spiritualite

Publié le 20 Novembre 2013

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Nos réflexions portent sur la musique sacrée, qui fait partie intégrante de la célébration solennelle de la sainte Liturgie, et dont toute la tradition ecclésiale témoigne de l'importance, soit comme expression de la participation des fidèles, soit comme une aide puissante et efficace permettant d'élever l'esprit vers les mystères de la foi, soit encore comme une forme communautaire de la prière, qui illustre la nature de l'Église, en tant que communion. Celle-ci est à la fois vécue de manière personnelle, et elle est exprimée dans l'unité des formes qui sont aptes à souligner la dimension intégrale et visible de l'Église, en tant que Corps mystique du Christ.

 

Le chant est une expression humaine qui comporte le désir de communiquer aux autres nos sentiments, ainsi que celui de les exprimer d'une manière communautaire. Dans l'Ancien Testament, on a conservé des « cantiques » ; citons, entre autres, celui de Moïse (Ex 15, 1-18), celui d'Anne, la mère du prophète Samuel (1 S 2, 1-10), celui de Tobie (Tb 13, 1-17) et celui de Judith (Jdt 16, 1-17). Toutefois, ce sont les Psaumes qui témoignent d'une manière éclatante de l'expression poétique et musicale de l'expérience religieuse d'Israël. Il n'y a donc rien d'étrange au fait de trouver, dans le Nouveau Testament, des textes inspirés dont la structure conceptuelle est semblable à celle des anciens cantiques, et, à propos desquels on a très vite compris qu'ils pouvaient être chantés. Tel est le cas du « Magnificat » (Lc 1, 46-55), et aussi du « Benedictus » (Lc 1, 68-79), du « Nunc dimittis » (Lc 2, 29-32), mais ils ne sont pas les seuls ; de fait, l'Apôtre Saint Paul ne conseille-t-il pas aux fidèles de prier avec « des hymnes et des cantiques spirituels » (cf. Ep 5, 19 ; Col 3, 16) ? Très tôt, la vie monastique adopta la psalmodie comme forme de la prière commune, et il est probable que, dès cette époque, la psalmodie était chantée, du moins en partie.

 

Comme vous le savez bien, on attribue à Saint Grégoire le Grand, dont le pontificat se situe entre les années 590 et 604, l'intuition du chant ecclésiastique romain, désigné depuis lors sous le nom de « chant grégorien ». Cette musique sacrée, si splendide, est complètement mise au service des textes liturgiques, dont elle souligne la valeur et l'importance des mots, et elle se caractérise par sa discrétion, son intériorité et sa contemplation. Combien les mêmes mots, simplement récités, ou bien chantés selon les mélodies grégoriennes, deviennent-ils transparents, lorsqu'ils sont accompagnés, soulignés et mis en valeur par la musique traditionnelle du rite romain ! On dit même que l'un des grands maîtres de la musique occidentale classique aurait affirmé qu'il aurait bien volontiers échangé toutes ses compositions contre le simple fait d'avoir été l'auteur de la seule mélodie grégorienne de la "préface simple" !

 

La musique grégorienne n'a pas comme fonction de « remplir » les moments durant lesquels on doit observer le silence sacré. Elle n'a pas non plus comme fonction d'occuper les fidèles en leur offrant un moyen de satisfaire leurs sens d'une manière agréable, en leur faisant éprouver un plaisir esthétique. Non, la musique sacrée est au service du sens sacré de la Liturgie ; elle est aussi au service de la participation profonde à la Liturgie ; elle est donc au service du sens religieux des textes sacrés de la Sainte Écriture, qui est l'âme de la célébration du mystère chrétien. En revanche, le style théâtral, de même que le « bavardage musical », le caractère spectaculaire de certaines expressions musicales, la mise en évidence de la virtuosité des chantres, et en particulier des solistes, et aussi les excès dus à l'emploi indiscret de certains moyens dans l'exécution des pièces de la musique dite sacrée, constituent de véritables abus qui dénaturent la musique qui est employée dans un contexte liturgique, et ces abus portent gravement préjudice au but essentiellement religieux de la musique sacrée. Ce n'est pas un hasard si la musique grégorienne est anonyme ; de fait, elle n'a pas pour but de souligner la qualité d'un auteur, ni la virtuosité d'un interprète, mais elle a pour finalité de soutenir la prière du peuple, qui est rassemblé pour participer à la célébration avec le désir de chercher et de faire l'expérience de cet invisible, dont la Liturgie est le signe transparent et efficace. Il ne faudrait pas conclure de ce qui précède, que la musique grégorienne serait la seule musique acceptable en tant que mélodie liturgique. Il est vrai que l'Église admet volontiers d'autres types de musiques sacrées, mais il est indispensable que ces dernières soient vraiment religieuses, c'est-à-dire qu'elles portent les âmes vers Dieu, et qu'elles n'aient pas pour effet de provoquer des réactions de nature psychologique conduisant à des attitudes qui ne seraient pas du tout cohérentes avec les valeurs chrétiennes. La musique sacrée, liturgique ou populaire, est toujours l'illustration d'un texte dont la portée ne peut être qu'une expression de la contemplation du dessein de Salut de Dieu, devenu effectif et concret en Jésus-Christ, en sa Mère bienheureuse, dans les saints et dans les exigences morales de l'Évangile.

 

Si l'on tient compte des réflexions qui viennent d'être exprimées, il est évident que celui qui veut composer une pièce de musique sacrée, doit être pénétré des diverses composantes, si riches et si profondes, de la foi chrétienne, et qu'il doit rechercher avant tout la gloire de Dieu et les bienfaits spirituels de la communauté en prière. Il ne suffit donc pas qu'il possède une qualité musicale remarquable, car il manquerait alors à cette dernière la conception de l'homme et de sa destinée transmise par la révélation chrétienne. Ce compositeur serait alors dans la même situation qu'un peintre qui voudrait réaliser une image religieuse sans être lui-même un homme de foi, apte à percevoir et à transmettre à travers cette image un message de salut. Tel est la différence entre, d'une part, le peintre qui s'empare d'un sujet religieux et l'emploie comme un thème destiné à montrer la maîtrise de son art, comme ce fut le cas pour certains artistes de la Renaissance, et, d'autre part, l'auteur d'une icône, habituellement anonyme, pour lequel l'image sacrée est avant tout un message de salut, c'est-à-dire une invitation à la contemplation de l'oeuvre de Dieu et à la réponse qu'elle requiert de la part de l'homme. Il ne suffit donc pas qu'une musique soit de grande qualité pour qu'elle puisse être qualifiée de « religieuse » ; il faut pour cela que cette musique parvienne à traduire et à souligner le contenu de la foi, et qu'elle contribue à soutenir l'élan des croyants vers les mystères de la foi.

 

La musique religieuse ne devrait jamais devenir une réalité « substantielle », qui se suffirait en quelque sorte à elle-même, ce qui aurait pour effet de laisser dans l'ombre et au second plan le contenu de la foi. Ainsi, il serait absurde de considérer le Saint-Sacrifice de la Messe comme le cadre visuel d'une musique qui, certes, serait composée en respectant le schéma de la célébration eucharistique, mais qui, cependant, resterait étrangère à la foi de l'Église dans ce qui constitue la réalité même de l'action liturgique.

 

Lorsqu'on choisit une pièce de musique sacrée, il faut tenir compte du moment liturgique durant lequel elle sera employée. Il faut donc considérer sa relation très étroite avec les textes, surtout s'il s'agit d'une musique populaire ; de fait, le sens liturgique le plus élémentaire requiert notamment une grande cohérence entre le texte des chants qui sont choisis, et le moment précis de la célébration liturgique.

 

Que la très Sainte Vierge Marie, dont l'Église proclame le cantique chaque soir, nous apprenne à chanter avec sagesse, ici-bas, sur la terre, les merveilles que Dieu a accomplies en vue du salut de l'humanité, à louer sa gloire et les richesses de sa grâce, et à espérer de sa miséricorde une place dans le Royaume des cieux, où la louange de sa gloire sera notre oeuvre joyeuse pour toute l'éternité.

 

Ainsi soit-il.

 

 

Jorge A. Cardinal Médina Estévez

 

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Publié le 20 Novembre 2013

 

 

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Colegiales benedictinos, compañeros del P. Plácido

 

une idée pour les moines... ! à restaurer !!!!

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 19 Novembre 2013

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La présentation de Marie dans certains lieux de pèlerinage

 

Au jour de la Présentation de la Vierge Marie au Temple, certains lieux de pèlerinages célèbrent leur fête principale ; ainsi en est-il, dans l’archidiocèse de Cambrai, de Notre-Dame de Cugnolles, à Avesnes. Lorsque Charles VIII, en 1494, fit le siège d'Avesnes, les soldats français pillaient la ville sans aucune modération. Or, à ce moment, la Sainte Vierge apparut menaçante, une baguette à la main, et força les pillards épouvantés à s'arrêter dans leurs crimes. Tout un peuple fut témoin de ce prodige. Les habitants d'Avesnes en célèbrent chaque année l'anniversaire, le 21 novembre où l’on distribue au Clergé et aux fidèles des petits gâteaux bénits qu’on appelle des cugnolles.

 

A l’Isle, dans l’archidiocèse d’Avignon, on célèbre Notre-Dame de Salut, ainsi appelée en souvenir de la cessation subite de la peste, le 21 novembre 1638, après une procession générale de la ville.

 

A Nantes, on célèbre Notre-Dame de Bon-Secours, qui, dans la basse ville, était le siège d’une confrérie de mariniers, fondée en 1443. En 1486, les Nantais attribuèrent à Notre-Dame de Bon-Secours que le duc de Montpensier qui assiégeait la ville, se retirât sans causer de dommages. Menacée par les eaux pluviales, la chapelle fut détruite en 1776 et, avant sa reconstruction, la statue fut portée à l’église Sainte-Croix où elle resta deux ans. La reine Marie-Antoinette qui avait financé la reconstruction, offrit une statue d’argent et, en 1778, l’évêque de Nantes bénissait la nouvelle chapelle qui, sous la Révolution, fut pillée, profanée, transformée en arsenal puis vendue. L’église Sainte-Croix recueillit ce qui restait du pèlerinage à qui Pie VII accorda l’indulgence plénière (1815).

 

Dans l’archidiocèse de Tours, à Liguiel, chapelle construite en 1613, sous le vocable de Notre-Dame des Anges, et ruinée par les révolutionnaires, on se souvient d’Elie-Marie Besnard du Château, né à Ligueil le 21 novembre 1794, qui, faute de prêtres, l'enfant grandissait sans avoir reçu le baptême. Un jour, cependant, les parents apprirent qu'un prêtre vivait caché dans une maison de Ligueil et, le 12 mai 1795, le petit Elie, en cachette, et au milieu des ruines de Notre-Dame des Anges, fut enfin baptisé. Ce souvenir était resté profondément gravé dans la mémoire de l'enfant qui, dans sa vieillesse, résolut de réparer les ruines. Le 15 août 1871, la chapelle fut bénite par M. l'abbé Baranger, curé de Ligueil. Elle abrite le tombeau de celui qui la restaura.

 

Dans l’église Saint-Etienne de Bar-le-Duc, au diocèse de Verdun, on célèbre la fête de Notre-Dame du Guet. Au XII° siècle, des assiégeants, après avoir ravagé la ville basse, se présentèrent subrepticement devant la Porte-au-Bois au-dessus de laquelle on avait mis une statue de la Vierge à l’Enfant. Lorsqu’un soldat jeta une tuile à la statue, en criant : Prends garde à toi, on vit la Vierge l’attraper et la donner à l’Enfant-Jésus, pendant que le blasphémateur tombait raide mort ; on entendit la Vierge crier : Au guet ! la ville est prise ! réveillant les gens du poste de guet qui repoussèrent les assiégeant jusque dans la campagne. La chapelle de Notre-Dame du Guet, construite au XV° siècle, fut rasée par les révolutionnaires et la statue, brisée en morceaux, fut reconstituée et rendue à la piété des fidèles en 1806.

 

 

Ouvrez-vous, sanctuaire, portes éternelles !

 

Voici le temple qu'on présente au temple,

 

le sanctuaire au sanctuaire,

 

l'arche véritable où repose le Seigneur

 

effectivement à l'arche figurative

 

où il ne repose qu'en image.


 

Bossuet

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Novembre 2013

 

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La bien-aimée toute belle et sans tâche, le jardin fermé, la fontaine scellée du Cantique des cantiques; c'est Marie immaculée, aimée plus que tous les enfants des hommes et préservée par son divin gardien des approches du péché.

 

" En ce temps-là, dit l'évangéliste, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge épousée par un homme de la maison de David, et le nom de cet homme était Joseph; le nom de la vierge, Marie."  (Luc, cap.I.26,27)

 

La chute a commencé par un ange de ténèbres, la réparation commence par un ange de lumière.

 

L'ange de ténèbres est la ruse même, l'ange de lumière est la noble, la franche et sainte force de Dieu, Gabriel; l'ange des ténèbres sort de terre et monte en serpentant sur l'abre de la science, l'ange de lumière descend des cieux et se présente sous une forme digne de sa parfaite nature, de la haute majesté de Dieu qu'il représente et de la mission qu'il doit remplir; l'ange de ténèbres débute par une question insolente, assaisonnée de mensonge:" Pourquoi Dieu vous a-t-il défendu de manger tous les fruits du paradis?"

 

L'ange de lumière s'annonce par une respectueuse salutation qui exprime toute la vérité des préparations divines:" Salut, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes."

 

Eve devait se défier de la question et du mensonge, mais, trop sûre d'elle-même, elle veut contenter son avide curiosité; Marie se trouble des paroles qu'elle entend, et son humilité se refuse à croire qu'elle mérite tant de respect. Il faut que l'ange la rassure et lui rappelle les promesses divines. - " Ne craignez pas, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez et enfanterez un fils que vous nommerez Jésus. Il sera grand, et on l'appellera le fils du Très-Haut, le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, il règnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n'aura point de fin."

 

Eve, tentée par le démon, se met en face du commandement de Dieu qu'elle n'aura pas le courage de respecter; Marie, recevant les propositions du ciel, se rappelle la libre promesse qu'elle a faite d'être vierge, et veut être assurée que cette promesse ne sera pas violée.

 

Satan achève sa séduction par une négation hardie et une promesse insensée:" - Non, vous ne mourrez pas, mais vous serez comme des dieux."

 

Gabriel décide le consentement de Marie par une dernière révélation des desseins cachés de Dieu, de ses chastes opérations et de la sainteté de leur fruit: - "L'Esprit-Saint surviendra en vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre; c'est pourquoi le saint qui naîtra de vous sera appelé le fils de Dieu."

 

Eve, enivrée d'orgueil, porte une main audacieuse sur le fruit défendu. c'est son fiat bientôt suivi des hontes et des misères du genre humain; Marie, toujours humble, s'écrie: " Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole."

 

Et alors, ce mensonge de Satan, eritis sicut dii, se retourne contre lui.

 

Nous sommes vraiment comme des dieux.

 

comme des dieux, car une enfant de l'humanité est appelée à représenter les créatures dans le contrat sublimes des noces de la nature divine avec la nature humaine;

 

comme des dieux, car une bouche humaine prononce un fiat qui décide une merveille plus grande que celle de la création;

 

Comme des dieux, car une fille des hommes, conjointement avec le Père éternel, appellera Dieu: mon fils;

 

comme des dieux, car Dieu devient semblable à nous: Le Verbe se fait chair: Et verbum caro factum est.

 

 




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Rédigé par R.P Monsabré OP

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Publié le 18 Novembre 2013

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Aujourd’hui, suscitant souvent la surprise parmi leurs amis et leur entourage, de nombreuses personnes abandonnent des carrières professionnelles souvent prometteuses pour embrasser la règle austère d’un monastère de clôture. Qu’est-ce qui les pousse à accomplir un pas aussi exigeant sinon le fait d’avoir compris, comme l’enseigne l’Evangile, que le Royaume des cieux est "un trésor" pour lequel il vaut vraiment la peine de tout abandonner (cf. Mt 13, 44) ? En effet, ces frères et sœurs témoignent en silence qu’au coeur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu, rocher inébranlable de fidélité et d’amour. "Todo se pasa, Dios no se muda" (Tout passe, Dieu ne change pas), écrivait la grande maîtresse spirituelle sainte Thérèse d’Avila dans un de ses textes célèbres. Et face à la nécessité diffuse que ressentent de nombreuses personnes, de sortir de la routine quotidienne des grandes agglomérations urbaines à la recherche d’espaces propices au silence et à la méditation, les monastères de vie contemplative se présentent comme des "oasis" dans lesquelles l’homme, en pèlerinage sur la terre, peut mieux puiser aux sources de l’Esprit et se désaltérer le long du chemin.

Ces lieux, par conséquent, apparemment inutiles, sont en revanche indispensables, comme les "poumons" verts d’une ville : ils font du bien à tous, y compris à ceux qui ne les fréquentent pas et en ignorent peut-être l’existence.

 

Benoît XVI, Angelus du 19 novembre 2006.

 

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MERCI !

 

 

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Ordination diaconat 20 0ctobre 2013

 

  - Clear Creek

 

 

 

 

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Pour nos futurs novices, afin qu'ils remplissent vite les stalles laissées vides.

 

Mon Dieu donnez-nous encore  beaucoup beaucoup de saints moines !

bon à peu près autant, ça ira ! par trois ? ce serait bien, il aurait du boulot le pauvre père maître ! ils font tout par 3 à Clear Creek, il faudra qu'ils donnent la recette à Fontgombault ! 





urgent.

 

 

Le Pape Pie XII a institué, pour le 21 novembre 1953, fête liturgique de la Présentation de la Vierge Marie au Temple, la « Journée Pro Orantibus ».

 

A cette occasion, tous les fidèles sont invités à rendre grâce au Seigneur pour le don de la vie cloîtrée, et en particulier pour tous nos frères et sœurs qui, dans les couvents de clôture du monde entier, contribuent à l’édification du Royaume de Dieu, en élevant vers le Seigneur une prière incessante et continue.

 

La Journée invite à nous tourner vers les monastères, pour les aider par notre aide spirituelle et matérielle, et rappelle à l’homme contemporain, souvent plongé dans les rythmes convulsifs et frénétiques de la vie moderne, l’importance de mettre au centre de leur propre existence Jésus-Christ et la prière.

 


« La Journée ‘pro Orantibus’, née comme une occasion d’aide matérielle pour les Communautés de vie contemplative cloîtrée, s’est développée au cours des ans comme une occasion pour proposer à nouveau aux chrétiens de toutes les latitudes, le mystère de la contemplation, cette composante essentielle de la vie de tous ceux qui croient dans le Christ, à laquelle, par une vocation de consécration spéciale, sont appelés de manière plénière et permanente, les hommes et les femmes qui, en se donnant exclusivement et entièrement à Dieu, dans la pénitence, dans la prière et dans la louange, offrent à l’Église leur propre service pour le bien commun.

 

La science biologique, avec ses études toujours plus approfondies, et la science sociale, qui ont montré dans les temps modernes et classifié les mécanismes de la vie de relation, ont bien souligné que chaque organisme existe et se développe grâce à la contribution de toutes ses composantes qui, selon une manière qui leur est propre, collaborent et interviennent par leur action pour parvenir à la plénitude de sa réalisation.

 

Saint Paul a déjà comparé l’Église à un Corps dont la Tête est le Christ, et dont les membres sont tous les baptisés unis par la charité et engagés à parvenir à la pleine maturité en Lui. Le Peuple de Dieu, guidé par les riches contenus montrés par le Concile Vatican II et par les Pontifes qui se sont succédés pour guider l’Église, a fait de grands progrès dans la conscience du devoir de tous, de se charger de l’annonce de l’Évangile, et de la réalisation concrète du bien de ses frères ; mais, assez souvent, la sphère qui ressent l’urgence et la nécessité d’un service, est liée à la partie matérielle de l’homme. Tous sont disposés à reconnaître l’utilité de ceux qui s’occupent des malades, des enfants, des pauvres ou de ceux qui cherchent des solutions concrètes pour les drames de la drogue, du refus de la vie, de « l’usage » des personnes pour des fins exclusivement hédonistes et égoïstes.

 

Mais elle est moins claire, la conscience que l’homme est composé aussi d’une partie spirituelle et que, tout en parvenant à éliminer touts les causes de souffrance matérielle et de malaise social, l’homme ne trouve pas sa pleine réalisation si ce n’est dans la rencontre individuelle, concrète et vitale avec Dieu. Dans ce domaine, tout être humain doit faire sien le chemin strictement personnel qui se développe dans la partie la plus secrète de son âme, là où Dieu seul entre, et où le don inconditionné de l’Amour frappe pour demander à la créature son accord actif pour la rendre pleinement et éternellement heureuse.

 

Personne ne peut percevoir les cimes de sainteté et les abîmes de misère qui peuvent se cacher au plus intime d’une conscience ; seul le Seigneur peut connaître et intervenir avec une aide efficace mais, selon le plan vraiment mystérieux selon lequel Dieu veut avoir besoin de l’homme, même dans cette œuvre, qui est Sienne en réalité, Il cherche notre collaboration.

 

C’est là la grande mission des âmes contemplatives : donner toute leur propre vie à Dieu pour qu’Il puisse s’en servir comme et là où Il veut, qu’il puisse s’en servir comme d’une réserve inépuisable d’amour, de force, de dépassement de soi, de générosité, d’espérance et de pardon, pour fortifier et presque catalyser l’engagement de l’homme seul qui reste de toute façon nécessaire.

 

A nous, moniales, qui, jour après jour, alimentons ce trésor, il n’importe pas de savoir qui sont les destinataires de notre prière, du sacrifice et de l’offrande, parce que nous avons la certitude que le Seigneur les fera certainement parvenir à ceux qui en ont véritablement besoin, même si personne d’autre, de l’extérieur, ne pourra même pas le supposer.

 

 Du contact avec un Monastère, les hommes d’aujourd’hui peuvent apprendre à découvrir ce que la personne réalise vraiment, ils peuvent comprendre que la source du sourire serein et joyeux qu’ils rencontrent dans la clôture vient de la certitude que Dieu est Amour, et que, en conséquence, tous les événements de l’existence que nous, avec un mètre humain, nous divisons en bons et mauvais, sont les véhicules d’une grâce qui nous aide à croître et avancer vers la plénitude de la vie, de cette vie qui a déjà commencé ici-bas dans le temps, mais qui trouvera son plein accomplissement en Dieu pour l’éternité.

 

Chaque créature naît avec sa vocation voulue par le Seigneur pour ces personnes, en ce moment historique donné, en cet endroit précis de la terre ; c’est Lui qui sait de quelle chose on a vraiment besoin et, sans oublier l’œuvre précieuse et irremplaçable de tous les religieux engagés dans l’apostolat direct et dans les différentes œuvres au service des petits, des faibles, de ceux qui souffrent, on doit dire que, précisément, le grand vide qui, à notre époque semble vouloir engloutir les âmes, L’amène à multiplier les vocations à la vie contemplative, pour que leur présence aide l’humanité à retrouver la voie du Paradis, la seule voie où tous les hommes peuvent marcher ensemble dans le respect réciproque, dans l’aide mutuelle, dans la paix profonde que construit l’amour.

 

Et les jeunes d’aujourd’hui, qui font l’expérience de la fausse liberté de l’indépendance de toute imposition extérieure et de toute valeur qui ne trouve pas en eux-mêmes le mobile et la fin, mais l’ensemble de ses inévitables débouchés, c’est-à-dire des plaisirs éphémères qui se tournent rapidement en dépression et en manque de sens de la vie, pour ces motifs précisément, ces jeunes, s’ils trouvent peut-être des adultes capables de les aider et de les encourager, acceptent plus facilement l’attirance d’un appel au don total, gratuit de soi, pour secourir l’humanité dans ses besoins les plus réels et les plus profonds : retrouver la foi en Dieu Créateur et Père, Vérité et Vie, et, en Lui, retrouver la Vie, et se redécouvrir frères dans la paix et dans la vraie joie ».

 

(Les Bénédictines de Santa Maria di Rosano).

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Novembre 2013

 

 

 

 

 

 

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L'archevêque de Manille appelle à passer la journée du samedi 16 novembre en pénitence, dans le recueillement et le jeûne.

 

Une journée de prière comme expression de la communion et de la solidarité avec les Philippins "qui souffrent, sont affligés ou déboussolés par la succession des calamités qui affectent le pays" (source : Eglises d'Asie)

 

 


 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Novembre 2013

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requiescat in pace +

 

 

 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Novembre 2013

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vin de Gaussan  _  Gâteaux basques - _ FROMAGES DE Donezan et brebis de Belloc + un petit champagne HENRIOT !  un petit Izarra quand même ? une petite liqueur de chez Brana ? ... (pour les experts ! ) 

 

... , et st Benoît dit "non merci  ! ça va comme ça ! soeur Scholastique semble fatiguée !!! "

bonne fête à tous les moines

et moniales.. ....

 

 

priez pour nous !  pour notre père abbé et pour tous  les moines de Wisques. 

 

1ères Vêpres.

 

 

Nous vous saluons, paisibles habitants

Des solitudes et du cloître,

Vainqueurs des cruelles armées

De l'enfer déchaîné.

 

Les joyaux, les monceaux d'or,

Les dignités les plus hautes,

Vos pieds les ont foulés, avec les joies impures

Que le monde peut offrir

 

Vous avez eu pour nourriture

Des herbes ou des légumes,

De l'eau pure pour breuvage,

La terre nue pour couchette.

 

Vous avez vécue parmi les serpents,

Et avec les dragons cruels;

Et les apparitions les plus funèbres des démons

N'ont pu vous faire trembler.

 

Bien loin des choses de ce monde

En sa ferveur votre âme s'envolait,

Et, s'unissant aux choeurs des bienheureux,

Demeurait fixée au ciel

 

 

+

 

Que toute l'assemblée des fidèles se réjouisse de la gloire accordée à notre auguste Père Benoît et à tous ceux qui ont marché sur ses traces; que les phalanges des moines surtout se livrent à la joie de célébrer sur terre la fête de ceux que les Saint sont heureux d'avoir pour compagnons dans le ciel.

 

 

vive les moines !

 

 

+

 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Novembre 2013

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le sourire monastique ... ! rebonjour mon père !!!  ... Le père-abbé Pateau, supérieur du monastère, et le père Trémolet de Villers, conseiller municipal. - si je pouvais vous avoir comme père spi, un de nos bons pères hôteliers  ! 

trop belle la photo .. ! un peu de soleil ! la gentillesse incarnée.. merci pour tout .ça c'est ma classe !


ça me change d'ici , quel contraste,  tiens ! ici c'est comme les dentiers pour chiens !!!! 

vous me manquez trop beaucoup. snif.. ! on est bien si seul .."Vous avez vécue parmi les serpents, Et avec les dragons cruels;

  " depuis deux  ans et demie, trois oh que  oui ! et c'était un 11 Novembre ! on a beaucoup souffert, mais qu'importe..


 

 

 

 

  et vivent les moines !


 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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