spiritualite

Publié le 12 Octobre 2013

 

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MATERNITÉ DE MARIE

Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault,

Administrateur de Saint-Paul de Wisques (Saint-Paul de Wisques, le 11 octobre 2013)

 

 

Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 

 

Le Père Lubrez, dernier abbé de Saint-Paul de Wisques, écrivait : « Avec Dieu, c’est quand tout semble perdu que tout recommence. » Savait-il que ses paroles étaient prophétiques et que, pour ce monastère qu'il avait aimé et pour qui il s'était dépensé jusqu'à y laisser sa santé, elles allaient devenir réalité un peu plus de quatre ans après sa mort ?


La chronique de Saint-Paul de Wisques aux premiers temps de l'implantation du monastère en Audomarois se demandait : « Pourquoi Dieu a-t-il choisi de préférence ce pays à d'autres centres monastiques éteints, pour ressusciter la vie bénédictine ? Sans doute, c'est à cause de la fidélité des moines de Saint-Bertin. »


Depuis longtemps des moines ont vécu en ces lieux. Audomarus (Audomar) ou encore Omer, moine de Luxeuil, né près de Coutances, évêque de Thérouanne vers 630, qui donna son nom à la ville toute proche ; Bertin, compagnon d'Audomar, qui travailla à la fondation de l'abbaye qui a pris son nom, jusqu'à nos frères, que nous connaissons, que vous connaissez, et qui ont donné à cette abbaye de vivre jusqu'à aujourd'hui.

Ils sont toujours proches de nous et intercèdent pour nous, tous ces saints moines qui, durant des siècles, ont chanté en cette contrée les louanges de Dieu et qui aujourd'hui les chantent éternellement devant Dieu.

 


Nous, fils de saint Benoît, nous ne prétendons à rien, si ce n'est à poursuivre humblement et à notre pauvre mesure la quête de Dieu qui est la raison d'être de la vie du moine. Saint Théodore Studite, abbé d'un grand monastère de Constantinople au 9e siècle, disait : « Est moine celui qui dirige son regard vers Dieu seul, qui s’élance en désir vers Dieu seul, qui est attaché à Dieu seul, qui prend le parti de servir Dieu seul, et qui, en possession de la paix avec Dieu, devient encore cause de paix pour les autres. »


Nous voulons être à l'école des saints et tout particulière- ment à l'école de leur Reine, Marie. En la fête de sa Maternité, nous nous mettons sous sa particulière et maternelle protection.

« Ecce Virgo concipiet, Voici que la Vierge concevra. » (Is 7,14 ; Introït de la Messe) Avec Dieu, ce qui semble voué à demeurer stérile est fécond. La fécondité d'une authentique vie monastique participe de la pureté et de la fécondité de Marie. Marie reçoit la visite de l'ange. Elle ne lui dit qu'un mot : Fiat, mais elle le lui dit en vérité. Et le Verbe se fait chair en son sein. Le jeune qui ressent en son cœur l'appel du Seigneur à une vie entièrement consacrée à lui, comme le moine présent depuis de longues années au cloître, devient fécond, par son Fiat, d'une fécondité toute spirituelle mais pas moins réelle, pour le bien de ses frères du monde.


Dieu a voulu s'incarner dans le sein de Marie, et pour cela, Dieu a voulu que Marie lui dise ''OUI''. La leçon est forte, elle vaut aussi pour tout homme. Le ''NON'' à Dieu rend stérile, le ''OUI'' rend fécond.

Devenir Mère de Dieu est quelque chose de fou. N'est-ce pas un peu fou de reprendre un monastère alors que la vie religieuse souffre en général de grandes difficultés et que les vocations se font rares ? N'est-ce pas un peu fou de quitter la vie réglée d'un grand monastère pour les incertitudes d'une petite communauté ?


N'y aurait-il pas, dans l'invitation à venir à Wisques, un discret appel lancé à notre foi, appel qui arrive précisément en cette année de la foi ? Celui qui manque de foi calcule, pèse les chances de réussite, s'épuise, pour finalement ne rien faire. Celui qui a la foi avance, avance dans la lumière de l'Esprit, de cet Esprit qui couvrait Marie. Il avance aussi dans l'espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5,5) et dans la charité qui dilate le cœur.

 


Cheminer dans la foi n'est certes pas facile. L’Évangile d'aujourd'hui montre comment Marie et Joseph durent grandir au contact de Jésus. Jésus n'était pas un enfant turbulent. Pourtant il fait une fugue en demeurant à Jérusalem alors que ses parents ont pris le chemin du retour vers Nazareth après avoir assisté à la fête de la Pâque. Ses parents, inquiets de sa disparition, le cherchent et le retrouvent au temple après trois jours. Que de soucis donne aux parents et aux éducateurs l’insouciance des enfants ! La réponse de Jésus est lumineuse : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père ? » (Lc 2, 49)

 


Aujourd'hui Jésus nous adresse la même parole. Nous pouvons être inquiets, tourmentés : les infidélités du passé, l'avenir incertain tant au plan personnel qu'au plan communautaire ou familial, les doutes dans notre foi... Comme Marie et Joseph, nous cherchons. « Jésus, que nous avez-vous fait ? Où êtes-vous désormais ? Nous vous cherchons angoissés. »

La réponse de Jésus est simple : « Pourquoi me cherchez- vous ? Ne savez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père » ou encore « aux affaires de mon Père ? »


Marie et Joseph trouvent Jésus quand ils arrivent dans la maison du Père. C'est une indication : être aux affaires du Père, être dans la maison de Dieu, c'est être certain d'y trouver Jésus. N'est-ce pas là le chemin proposé à tout homme ? N'est-ce pas particulièrement et de façon radicale la voie que saint Benoît propose au moine, la voie de l'Opus Dei, la voie de l’Oeuvre de Dieu ?.


Alors qu'occasion est donnée à chacun d'entre nous, moines de Wisques, moines de Fontgombault, amis de ces deux communautés, d'un re-départ, d'une re-conversion, il est urgent de choisir de nous livrer aux affaires de Dieu et d'entrer ainsi dans la fécondité de la mission.

Par une vie conforme à la vocation que nous avons choisie et aux engagements qu'un jour nous avons pris, par la fidélité de l'instant présent qui nous fait dire 'OUI' à Dieu, nous trouvons Jésus.

« Scio cui credidi, Je sais en qui j'ai mis ma confiance » (2Tm 1,12)c'est la devise de Saint-Paul de Wisques... Pouvons- nous dire en vérité les paroles de l'apôtre des gentils ? Dieu ne nous abandonnera pas.

 

« Avec Dieu, c’est quand tout semble perdu que tout recommence. »

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Rédigé par dom Jean Pateau OSB

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Publié le 12 Octobre 2013

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" la Sagesse... n'est pas maniestée à la multitude, mais dans ceux à qui elle est connue, elle demeure jusqu'au jour de la vision de Dieu."

 

(Eccl. VI,23)

 


 

 

 

 

LE ROSAIRE , une dévotion toute française. 

 

Le Rosaire, en effet, n'est pas seulement une dévotion catholique, c'est une dévotion particulièrement francaise; c'est pour nous une dévotion éminemment nationale.

 

Il a pris naissance en France au XIIIème siècle. Une hérésie formidable, qui attaquait le christiannisme dans ses fondements, niait la divinité du Christ et la maternité divine de Marie, rejetait toute croyance au surnaturel et proclamait comme dogme la doctrine absurde et désolante de la fatalité, le manichéisme, régnait dans tout le midi de la Gaule.

 

Dieu aurait pu nous abandonner à nous-mêmes, nous laisser courir les chances de notre impiété, et nous laisser descendre aux abîmes où conduit infailliblement la perte de la foi; mais il se laissa toucher par les prières de la très-sainte Vierge, et permit à sa Mère de nous sauver. Marie pour accomplir cette oeuvre de salut, suscita saint Dominique. Elle le tira providentiellement de son pays, l'amena à Toulouse, boulevard et capitale du manichéisme, afin de le rendre témoin des désastres causés par l'hérésie; et quand l'apôtre, touché du malheur de tant d'hommes qui vivaient sans Christ et sans Dieu en ce monde, cherchait le moyen de rendre Dieu à ces âmes, la Vierge lui dit:" Va, et prêche mon Rosaire". Prêche mon Rosaire: mets sur les lèvres de ce peuple les trois grandes prières de l'Eglise, celles qui possèdent la plus grande puissance et arrivent le plus directement au coeur de Dieu: le Pater, que mon divin Fils a enseigné aux hommes;

l'Ave Maria, que l'Ange a apporté à la terre; le Gloria Patri, que les élus font entendre éternellement dans la gloire; et mon Fils et les anges, et les bienheureux du ciel reconnaîtront ces prières; ils les rediront avec vous et feront violence au coeur du Dieu riche en miséricorde.

 

Prêche mon Rosaire: apprends au peuple à unir la contemplation à la prière vocale, à arrêter sa pensée sur les grands mystères de l'Evangile, sur mes joies, mes douleurs et mes gloires, afin qu'il sache trouver en Dieu les véritables joies, qu'il regarde désormais le péché comme la cause de toute douleur, et qu'il comprenne qu'on n'arrive à la gloire qu'après les travaux, les combats et les épreuves de la vie.

 

Prêche mon Rosaire: recommande aux chrétiens de ne point se lasser de répéter la même prière, dis-leur que l'amour n'a qu'un mot: en le redisant toujours, il ne le répète jamais. Etends le nombre des Ave Maria au nombre des psaumes de Davide; fractionne ces cent cinquante Ave de mon Psautier en quinze dizaines, et que mes serviteurs récitent ces dix Ave Maria en s'unissant aux dix choeurs d'esprits bienheureux, aux neuf choeurs des anges, et au dixième choeur formé par ceux d'entre les humains qui sont arrivés à la béatitude.

 

Prêche mon Rosaire, et la foi renaîtra dans l'Eglise, et le monde sera sauvé.

 

Tel est, suivant la tradition, le résumé des instructions données à saint Dominique par la Mère de Dieu. Le saint prêcha donc le Rosaire. Il l'établit d'abord dans la petite église de Muret, puis à Toulouse, et dans la plupart des villes du Languedoc. De là cette dévotion rayonna dans toute la France, et en quelques années elle se répandit, portée sur les lèvres de saint Dominique et de ses intrépides Prêcheurs, sur tous les points de notre pays, et conquit partout droit de cité.

 

Voilà l'origine toute française du Rosaire.

 

C'est au Rosaire que nous devons le réveil de la foi en France, l'élan imprimé tout-à-coup au XIIIème siècle à la piété de nos pères, les oeuvres merveilleuses qui s'accomplirent en ce temps-là sous l'inspiration de la religion ces institutions, ces monuments, peut-être même ces cathédrales gothiques, la gloire du moyen âge et l'orgueil de notre pays.

 

Le Rosaire avait donc germé et pris naissance sur notre sol, c'était une oeuvre incontestablement française; mais comme saint Dominique, qui en était l'auteur, était Espagnol, il plut à Marie de donner à cette glorieuse dévotion comme un second baptême, et de la marquer au front une fois de plus du sceau de notre nationalité.

 

Pendant près de deux cents ans, le Rosaire fut en honneur dans l'Eglise; il avait été accueili partout comme l'hôte béni des foyers, et on le regardait comme le palladium des familles. Mais au XIVè et au XVè siècle parurent le grand schisme d'Occident et la peste noire, qui divisèrent l'Eglise, décimèrent l'Europe, dépeuplèrent les cloîtres, et furent sur le point de tarir la race de ces infatigables Prêcheurs, qui avaient porté le Rosaire de Marie jusqu'au bout du monde. Par suite du relâchement universel et du silence de ses apôtres, le Psautier de la Vierge, comme on l'appelait alors cessa d'être le Bréviaire du peuple, et disparut peu à peu de ses mains, de son chevet, de sa mémoire et de son coeur.

 

La Vierge Marie permettait cette lamentable décadence et cet oubli de sa dévotion préférée, pour bien prouver au monde que ce n'était point une institution humaine.

 

Quand elle voulut rendre au Rosaire tout son lustre, tout son éclat et tout son prestige, elle tourna encore ses regards vers la France, chercha parmi les fils de saint Dominique, et suscita du sang et de la race de ce vieux prêcheur un homme qui devait mettre son ardeur de Français et son coeur de Breton à faire revivre la prière aimée de Marie. : il avait nom Alain de la Roche.

 

 

in le Saint Rosaire Père Chéry OP.

 

( post vatican II )


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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Octobre 2013

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j'ai appris à  servir  la messe auprès d'eux , mes capucins...! Je les regardais paritr à la chambre d'amour à vélo avec tous les élèves .. je les enviais .dans la voiture de mes parents... c'était dans mes dix ans..

. C'était l'avant fameux Concile  66 ...

Petit j'aurais voulu être des leurs  le père Bernard, le grand debout, directeur de l'école, le père François,  . ... et puis j'ai un cousin là-dedans, le père d'Aleman  des sacrés prédicateurs ! .. famille oblige ! merci de tout cela, je ne regrette rien .. et puis rien ne s'est fait ! .... Dieu soit béni . je l'aimais beaucoup le père Bernard. Je trempais dans cette atmosphère de bure, quelle belle école ils avaient..

plus mon oncle prêtre. je ne me rappelais plus de leurs tonsures par contre. 


.(pour mon père abbé émérite, vive Bayonne !!!)


  MERCI POUR TOUT !  C'est eux dont j'ai reçu mon éducation liturgique. !  à tous ces gens qui m'ont transmis la foi ...! MERCI ;  voilà comment est né le petit placide !  Il était juste que je leur rende hommage ! On ne peut pas fêter un anniversaire sans penser à tout ça ... photo unique .. ! ça c'est sûr .. 


 

 

Pour Pierre (on en a servi des messes ! )  et tous mes amis de Bayonne ... ! époque héroïque ! pas vrai ?  ... il faut beaucoup prier pour eux. 

`

in memoriam  + 

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Publié le 11 Octobre 2013

 

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Pour l’abbaye bénédictine Saint-Paul de Wisques (Pas-de-Calais), le choix était simple. Disparaître ou accueillir du sang neuf. Jeudi 10 octobre, le relais a été officiellement passé aux moines de Fontgombault.

Zoom Baiser de paix le 10 octobre. Devant l’autel, Mgr Jaeger, évêque d’Arras. De gauche à droite, Dom Dupont, Dom Pateau, Dom Forgeot, abbé émérite de Fontgombault et Frère Armand, ancien administrateur de Saint-Paul de Wisques.

 

 

Ce 10 octobre, l’église de briques de l’abbaye Saint-Paul de Wisques est pleine. Comme Hervé, tatoué des pieds à la tête, venu depuis le port de Calais où il travaille pour « dire au revoir aux moines grâce à qui [il] a retrouvé la foi », les fidèles du diocèse et de la Belgique voisine sont venus dire leur amitié aux partants, et saluer les arrivants. Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras, est présent. Dans son homélie, il remercie les moines qui ont « touché beaucoup de cœurs » et ceux de Fontgombault qui prennent le relais : « nous leur en sommes infiniment reconnaissants ». Et d’analyser en profondeur cet événement : « Il y a un aspect de mort et de résurrection. » Liturgie célébrée selon la forme extraordinaire du rite, fin de la concélébration : les changements qui accompagnent l’arrivée de Fontgombault sont difficiles pour certains, « mais, explique l’évêque, il faut dépasser nos propres réticences et réserves pour accéder au trésor que Dieu veut nous offrir. C’est pourquoi, nous sommes heureux, malgré les difficultés des départs et de l’installation. »

 

Treize arrivent, et huit s’en vont

 

À l’issue des vêpres, l’installation du nouvel administrateur de Saint-Paul de Wisques, Dom Jean Pateau, a lieu en salle capitulaire, sous la présidence de Dom Philippe Dupont, abbé de Solesmes, en présence de Mgr Jaeger.

 

Dans l’immédiat, l’arrivée des treize frères de Fontgombault s’accompagne du départ de huit moines sur quatorze de Saint-Paul de Wisques dans plusieurs monastères de la famille de Solesmes – à Ligugé dans la Vienne, Saint-Wandrille et Croixrault en Normandie, La Source à Paris, Keur Moussa au Sénégal ou Solesmes même, dans la Sarthe.

 

À 91 ans, le doyen des moines, le Père Pierre Dutrieux, fait partie de ceux qui ont choisi de rester : « Je suis entré ici en 1945 et ce n’est pas à mon âge que je vais m’en aller. Bien sûr, il y a des difficultés, mais on ne peut pas attendre d’un choix humain qu’il vous satisfasse en tous points. Il faut savoir discerner l’essentiel de ce qui est second : même si l’ancien rite n’est pas ma tasse de thé, le fond est que la vie monastique continue. »

 

« Un acte de charité entre deux filles de Solesmes »

 

Frère Armand, qui administrait le monastère jusque-là, « remercie le Seigneur qui a tout arrangé. L’abbaye était destinée à disparaître : nous n’avons pas eu de novices depuis vingt-cinq ans. L’abbé de Fontgombault s’est providentiellement fait connaître il y a quelques mois et a manifesté qu’il était prêt. C’est une grâce insigne. »

 

Cette formule de reprise en douceur a été choisie sous le parrainage de Dom Dupont, abbé de Solesmes : « C’est un acte de charité entre les deux filles de Solesmes. Il y a une belle générosité de Fontgombault qui vient aider Wisques, comme dans une famille on prend en charge des parents âgés. » Il complète en filant une métaphore médicale : « Je ne veux pas pratiquer d’euthanasie monastique. Il ne s’agit même pas des soins palliatifs, mais plutôt d’une transfusion. Pour que la greffe prenne, j’ai confiance dans le nouveau prieur de Saint-Paul de Wisques, Philippe de Montauzan, et en Dom Jean Pateau. »

 

Dom Jean Pateau, abbé de Notre-Dame de Fontgombault qui est désormais administrateur de Saint-Paul de Wisques, revient sur cette histoire : « Tout d’abord, nous reprenons Wisques pour obéir aux signes de la providence. Je crois que cette reprise est la volonté de Dieu. La vie monastique est implantée depuis l’an 630 dans l’Audomarois et de saints moines tels que Omer, Bertin ont marqué l’histoire de cette terre. Leur prière n’est pas étrangère à cette reprise. Comme celle de tous les moines, morts ou vivants, qui ont vécu à Wisques, de nos Sœurs moniales de Notre-Dame, des prêtres, des habitants de la région à commencer par leur évêque, qui ont obtenu de Dieu cette grâce. Ensuite, l’abbaye Saint-Paul a une place importante dans la congrégation de Solesmes. Voir mourir ce monastère ne pouvait laisser indifférents les moines de Fontgombault, abbaye dont le fondateur, Dom Édouard Roux était un novice de Dom Augustin Savaton, deuxième abbé de Wisques. La vie monastique doit perdurer à Saint-Paul, Dieu le veut ! Que sa volonté soit faite. »

Même joie chez l’évêque d’Arras, Mgr Jaeger : « Les communautés monastiques sont indispensables à la vie de notre diocèse. C’est un poumon spirituel vital. Il y a quelques mois, j’ai dû fermer le monastère de cisterciennes de Belval et je ne voulais pas recommencer avec Saint-Paul de Wisques. Je suis heureux que les moines plus âgés puissent être soutenus par de plus jeunes. C’est pourquoi je souhaite de tout cœur la bienvenue aux frères venus de Fontgombault. »

 

Jean-Claude Bésida

 

link famille chrétienne.

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Rédigé par Jean-Claude Bésida

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Publié le 10 Octobre 2013

 

 

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photo: petit placide

 

"Zachée, descends vite, car aujourd'hui je dois loger chez toi!" Il descendit vite, et le reçut joyeux dans sa demeure. Aujourd'hui le salut de Dieu est venu dans cette maison".

 

 

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" C'est toute la vie de l'Eglise qui s'exprime et s'épanouit dans la liturgie; toutes les relations de la création avec Dieu y trouvent leur principe et leur achèvement;  par les procédés mêmes qui réalisent en chacun et en tous l'union divine, la liturgie rend à Dieu " tout honneur et toute gloire". En elle, l'Esprit-Saint a eu l'art de concentrer, d'éterniser et de diffuser par tout le corps du Christ, la plénitude inaltérable de l'oeuvre rédemptrice, toutes les richesses surnaturelles du passé de l'Eglise, du présent, de l'éternité."

 

dom Delatte

 

nb la messe c'est pas simplement  la présence de Dieu parmi nous...


 

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"Reçois-moi, Seigneur, selon ta parole et je vivrai. Que je ne sois pas confondu dans mon attente."

 


 

10 ans.

+

 

misericordias Domini in aeternum cantabo ! il y a dix ans chapelle saint Benoît avec Louis, un tout jeune futur novice le père Jean Baptiste Cazelle,

et le père Henry.. que du bonheur ! in memoriam dom Leo Roy + 

 

....

 

et

 

  bon et saint  anniversaire Louis ! eT VIVENT LES MOINES

 

....

 

Et bibi.. 

 

 

http://www.vive-la-carterie.com/boutique/images_produits/19438a.jpg

 

http://idata.over-blog.com/1/10/86/49/le-petit-placide/2011/petit-placide-2/placide/2012/2012-PETIT-PLACIDE/6877661178_bcbf850289.jpg


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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Octobre 2013

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http://www.abbaye-saint-paul-wisques.com/anythingslider/images/car17.jpg

 

   

 

avec l'assurance de mes prières pour les moines de Fontgombault. pour le père scélérier, le secrétaire.. tous ceux que je connais quoi ! j'offre tout pour eux. Ca eut été bien très dur tous ces temps-ci, mais peut-être sans doute en avaient ils besoin que quelqu'un en bave jusqu'au bout, sente sa misère profonde jusqu'au bout.. bénissant pourtant le Seigneur, comme Job après tout...je crois beaucoup à toutes ces choses ... Un moine dans la désolation, dans l'épreuve..la séparation affective des frères après tant d'années de vie commune ,..   la communion des saints, même si on l'est pas,

 

Parfois, souvent,  dans cette vie de proute l'enfant prodigue ne trouve même pas de bras pour l'embrasser, juste pour le condamner  .. !

mais tout est grâces /. seules la foi et l'espérance  et la charité, seules les vertus théologales.. et tenir  .. tout le reste .. !  tout le reste est silence (hamlet) entre les mains du Bon Dieu . Lui seul nous connait tout à fait. "connu de Dieu seul"  avec tant de blessures qu'on arrive même plus à les effacer...oh oui qu'il faut pleurer... pleurer ses trahisons, ses lâchetés, le mal qu'on a fait, le bien qu'on n'a pas fait..les injustices, les humiliations, - depuis plus d' un an, pas triste, - ses illusions, ses déceptions,  .. pleurer le monde, ses souffrances morales, physiques, affectives (aussi douloureuses que des cancers..) - qu'on traine depuis si longtemps -   parce que la grâce ne détruit pas la nature.


"d'où viennent-ils? de la grande épreuve !"  . et Dieu essuyera toutes larmes de leurs yeux, grande fête de la Dédicace ce vendredi .. et l'épisode si touchant de Zachée sur son sycomore, de petite taille, nous aussi on est des petits...des moins que rien ,  de la m..... et

qui cherche comme tout à chacun son Jésus dans la grande  confusion moderno dans laquelle on se trouve en ce moment, avec les moyens du bord et sans soutien aucun  ...  !

Il faut monter pour éviter la pollution environnante. Et redescendre "avec empressement" dès qu'on peut saisir cette chance de la Rencontre si attendue, si désirée. 


.Jésus qui devance Zachée. la miséricorde prévenante, compatissante,  qui s'assoie à la table de la misère, morale,  spirituelle, si elle n'est pas matérielle! quel contraste avec le monde, ses trompe-l'oeil superficiels, ses courbettes, ses faux-culs, ses mondanités, ses fourberies....! 

 

"Aujourd'hui je vais loger chez toi" .. J'ai trop souvent pleuré en pensant à cet épisode poignant..si plein de tendresse si  contraire à la dureté humaine..

.   mais 

 

bon courage à tous. et bonne installation. Que Saint Benoît, notre bon père Henry vous protègent et vous accompagnent et vous bénissent dans cette nouvelle aventure.. pour la nouvelle évangélisation. j'y ajoute le rosaire quotidien  de mon vétéran des sables d'olonne .. cela donnera plus de poids à mon message... et plus de valeur ... ! je dis bien rosaire, pas simplement un chapelet..

Vendée oblige .. !  moi je ne suis pas Vendéen désolé !  et je ne le serai jamais ! celles de..notre propédeute bayonnais, là aussi, fallait le faire que dans la foule de Lourdes, on se retrouve à la grotte près de la Vierge ..! sans rendez-vous aucun, sans même savoir qu'il y était...

Lui aura plus l'occasion d'y aller à Lourdes...tous ceux qui vous aiment..

et on est pas seul, dans de tels cas on a fait le tri et les meilleurs restent,  ceux sur lesquels on peut compter et qui prient pour vous aussi. 



Philippe.

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Publié le 7 Octobre 2013

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Saint Pie V et Notre-Dame du Rosaire : "Belle comme la lune, resplendissante comme le soleil, terrible comme une armée en bataille" (Cantique des Cantiques, VI, 10). Lépante, comme d'autres victoires attribuées à l'intercession de la Vierge, ne seraient-elles pas une illustration de la "colère de la colombe" ?

 

(mais heureusement, comme hier il a dit, on a "nos frères en humanité" , de bons musulmans même s'il faut déplorer quand même parmi eux des extrémistes.. Lépante, tout de l'histoire ancienne qui n'a plus sa raison d'être .  ..  !!!!  ) il faut beaucoup souffrir pour garder la foi ..


 


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Rédigé par philippe

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Publié le 7 Octobre 2013

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a5/Bartolom%C3%A9_Esteban_Perez_Murillo_020.jpg

 

 

 

Les évêques français n'étaient point restés en arrière, et, plus que les rois, ils avaient à coeur le succès de cette admirable dévotion. Ils comprenaient trop bien l'efficacité de la prière et de la prédication du Rosaire, pour ne pas chercher à les faire fleurir au milieu de leur troupeau.Ils donnaient eux-mêmes l'exemple et se montraient les fidèles serviteurs de l'auguste Reine des cieux.

 

Le Cardinal François de la Rochefoucauld récitait deux fois par jour son Rosaire. Belzunce, évêque de Marseille, Languet, évêque de Soissons, Jean-Louis de Fromentières, évêque d'Aire, nous ont laissé d'éloquents discours sur le Rosaire. Le cardinal de Bérulle puisait dans cette dévotion la connaissance et l'amour de Jésus-Christ, qui font le charme et la beauté de ses écrits.

 

Derrière ces grandes lumières de l'épiscopat viennent se ranger les noms les plus humbles des prêtres et des religieux qui ont aimé et pratiqué la dévotion du Rosaire.

 

C'est Humbert de Romans, qui céda le Dauphiné à la France pour entrer dans l'Ordre de Saint Dominique, et qui écrivit le plus ancien traité que nous ayons sur le Psautier de la Vierge;

 

c'est ensuite Saint Vincent de Paul, qui, dans ses affreuses tentations contre la foi, cherchait la force dans son chapelet;

 

M. Olier, le fondateur de Saint-Sulpice, qui demanda à la dévotion à la Sainte Vierge la rénovation de sa paroisse; le vénérable Grignon de Montfort, qui, dans ses missions, faisait porter en procession quinze bannières représentant les quinze mystères;

 

le père Dassier, à qui nous devons le plus beau panégyrique du Rosaire, et une foule d'autres saints prêtres appartenant aux Ordres de Cluny, des Oratoriens, des Franciscains, des Capucins et des Jésuites.

 

Le Rosaire n'était pas seulement la dévotion des hommes d'église et des enfants du cloître; des monastères il était passé dans les camps, et nos vieux capitaines maniaient aussi bien le chapelet que l'épée.

 

C'est par lui que Simon de Monfort put, avec une poignée de braves, tailler en pièces une armée de cent mille hommes.

C'est avec lui que Philippe-Auguste remporta ses victoires sur les Anglais.

C'est lui qui ouvrit à Louis XIII les portes de la Rochelle.

C'est près de lui que le vieux connétable de Montmorency venait chercher cette intrépidité et ce mépris de la mort qui ont fait sa gloire; la veille des batailles il récitait son chapelet devant sa tente, et quand les soldats le voyaient ainsi égrener son rosaire, ils sentaient que la journée du lendemain serait chaude, et les ennemis eux-mêmes avaient pris l'habitude de dire: " Dieu nous garde des patenôtres du connétable de Montmorency"

 

Les temps modernes, aussi bien que les temps anciens, ont été les témoins de la dévotion de nos guerriers à Notre-Dame du Rosaire, et les champs de bataille de la Crimée et de l'Italie ont révélé au monde une fois de plus que le soldat français est religieux autant que brave.

 

Les arts et les artistes n'ont pas manqué de rendre hommage à leur tour au Rosaire. Que faut-il à l'artiste? un idéal et l'inspiration. Or quel type plus touchant et plus sublime que celui de la Vierge dans ses joies, ses douleurs, et ses gloires? quel sujet plus propre à faire vibrer la lyre et inspirer le pinceau. Aussi, bien qu'en France nous n'ayons pas eu beaucoup d'artistes religieux, les meilleures compositions en musique et en peinture ont été inspirées par le Rosaire.

 

Il y a encore dans le peuple de ces cantiques simples, doux et majestueux, et qui remuent et attendrissent profondément les âmes; il y a dans nos musées et dans nos églises de ces tableaux signées de le Sueur, le Poussin, Flandrin, qui retracent les plus admirables scènes du Rosaire, et qui lui doivent ainsi la cause principale de leur inspiration.

 

Le peuple surtout y a gagné; il y a gagné des moeurs pures, le secret du détachement, et le sentiment si difficile de la résignation; il y a gagné de rester catholique, et de ne se laisser entamer ni par l'hérésie, ni par l'indifférence.

 

Si la foi est encore debout dans certaines paroisses, c'est grâce à la pratique fidèle du chapelet; si, après tout, la France n'est ni protestante ni schismatique, c'est grâce à la dévotion du Rosaire.

 

(mais depuis, 68 et Vatican II sont passés par là avec les doux ravages que l'on sait dans l'Eglise et dans les âmes.... ! 


 

La raison de cette attraction mystérieuse du Rosaire est bien simple.

 

Le Rosaire est une dévotion essentiellement logique; ce n'est ni une théorie abstraite, ni une formule irréfléchie, ni une pratique dénuée de principes; c'est une dévotion admirable, qui s'adresse à l'esprit et au coeur, et saisit l'homme tout entier. Elle parle à notre intelligence, qu'elle ravit dans la contemplation des plus grands et des plus doux mystères; elle éveille au fond de l'âme les sentiments les plus tendres, en y évoquant les plus chers souvenirs de la charité de Dieu et de la maternelle bonté de la sainte Vierge; elle demande enfin au chrétien, témoin de ces grandes scènes de la rédemption, d'y conformer sa vie.

 

 

 


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Publié le 6 Octobre 2013

 

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Grâce aux prédications du bienheureux Alain et des Dominicains français, la dévotion du Rosaire s'enracina si profondément dans notre pays, pénétra si bien au coeur de nos pères et devint si populaire, qu'après trois siècles elle est encore debout et a résisté à une longue époque d'incrédulité et de haine, et aux désastrers d'une révolution qui a changé la face de la terre.

 

Elle est toujours française, plus française que jamais; les confréries érigées en son honneur sont de beaucoup les plus nombreuses, ...

 

Ce qui a préparé ce mouvement et jeté le germe de cette piété dont nous recueillons les fruits, c'est la Sorbonne. La Sorbonne a eu ses heures de surprises et ses jours d'illusion; mais elle n'en a pas moins mérité d'être l'oralcle de la science théologique en notre pays.

 

Or la Sorbonne a fait pour le Rosaire ce qu'elle n'a fait pour aucune autre confrérie; elle lui a délivré des lettres patentes, l'a pris sous sa protection, et en a recommandé la pratique à tous les fidèles de France. Nous avons eu même en France, dans les murs de Paris, un spectacle qui ne s'est pas rencontré ailleurs; c'est un ordre religieux se vouant exclusivement à la dévotion du Rosaire, et consacrant le jour et la nuit à sa récitation. Cet ordre, fondé en 1645 par Anne d'Autriche, portait le nom d'Ordre du collier céleste du Rosaire.

 

Ce qui explique mieux que tout le reste comment l'oeuvre de saint Dominique est devenue une oevre toute française et comment elle a jeté de si profondes racines au coeur de notre pays, c'est qu'elle y a toujours trouvé d'augustes patronages, et qu'elle a été accueillie avec honneur par nos princes et nos évêques.

 

Blanche de Castille fut initiée à la dévotion du Rosaire par saint Dominique lui-même.

 

Elle était stérile, et après douze ans de mariage elle n'avait pas encore de fils. Le saint lui conseilla de recourir à Notre-Dame du Rosaire, et la Vierge Marie, touchée par les prières de la pieuse reine, lui accorda dans saint Louis un fils qui fut l'honneur de la France, le modèle des rois, le type le plus admirable de la chevalerie, le plus grand politique et un des plus grands capitaines du moyen âge. Ce prince eut toute sa vie une tendre dévotion pour le Rosaire, et il y resta fidèle jusqu'au milieu des soucis du gouvernement et des fatigues de la guerre<.

 

Charles VII marcha sur ses traces; il avait continuellement l'Ave Maria sur les lèvres.

 

Louis XI est resté célèbre par sa grande dévotion à Marie; il portait ostensiblement le chapelet à son cou ou à son chapeau, et, en signe de son amour pour la Reine du très saint Rosaire, il lui légua son coeur et ses biens.

 

Louis XIV fut, comme Louis IX, l'enfant du miracle; il vint au monde au jour et à l'heure où l'on faisait la procession du Rosaire, pour obtenir l'heureuse naissance d'un prince. Il garda une profonde reconnaissance, et il ne passait pas un seul jour sans égrener le chapelet qu'il tenait de sa mère.

 

En ce temps-là, il y avait au palais de nos rois une bien touchante coutune: lorsqu'un enfant de France venait au monde, on mandait au Louvre le Père directeur de la confrérie du Rosaire pour inscrire sur les registres le nom du jeune prince, et un religieux dominicain était chargé de réciter tous les jours le chapelet, jusqu'à ce que l'enfant fût en âge de le réciter lui-même.

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Octobre 2013

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non mais !

 

 

La blancheur de leur aube interpelle le regard. Le cœur de Jésus surmonté d’une croix, qui se pose en rouge sur leur poitrine, interroge. Leur sourire accueille celui qui les approche. Les petites sœurs de la Consolation, du Sacré-Cœur et de la Sainte-Face ont leurs habitudes du côté d’Hossegor. Les plages, le canal et le lac. Toujours en groupe. Presque un pèlerinage pour elles.

 

« Cela fait onze ou douze ans, je ne sais plus », s’excuse mère Agnès. En compagnie des 22 autres sœurs de cette communauté fondée en 1989, la mère supérieure est en vacances, avant de retrouver cette semaine Draguignan et leur ancien carmel.

 

Des repos en septembre, après deux mois d’été au cours desquels les religieuses ont délaissé leur diocèse de Fréjus-Toulon pour encadrer des camps de jeunes. « L’une des sœurs était aux JMJ. J’étais de mon côté à Lourdes, au Puy et à Briançon », glisse sœur Isabelle.

 

Déjà plusieurs années que cette disciple du bienheureux Charles de Foucauld pose sa valise à Hossegor, dans la villa Lou Brouch, au milieu d’une architecture classée de la commune. Deux minibus et une voiture sont garés dans le jardin. Une idée ficelée en son temps par mère Agnès. « Je voyais les sœurs fatiguées, se rappelle-t-elle. J’ai senti qu’elles avaient besoin de changer d’air, de rythme, pour se retrouver et se ressourcer. Et pour trouver où aller, quoi de plus facile que de s’adapter à sa famille ? »

 

La maison de la peintre

 

La doyenne de la communauté - la plus jeune a 22 ans - est en effet l’une des descendantes de Suzanne Labatut. Figure artistique du début du XXe siècle, la peintre et sa sœur tombèrent sous le charme d’Hossegor et contribuèrent à sa renommée artistique.

 

En 1924, l’architecte Jean Prunetti leur livra la villa aujourd’hui occupée par leur descendance. « Mes racines sont ici, se livre mère Agnès. Je suis née à Bayonne. Mon grand-père était maire de Dax, il s’appelait Gabriel Despax. Mon grand-oncle était le poète Émile Despax. »

 

Nichée dans un grand parc arboré léché par le canal, la villa blanche s’élève sur un étage. Les boiseries, d’un vert conifère, se trouvent rehaussées de briquettes orangées sur l’une de ses faces. Sous les arches, quelques-unes des sœurs sont attablées en ce matin. La mise à jour de leur application smartphone, les sites Internet, etc. Une tâche quotidienne (lire ci-contre). Dans le jardin, une piscine gonflable et quelques jouets. La trace d’un été terminé pour les enfants des autres propriétaires de la demeure. « Ça tombe bien, en septembre, personne ne s’y bouscule », glisse, malicieuse, mère Agnès.

 

À l’intérieur, on en devine qui s’activent en cuisine et d’autres qui lissent le linge. « La messe reste au cœur de nos journées, à l’église d’Hossegor comme au gré de nos visites, précise sœur Isabelle. Mais après, ce sont des vacances “normales”. »

 

Pêche, pétanque, lecture

 

Le réveille-matin a ainsi été éteint. Les sœurs profitent de leur « vie contemplative ouverte sur un apostolat et leur vie de prière ». Sœur Jacinthe, passée par les Beaux-Arts, savoure les lumières du Sud-Ouest. « Il y a ici une douceur des teintes qui se prête à l’aquarelle. Cela me change de la Provence, avec ses teintes plus crues. »

 

Le canal voisin reçoit souvent les lignes de certaines sœurs amatrices de pêche, quand d’autres visent le carreau à la pétanque. Toutes s’accordent en revanche sur le surf et la compétition du Quiksilver Pro. Une sortie incontournable et répétée de chaque millésime, d’ailleurs immortalisé la semaine passée par Jérémy Flores sur son compte Instagram. « Nous leur donnons nos bracelets bénis et leur demandons ensuite leur nom. Cela en surprend certains qu’on ne les connaisse pas, rigole sœur Isabelle. Nous les portons tous dans nos prières ; les surfeurs utilisent la nature pour créer quelque chose de beau. » À se demander quel apostolat fut le plus efficace…

 

 

 

link sud ouest 

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