Sancte Michael Archangele, defende nos in praelio. Contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur. Tuque princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo divina virtute in infernum detrude.
Je serai ordonné le samedi 3 octobre 2009, diacre en vue du sacerdoce par Mgr Dubost ! (Messe d'ordination à 18h, église du Saint Esprit à Viry-Chatillon)
.. de nombreuses figures emblématiques de la spiritualité surgissent de l'oubli. C'est le cas de la grande visionnaire bénédictine allemande du Moyen Age, Hildegarde de Bingen.
Grande personnalité de son époque marquée par une vaste éclosion culturelle, la mère supérieure Hildegarde s'impose par son impressionnante productivité artistique. Et tout ce qu'elle compose, aussi bien dans le domaine musical que littéraire, prend sa source dans une inspiration divine. Dépourvue de formation théologique et scientifique, Hildegarde a composé ainsi une œuvre colossale à partir de ses innombrables visions. La richesse de son œuvre scientifique a fortement participé à sa renommée puisqu'elle s'est consacrée à la compilation de travaux encyclopédiques sur les sciences naturelles et les arts de la guérison. Par exemple, « Causes et remèdes » sont d'une grande richesse tant par les nombreux remèdes qu'elle y dévoile que par la sagesse médicale dont ils sont empreints ; un état d'esprit de plus en plus apprécié en cette fin de millénaire...
Mais l'œuvre qui couronne et parachève sa proximité avec le Divin est sans conteste le « Livre des œuvres divines » qu'elle rédige suite à un « ordre divin ». Témoin de son génie visionnaire concernant le cosmos, la nature et l'homme, cet ouvrage nous fait entrevoir le Divin en toutes choses, dans toutes les formes visibles ou invisibles. Mais à la différence des grands textes de la tradition visionnaire, tels que l'Apocalypse, Hildegarde nous présente aussi une interprétation rigoureuse de ses visions allant jusqu'à interpréter chaque forme, chaque couleur... En somme, c'est une facette inhabituelle du Divin qu'elle nous dévoile ainsi : celle de l'Ordre et de la perfection. Ses descriptions aussi subtiles que précises nous font réellement considérer Sainte Hildegarde comme un canal par lequel le Divin distille un peu de sa rigueur et de son infinité. Il fallait bien qu'elle soit intimement unie à Dieu pour savoir nous faire vibrer au gré de ses visions et de sa musique !
Mais s'il est vrai que son inspiration est à l'origine de son incontestable notoriété, l'abbesse bénédictine bouleverse aussi par son rayonnement et son autorité naturelle. Dans ses correspondances avec les plus grands, elle fait preuve d'une hardiesse particulière alors que l'on s'adresse à elle avec déférence. De même, son engagement dans le monde politique comme dans les débats religieux est aussi impressionnant que son dévouement à la vie spirituelle.
« Grande figure de la Chrétienté », « conscience religieuse et spirituelle », les qualificatifs nous manquent lorsqu'il s'agit de dépeindre cette grande âme venue sur terre pour nous ouvrir les yeux sur l'omniprésence Divine.
Elle "nous aime sans doute par un mouvement très élevé de dilection toute spirituelle. Cependant ce n'est pas un séraphin qui nous aime; mais une femme, avec son coeur de chair. C'est une femme qui s'est gardée dans la virginité et qui, à cause de cela, en est toujours à la tendre intimité et à la très pure liberté des premiers amours. C'est une femme qui cependant s'est singulièrement mûrie dans la maternité et qui par là n'ignore rien des dévouements, ni des responsabilités, ni des soucis, ni des plus angoissants sacrifices. Marie est un coeur qui est extrémement délicat et qui a énormément souffert... Elle est animée envers nous de la tendresse la plus pénétrante et de la pitié la plus vraie. Son amour est un merveilleux composé: c'est de la plus exquise sensibilité féminine transformée dans la plus ardente charité divine. Il est une source intarissable de miséricorde...."