Publié le 23 Août 2009
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photos petit placide.
Publié le 23 Août 2009


c'est du béton !!!!

Publié le 23 Août 2009


« Elle mourut à 31 ans en 1617, après une existence brève imprégnée de privations et de souffrance, en la fête de l’apôtre saint Barthélemy, dont elle était particulièrement dévote, parce qu’il avait souffert un martyre extrêmement douloureux », a précisé le pape.
Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d’Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s’écria : « Désormais, tu seras ma ‘Rose’ », changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu’eut plus tard la jeune fille.
La vie de cette petite sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d’état. Une source de difficultés lui vint de concilier l’obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s’ingénia à trouver le moyen d’obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu’à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l’intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.
À l’exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s’exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit voeu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu’une soupe faite de pain et d’eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s’offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l’Église, l’État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.
La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l’humilité et l’obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l’obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s’étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d’aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s’y opposer, il en furent empêchés par une lumière intérieure.
Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l’attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n’altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu’après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l’eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d’elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d’un festin. C’est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! » Rose en remercia Dieu.
La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l’Europe.
Rose mourut le 24 août 1617, à l’âge de trente et un ans.
(ZENIT.org)
Publié le 23 Août 2009

Notre Société repose sur quelques grands principes, semences d'anarchie, tels que :
· Le consumérisme : Il faut en profiter maintenant et le plus
possible ! Je choisis, je me sers et je laisse tomber ! il y a du Hadopi là-dessous..
· L’individualisme : Chacun pour soi ! ça je connais...
· Le relativisme : Il n’y a plus de vérité ! C’est moi qui décide ! (on connait pareillement le relativisme tradi, ou moderno, on prend ce qu'il nous convient du magistère, on fait le tri, après décision de la base. Si la base dit oui, c'est bon,on reçoit l'enseignement de l'Eglise suivant ce que disent les petits papes, chefs de file. )
· Le pluralisme : Il y a des vérités, je choisis ce qui me plait ! cela rejoint le relativisme..
· L’utilitarisme : J’ai besoin de toi je te trouve ; je n’ai plus besoin de toi je t’oublie !
(tous tombés dans le panneau à plus ou moins grande échelle..! mais il y a des pros en la matière. alors on aurait tendance à rendre pareil. Expérience de ces trois dernières années,
du vécu. On sait ce que c'est...(pas vrai Eric ! .) et le reste. Un grand mal du siècle, certains ne vivent que comme ça. Pas besoin de faire saint Cyr. En religion on sait se servir aussi des évêques quand il le faut pour la bonne cause! En Vendée, il y a du préfabriqué sur mesure !
· Le matérialisme : Avoir c’est être, le bonheur est dans la possession matérielle ; je ne crois qu’à ce que je vois !
· La performance : Réussir à tout prix ! ... choix sélectif des performants. ! rejet des anciens, des vieux, des aînés... le rôle du pole emploi!
Se croyant être la source et la fin de sa propre existence, se pensant tout-puissant, son propre dieu, étant soi-même l’objet de ses préoccupations, il se renferme sur lui-même, évacuant de sa vie tout ce qui pourrait le remettre en question et lui ouvrir l'esprit sur le véritable sens de sa vie, sur ce qu'il est, sa nature et son identité, et ce pour quoi il est. Privé d'une référence objective à laquelle il peut se fier et grâce à laquelle il peut se corriger, il devient comme prisonnier de lui-même, de ses pulsions, de ses passions.
Il s’est posé comme étant le principe et la fin de sa propre existence : l’homme se veut être dieu et renie le fait qu'il reçoit sa vie d'un autre, qu'il ne se la donne pas à lui-même. Il renie son état de créature. C'est le Péché Originel, qui, comme une maladie héréditaire de l'âme, s'est transmis à toute l'humanité ! Tout part de l’homme et tout y retourne. L’éthique devient relative à ce que l’homme définit en fonction de lui-même : L’homme est la mesure de toute chose ! disait Protagoras.
Toutes les valeurs humaines qu’il avait reçues de ses pères sont remises en question, souvent rejetées pour être remplacées par des « valeurs » qui ne sont en fait rien d’autres que des règles de conduites pour satisfaire son égo, au mépris du bien commun, évidemment, et de la Vérité ! La notion même de vérité est rejetée au profit d’une notion plus subjective, égoïste et pragmatique... tout est remis en question !
L'amour même est fragilisé et, bien souvent, il est synonyme d'accaparement, de possession : j'aime l'autre pour moi, pour ce qu'il m'apporte, mais il n'y a plus de don de soi : j'aime l'autre pour lui-même. Nous trouvons là une des raisons principales pour laquelle tant de couples se séparent, tant d'enfants se retrouvent malgré eux ballotés chez l'un puis chez l'autre, sans plus d'environnement stable, de repères, de valeurs, d'éducation, engendrant ainsi beaucoup de solitude, de rancunes, de violences, de suicides, de dépressions,...
Chaque fois que la liberté, voulant s'émanciper de toute tradition et de toute autorité, se ferme elle-même aux évidences premières d'une vérité objective et commune, fondement de la vie personnelle et sociale, la personne finit par prendre pour unique et indiscutable critère de ses propres choix, non plus la vérité sur le bien et le mal, mais seulement son opinion subjective et changeante ou même ses intérêts égoïstes et ses caprices...
Avec cette conception de la liberté, la vie en société est profondément altérée. Si l'accomplissement du "Moi" est compris en termes d'autonomie absolue, on arrive inévitablement à la négation de l'autre, ressenti comme un ennemi dont il faut se défendre. La société devient un ensemble d'individus placés les uns à coté des autres, mais sans liens réciproques : chacun veut s'affirmer indépendamment de l'autre, ou plutôt veut faire prévaloir ses propres intérêts... Ainsi disparaît toute référence à des valeurs communes et à une vérité absolue pour tous.
(Jean-Paul II, Evangelium Vitae, n° 20)
L'homme n'est alors considéré qu'en fonction de son utilité, de ce qu'il peut rapporter, produire,... Et s'il ne m'intéresse plus, alors je peux m'en débarrasser !!
Noyé dans ce relativisme, moral, philosophique et spirituel, sans plus aucun autre repère que soi-même, l’homme d’Occident assume une existence sans but bien défini, ne sachant pas d’où il vient, qui il est, ce qu’il est et ce pourquoi il est. Il vit dans une sorte de brouillard existentiel qui ne lui permet plus d’avoir une claire vision de lui-même, des autres et de son environnement.
Enfermé dans ces ténèbres, l’homme d’aujourd’hui se contente de plaisirs éphémères qui ne comblent pas son profond désir de béatitude et noie sa mélancolie dans des compensations destructrices comme, l’alcool, la drogue, l’imagination (la mythomanie, les rêves,... encouragés par la télévision), la débauche, le tabac... Plus que jamais, il se ment à lui-même et aux autres. On accumule les plaisirs mais on n'atteint pas le bonheur !
Publié le 22 Août 2009
Et Pie XII définit aussi la Royauté de Marie, qu'il nous présente à la fois comme une Royauté d'excellence, assurant à Marie une dignité royale, et comme une Royauté d'efficience qui la rend participante du Gouvernement du Christ-Roi:
Sans nul doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme, est Roi, au sens plein et absolu du mot; Marie toutefois participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique, parce qu'Elle est la Mère du Christ Dieu et qu'Elle est associée à l'oeuvre du divin Rédempteur dans sa lutte contre ses ennemis et dans son triomphe remporté sur eux tous.
En effet, par cette union avec le Christ-Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées: de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du divin Rédempteur; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père."
T.R.P. dom Roy
Fontgombault.
Publié le 22 Août 2009

Publié le 21 Août 2009

la cuvée 2009 s'avère extraordinaire tant les vignes
regorgent de bons raisins sucrés. les moines vont avoir du boulot ! je suis allé
voir mes vignes ça va ! le Seigneur est généreux.

de quoi sans doute vous y revoir prochainement pour de nouveaux cours...




Publié le 21 Août 2009

La Très Sainte Vierge Marie est toute pure et toute chaste. Elle est le summum de la chasteté. Elle monte au ciel, intacte, préservée de tout péché, de toute faute, sans tâche, immaculée.
L’immaculée pleine de grâces est ultra-chaste. Pas une ombre, pas une tache ne vient maculer son corps et son âme. Cette chasteté absolue nous invite, en cette année sacerdotale, à réfléchir à la chasteté du prêtre. La pureté de Marie nous renvoie à la chasteté du prêtre. La Vierge Marie assomptée au ciel nous convoque à la chasteté, et appelle ses fils prêtres à l’imitation de sa propre virginité, qu’elle tient de Dieu, même si le prêtre est chaste parce que Jésus Christ est chaste.
S’il est un tabou dont on ne parle vraiment que lorsque le sceau est rompu, c’est bien celui de la chasteté du prêtre. Le prêtre est souvent présenté comme un être dépourvu de sentiments, il est neutre, ni il ne boit, ni il ne mange, il n’a aucune émotion, un être qui ne peut pas « faillir », alors lorsqu’il tombe c’est un drame.
Or, lorsque le scandale arrive et « vous ne pouvez pas empêcher que les scandales arrivent », l’on s’étonne de ce que le prêtre soit ainsi faible. La presse a vite fait de livrer en pâture les détails scabreux de la vie de ces pauvres hommes qui ont cédé aux pressions de la chair et qui n’ont pas su ou voulu lutter contre les tentations de tous ordres. Tout le monde s’étonne, se scandalise, s’émeut, s’effraie… cela fait les gros titres des journaux. Qu’un prêtre « tombe » pour une « sombre » affaire, cela « produit » de l’effet, et cela « fait vendre » les journaux.
Mais quelle honte et quelle horreur !
Une chose est certaine : si les prêtres « tombent » c’est qu’il y a des raisons, et de cela personne ne parle vraiment. On s’arrête au scandale, on s’en repait, on parle, on en parle, on en reparle ; mais personne ne se pose vraiment la question de savoir « pourquoi » tel homme, tel homme-prêtre est « tombé » ? Quelles sont les causes profondes et actuelles pour lesquelles un homme qui avait promis fidélité et chasteté, est en réalité « tombé ».
En regardant de plus près l’on s’aperçoit que si le prêtre est faible, c'est parce que l’homme qu’est le prêtre est encore plus faible. Malgré certaines apparences entretenues voire trompeuses, il est fragile et reste fragile, car il est « homme avant tout », et homme pécheur. Cependant, une chose doit être dite : pour ne « pas tomber » dans ces choses scandaleuses, c'est-à-dire pour ne pas « céder » aux pressions de toutes sortes, il faut lutter et se combattre soi-même, combattre ses tendances, ses appétences, ses appétits sexuels. Il faut consentir à de multiples sacrifices, prier et jeûner. Se mortifier : « si ta main… » etc…
Or, comment « résister » aux tentations et lutter, si dans une société donnée l’on refuse la seule idée de sacrifice ? Comment lutter lorsque tout porte au contraire de ce qu'est l’effort et le sacrifice ? Le pire c’est lorsque cette société est « ecclésiale », car il arrive que certaines Eglises locales ont gommé de leur enseignement toute référence au sacrifice ! Ceux-là mêmes qui sont sensés offrir le « saint » sacrifice, le sacrifice parfait, le sacrifice pur, n’en ont ni le goût, ni le sens, puisqu’on leur a dit que la Messe n’est pas ou n’est plus un « saint sacrifice », mais un simple pain partagé « pour un monde meilleur »… Ils ont remplacé le sacrifice par une « fête », ils ont substitué l’immolation sainte par une « assemblée bruyante » d’un peuple qui se noie dans un verbiage inutile et creux. Que l’on ne s’étonne pas s’ils sont incapables d’accomplir le sacrifice de leur propre chair, si déjà, à la messe, ils ne parlent plus du « saint Sacrifice ». Quand bien même ils ne l’offriraient plus !
Le prêtre est l’homme du Sacrifice, du Saint Sacrifice. S’il ne « sacrifie plus saintement », alors il n’est plus prêtre, ni homme, et encore moins « homme-prêtre ».
C’est dans le Saint Sacrifice que le prêtre offre comme le Christ à son Père, le "suprême sacrifice", mais en même temps le prêtre offre sa chair en oblation, son offrande suprême de lui-même qu’il unit à celle du Christ. Et cette offrande suppose une lutte, un combat. Car lutter contre la tentation suppose un combat et un sacrifice. Et ce sacrifice rejoint l’unique sacrifice du Christ. Le sacrifice du prêtre, le sacrifice de la solitude, de ne pas céder aux appels de la chair, celui auquel il consent en choisissant d’être seul, le sacrifice de vivre seul, de dormir seul, ce sacrifice n’a de sens que s’il est relié à l’unique et saint Sacrifice de Jésus Christ. Lorsqu’il agit « in persona Christi » au cours du Saint Sacrifice de la Messe, le prêtre offre aussi son propre sacrifice. Il est uni au Christ. Intimement, chastement, purement. Le prêtre imite non seulement le Christ, mais il est christoconformé dans sa chasteté, dans cet abandon total de tout son être, depuis son esprit jusqu’à ses fonctions viriles…
Tout à tous, le prêtre ne peut être à l’un ou à l’autre, donc le prêtre doit être seul. Seul comme le Christ-chaste, qui fut seul face à son père. Jésus Christ n’a jamais été marié. Il est seul sur la croix, il est seul dans le tabernacle. Voilà pourquoi la chasteté revêt cet aspect « sponsal » qui le rend disponible ou accessible à tous, car le Christ en étant chaste peut-être Epoux d’humanité. Tout à tous, il est sans partage ni confusion. Comme le prêtre l’est à son tour : tout à tous, il est l’homme de tous et de toutes. Si le prêtre se donne à une femme, il rompt cette donation totale de son corps et de son âme à l’humanité entière.
Celui qui refuse ce « sacrifice » d’être seul face à la croix et au tabernacle, pour être « tout à tous », sombrera lentement vers la « solution » de mettre quelqu’un d’autre à la place du tabernacle ou de la croix : une femme (voire … un homme !) viendra se substituer à la croix ou au tabernacle! Et le monde avec son cortège d’inepties légitimera cette trahison en invoquant la fausse condescendance (si commune) qui lui fait dire vulgairement : « après tout, y’a pas d’mal à s’faire du bien ? » ou encore "après tout, s'il est heureux comme ça" (y a-t-il du bonheur dans la trahison ?)
L’homme, le prêtre, le prêtre-homme qui consent au sacrifice de sa vie, qui consent à lutter, coûte que coûte, contre la tentation, contre les tentations, celui-là est béni de Dieu, car Dieu nous attend dans la lutte, et pas dans les prouesses ou les réussites. Il est là, et nous soutient. Le prêtre qui lutte (même jusqu'au martyr) sait que, malgré tous les sacrifices auxquels il doit consentir, ses efforts ne seront jamais vains, et il saura maintenir son sacerdoce dans la chasteté, tel un joyau dans un écrin.
« ça n’est pas le sacrifice que je veux, mais la miséricorde ». En effet, le sacrifice ne suffit pas. Car en plus du sacrifice, il faut de la miséricorde, de la charité et de l’amour. C’est la miséricorde qui est l’enveloppe du Sacrifice. De même que c’est la charité qui est l’enveloppe du Saint Sacrifice de la Messe. Le sacrifice sans miséricorde, sans charité, durcit toujours davantage et finit par faire choir l’homme, le prêtre, le prêtre-homme. On le voit bien dans les querelles qui divisent autour de la Messe. La Messe sensée « rassembler » continue au contraire de diviser, car d’un côté comme de l’autre, elle est séparée dans son aspect miséricordieux ou sacrificiel.
Mais c’est la miséricorde qui « porte » le sacrifice, bien plus, c’est elle qui enfante le sacrifice, qui l’entoure, le féconde et le porte à terme. La Messe est une : c’est le saint sacrifice, qui baigne dans la miséricorde, dans la charité, dans l’amour.
Un prêtre qui vit son sacrifice sans miséricorde aura vite fait de sombrer lui aussi. Le prêtre qui est heureux, c’est celui qui vit le sacrifice de son corps, de son cœur, dans la totale liberté et la grande charité christique miséricordieuse. Car la chasteté n’est nullement « imposée », elle est choisie, après avoir été donnée. Elle ne s’arroge pas, elle n’est pas naturelle, mais bien surnaturelle : elle est don, avant tout. Un don de Dieu. La chasteté n’est pas une privation absurde de la génitalité, mais une offrande de cet usage, un don de ce que l’on reçoit. L’homme viril qui est homme pleinement se donne et fait le sacrifice de sa génitalité qu’il a reçue de Dieu. De cet échange entre le don et l’offrande, surgit une liberté souveraine qui porte l’âme aux sommets. Vers les cimes de la béatitude. Comprenne qui pourra.
Le prêtre n’est pas « chaste » naturellement, il ne l’est que par grâce.
C’est un don de Dieu. Au reste, l’Evangile des eunuques vient à point nommé pour distinguer les choses. Il y a trois classes d’eunuques qui ne se recouvrent pas : la première concernent ceux qui le sont par la main de l’homme, la deuxième, ceux qui le sont par nature, et enfin, la troisième, cette mystérieuse troisième classe concerne les eunuques qui ne le sont ni par la main de l’homme ni par nature, mais bien « pour le royaume ». Les eunuques pour le Royaume. A savoir ceux qui sont « normaux » et qui ont tout ce qu’il faut là où il faut, et ça marche, mais qui n’exercent pas leur génitalité même si matériellement « tout fonctionne » normalement. Transeat.
Un détail est fondamental : Jésus Christ dit « celui qui a des oreilles pour comprendre, qu'il comprenne … ». Le Divin Maître sait que ce sacrifice de la génitalité est incompréhensible aux yeux du monde, et Jésus Christ avertit son auditoire en rappelant que bien peu peuvent saisir cette oblation. Un jeune homme qui se donne dans le sacerdoce rencontrera toutes sortes de contradictions, dans un monde qui ne peut comprendre la beauté mystérieuse de la chasteté.
Que le prêtre soit chaste c’est une nécessité pour son ministère : il est ainsi « tout à tous », mais qui peut comprendre en cela en des temps d’égoïsme, de repli sur soi. Qui peut saisir la portée du « don total » que le prêtre chaste réalise en des temps peu propices au renoncement à soi ? Il est évident que le prêtre qui s’est donné dans un premier temps, puis qui se « reprend » ailleurs, ou qui se « récupère » finit tôt ou tard dans une affaire de mœurs, d’alcool ou d’argent.
La chasteté du prêtre est un don. Et un don de Dieu. Le prêtre ne s'arroge pas la chasteté, il la reçoit. Il n’y a pas de prêtre « chaste par nature », car l’homme n’est pas chaste « in natura sua » ; l’homme est fait pour procréer, physiquement, physiologiquement, et le prêtre est homme avant tout ; avec sa génitalité, avec tout son corps, tout son être, toutes ses fonctions, le prêtre reste homme, et il est « tendu » vers l’usage de cette génitalité. Alors pourquoi Dieu a créé le prêtre comme « homme » si c’est pour « brimer » ses fonctions propres, surtout celles dont il tire tant d'avantage et d'honneur ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?
Ce sont les deux petits mots « propter Regnum » que signale l’Evangile des Eunuques, qui nous donnent le sens véritable de cette offrande. C’est à cause du Royaume de Dieu que les prêtres sont chastes, purs et prudent et qu’ils ont cette retenue dans leur âme et leur corps.
Car au-delà de la chasteté « corporelle » du prêtre, il existe une « chasteté » morale que le prêtre doit entretenir et là il y aurait encore beaucoup à dire. Le prêtre est « chaste » moralement. Chaste dans son attitude, dans son agir, dans son comportement, dans ses relations, dans sa tenue…
Ce discours est incompréhensible à celui qui n’a pas la Foi. C’est la Foi qui nous introduit à l’intelligence de ces choses. Sans la Foi, l’on ne peut pas comprendre la chasteté nécessaire et vivante du prêtre. La chasteté qui est don, et offrande. La chasteté qui est une vraie liberté sans partage ni récupération. La chasteté qui est un joyau, une perle, un trésor inouï et ineffable.
A l'heure où l'intégrité fait peur, à l'heure où la suprême insulte est de se faire traiter "d'intégristes" parce qu'on la Foi et qu'on la professe sans trahison, il est normal que la chasteté qui est l'intégrité du corps et de l'âme par excellence, soit méprisée. Par conséquent, nous allons à contre courant, nous allons à contre-sens, pour dire que la seule liberté véritable est dans la chasteté sans compromission aucune, ni partage.
La chasteté est la liberté du prêtre. La chasteté est l'offrande sublimée du prêtre qui acquiert la sainte Liberté de son corps, de son coeur, de son esprit et de son âme.
Que la Vierge Marie, Assomptée au Ciel, dans sa toute pureté, soit le modèle porteur et fécond du prêtre-chaste. Car un prêtre est d’autant plus fécond spirituellement qu’il est chaste corporellement. La Bienheureuse Mère de Dieu reste l’exemple des êtres consacrés, elle intercède au ciel comme canal de toutes grâces, pour les prêtres, et pour que les prêtres soient chastes. Que Dieu soit béni, adoré et loué pour le don de la chasteté qui n'est autre que celui de la liberté virile et sublimée.
Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume
Publié le 20 Août 2009
ROME, Mercredi 19 août 2009 (ZENIT.org) -
« Nous avons effleuré le bien et le beau, par le coeur » a souligné le pape en évoquant la beauté de la musique, à l'issue du concert donné en son honneur, le 2 août 2009 à Castel Gandolfo, par le Bayerisches Kammerorchester Bad Brückenau, dans la cour du Palais pontifical.
Pour le pape, il s'est agi comme d'une « heure de paradis », qui n'est pas « une fuite de la misère de ce monde et de la vie de tous les jours », mais une ressource pour « continuer à nous opposer au mal ».
« Aujourd'hui, pour la première fois après un aussi beau concert, je n'ai pas pu applaudir avec vigueur », a plaisanté le pape en faisant allusion à son poignet droit dans le plâtre avant de remercier personnellement les musiciens, en particulier le hautbois solo.
Les promesses de la création
Le pape a offert cette méditation sur les « promesses » de la « création ».
« Je pense que cette soirée nous invite non seulement à cultiver les forces de la raison qui nous aident à utiliser les énergies physiques, qui sont une promesse de la création, mais aussi à cultiver les promesses plus grandes, plus profondes, comme cette musique nous l'a indiqué, dans la vigilance du coeur, qui nous permet de faire s'exprimer cette part de création également ».
Evoquant le travail des compositeurs, le pape a ajouté : « Sous l'élan de leur mission, ils peuvent non seulement créer des choses toujours nouvelles, mais ils prennent également en considération l'ancien et ainsi de nouvelles potentialités y deviennent visibles, qui étaient présentes dans l'oeuvre précédente ».
Le pardon d'Assise
Mais Benoît XVI a également évoqué une circonstance liturgique, le pardon d'Assise, qu'il avait évoqué aussi lors de l'angélus de ce même dimanche 2 août (cf. Zenit du 17 août 2009) : « Le jour de la Portioncule nous rappelle la miraculeuse vision de saint François. Dans la petite église de la Portioncule à Assise, il voit le Seigneur, sa Mère et les anges tout autour de lui. Le Seigneur lui concède d'exprimer un souhait et saint François demande de pouvoir ramener avec lui le pardon. La requête est accordée, il rentre chez lui et annonce avec joie à ses frères : mes amis, le Seigneur nous veut tous avec lui au Paradis ! »
Benoît XVI a alors évoqué le paradis en ces termes : « Je pense aujourd'hui que nous devrions passer ce moment comme une heure de paradis, observer et écouter le paradis et la beauté sans corruption et le bien de la création ».
Croire dans le bien pour vaincre le mal
Pour le pape, qui répond immédiatement à une objection classique, « ce n'est pas une fuite de la misère de ce monde et de la vie de tous les jours, parce que nous ne pouvons continuer à nous opposer au mal et aux ténèbres que si nous-mêmes croyons dans le bien et nous ne pouvons croire dans le bien que si nous en faisons l'expérience et nous le vivons comme une réalité.
Pendant l'heure qui vient de s'écouler, nous avons effleuré le bien et le beau avec notre cœur ».
Dieu l'emporte
En italien, le pape a ensuite souligné que la musique est « une langue que nous pouvons tous comprendre, parce qu'elle touche notre coeur à tous ».
Il y a discerné « une garantie que la bonté et la beauté de la création de Dieu ne sont pas détruites », mais aussi que « nous sommes appelés et capables d'oeuvrer pour le bien et pour le beau, et c'est aussi une promesse que le monde à venir viendra, que Dieu l'emporte, que la beauté et la bonté l'emportent ».
Anita S. Bourdin
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