il promet la venue du Paraclet, le Protecteur, le Défenseur. En même temps, il nous quitte pour gagner, avec son corps glorieux, la droite du Père. Ils sont désormais arrivés pour les apôtres et par extension pour tous les chrétiens les temps que le Seigneur avait annoncés : « Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront en ce jour-là. » (Mc 2, 19-20)

 

Le temps de la mission pour tous les disciples du Christ commence : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Mc 16, 15-16) De fait, la présence du Seigneur accompagnera les disciples, comme saint Marc le rap- porte dans son Évangile : « Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient. » (Mc 16, 20)


La confiance dans la présence fidèle du Seigneur et la mission qui commence semblent être la source de la joie étonnante des disciples après l’Ascension : « s'étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu. » (Lc 24, 52-53)


Les difficultés pourtant n’allaient pas manquer. Saint Paul propose un résumé impressionnant du pain quotidien des missionnaires du Christ : « Souvent j'ai vu de près la mort ; cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups de fouet moins un ; trois fois, j'ai été battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. Et mes voyages sans nombre, les périls sur les fleuves, les périls de la part des brigands, les périls de la part de ceux de ma nation, les périls de la part des Gentils, les périls dans les villes, les périls dans les déserts, les périls sur la mer, les périls de la part des faux frères, les labeurs et les peines, les nombreuses veilles, la faim, la soif, les jeûnes multipliés, le froid, la nudité ! » (2 Co 11, 23-27)


Le pire pour l’apôtre est peut-être d’être confronté à l’indifférence. Ce fut le cas pour Paul lors de sa rencontre à l’Aréopage d’Athènes. À mesure qu’il parle, s’installe entre lui et la docte assemblée, composée de ceux qu’il appelle « les plus religieux des hommes » (Ac 17, 22), comme un malaise. Le Dieu créateur, en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être, son jugement futur sur le monde, la résurrection des corps, n’attirent que peu d’intérêt : « les uns se moquaient, les autres disaient : “Nous t'entendrons là-dessus une autre fois.”» (Ac 17, 32)


De telles considérations, qui nous semblent que bavardages, n’intéressent pas des hommes qui se croient sages. Le vrai Dieu ne les intéresse pas. Suivre les faux dieux, les dieux faits de mains d’homme, ne prête pas à conséquence. Suivre les faux dieux, suivre ses passions, donne l’illusion de la liberté. Écouter saint Paul, c’est au contraire accueillir dans sa vie un être dont la présence remet en question le sens de la vie et l’exercice de la liberté. Mais que vaut une liberté qui s’érige en absolu contre la liberté et la volonté de Dieu ? Que vaut une liberté qui librement s’aveugle ?


Relire les premiers chapitres du livre de la Genèse est éclairant.

 

La liberté qui fait l’économie de Dieu est celle de la créature avant que Dieu ne parle. Cette liberté a un nom à l’allitération évocatrice : tohu-bohu, chaos. Ce qui met fin à l’état de confusion antérieur à l'organisation du monde, c'est la parole de Dieu : « Dieu dit : “Que la lumière soit”, et la lumière fut. » (Gn 1, 3) La lumière pourrait-elle dire alors : « Je suis ténèbres » ? Non, la lumière ne le peut pas, parce que Dieu a dit : « Que la lumière soit. » La lumière est donc lumière. L'enfant capricieux qui ferme les yeux alors que le soleil est au zénith peut dire : « Il fait nuit, la lumière pour moi c’est comme les ténèbres. » L'enfant le dit, mais il se trompe.

 


Un peu plus loin, toujours au premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image... Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. » (Gn 1, 26-28) La conclusion du second récit de la création est encore plus explicite : « C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. » (Gn 2, 24). La parole de Dieu est au fondement de l’union. Certes un homme peut dire : « Un couple selon moi, ce peut être l'union de deux hommes ou de deux femmes. » Il le dit, mais il se trompe. La parole de Dieu demeure la seule référence garante de ce qu’est un couple, garante aussi de la légitimité de sa reconnaissance officielle dans le mariage.


L’enfant capricieux, s’il se met à marcher les yeux fermés, ne tardera pas à tomber. Avant d’avoir atteint le sol, déjà il aura ouvert ses yeux. Ébloui l’espace d’un instant, il comprendra vite que la lumière n’est pas ténèbres mais au contraire un précieux secours de Dieu. La volonté de se libérer du plan de Dieu l’a conduit dans les ténèbres, dans le chaos. La redécouverte de la lumière lui a rendu sa vraie liberté.


Alors que l’économie mondiale s’effondre et que les chefs d’État s’emploient à résoudre la crise, il est consternant de voir comment ces mêmes chefs d’État s’appliquent avec zèle à accentuer la décadence morale de la société et de l’humanité, tant par l’exemple de leur propre vie qu’en promulguant des lois qui se fondent, non pas sur la nature de ceux qu’elles concernent, mais sur une volonté idéaliste et irréaliste d’égalité. L’homme n’a pas à créer le monde : Dieu a dit : « fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. » (Gn 1, 28)

`

Combien de temps faudra-t-il aux hommes pour comprendre qu’une société qui ne protège pas la vie humaine, la cellule familiale et en particulier l’enfant, promeut la haine, s’expose à toutes les dérives et court à sa perte ? La vie et la famille sont des dons nés de la parole divine. Elles ne se vendent pas, ne s’achètent pas, ne se bradent pas. Elles se respectent.

 


L’homme semble avoir un besoin irrépressible de détruire : défigurer la beauté de la planète, gaspiller et détruire ses ressources énergétiques, la nourriture qu’elle produit, enfin se détruire lui-même en refusant ce qu’il est.


À l’image des apôtres, les chrétiens ont le devoir de répandre à travers le monde la semence de la parole : parole primordiale du premier instant de la création, parole incarnée du Dieu qui se fait parole dans le Christ.`

 

Cette parole est l’unique voie qui conduit du néant à l’être, du chaos à la vie, des ténèbres à la lumière.


Dans la vie publique, les chrétiens ont le devoir, par leurs votes et plus généralement par leurs actions, de soutenir les candidats et les élus qui ne se rendent pas complices de crimes contre l’humanité mais promeuvent une authentique législation de la vie. Refusant d’appliquer les lois mortifères issues de la dictature du relativisme, usant du droit inaliénable et légitime à l’objection de conscience, ils présentent au monde une authentique liberté fon- dée dans la vérité.


Saint Paul en cette année de la foi nous encourage : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons. » (2 Cor 4, 13 ; cf. Ps 115, 10).

 

Après l'Ascension, les apôtres s'en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. Tel est l’enthousiasme des porteurs de la bonne nouvelle.

 

Cette joie nous est également promise en cette fête de l'Ascension. Pour cela, unis à Marie et aux apôtres, attendons le don de l'Esprit que le Seigneur a promis et devenons toujours davantage ses porte-parole jusqu’aux extrémités de la terre.

 


Amen.

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 7 Mai 2013

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Promu au grade supérieur à titre posthume, le Sergent Stéphane Duval a été fait chevalier de la Légion d’Honneur par le ministre.

 

 

 

 

Près de 250 parachutistes du 1er RPIMA, représentant les différentes compagnies du régiment, étaient présents autour de la place d'armes de la Citadelle Bergé, cet après-midi, pour rendre un dernier hommage au SGT Stéphane Duval.

 

Le régiment a accepté d'ouvrir ses portes exceptionnellement à la presse.

 

La plupart des responsables des forces spéciales étaient présents, parmi lesquels le général Christophe Gomart (GCOS) et les chefs des trois composantes. Des personnels du RAID, qui s'entraîne régulièrement avec le COS étaient également présents. Un blessé était mêlé aux rangs.

 

L'IED qui a tué le SGT Duval a aussi blessé deux autres transmetteurs, un issu du CPA 10, et l'autre, de la marine.

Le transmetteur a reçu la Légion d'Honneur à titre posthume.

 

Ses frères d'armes ont emporté sa dépouille sous une Prière du para chantée. La prière du para a été écrite par André Zirnheld, un des premiers paras SAS de la France Libre. Le 1er RPIMa est aujourd'hui le garant des traditions SAS.

 

 

ELOGE FUNEBRE

 

 

 

Seul le prononcé fait foi –

 

Sergent Stéphane Duval,

 

Lorsque le président de la République a pris la décision d’engager la France au Mali, le 11 janvier dernier, il savait que derrière les menaces qui pesaient sur l’Etat et la population malienne, derrière celles qui pesaient sur nos ressortissants et notre pays même, il y aurait, pour nos forces, des épreuves difficiles, qui pourraient être dramatiques.

 

Alors que l’opération Serval entre dans une phase nouvelle, votre sacrifice rappelle ainsi à la Nation la dureté des missions qui demeurent celles de nos forces au Mali, comme la nécessité de mener cette lutte à son terme.

 

Aujourd’hui, au nom du président de la République, je m’incline avec respect devant la douleur qui pèse dans le cœur de votre famille, de vos frères d’armes. Mais dans la gravité de cette cérémonie, j’entends aussi la fierté de tous devant l’exemple de votre dévouement et de votre bravoure.

 

Cette fierté, je la partage, car ce sont ces qualités, les vôtres, celles d’un engagement déterminé, qui ont permis d’inverser le rapport de force que nous connaissions au Mali. Par votre action, nous avons fait changer la peur de camp. Et ce sont ces mêmes qualités qui continuent d’inspirer l’engagement de vos camarades, qui sont déterminés à mener à bien la dernière mission dans laquelle vous vous êtes illustré.

 

*

 

Sergent Duval,

 

Né le 22 août 1980, c’est à l’âge de 22 ans que vous vous engagez au 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne. Au terme de votre formation initiale, vous réussissez brillamment l’examen d’opérateur des réseaux mobiles spéciaux.

 

Dès lors, vous partez à de nombreuses reprises en missions extérieures : en Afghanistan en 2003 puis à nouveau en 2010, au Gabon en 2004, en Côte d’Ivoire en 2005 et 2007, et une première fois en Afrique de l’Ouest en 2011. A chaque fois, votre professionnalisme est souligné par vos chefs.

 

En 2011 en particulier, alors que vous êtes engagé à Ouagadougou en qualité d’opérateur radio de la cellule de mise en œuvre tactique, vos qualités militaires remarquables vous valent de recevoir une lettre de félicitations.

 

A l’exception des deux années que vous passez au 6e bataillon d’infanterie de marine au Gabon, entre 2008 et 2010, vous n’avez cessé de servir au sein du 1er RPIMa.

 

Le 29 avril dernier, alors que vous avez pris part à l’ensemble des missions confiées au Commandement des Opérations Spéciales depuis le début de l’opération Serval, vous êtes mortellement blessé au cours d’une opération de reconnaissance et de fouille dans le Nord-Est du Mali.

 

*

 

Sergent Duval,

 

Vos qualités militaires et humaines ont été saluées à de nombreuses reprises au cours de vos onze années de service au sein de l’armée de Terre. Cité à l’ordre de la division avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent le 21 février 2012, par ailleurs décoré de la médaille outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », de la médaille d’argent avec agrafe « troupes aéroportées » et « missions d’assistance extérieure », vous êtes le sixième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval.

 

Au nom du président de la République, je tiens à exprimer à votre famille la solidarité de la Nation. En cet instant, mes pensées vont à vos proches, et spécialement à votre épouse, ainsi qu’à vos deux enfants. Ils grandiront dans l’amour d’un père absent et, au-delà du deuil, dans la fierté de l’exemple que vous offrez à tous. Cette lumière ne s’éteindra jamais.

 

A plusieurs milliers de kilomètres du théâtre où vos frères d’armes poursuivent pour quelques temps encore une mission difficile mais essentielle, vous entrez aujourd’hui dans le cœur des Français, qui sont fiers de leurs soldats, fiers de ce qu’ils ont déjà accompli au Mali, et qui sont déterminés à mener à son terme le combat que nous avons engagé contre les groupes terroristes qui voulaient nous menacer. Ce combat est à jamais le vôtre.

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #divers

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