Publié le 12 Mai 2013
cherchez pas le soleil y a pas ! ici ils font le pont de l'Ascension....
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 12 Mai 2013
cherchez pas le soleil y a pas ! ici ils font le pont de l'Ascension....
Publié le 12 Mai 2013
Chers frères et sœurs,
A chaque fois que nous célébrons l'eucharistie, nous vivons dans la foi le mystère qui s'accomplit sur l'autel, c'est-à-dire que nous participons à l'acte suprême d'amour que le Christ a réalisé par sa mort et résurrection.
Le même et unique centre de la liturgie et de la vie chrétienne - le mystère pascal - assume ensuite, dans les différentes solennités et fêtes, des « formes » spécifiques, avec des significations diverses et des dons de grâce particuliers. Parmi toutes les solennités, la Pentecôte se distingue par son importance, parce qu'en elle se réalise ce que Jésus lui-même avait annoncé comme étant le but de toute sa mission sur la terre. En effet, alors qu'il montait à Jérusalem, il avait déclaré à ses disciples : « Je suis venu jeter un feu sur la terre et commme je voudrais que déjà il fût allumé » (Lc 12, 49).
Ces paroles trouvent leur réalisation la plus évidente cinquante jours après la résurrection, à la Pentecôte, antique fête juive qui, dans l'Eglise, est devenue par excellence la fête de l'Esprit Saint : « Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; ... Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint » (Actes des Apôtres 2, 3-4).
Le feu véritable, l'Esprit saint, a été apporté sur la terre par le Christ. Il ne l'a pas arraché aux dieux, comme Prométhée, selon le mythe grec, mais il s'est fait le médiateur du « don de Dieu » et il l'a obtenu pour nous, par le plus grand acte d'amour de l'histoire : sa mort sur la croix.
Dieu veut continuer à donner ce « feu » à chaque génération humaine, et naturellement il est libre de le faire comme et quand il le veut. Il est esprit, et l'esprit « souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8).
Mais il y a une « voie normale » que Dieu a choisie pour « jeter le feu sur la terre » : cette voie c'est Jésus, son Fils unique incarné, mort et ressuscité. A son tour, Jésus a constitué l'Eglise comme son Corps mystique, afin qu'elle prolonge sa mission dans l'histoire. « Recevez l'Esprit Saint » - a-t-il dit aux Apôtres au soir de la résurrection, en accompagnant ces paroles par un geste expressif : il a « soufflé » sur eux (cf. Jn 20, 22). Ainsi, il a manifesté qu'il leur transmettait son Esprit, l'Esprit du Père et du Fils.
Et maintenant, chers frères et sœurs, dans la solennité d'aujourd'hui, l'Ecriture nous dit encore une fois comment doit être la communauté, comment nous devons être, nous, pour recevoir le don de l'Esprit Saint. Dans le récit, qui décrit l'événement de la Pentecôte, l'auteur sacré rappelle que les disciples « se trouvaient tous ensemble en un seul lieu ».
Ce « lieu » est le Cénacle, la « chambre haute », où Jésus avait fait la Dernière Cène avec ses disciples, où il était apparu à eux, ressuscité ; cette chambre qui était devenue pour ainsi dire le « siège » de l'Eglise naissante (cf. Ac 1,13). Cependant, plutôt que d'insister sur le lieu physique, les Actes des Apôtres veulent faire remarquer l'attitude intérieure des disciples : « Tous d'un même coeur étaient assidus à la prière » (Ac 1, 14). Donc, la concorde des disciples est la condition pour que l'Esprit Saint vienne ; et le présupposé de la concorde, c'est la prière.
Chers frères et sœurs, ceci vaut aussi pour l'Eglise d'aujourd'hui, cela vaut pour nous, qui sommes ici réunis. Si nous ne voulons pas que la Pentecôte se réduise à un simple rite ou à une commémoration, même suggestive, mais soit un événement actuel de salut, nous devons nous prédisposer en religieuse attente du don de Dieu par l'écoute humble et silencieuse de sa Parole. Pour que la Pentecôte se renouvelle à notre époque, il faut peut-être - sans rien enlever à la liberté de Dieu - que l'Eglise soit moins « essoufflée » par les activités et plus dédiée à la prière.
C'est ce que nous enseigne la Mère de l'Eglise, la très sainte Vierge Marie, Epouse de l'Esprit Saint.
Pour désigner l'Esprit Saint, dans le récit de la Pentecôte, les Actes des Apôtres utilisent deux grandes images : l'image de la tempête et celle du feu.
Il est clair que saint Luc a à l'esprit la théophanie du Sinaï, racontée dans les livres de l'Exode (19,16-19) et du Deutéronome (4,10-12.36). Dans le monde antique la tempête était vue comme le signe de la puissance divine, devant laquelle l'homme se sentait assujetti et craintif.
Mais je voudrais souligner aussi un autre aspect : la tempête est décrite comme un « vent impétueux » et cela fait penser à l'air qui différencie notre planète des autres astres et nous permet d'y vivre. Ce que l'air est à la vie biologique, l'Esprit Saint l'est à la vie spirituelle ; et de même qu'il existe une pollution atmosphérique qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle.
Alors qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air - et pour cela l'engagement écologique représente aujourd'hui une priorité -, on devrait agir de même pour ce qui corrompt l'esprit. Il semble au contraire que l'on s'habitue sans difficulté à tant de produits qui polluent l'esprit et le cœur et circulent dans notre société - par exemple les images qui font un spectacle du plaisir, de la violence ou du mépris de l'homme et de la femme -. C'est aussi cela la liberté, dit-on, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'esprit, surtout des nouvelles générations, et finit ensuite par conditionner la liberté elle-même.
La métaphore du vent impétueux de Pentecôte fait penser au contraire à quel point il est précieux de respirer un air propre, un air physique, par les poumons, et par le cœur, un air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour !
L'autre image de l'Esprit Saint que nous trouvons dans les Actes des Apôtres est le feu.
J'ai mentionné au début l'opposition entre Jésus et la figure mythologique de Prométhée, qui rappelle un aspect caractéristique de l'homme moderne. S'étant emparé des énergies du cosmos - le feu - l'être humain semble aujourd'hui s'affirmer comme un dieu et vouloir transformer le monde en excluant, en mettant de côté, ou même en refusant le Créateur de l'univers.
L'homme ne veut plus être image de Dieu, mais de soi-même ; il se déclare autonome, libre et adulte. Il est évident qu'une telle attitude révèle un rapport non authentique avec Dieu, conséquence d'une fausse image qu'il s'est faite de Lui, comme l'enfant prodigue de la parabole évangélique qui croit se réaliser lui-même en s'éloignant de la maison de son père. Entre les mains d'un tel homme, le « feu » et ses énormes potentialités deviennent dangereux : ils peuvent se retourner contre la vie et contre l'humanité elle-même, comme hélas l'histoire le démontre. Les tragédies de Hiroshima et Nagasaki, dans lesquelles l'énergie atomique, utilisée à des fins belliqueuses, a fini par semer la mort dans des proportions inouïes, sont une mise en garde constante.
En vérité, on pourrait trouver de nombreux exemples, moins graves et pourtant tout aussi symptomatiques dans la réalité de chaque jour. L'Ecriture Sainte nous révèle que l'énergie capable de mettre le monde en mouvement n'est pas une force anonyme et aveugle, mais l'action de « l'Esprit de Dieu qui planait sur les eaux » (Gn 1, 2) au début de la création. Et Jésus Christ a « apporté sur la terre » non pas la force vitale qui l'habitait déjà, mais l'Esprit Saint, c'est-à-dire l'amour de Dieu qui « renouvelle la face de la terre » en la purifiant du mal et en la libérant de la domination de la mort (cf. Ps 103/104,29-30).
Ce « feu » pur, essentiel et personnel, le feu de l'amour est descendu sur les apôtres, réunis dans la prière avec Marie au Cénacle, pour faire de l'Eglise le prolongement de l'œuvre rénovatrice du Christ.
Enfin, une dernière réflexion tirée du récit des Actes des Apôtres : l'Esprit Saint vainc la peur.
Nous savons comment les disciples s'étaient réfugiés au Cénacle après l'arrestation de leur Maître et y étaient restés enfermés par peur de subir le même sort. Après la résurrection de Jésus, leur peur ne disparaît pas à l'improviste. Mais voilà qu'à la pentecôte, lorsque l'Esprit Saint se posa sur eux, ces hommes sortirent sans peur et commencèrent à annoncer à tous la bonne nouvelle du Christ crucifié et ressuscité. Ils n'avaient pas peur, parce qu'ils se sentaient entre les mains du plus fort.
Oui, chers frères et sœurs, l'Esprit de Dieu, là où il entre, chasse la peur ; il nous fait savoir et sentir que nous sommes entre les mains d'une Toute-Puissance d'amour : quoi qu'il arrive, son amour infini ne nous abandonne pas.
C'est ce que montrent le témoignage des martyrs, le courage des confesseurs, l'élan intrépide des missionnaires, la franchise des prédicateurs, l'exemple de tous les saints, certains même adolescents et enfants. C'est ce que montre l'existence même de l'Eglise, qui, en dépit des limites et des fautes des hommes, continue de traverser l'océan de l'histoire, poussée par le souffle de Dieu, et animée par son feu purificateur.
Avec cette foi et cette joyeuse espérance, nous répétons aujourd'hui, par l'intercession de Marie : « Envoie ton Esprit, Seigneur, qu'il renouvelle la face de la terre ». Amen
BENOIT XVI
© Copyright du texte original en italien : Libreria Editrice del Vaticano
Traduction : Zenit
Publié le 11 Mai 2013
" Nation sans réflexion ni intelligence. S'ils étaient sages, ils comprendraient; ils sauraient prévoir ce qui les attend. "
"Il verra que leurs mains sont sans force, que ceux même des citadelles succombent, et que les dernières ressources sont épuisées.
"Et il dira: Où sont leurs dieux? ces dieux en qui ils mettaient leur confiance,..
"Vous voyez bien qu'il n'y a que moi, qu'il n'y a pas d'autre Dieu que moi..."
Deutéronome, 32 Cantique de Moïse - samedi à laudes.
Publié le 11 Mai 2013
Publié le 10 Mai 2013
St Philippe
Publié le 8 Mai 2013
ASCENSION
Homélie prononcée
par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault (Fontgombault, le 9 mai 2013)
Viri Galilæi, quid admiramini aspicientes in cælum ?...
Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel, dans l’admiration ?...
(Introït de la Messe, tiré de Ac 1, 11)
Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,
Faut-il se réjouir ou pleurer ?
Chaque fête de l’Ascension ramène ces deux sentiments qui se mêlent dans les cœurs des croyants. Jésus reste avec nous : il ne nous abandonne pas, puisqu’il promet la venue du Paraclet, le Protecteur, le Défenseur. En même temps, il nous quitte pour gagner, avec son corps glorieux, la droite du Père. Ils sont désormais arrivés pour les apôtres et par extension pour tous les chrétiens les temps que le Seigneur avait annoncés : « Les compagnons de l'époux peuvent-ils jeûner pendant que l'époux est avec eux ? Tant qu'ils ont l'époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais viendront des jours où l'époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront en ce jour-là. » (Mc 2, 19-20)
Le temps de la mission pour tous les disciples du Christ commence : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. » (Mc 16, 15-16) De fait, la présence du Seigneur accompagnera les disciples, comme saint Marc le rap- porte dans son Évangile : « Pour eux, ils s'en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l'accompagnaient. » (Mc 16, 20)
La confiance dans la présence fidèle du Seigneur et la mission qui commence semblent être la source de la joie étonnante des disciples après l’Ascension : « s'étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu. » (Lc 24, 52-53)
Les difficultés pourtant n’allaient pas manquer. Saint Paul propose un résumé impressionnant du pain quotidien des missionnaires du Christ : « Souvent j'ai vu de près la mort ; cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups de fouet moins un ; trois fois, j'ai été battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. Et mes voyages sans nombre, les périls sur les fleuves, les périls de la part des brigands, les périls de la part de ceux de ma nation, les périls de la part des Gentils, les périls dans les villes, les périls dans les déserts, les périls sur la mer, les périls de la part des faux frères, les labeurs et les peines, les nombreuses veilles, la faim, la soif, les jeûnes multipliés, le froid, la nudité ! » (2 Co 11, 23-27)
Le pire pour l’apôtre est peut-être d’être confronté à l’indifférence. Ce fut le cas pour Paul lors de sa rencontre à l’Aréopage d’Athènes. À mesure qu’il parle, s’installe entre lui et la docte assemblée, composée de ceux qu’il appelle « les plus religieux des hommes » (Ac 17, 22), comme un malaise. Le Dieu créateur, en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être, son jugement futur sur le monde, la résurrection des corps, n’attirent que peu d’intérêt : « les uns se moquaient, les autres disaient : “Nous t'entendrons là-dessus une autre fois.”» (Ac 17, 32)
De telles considérations, qui nous semblent que bavardages, n’intéressent pas des hommes qui se croient sages. Le vrai Dieu ne les intéresse pas. Suivre les faux dieux, les dieux faits de mains d’homme, ne prête pas à conséquence. Suivre les faux dieux, suivre ses passions, donne l’illusion de la liberté. Écouter saint Paul, c’est au contraire accueillir dans sa vie un être dont la présence remet en question le sens de la vie et l’exercice de la liberté. Mais que vaut une liberté qui s’érige en absolu contre la liberté et la volonté de Dieu ? Que vaut une liberté qui librement s’aveugle ?
Relire les premiers chapitres du livre de la Genèse est éclairant.
La liberté qui fait l’économie de Dieu est celle de la créature avant que Dieu ne parle. Cette liberté a un nom à l’allitération évocatrice : tohu-bohu, chaos. Ce qui met fin à l’état de confusion antérieur à l'organisation du monde, c'est la parole de Dieu : « Dieu dit : “Que la lumière soit”, et la lumière fut. » (Gn 1, 3) La lumière pourrait-elle dire alors : « Je suis ténèbres » ? Non, la lumière ne le peut pas, parce que Dieu a dit : « Que la lumière soit. » La lumière est donc lumière. L'enfant capricieux qui ferme les yeux alors que le soleil est au zénith peut dire : « Il fait nuit, la lumière pour moi c’est comme les ténèbres. » L'enfant le dit, mais il se trompe.
Un peu plus loin, toujours au premier chapitre de la Genèse, Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image... Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. » (Gn 1, 26-28) La conclusion du second récit de la création est encore plus explicite : « C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair. » (Gn 2, 24). La parole de Dieu est au fondement de l’union. Certes un homme peut dire : « Un couple selon moi, ce peut être l'union de deux hommes ou de deux femmes. » Il le dit, mais il se trompe. La parole de Dieu demeure la seule référence garante de ce qu’est un couple, garante aussi de la légitimité de sa reconnaissance officielle dans le mariage.
L’enfant capricieux, s’il se met à marcher les yeux fermés, ne tardera pas à tomber. Avant d’avoir atteint le sol, déjà il aura ouvert ses yeux. Ébloui l’espace d’un instant, il comprendra vite que la lumière n’est pas ténèbres mais au contraire un précieux secours de Dieu. La volonté de se libérer du plan de Dieu l’a conduit dans les ténèbres, dans le chaos. La redécouverte de la lumière lui a rendu sa vraie liberté.
Alors que l’économie mondiale s’effondre et que les chefs d’État s’emploient à résoudre la crise, il est consternant de voir comment ces mêmes chefs d’État s’appliquent avec zèle à accentuer la décadence morale de la société et de l’humanité, tant par l’exemple de leur propre vie qu’en promulguant des lois qui se fondent, non pas sur la nature de ceux qu’elles concernent, mais sur une volonté idéaliste et irréaliste d’égalité. L’homme n’a pas à créer le monde : Dieu a dit : « fructifiez et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. » (Gn 1, 28)
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Combien de temps faudra-t-il aux hommes pour comprendre qu’une société qui ne protège pas la vie humaine, la cellule familiale et en particulier l’enfant, promeut la haine, s’expose à toutes les dérives et court à sa perte ? La vie et la famille sont des dons nés de la parole divine. Elles ne se vendent pas, ne s’achètent pas, ne se bradent pas. Elles se respectent.
L’homme semble avoir un besoin irrépressible de détruire : défigurer la beauté de la planète, gaspiller et détruire ses ressources énergétiques, la nourriture qu’elle produit, enfin se détruire lui-même en refusant ce qu’il est.
À l’image des apôtres, les chrétiens ont le devoir de répandre à travers le monde la semence de la parole : parole primordiale du premier instant de la création, parole incarnée du Dieu qui se fait parole dans le Christ.`
Cette parole est l’unique voie qui conduit du néant à l’être, du chaos à la vie, des ténèbres à la lumière.
Dans la vie publique, les chrétiens ont le devoir, par leurs votes et plus généralement par leurs actions, de soutenir les candidats et les élus qui ne se rendent pas complices de crimes contre l’humanité mais promeuvent une authentique législation de la vie. Refusant d’appliquer les lois mortifères issues de la dictature du relativisme, usant du droit inaliénable et légitime à l’objection de conscience, ils présentent au monde une authentique liberté fon- dée dans la vérité.
Saint Paul en cette année de la foi nous encourage : « J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé, nous aussi, nous croyons, et c'est pourquoi nous parlons. » (2 Cor 4, 13 ; cf. Ps 115, 10).
Après l'Ascension, les apôtres s'en retournèrent à Jérusalem avec une grande joie. Tel est l’enthousiasme des porteurs de la bonne nouvelle.
Cette joie nous est également promise en cette fête de l'Ascension. Pour cela, unis à Marie et aux apôtres, attendons le don de l'Esprit que le Seigneur a promis et devenons toujours davantage ses porte-parole jusqu’aux extrémités de la terre.
Amen.
Publié le 7 Mai 2013
Entre le temps de l’Ascension et de la Pentecôte, l’Eglise, en prière avec la Vierge Marie et les Apôtres, invite chaque fidèle à invoquer plus spécialement l’Esprit-Saint.
neuvaine .
Publié le 6 Mai 2013
Publié le 6 Mai 2013
1. La pauvreté ne doit pas être confondue avec le paupérisme
Commençons par le premier point. Tout d'abord, il faut dire que la pauvreté ne peut pas être confondue avec le paupérisme. La pauvreté est une valeur qui doit être prise en considération par tous les chrétiens. Tous sont tenus à être «pauvres», parce que la pauvreté, c'est se rapporter de façon correcte aux biens matériels, en ce sens que ces biens ne peuvent pas et ne doivent pas être considérés comme «fins» mais seulement «moyens». Dans les béatitudes (Luc 6) Jésus appelle les pauvres «bienheureux», alors qu'il dit: «Malheur à vous qui êtes riches».
Eh bien, cette pauvreté et cette richesse ne doivent pas être prises au sens économique.
Le «pauvre», évangéliquement parlant, n'est pas tant celui qui ne possède rien, que celui qui, tout en possédant, sait que la richesse doit être considérée seulement comme un moyen de faire le bien et de se rapprocher de Dieu. Au contraire, le «riche», au sens évangélique, n'est pas nécessairement celui qui possède, mais celui qui est si plein de lui-même qu'il ne sait pas faire de la place pour Dieu dans sa vie.
Paradoxalement, si quelqu'un a dans sa poche 10.000 €, mais fait de ce chiffre non pas la fin de sa vie, mais un moyen de faire le bien, il n'est pas riche mais pauvre. Si au contraire quelqu'un a dans sa poche un euro, mais fait de ce misérable euro le but de sa vie, se déclarant même prêt à fouler aux pieds la loi de Dieu à condition d'augmenter sa "richesse", celui-là n'est pas un pauvre, mais un riche. Bien sûr, il ne fait aucun doute que celui qui a beaucoup pourra plus facilement être tenté dans l'orgueil et la présomption; celui qui a moins choisira plus facilement l'humilité et la simplicité; mais de là à détecter un automatisme il y a loin.
En outre, comme nous l'avons mentionné précédemment, il faut dire qu'on ne peut pas confondre la pauvreté avec le paupérisme. Ce dernier est la pauvreté économique à tout prix. Mais c'est loin d'être une perspective chrétienne correcte. Prenons saint François d'Assise, le modèle de la vraie pauvreté. Ce grand saint tenait à faire comprendre à ses frères que le chemin de leur pauvreté devait être considéré comme l'un des nombreux pour aller au Paradis, mais pas le seul. La route nécessaire pour ceux qui choisissaient leur vie, mais pas pour les autres. Tant et si bien que ceux qui, parmi les Franciscains pensaient autrement que le séraphique fondateur, finirent par sortir de l'Église et mourir hérétiques.
2. La vérité ne peut pas être séparée de la beauté
Venons-en au second point: la vérité ne peut pas être séparée de la beauté. Citons à nouveau saint François d'Assise. Celui-ci prétendait à la plus grande pauvreté pour ses frères, mais à la plus grande spledeur pour les édifices ecclésiastiques. Il disait que les églises devraient être pleines d'objets précieux, tant est grande la Grandeur qu'ils contiennent, c'est-à-dire le très Saint-Sacrement. Les vêtements liturgiques, que les Clarisses du temps de saint François cousaient, étaient brodés de fils d'or, ainsi le voulait le Père séraphique. La beauté, en effet, doit signifier la Vérité. Mieux: la vérité doit être signifiée par la beauté. Et la beauté est aussi majesté, elle est aussi «richesse».
Dans la Première Lettre aux Gardiens (référence non trouvée), il écrit: «Je vous prie, plus que si cela me concernait personnellement, lorsque cela vous semblera adéquat et utile, suppliez humblement le clergé de vénèrer par-dessus tout le très saint Corps et le Sang de notre Seigneur Jésus-Christ et les saints noms et les mots écrits par lui pour consacrer son corps. Les calices, les ornements de l'autel et tout ce qui sert au sacrifice, doivent être précieux. Et si en quelque endroit il se trouvait que le très saint Corps du Seigneur soit placé de manière misérable, qu'ils le placent et le conservent dans un endroit précieux, en vertu des dispositions de l'Église, et qu'il soit porté avec une grande vénération et administrés aux autres avec discrétion».
On trouve quelque chose d'intéressant notre propos dans la biographie de Saint Jean-Marie Vianney (le curé d'Ars) par François Trochu: « Don Vianney (...) par respect pour l'Eucharistie, voulait ce qu'il y avait de plus beau. (...) Ainsi, il enrichit une «garde-robe du Bon Dieu», comme il le disait, avec son langage coloré et imaginatif. Il visitait à Lyon les magasins de broderie, de bijoux, et y achetait ce qu'il y trouvait de plus précieux. « Dans les alentours - confiaient ses fournisseurs étonnés - il y a un petit curé tout maigre, qui a l'air de ne jamais avoir un sou en poche et qui pour son église veut toujours le meilleur». Un jour, en 1825, la comtesse d'Ars l'emmena avec lui en ville, pour acheter un parement pour la messe. A chaque nouveau modèle qui lui était présenté, il répétait: «Ce n'est pas assez beau ... Il faut quelque chose de plus beau que cela!».
Dans l'Evangile de saint Jean (chapitre 12), il y a un épisode qui sur ce sujet dit tout: «Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Là, on lui fit un souper et Marthe servait, et Lazare était un des convives. Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur, très précieux, en oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux, et toute la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Alors Judas Iscariote, l'un de ses disciples, celui qui devait le livrer, dit: «Pourquoi n'avoir pas vendu ce parfum pour trois cents deniers et donné l'argent aux pauvres?». L'évangéliste ajoute que Judas ne dit pas cela parce qu'il se souciait des pauvres, mais parce qu'il était un voleur et qu'il voulait voler ce qu'il y avait dans la cassette. La réponse de Jésus est claire: «Laisse-la (...) Les pauvres, vous les aurez toujours avec avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours». Donc, il y a des moments où il faut donner aux autres, mais il y a aussi des moments où on doit souligner avec la richesse la grandeur du divin.
La beauté affine les esprits, les ouvre à la sensibilité et donc à la compréhension envers les autres. Créer la beauté est un acte d'amour naturel envers Dieu.
On raconte qu'à Pise, avant qu'ils ne construisent la célèbre Place des miracles avec le Dôme, le Baptistère et le fameux Campanile (qui devint plus tard la Tour de Pise bien connue) manquaient les égouts. Les habitants de Pise, cependant, préfèrent construire d'abord la cathédrale et puis peut-être penser aux égouts ensuite. Le choix a certainement été imprudent ... mais d'une grande générosité envers Dieu. On pourrait penser, mais comment la Providence a-t-elle voulu rembourser la générosité des pisans d'alors? Contrairement à d'autres villes de Toscane, à Pise, si vous enlevez la Tour Penchée et la Place des miracles, il ne reste pas grand chose. La ville est devenue célèbre dans le monde entier pour un fait mystérieux: l'affaissement de terrain qui a permis au Campanile de pas s'écraser au sol, mais de rester étonnamment incliné. Et il vient à l'esprit: alors les études géologiques, ils savaient les faire ... si c'est vrai, et c'est vrai, que tout ce qu'ils avaient construit de grand est arrivé jusqu'à nous intact malgré les nombreux tremblements de terre.
3. La richesse de l'Eglise n'est pas à l'Eglise ...
En fait, la richesse de l'Eglise n'est pas à l'Eglise.
La richesse de l'Église se compose principalement d'œuvres d'art qui non seulement ne sont pas aliénables (dans le sens qu'elles ne sont pas vendables), mais existent grâce à la générosité des fidèles.
On peut raconter à cet égard cet épisode significatif. Dans l'Emilie de l'après-guerre, les années de grande lutte entre catholiques et communistes, dans une petite ville, il y eut une conférence organisée par le Parti communiste d'alors. Parmi les intervenants, il y avait un professeur (bien sûr communiste) qui a commencé à attaquer l'Eglise surtout pour sa richesse présumée qu'elle gardait pour elle-même sans la donner aux pauvres. Dans le public il y avait deux prêtres instruits qui ont tenté de prendre la parole pour lui porter la contradiction, mais ils aggravèrent la situation car ils intervenaient en utilisant un langage trop théorique et théologique, de sorte que les gens simples et ignorants qui assistaient ne pouvaient pas comprendre. La providence voulut que prenne aussi la parole un simple curé de paroisse, qui parlait dans le dialecte des personnes présentes. Il s'est borné à raconter aux habitants de cette ville quelque chose qui s'était passé il y a des années et dont tous se souvenaient très bien. Il s'agissait d'un ouvrier communiste, athée, dont la fille unique était tombée gravement malade. Sa femme, qui était croyante, décida de demander à la Vierge Marie, à qui était dédié un célèbre sanctuaire de l'endroit, la grâce de la guérison. Le miracle arriva: l'enfant fut guérie. L'ouvrier voulut alors se rendre chez le meilleur bijoutier de la ville pour réaliser un bel ex-voto en or. Le travail fut effectué et l'homme le porta au recteur du Sanctuaire. Mais, quelques jours après, l'ouvrier, passant devant la boutique de bijoux, vit dans la vitrine l'objet qu'il avait commandé et remis au Sanctuaire. Impatiemment il demanda une explication. Il lui fut dit que le recteur l'avait mis en vente pour construire un oratoire pour les enfants. L'homme, à juste titre, se mit dans une colère noire: «Et voilà, nous offrons à la Vierge et les prêtres ... revendent ce que nous lui offrons». Et il avait raison. Pour bonne que fût l'intention du prêtre, il ne pouvait pas revendre ce qu'un fidèle avait donné directement à la Vierge. Il a suffi du souvenir de cet épisode, pour que tout le monde présent comprenne la vraie signification des nombreuses richesses de l'Eglise.
linkbenoît et moi.
Publié le 5 Mai 2013
Lors du dernier conseil presbytéral, Mgr Jaeger avait invité le père abbé de Fontgombault Dom Jean Pateau à présenter le présent et l’avenir de l’abbaye de Wisques.
La difficulté de renouvellement de l’actuelle communauté saint Paul, et le décès de l’abbé Lugez ont amené les bénédictins à revoir l’avenir de l’abbaye. Fallait-il fermer ou trouver une autre communauté ? L’actuelle abbaye de Wisques avait été fondée par des pères de Fontgombault fin XIXème siècle.
L’abbaye de Fontgombault est née en Berri, de l’impulsion donnée par Pierre de l’Etoile et ses compagnons, ermites, en 1091. Elle eut son apogée aux XII-XIIIème siècles. C’est une longue histoire avec de nombreuses vicissitudes durant près de 1.000 ans.
En 1948, après la seconde guerre mondiale, l’abbaye redevient bénédictine avec l’installation de 22 moines venus de Solesmes. La communauté, très nombreuse songe a essaimer, fonder une nouvelle abbaye, dans le souci de répondre à la demande de Jean-Paul II pour une nouvelle évangélisation. Le déclin de Wisques, avec une moyenne d’âge de plus de 75 ans, à la différence de Fontgombault (âge moyen de 51 ans) provoque la réflexion du père abbé de Fontgombault. C’est ainsi que plusieurs moines feront des “stages” à Wisques au cours du premier semestre 2013 et qu’une solution de reprise était envisagée. Ce passage de plusieurs groupes de religieux durant 4 semaines devait permettre de mûrir le projet. Les contacts furent très bon et l’installation de 13 moines à l’automne 2013 est donc envisagée.
La mise en place d’une nouvelle communauté répond au processus très précis de la nomination d’un prieur puis d’un abbé pour Wisques, dépendant de Solesmes. La nouvelle communauté devrait être forte de 18 religieux.
Plusieurs questions ont été posées par les doyens : sur les relations avec la population chrétienne locale, sur le rite liturgique, sur les activités pratiques (hôtellerie, culture, activités artistiques). Les communautés religieuses ne reçoivent aucune responsabilité de la part de l’évêque du lieu envers les chrétiens des paroisses. Les moines n’ont pas pour mission première l’animation des communautés paroissiales. Cependant comme de nombreux monastères, ils accueilleront les chrétiens qui désirent prier avec eux et se ressourcer. Le rite de la liturgie de l’abbaye est celui dit « extraordinaire », c’est-à-dire le missel de Pie V. (A la différence de l’abbaye Notre-Dame, qui célèbre en latin, selon le rite de Paul VI). Le père abbé a fait ce choix, suite à une révélation divine qu’il aurait eue en 1988, l’année même du schisme de Mgr Lefebvre. Le père insiste sur l’importance d’une belle liturgie pour favoriser l’évangélisation et l’intériorisation.
Le père abbé espère que la communauté pourra reprendre et développer les activités matérielles qui donneront subsistance à la communauté. Hôtellerie, travaux d’agriculture et, probablement, atelier artistique dont céramique.
Il attend de la part du diocèse accueil et prière.
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