Publié le 20 Novembre 2015
Publié le 20 Novembre 2015
Publié le 20 Novembre 2015

de notre correspondante sur l'Arche, pas loin de st Jean de Luz, on me dit plutôt Hendaye
Publié le 20 Novembre 2015




dame Lr a fait sa terrine de pingouins. Placidonov il a rêvé de son petit cousin Paul . Mortichou de sa belle voix douce et pure nous chante y a du feu dans la cheminée sur l'air de petit papa Noël,
... Maria Elena joue un air de violon et Ilia du piano... toute la famille est réunie. c'est trop beau; Michel Sogny, Prolégomènes à une Eidétique hivernale , splendide ! madame Zouave est à son tricot , dame Mirabelle à sa patisserie, .. dom Etienne Damart de Dactil osb se prépare pour les confessions et la sainte Messe. bref tout va bien
.. non mais sans blagues !
tout est grâces !
Publié le 19 Novembre 2015
Publié le 19 Novembre 2015


Archbishop Emeritus of Philadelphia, Justin Cardinal Rigali, will celebrate a solemn Pontifical Mass in the Extraordinary Form at Clear Creek Abbey, on December 10th, 2015 at 10AM.
Publié le 19 Novembre 2015

«Nihil amori Christi praeponere»
un des petits anges de l'Arche.. ils en ont bien sur la banquise, non mais sans blagues. ! qu'il nous aide à savoir verser chaque jour, un peu plus notre sang pour le Christ et nous donne le don de Force.
Publié le 19 Novembre 2015


Moine au monastère Saint-Paul, avec des racines iraniennes, nous dit pourquoi Orient et islam ne sont pas synonymes, pourquoi des moines de la Laure de la Trinité-Saint-Serge se rendent sur le Mont Athos et comment on peut vivre quatorze ans entre les murs d’un même monastère sans s’ennuyer
Ça ne s’est pas fait tout de suite et ça n’a pas été simple, jugez vous-même : mon père était communiste, et en plus avec des racines musulmanes. C’est pourquoi ma mère avait peur de nous baptiser, mon frère et moi. Jusqu’à notre majorité nous avons grandi incroyants. J’ai reçu le baptême à 22 ans, à Touapsé dans notre église paroissiale de l’Exaltation-de-la-Sainte-Croix la veille de Noël 1990.
J’ai toujours été attiré par la culture orientale — cela vient certainement de mes racines. Aujourd’hui, lorsqu’on dit « Orient », « l’Orient est un problème délicat » les gens, malheureusement, pensent toujours culture de l’islam.
Mais l’Orient c’est avant tout une culture chrétienne, cette culture qui de tous temps a rayonné en Mésopotamie, en Syrie, en Palestine et en Égypte. Du point de vue culturel la région de la Mésopotamie, de la Perse, a toujours été très développée, c’était le centre de la civilisation du Monde antique. Les Grecs, alors, s’en distinguaient très nettement. Si au centre de la conception du monde des orientaux s’est toujours trouvé Dieu (vrai ou faux, mais Dieu) et personne ne pouvait prendre Sa place, au centre du monde chez les Grecs se trouvait l’homme, peut-être déifié (comme Héraclès), mais toujours homme. Bien sûr, les racines de la religion et de la culture chrétiennes sont orientales.
Aujourd’hui, les touristes russes qui se rendent dans les stations balnéaires sont convaincus que la culture orientale c’est le paganisme, les pyramides, etc. Alors que c’est en Orient que se sont maintenues de très nombreuses vraies traditions spirituelles. Le peuple juif, par exemple, a été le gardien de profondes traditions spirituelles anciennes.
D’où vient le culte de la mémoire des ancêtres ?
Il vient de la vénération des saintes personnes — ancêtres et patriarches de l’antiquité : Adam, Noé, Abraham, prophètes et justes. Et dans ce culte des ancêtres, il n’y a rien d’extraordinaire. Simplement chez les païens ce culte s’est transformé en culte d’ancêtres déifiés, devenus pour eux des dieux. C’est l’Église orthodoxe qui a gardé les anciennes et authentiques traditions spirituelles de l’Orient. Pour l’essentiel, les Églises locales orientales à population grecque.
J’ai toujours été attiré par cette culture et je voulais apprendre le grec. Après ma tonsure, nous sommes allés, un groupe de moines de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en Terre Sainte où nous nous sommes rendus à la Laure Saint-Sabbas-le-Consacré. C’est là que j’ai pour la première fois été confronté à l’authentique tradition monacale orientale et j’en ai été profondément marqué. En Russie, nous pensions qu’il n’y avait plus de telles règles, qu’on ne pouvait plus les connaître que par les antiques vies de saints et synaxaires.
Marie l’Égyptienne, Antoine le Grand…
Oui, et là nous avons vu tout cela de nos propres yeux : les moines qui se lèvent la nuit pour prier, célébrer les offices, qui observent les jeûnes les plus stricts.Et tout autour, le désert.
Comme dans l’Antiquité. Ensuite, je suis allé pour la première fois au Mont Athos, puis une nouvelle fois, et là est apparu mon désir de m’y installer et d’y poursuivre ma vie monacale.
Depuis combien de temps êtes-vous au Mont Athos ?
Quatorze ans.
Je suis venu deux fois au Mont Athos, pour deux-trois jours à chaque fois. Bien sûr, cet autre mode de vie, cette autre réalité sont impressionnants. Mais je me prends à penser que j’y suis resté un touriste et que je n’ai vu que le côté extérieur de la vie athonite, même si elle est colorée et romantique. Mais, c’est une chose que de rester deux-trois nuits, de prier, de faire des photos et de rentrer en avion à Moscou et d’y retrouver sa vanité ordinaire.
C’en est une autre de rester définitivement ici. Tout y est mesure, train-train, monotonie, et ça pendant quatorze ans… comment ne pas s’y ennuyer ?
Ce n’est pas ainsi. Nous sommes aussi des hommes, comme vous et moi. Imaginons que je vienne à Moscou pour un mois, votre vie y est aussi monotone. Mais tout chez vous est tromperie, ici tout est stable. Nous avons des jours ordinaires et des jours de fête. Il est vrai que ce ne sont pas des distractions : les jours de fête, les moines prient et combattent encore plus. Parce qu’ici aux jours de fête sont liées les vigiles.
Qui paraissent interminables....
La nuit, les offices durent quelque six ou sept heures.
Effectivement, la vie athonite doit être ressentie. En quoi consiste cette « monotonie » monacale, cette ascèse ? Elles doivent mener l’homme hors du terrestre et le conduire au ciel, l’empêcher de se perdre dans les choses de la terre, comme au théâtre, au cinéma ou à la discothèque où il vit une explosion d’émotions.
Toute notre vie est une succession d’explosions d’émotions et de souffrances. Nous nous occupons aussi de choses à nos yeux utiles, nous écrivons des articles importants, nous donnons des fois un coup de main, nous faisons quelque chose pour la société. Ainsi passe notre vie. Nos reportages seront oubliés, nous-mêmes serons oubliés. Alors pourquoi tout ça ?
Sur l’embarcadère, nous avons une cellule où vit un moine qui surveille ce que l’on emporte du monastère sur les bateaux. Autrefois y habitaient deux anciens, deux frères. L’un d’eux, le père Nicéphore, a vécu plus de trente ans au monastère. Avant, il avait travaillé aux États-Unis, et à une cinquantaine d’années il est venu ici et a vécu ses dernières années (une dizaine) dans cette cellule sur l’embarcadère. Quand il est tombé malade (il avait une maladie cardiaque progressive), on l’a pris au monastère. Il gisait à l’infirmerie, gémissait, en fait, il mourait. En tant que prêtre, je lui rendais souvent visite : tous les jours de fête et les dimanches, nous avons l’habitude de porter la communion à nos anciens.
Et une fois il m’a dit : « Papá ! (c’est ainsi qu’en Grèce on dit aux prêtres, c’est-à-dire « père »), Papá, le plus important c’est l’âme, pense à ton âme ! Tout le reste n’est que broutille, ne signifie rien ! »
Cet homme qui quittait le monde (il était né en Grèce, avait vécu aux États-Unis et avait fini sa vie moine au Mont Athos), au seuil de la mort, m’a dit ce que deux mille ans auparavant a dit le Christ : l’homme peut acquérir le monde, mais s’il a perdu son âme, il n’acquerra rien et même se perdra soi-même.
C’est pourquoi la vie au Mont Athos s’est organisée au cours des siècles pour que l’homme, qui par la tonsure a décidé de vouer sa vie à Dieu, vise à l’essentiel : prendre soin de son âme et s’amender.
Oui, dans un certain sens, la vie athonite est monotone, mais quand on se trouve aux côtés de Celui qu’on aime, la vie ne peut pas être monotone.
Même dans le monde, quand on aime une femme, on ne s’ennuie jamais à ses côtés. On est toujours bien auprès d’elle, quelle que soit la vie autour. C’est la même chose pour le moine, se trouvant aux côtés de Dieu, aux côtés du Christ, il baigne dans la joie. Et cette joie, cet élan vers Dieu, embellit la routine de notre vie quotidienne. Le moine ne prête pas attention à ce qu’il mange, à là où il dort. Tout lui est acceptable, beau.
Au contraire, si vous êtes malade et de vilaine humeur, rien ne vous réjouit, même si vous êtes dans un palais et s’il l’on vous donne les mets les plus succulents. Combien est pénible et sans joie l’existence de celui dont l’âme est un enfer et qui a perdu le sens de sa vie.
Le vide.
Oui, le vide. D’abord l’homme a tout pris de la vie.
Mais ça, il l’a en quelque sorte payé. Parce que la vie ne donne jamais rien gratuitement. Il l’a payé de ses forces spirituelles, de sa santé spirituelle. Et résultat, il est malheureux.
Il a épuisé les forces de son esprit, de son âme à ces choses qui ne lui ont apporté que dévastation. Il n’a rien érigé.
Si l’homme n’a pas planté un arbre, construit une maison, fondé une famille, il n’a rien fait, il est malheureux… Parce que Dieu a créé l’homme à Son image, de Créateur.
si un moderno me parlait comme ça, j'irais tout de suite dans son église, à l'église d'à côté.
Publié le 19 Novembre 2015

très sympa aussi . des gens qui restent encore simples malgré leur talent. on peut leur dire merci à tous ces jeunes solidaires de notre cause.
Publié le 19 Novembre 2015


Bienheureux les miséricordieux,
parce qu'ils obtiendront miséricorde. »
(Matth, V, 7)
La miséricorde n'est pas la simple charité fraternelle, laquelle étend à tous son effet : la bienfaisance. La charité est universelle, elle fait le bien sans acception de personnes; on peut faire du bien à son supérieur ou à un riche, qui ne sont pas pour autant des « misérables ». Nous distinguons donc déjà la miséricorde d'avec la charité.
La miséricorde n'est point l'aumône. L'aumône est un acte de la miséricorde: une âme miséricordieuse met son activité à faire l'aumône. Nous savons qu'il y a sept espèces de miséricorde corporelle et sept espèces de miséricorde spirituelle. Mais les aumônes corporelles, qui ont pour but le corps, vont très facilement plus loin, jusqu'à l'âme, qui est spirituelle.
La miséricorde n'est pas non plus la simple bonté qui est quelque chose de plus général.
La miséricorde est un sentiment de pitié qui nous est inspiré par la charité, et qui nous incline vers le misérable, vers celui qui manque de tout, soit au point de vue temporel soit au point de vue spirituel.
ah bon? j'ignorais ...
Il n'y a pas de miséricorde sans misérables. C'est le misérable qui éveille le sentiment de miséricorde, lequel doit être régularisé par la prudence, et adopté par la charité, pour que l'amour de Dieu en soit le moteur.
La miséricorde est une nuance excellente de la charité fraternelle; c'est en elle que l'amour de nos frères donne son plein; pour être miséricordieux il faut aimer davantage son prochain que pour être simplement bon et charitable.
La miséricorde vise toute espèce de misères, physiques, morales ou intellectuelles; elle s'applique à remédier à cette misère, à combler le vide creusé par cette misère. Pour remédier à une grande misère, il faut être riche, puissant, supérieur. Un acte de bienveillance pour une personne agréable est une charité, mais qui n'est pas difficile.
Quand on se trouve en face d'un abîme et qu'on entreprend de le combler, quand on veut aller au secours d'une âme pour la tirer de la misère, c'est un acte de charité spécial et excellent, qui suppose que l'on possède en abondance des trésors de bonté, et, dans son activité, de quoi secourir de grands maux.
Pour cette raison, au dire même de saint Thomas, la miséricorde est l'acte le plus propre, le plus spécial de Dieu. En effet, Dieu est l'Etre supérieur par excellence, rien ne lui manque. Quand il regarde vers la pauvre créature, il est incliné à lui venir en aide, parce qu'il est riche, bon: la misère attire le don de la divine surabondance. Tout est misérable pour Dieu, même les anges, si cependant on excepte les anges béatifiés et les saints bienheureux, parce qu'ils sont maintenant comblés, tout a besoin de Dieu. Il faut qu'à toute chose Dieu communique l'être et qu'il subvienne aux besoins de tout ce qui existe. Il convient à Celui qui a créé ce pauvre monde de se pencher vers lui dans un sentiment d'amour, qui est de pure miséricorde.
Toutes nos bontés n'atteignent pas la noblesse de cet Amour qui, n'ayant besoin de rien, s'incline vers celui qui a besoin de tout, pour lui donner tout.
Nous voyons ainsi que la miséricorde diffère de la douceur. La douceur nous fait contenir en nous ce que nous pouvons avoir de fâcheux, de mauvais, de méchant, d'irritable, afin qu'il ne sorte de nous que des actions suaves et bonnes pour le prochain quel qu'il soit.
Elle nous inspire d'abord de nous corriger nous mêmes, de polir nos mœurs et d'apaiser nos passions pour ensuite aller aux autres avec suavité et gagner leurs cœurs. Elle est de règle vis-à-vis de tout le monde.
La miséricorde, au contraire, est une charité qui se propose de venir en aide aux seuls misérables, et de même que la douceur ne suppose pas toujours la misère qui est indispensable à la miséricorde, la miséricorde à son tour n'exige pas toujours la « correction* » intérieure, dont ne peut se passer la douceur.
Adressons-nous à l'Esprit-Saint toutes les fois que nous avons besoin d'être miséricordieux, pour voir juste pour notre intérêt, pour celui des autres; tendons notre voile pour nous mettre sous son action, et n'abordons ni ne poursuivons aucune œuvre de miséricorde, sans avoir recours constamment à son bon Conseil.
rp Garrigou Lagrange.
/image%2F1485405%2F20150223%2Fob_a8b941_th.jpg)






