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Publié le 20 Octobre 2013

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Bienheureux ceux qui pleurent parce qu'ils seront consolés...

 

" Si nous faisons entendre cette parole aux mondains, dit s. Grégoire de Nysse,, nous exiterons un grand éclat de rire .

Pour jeter du ridicule à la parole du Sauveur, ils rassembleront toutes les souffrances qui peuvent atteindre l'âme et le corps et ils diront : Voilà le bonheur !

Pour nous, nous inquiétant peu de ceux qui abordent avec étroitesse d'esprit les pensées de Dieu, nous profiterons de cette contradiction pour montrer quelle opposition existe entre la sagesse divine et la sagesse humaine."

 

Cette opposition, Jésus l'accentue dans la malédiciton qui explique en même temps cette béatitude. " Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous serez dans le deuil et les larmes.

 

Et dans l'une et dans l'autre J.C nous apparait comme le maître du vrai bonheur.

 

Le premier mouvement de l'homme est de se porter au plaisir, car l'homme se sent fait pour le bonheur; et dans la recherche du plaisir, il ne trouve habituellement que déception et tristesse.  Que de fois cette douloureuse expérience avait été faite avant les voeux de J.C.

Aussi des philosophes, pécurseurs de nos pessimistes modernes, avaient prétendu que l'homme était la victime d'un destin jaloux et que la joie ne pouvait exister pour lui.

 

D'abord, les Stoïciens, pour se garder de la souffrance, s'étaient raidis contre et avaient pris le parti de la nier.

 

J.C ne tombe point dans ces excès; il affirme l'existence du bonheur, l'homme est créé pour le bonheur, et celui qui entend sa parole y arrivera un jour. Il ne nie point la souffrance; il n'exige point qu'on se raidise contre elle, il accepte que l'on pleure, mais il veut ordonner les larmes elles-mêmes à la béatitude; et tout en appelant la béatitude, il condamne la recherche du plaisir; il déclare qu'elle ne peut aboutir qu'à la tristesse.


Comment la recherche du plaisir aboutit-elle à la tristesse.

 

Comment la tristesse telle que l'entend N.S. aboutit- elle à la consolation c'est ce qu'il nous faut comprendre.

 

Malheur à vous qui riez maintenant .

 

"Le rire, dit s. Basile, marque un excès: c'est le mouvement d'une âme qui ne sait point se contenir." Il indique la satisfaction de ceux qui cherchent le plaisir.  Venez, ont-ils dit, jouissons de la vie présente, jouissons des créatures pendant que nous sommes jeunes; versons le vins et les parfums. Qu'aucune fleur de la saison ne nous échappe. Couronnons-nous de roses avant qu'elles ne se flétrissent. Qu'il n'y ait point de prairie que nous n'ayons foulée dans nos jouissances. Laissons partout des signes de ses joies. C'est là  notre partage.

 

Cette recherche du plaisir est non seulement malfaisante, .. elle aboutit en définitive à la tristesse. Elle abaisse, elle avilit, elle rend égoïste, nous enlevant par là la meilleure part de nos joies qui est celle de donner ; elle ne laisse après la jouissance que fatigue, blessures et mauvais souvenirs: elle aboutit qu'à des déceptions incessantes, les jouissances que l'on goûte étant toujours au-dessous de celles que l'on se promettait; c'est la tristesse au terme de la jouissance dit la Ste Ecriture.

 

j'ai dit dans mon coeur: je me gorgerai de plaisir, et jouirai de tout; et j'ai vu que tout était vanité. J'ai trouvé que le rire était une folie, et j'ai dit à la joie: Pourquoi te trompes-tu si grossièrement?

 

Et tout cela doit aboutir à la tristesse éternelle, à cette tristesse dans laquelle on dira; Nous nous sommes donc trompés... Nous nous sommes lassés dans la voie de l'iniquité et de la perdition... Que nous ont servi toutes ces choses? Elles ont passé comme l'ombre.. Nous ne sommes pas plus tôt nés que nous avons cessé d'être.. nous avons été consumés par notre propre malice... Voilà ce que diront en enfer ceux qui ont péché.

 

 

J.C  pour nous conduire au bonheur parfait, nous invite à des renoncements plus complets que tous ceux qu'avaient préconisés la Loi ancienne. Il porte contre la recherche du plaisir des condamnations plus sévères, et il annonce à ceux qui l'auront cherché des tristesses plus grandes. Malheur à vous qui riez maintenant parce que vous pleurerez.

 

 

Pour nous conduite au bonheur, il substitue une voie toute opposée: Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés.

 

 

Pourquoi faut-il pleurer? Quel mérite y a-t-il dans les larmes pour qu'une récompense leur ait été promise.?

 

Les larmes que béatifie le Sauveur ont ce mérite de provenir d'une raison et d'un grand amour.

 

Comme il y a des rires qui sont sans motif et qui proviennent de véritables maladies, il y a des larmes qui sont causées par les motifs les plus graves. " Le dément rit, dit s. Augustin, et il rit parce qu'il est malade; et celui qui a l'esprit sain pleure sur ses rires de la démence. Lequel est le meilleur de ces rires ou de ces larmes, mais dans le cas présent qui ne préférerait les larmes avec la raison aux rires avec la folie ? "

 

Les larmes que loue N.S. viennent d'une raison très haute.

 

" Il y a quatre sources, dit s. Grégoire, où le juste puise ses larmes.

Il pleure en se souvenant de ce qu'il a été et des fautes qu'il a commises: il pleure ne pensant aux choses qui l'attendent, au jugement de Dieu où il paraîtra un jour; il pleure quand il regarde ce qu'il est; il pleure quand il lève les regards vers le séjour où il devrait être et qu'il comprend quelles sont les gloires et la joie de la patrie ."

 

Le juste pleure en se reportant au passé et en voyant les fautes dont il est rempli.

 

"Quand vous aurez établi en vous ces dispositions d'être pauvres et doux, dit saint Ambroise, souvenez-vous que vous êtes pécheurs et pleurez vos péchés."

 

 


Nous pleurons nos morts.

 

La mort nous a séparés d'eux et elle a accompli en eux de grandes ruines.

 

"Chacun de nous, dit S. Ambroise, a ses morts à pleurer. Nous sommes morts quand nous péchons, quand nous nous remplissons de pourriture. C'est une oeuvre de mort cette parole mauvaise qui sort d'une bouche méchante comme d'un tombeau infect; ce qui faisait dire au prophète; Leur bouche est semblable à un tombeau que l'on ouvre."

 

Que d'oeuvres de mort n'y-a-t-il pas dans notre vie !

 

"Que le pécheur pleure donc sur lui, qu'il s'accuse pour devenir juste."

 

C'est le commencement de la vie. Celui qui ne pleurerait pas ses morts prouverait qu'il n'a plus de sensibilité.

Il est plus heureux d'aimer même en souffrant que de ne pas souffrir parce qu'on n'aime pas: là au moins est la vie, ici ce serait la mort complète ..

 

Celui qui ne pleurerait pas sur les ruines que la mort du péché a faites en son âme prouverait qu'il n'a plus rien de vivant en lui.

 

Et quand on pleure, quand on pleure sur les ruines que le péché a faites dans notre âme, sur la foi amoindrie, sur les mérites perdus, les larmes font revivre tout ce qui était mort.

 

L'auteur du Génie du Christiannisme raconte comment la foi lui revint. Il l'avait perdue par le laisser-aller de sa vie,; et quand il reçut les derniers avis de sa mère, morte victime de la démence révolutionnaire, transmise par une soeur qui mourait bientôt elle-même; il pleura sur ces morts et sur ces fautes:" J'ai pleuré dit-il et j'ai cru."

 

Rp Thiriet OP

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 20 Octobre 2013

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« Ils viennent de la grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'agneau »

 

+

 

"toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui et les guérissait tous."

 

En route vers la Toussaint !

 

Toucher le Sauveur, c'est le salut: toucher le Sauveur, c'est croire en lui; être touché par lui, c'est recevoir ses dons. Que la vertu qui sortait de lui se répande en nous et nous prépare à comprendre ses paroles !

 

En proclamant les béatitudes, le Sauveur se met en opposition avec le sens humain. C'est vraiment ici qu'il a affolé la sagesse de ce siècle, comme le dit s. Paul, . Des hommes ont cru que le bonheur était dans l'abondance des choses extérieures: ils ont appelé heureux le peuple qui les possédait. (ps. 143,15)

 

Et Jésus proclame heureux les pauvres. Le monde proclame heureux ceux qui sont rassasiés, ceux qui savent tout attirer à eux, ceux qui à tout réussit; et Jésus proclame heureux ceux qui ont une petite idée d'eux-mêmes, ceux qui cèdent leur droit plutôt que de les revendiquer par la violence, ceux qui aspirent à une perfection toujours plus haute, ceux qui pleurent, ceux qui savent donner et se donner eux-mêmes dans la miséricorde, ceux qui ont à souffrir pour la justice.

 

J.C nous amère à la vraie béatitude, à ce bonheur qui est l'assemblage de tous les biens, car dans toutes les béatitudes qu'il proclame, il unit toujours deux choses: le mérite et la récompense.

 

C'est un honneur que Dieu fait à l'homme de l'amener à la récompense par le mérite: son bonheur ne serait pas complet s'il n'était pas mérité. Et dans toutes les béatitudes, la récompense est toujours en rapport avec le mérite, mais couronne le mérite de façon à l'étonner.

 

"Les humbles, les pauvres, dit s. Augustin, paraissent bien éloignés de tout royaume, et ils sont heureux parce qu'un royaume leur appartient, le plus beau de tous les royaumes, le royaume des cieux. Ceux qui sont doux se laissent facilement expulser de leurs biens, et ils doivent posséder la terre; et ainsi du reste, dit le S. docteur"

 

La béatitude que le Sauveur nous promet, c'est la béatitude suprême, la félicité éternelle sous divers aspects,  "à la première béatitude comme royaume; à la seconde, comme la terre promise; à la troisième, comme la véritable et parfaite consolation; à la quatrième, comme le rassasiemennt de tous nos désirs; à la cinquième, comme la dernière miséricorde qui ôtera tous les maux et qui donnera tous les biens; à la sixième, sous son propre nom qui est la vue de Dieu; à la septième, comme la perfection de notre adoption; à la huitième, encore une fois, comme le royaume des cieux. 

 

Voilà donc la fin partout, mais comme il y a plusieurs moyens chaque béatitude en propose un ,et tous ensemble rendent l'homme heureux. "

 

La béatitude ne sera parfaite que dans l'autre vie, quand nous participerons à la béatitude de Dieu: cependant, elle existe déjà dans une certaine mesure dans la vie présente.

 

"Il n'a pas dit, ajoute s. Jean Chrysostome, celui-ci ou celui-là sera heureux, mais tous ceux-là seront heureux qui feront ces choses, de sorte que si vous êtes serviteur, pauvre, mendiant ou bien étranger ou en encore sans esprit naturel, rien ne vous empêchera d'être heureux si vous voulez pratiquer la vertu demandée."

 

 

 

rp Thiriet O.P

 

 


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Publié le 20 Octobre 2013

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"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" (Mt 22,21 – Mc 12,17 – Lc 20,25).

 

Jésus a dit cette phrase en réponse à une question-piège. Monté à Jérusalem, peu avant la Pâque, Jésus pressent les épreuves qui l'attendent. Ce jour-là, les pharisiens complotent avec les Hérodiens pour lui tendre un piège. Ils lui demandent : "Est-il permis, oui ou non, de payer le tribut à César ?" La question est habile :

 

 

- si Jésus prend parti pour César, il scandalise les juifs qui souhaitent le départ des Romains et la libération d'Israël. Payer l'impôt, c'est déjà collaborer…

- si Jésus prend parti pour les résistants à l'occupant romain, ce sera facile de le dénoncer aux autorités romaines.

 

Ne pas payer l'impôt à César, c'est se mettre en danger de mort. Mais Jésus déjoue leur piège :

 

- avoir sur soi un pièce d'argent qui porte une effigie romaine, ce n'est pas neutre, cela révèle des relations, cela dit la reconnaissance de César. "Rendez à César ce qui est à César…"

- et il ajoute "rendez aussi à Dieu ce qui est à Dieu".

 

Au centre du tableau de Rubens comme au centre du récit évangélique, il y a cette pièce de monnaie, ce denier de César. Jésus le touche d'un main sans mépris mais sans adoration. De l'autre main élevée vers le ciel, il rappelle la présence de Dieu et le service qu'Il attend des hommes. Sur le tableau, Jésus est le plus jeune et la lumière part de son visage. En face de lui, des têtes sombres d'hommes âgés, au crâne chauve et au visage inquiet, tendeurs de piège, se regardant l'un l'autre, commençant à percevoir qu'ils sont en train de perdre la partie. Celui qui tient le denier et le présente à Jésus a l'œil aussi noir que sa barbe et son manteau est sombre comme le mal. RUBENS peint ce tableau en 1614 à Anvers (Belgique). L'original se trouve au musée de San Francisco (USA).

 

 

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L’empereur impose des impôts au peuple de son empire. Il a des normes édictées pour garantir le devoir pour tout citoyen de s’acquitter de ses impôts. Pour la bonne marche de l’empire, il faut payer ses impôts. Certes, le respect de la loi, c’est important pour qu’un groupe social puisse vivre. Là où il n’y a pas d’état de droit, il n’y a pas de vie sociale apaisée. Pourtant, l'espérance chrétienne va au-delà de l'attente légitime d'une libération sociale et politique, car par le Christ est née une nouvelle humanité qui vient de Dieu. Raison pour laquelle, Jésus élève le débat. A la question des pharisiens, Jésus ne se justifie pas comme un responsable politique, Lui, il est l’envoyé du Père. Il est celui qui est venu nous révéler que le seul bonheur du Père, c’est que nous devenions ses fils. Jésus, le Fils de Dieu, est celui qui nous rappelle inlassablement que l’homme n’est pleinement homme que quand il est en relation avec Dieu. Jésus lui-même qui manifeste sans cesse sa relation privilégiée avec son père se veut le frère de tous sans exception.

 

 Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Il est clair tout d’abord que la phrase conjoint deux parts bien distinctes : ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu.

 

Ce qui est à César, c’est la monnaie qui porte son effigie.

 

Ce qui est à Dieu est depuis l’origine, depuis la création. La création, en effet, est le lieu où se développe parfaitement toute l’histoire de l’amour entre Dieu et l’homme. La position singulière et unique qu’occupe l’homme dans la création nous fait découvrir cette vérité essentielle : Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa. Donc l’homme appartient à Dieu et non à César.

 

Et comme en chaque homme se trouve l’image de Dieu, par conséquent, même César, appartient à Dieu.

 

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Publié le 18 Octobre 2013

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En mars dernier, le chanteur annulait brutalement une nouvelle tournée qui devait l'emmener à la rencontre de son cher public. Quelques jours plus tard, son épouse, Geneviève, expliquait que Michel Delpech était atteint d'un cancer. Après des mois de silence, il vient de s'exprimer pour la première fois au sujet du mal qui l'affecte, un cancer de la langue.

 

Dans un livre à paraître le 7 novembre prochain, (J'ai osé Dieu), l'homme de 67 ans témoigne de sa foi. «Il m'a fallu quelques jours pour accepter cette épreuve, mais elle n'a en aucun cas ébranlé ma croyance, ni ma confiance en Dieu» écrit-il dans l'ouvrage.

 

link le figaro.

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Octobre 2013

Wisques 1

 

bonjour à Paul Henry alors ... ! c'est un honneur de servir la ste Messe en ce jour aux moines ...veinard ! 

 

 

 

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jour de mon anniversaire !

deo gratias! 

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Publié le 17 Octobre 2013

Rédigé par philippe

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Publié le 14 Octobre 2013

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Thank you very much ! colis bien reçu, super gentil! .. Merci de tes bons voeux of Glasgow

ici j'ai rien eu de personne, tu vois ! excommuié .. d'office !

 

.. Je fais prier mes amis du petit Placide,  pour ta futur vocation  ...! denrée très très rare ici en Vendée, une telle attention. J'ai vraiment été très touché.

Souvent ce genre d'attention vient des gens qui ne sont pas dans l'Eglise, c'est surprenant d'ailleurs.


Tiens bon ! Et puis si tu apprends la messe tridentine, tu verras c'est la plus belle chose au monde que tu puisses connaître !  En dehors de ça il n'y a rien que des tentatives désespérées pour s'approcher de l'idéal, du vrai ..mais  en général que du vent. 

Aussi je t'accompagne j'ai de quoi offrir ici  ça ça manque pas..... ! merci Peter ! bonjour à Glasgow, je me doutais bien qu'il y avait quelque chose derrière tout ça.tellement rare quelqu'un de surnaturel !

la larme à l'oeil tiens ! les délicatesses de la Providence: Dieu est bon! mon travail offert dnas une grande solitude,  dès fois c'est aussi tout mon rosaire,  Pénitence, pénitence.. ! très belle lettre beau français! je la garde dans mon missel  (tridentin non mais.. ! j'en ai pas d'autres d'ailleurs !  )


 

bon courage . your friend 

Philippe

+

 

 

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j'adore !!! merci trop gentil j'ai jamais eu ça .. !

 



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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Octobre 2013

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Et ils disent qu’ils veulent faire « l’Eglise des pauvres »!

 

Que savent-ils des pauvres, que savent-ils si les pauvres n'ont pas besoin de ce qu'ils appellent notre « triomphalisme », ces hommes de cabinet et d’Université, de livres et de revues, de conférences et de sessions ! Je ne leur reproche pas d'être tels. Il faut de grandes chaires dans l’Eglise, il faut des savants, il les faut de premier ordre, qui puissent marcher dans leur science les égaux des plus grands savants de toutes les sciences. Je leur reproche de parler de ce qu'ils ne connaissent pas et d’en parler « irréellement ». ils se sont fait une idée du pauvre aussi irréelle que toutes leurs idées. Ils n'ont pas l’expérience du pauvre, ils se sont rendus incapables de l’avoir, parce que l’esprit de système les domine, et que l’esprit de système est clos sur soi, enfermé en soi, et, pour que les faits tels qu'ils sont ne lui donnent pas de démenti, ils les décrètent autres qu'ils ne sont. Il n'a pas prise sur le réel, mais aussi le réel n'a pas prise sur lui, n’exerce plus sur lui la fonction réductrice que seul il peut remplir, et la raison raisonnante déraisonne sur les pauvres, comme elle déraisonne sur toutes choses.

 

 

Ils ont donc décidé que 1'Eglise sera "Eglise des pauvres » quand le Pape ne paraîtra plus porté sur la sedia, quand les évêques ne revêtiront plus d'ornements précieux, quand la messe sera célébrée en langue vulgaire, quand le chant grégorien sera relégué au musée des discothèques, et choses de ce genre, — c'est-à-dire quand les pauvres seront privés de la seule beauté qui leur soit gratuitement accessible, qui sache leur être accessible, qui sache leur être amie sans rien perdre de sa transcendance, qui est la beauté liturgique ; quand les cérémonies de l'Eglise, vulgarisées, trivialisées, ne leur évoqueront plus rien de la gloire du ciel, ne les transporteront plus dans un monde plus haut, ne les élèveront plus au-dessus d'eux-mêmes ; quand l'Eglise enfin n'aura plus que du pain à leur donner, — et Jésus dit que l'homme ne vit pas seulement de pain.

 

Qui leur a dit que les pauvres n'ont que faire de beauté? Qui leur a dit que le respect des pauvres ne demande pas qu'on leur propose une religion belle, comme on leur propose une religion vraie ? Qui les rend si insolents envers les pauvres que de leur refuser le sens du sacré ?

 

Qui leur a dit que les pauvres trouvent mauvais de voir un Evêque présider une procession, crosse en main et mitre en tête, et s'approcher d'eux pour bénir leurs petits enfants ? Sont-ce les pauvres qui ont crié au gaspillage quand Marie Magdeleine a répandu le nard sur la tête de Jésus, jusqu'à briser le vase pour ne rien épargner du parfum ? Qui leur a dit surtout que, les Évêques dépouillés des marques liturgiques de leur autorité, les prêtres en seront plus évangéliquement dévoués aux pauvres ? Qui leur a dit que les honneurs extérieurs rendus aux Évêques ne sont pas une garantie faute de laquelle l'évangélisation des pauvres n'aurait plus, aux yeux des pauvres mêmes, aucune marque d'authenticité, sans laquelle l'évangélisation des humbles ne serait plus assez humble elle-même, n'ayant plus le caractère d'une mission reçue d'une autorité visiblement supérieure, mais tous les dehors de l’entreprise d'un prédicant particulier ?

 

On détruit, on saccage, on ravage, sans nul souci de ces réalités séculairement éprouvées ; s'en soucier serait du « triomphalisme », et ils ont décidé que le « triomphalisme » est le dernier des crimes, indiscernable qu'il est du « constantinisme », lequel consiste à réclamer pour l'Eglise, à l’égard de la puissance séculière, une quelconque reconnaissance de ses droits. Comment ce qui était un devoir parfaitement clair, inlassablement inculqué, est-il devenu un crime? Accusez l’esprit de système et dîtes-vous que c'est un système parfaitement lié, cohérent comme une géométrie, auquel il ne manque que d'être vrai, mais qui est en ce moment, notamment en France, le seul qui ait droit à l'audience, le seul publiquement exposé.

 

Nous en avons vu les commencements il y a bien trente ans quand, par un renversement des valeurs qui n'avait pas de précédent, on a imaginé, presque secrètement d'abord, puis avec une audace fracassante, de faire aux chrétiens un devoir « apostolique » de fréquenter les bals et les spectacles, que toute la tradition de l’Eglise absolument unanime avait jusque là considérés comme des manifestations de l'esprit du monde, dont l'esprit de l'Evangile devait inspirer l'aversion. Tel a été le premier murmure des clameurs qui proclament aujourd'hui dans l'Eglise « la révolution d'octobre ».

 

Qu'y gagneront les pauvres? Hélas ! ils y perdront tout. S'il y a une cruelle évidence, c'est celle du peu que nous pouvons pour eux dans un régime de « laïcité ». Quand les lois, les institutions, les mœurs publiques perdent toute référence à l'Eglise, quand tout se fait dans l'Etat sous le préalable d'une ignorance délibérée, volontaire, universelle, du christianisme, quand l'Eglise y est réduite à la condition d'une association privée, la première conséquence est que les pauvres ne sont plus évangélisés. Nul besoin pour cela que l’Etat soit d'un laÏcisme hostile et agressif. Les classes aisées peuvent échapper, en partie du moins et notamment dans l'éducation des enfants, à la formidable pression sociale qui résulte de la simple déchristianisation de l’Etat ; les pauvres ne le peuvent pas. Ils ont besoin d'assistance, elle est « laïque » ;ils ont besoin d'hôpitaux, ils sont « laïques » ; ils ont besoin d'écoles:pour leurs enfants, elles sont « laïques » ; et s'ils sont pauvres à ce point de ne pouvoir enterrer leurs morts, ils obtiendront des obsèques gratuites, mais « laïques », car l'Etat qui paiera le cercueil et le fossoyeur, ne paiera pas les frais d'une absoute. Les pauvres, et eux seuls, sont emprisonnés sans remède dans la « laïcité » de l'Etat ; seuls ils sont condamnés sans remède à ne respirer que dans le climat d'indifférence religieuse engendré par la « laïcité » de l'Etat. Nous arrachons un enfant à cette asphyxie de l'âme ; nous en laissons cent qui ne seront jamais évangélisés, qui passeront d'une école « laïque » à un centre d'apprentissage « laïque », d'un centre d'apprentissage « laïque » à un mouvement de jeunesse « laïque », dont toute la vie enfin sera. par l'Etat « laïque » si inexorablement tenue à l'écart de toute influence chrétienne, que ce sera un miracle de la grâce si l'un ou l'autre, forçant les barreaux de sa cage, ouvre les ailes de son baptême pour retrouver le climat de sa deuxième naissance et rejoindre l'Eglise sa mère qui lui tend les bras.

 

Il y a longtemps que tel est le sort des pauvres en régime de « laïcité », mais jusqu'aujourd'hui, la théologie catholique enseignait que c'était un mal, une iniquité, un désordre atroce dont les petits de ce monde étaient la proie sans défense, un désordre auquel il fallait travailler sans relâche à substituer l'ordre chrétien. Maintenant elle enseigne, du moins celle qui a le privilège exclusif de la parole, que ce désordre est l'ordre. Si l’évangélisation des pauvres en est rendue plus difficile encore, ce sera tant pis pour les pauvres, le système n’en conviendra pas, car il ne saurait avoir tort.

 

A ce même esprit de système porté à son comble est imputable ce que nous voyons, ce que nous n’aurions pas cru qu'aucune théologie pût jamais entreprendre, ce que la théologie non-euclidienne a entrepris : noyer l’idée simple, riche, populaire de la maternité universelle de la Sainte Vierge dans la notion difficile, inaccessible, glaciale de son caractère ecclésiotypique ; noyer l'idée simple, riche, populaire de l’universelle paternité pontificale dans la notion alambiquée, quintessenciée de « chef du collège pontifical ».

 

Ainsi cette théologie si irréellement pastorale travaille à rendre le peuple chrétien orphelin de sa mère la Sainte Vierge, de son père le Pape : elle n'est qu'une imposture qui les rend l'un et l'autre absents de son cœur.

 

Abbé Berto

 

link le FC .merci! toujours d'actualité. hélas ! résigné. au train où vont les choses.. à part les moines !


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Publié le 13 Octobre 2013

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Veillée de Prière avec Ste Thérèse

 

 

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Introduction prononcée par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 2 octobre 2013)

 

 

Chers Frères et Sœurs,Mes Biens Chers Filsl y a un an, nous nous sommes retrouvés autour de l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora en pèlerinage à travers l'Europe, afin de prier pour le respect de la vie, de la famille, du mariage. Aujourd'hui nous voulons prier pour la vie religieuse et pour les vocations sacerdotales et religieuses.

I

Dans une semaine, treize moines de l'abbaye présents ce soir parmi nous auront gagné l'abbaye Saint Paul de Wisques pour y poursuivre leur vie monastique. Que Thérèse les accompagne dans ce don renouvelé de leur vie et qu'elle redonne vigueur à travers leur offrande à une abbaye qui se meurt faute de vocations. Pourquoi en nos pays de vieille chrétienté, les vocations diminuent-elles ? Pourquoi des communautés religieuses sont-elles obligées d'abandonner des lieux fondateurs de leur histoire souvent plus que centenaire ? Pourquoi les prêtres se trouvent-ils souvent seuls dans des paroisses aux nombreux clochers ? La maître de la moisson aurait-il oublié d'embaucher des moissonneurs dans ses champs ? Peut-être faudrait-il se demander, avant d'accuser Dieu, ce que pourrait faire le maître de la moisson, si, à son arrivée, les ouvrierssont absents, si les ouvriers ne croient plus que la moisson vaut la peine d'être moissonnée ou même s'ils ont oublié qu'il y a unemoisson.« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre? » (Lc 18,8) et Dieu est celui qui vient toujours.

 

Comme il est beau de voir Jésus s'émerveiller de la foi des amis du paralytique, du centurion, de la pécheresse et de tant d'autres. Alors que le temps fort de l'année de la foi arrive bientôt à sa fin, Jésus s'émerveillerait-il de notre foi ?

 

La foi que Jésus admire, la foi qui sauve, c'est la foi qui aime.

 

Croire en Dieu ne suffit pas, il faut aimer. Il faut aimer jusqu'à donner sa vie comme Jésus pour ses amis. Là réside notre maladie :nous ne voulons pas donner notre vie. Nos cœurs sont malades. L'homme ne sait plus aimer, il a perdu le goût de l'amour, du véritable amour.

 

À vouloir se faire plaisir, à s'épuiser dans la quête stérile du plaisir sans lendemain, il a oublié ce qu'est la fécondité de l'amour.« Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoiva-t-on le saler ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommetd'une montagne, ne peut être cachée. Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclairetous ceux qui sont dans la maison. Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »

(Mt 5, 13-16)

 

Prier pour les vocations, ce n'est pas s'assurer la présence d'un prêtre dans sa paroisse afin de recevoir les sacrements jusqu'à la finde ses jours. Prier pour les vocations, c'est demander au Seigneur d'enflammer les cœurs, d'enflammer mon cœur, d'un amour qui ne peut être que communicatif. Dieu veut mon cœur. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il soit allumé ! »

(Lc12,49)

 


Jésus veut que nos cœurs brûlent et que, brûlant, ils communiquent à leur tour ce feu ; qu'ils le communiquent dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos communautés religieuses, ausein de l’Église et du monde. Alors, comme naturellement, les vocations naîtront. Elles naîtront au sein des familles, des paroisses,des communautés.

 

La question qui se pose à chacun est simple : « Nos cœurs sont-ils brûlants comme ceux des disciples d'Emmaüs quand nouscheminons avec Jésus, quand nous écoutons les Écritures ? » Au cours de sa rencontre avec les jeunes le 27 juillet 2013 sur la plage de Copacabana, le Pape François leur a dit« S’il vous plaît, ne regardez pas la vie « du balcon », mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé ; ne regardez pas la vie « du balcon », immergez-vous en elle comme l’afait Jésus.

 

Demeure cependant une question : par où commençons-nous? à qui demandons-nous de commencer cela ? ... Par où – a-t-ondemandé à Mère Teresa – faut-il commencer ? Par toi et par moi !répondit-elle. Elle avait de la poigne cette femme ! Elle savait par où commencer.

 

Aujourd’hui, moi aussi, je vole la parole à Mère Teresa,et je te dis : commençons ? Par où ? Par toi et par moi !

 

Que chacun, une fois encore en silence, se demande : si je devais commencer par moi, par où commencerais-je ? Que chacun ouvre son cœur pour que Jésus lui dise par où commencer. »


Pour cela, nous avons besoin d'un docteur, d'un docteur qui soignera notre cœur brisé, blessé, malade, d'un docteur de l'amour qui nous apprenne à aimer.

 


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Rédigé par dom Jean Pateau Osb

Publié dans #spiritualité

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Publié le 12 Octobre 2013

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DÉDICACE

Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

Administrateur de Saint-Paul de Wisques (Notre-Dame de Wisques, le 12 octobre 2013)

 

Mes très Révérendes Mères, mes bien chers Sœurs,

 

 

chers Frères et Sœurs,

 

 

 

 

EN montant vers Notre-Dame, on ne peut qu'être frappé par la beauté et la majesté de votre maison. L'église n'est pas en reste ; sa blancheur et sa pureté sont comme un reflet ou un écho de la pureté qui doit habiter le cœur des moines et des moniales et que nous enseignent les moines des temps anciens.

Chaque année à l'occasion de la fête de la Dédicace, l'Église honore d'une manière particulière les lieux qui ont été consacrés exclusivement au culte divin.

 


Nous pouvons être impressionnés par la beauté des basiliques, des cathédrales, des abbayes, mais Salomon, de manière réaliste, pose la question essentielle : « Dieu habiterait- il vraiment avec les hommes sur la terre ? Voici que les cieux et les cieux des cieux ne le peuvent contenir, moins encore cette maison que j'ai construite ! » (1R 8,27) L'homme ne peut prétendre construire une maison pour y placer Dieu. Dieu, lui, ne pourrait-il pas s'inviter dans une maison faite de main d'homme ?

Dieu s'est engagé et Salomon le sait : « Que tes yeux soient ouverts jour et nuit sur cette maison, sur ce lieu dont tu as dit: ''Mon Nom sera là'', écoute la prière que ton serviteur fera en ce lieu. » (1R 8, 29)


Nos églises de la terre n'auront alors rien à envier à la Cité Sainte, la Jérusalem céleste. Comme elle, elles sont la demeure de Dieu parmi les hommes. Combien de larmes ont été essuyées, combien de corps fortifiés et nourris par la réception des sacrements en ces lieux ?

En face de cette magnificence, le héros de l'évangile de ce jour fait pâle figure. Il est petit, riche, chef de publicains, probablement voleur. Il n'a pas bonne réputation. Malgré son lourd passé, « il cherchait à voir qui était Jésus. » (Lc 19,3) Nous ne sommes pas collecteurs d'impôts, la pauvreté monastique préserve peut-être même nos mains de contacts avec l'argent ; pourtant nous ressemblons à Zachée et ce tout particulièrement si nous sommes moines et moniales : malgré un passé plus ou moins lourd, nous cherchons qui est Jésus.


De fait rien n'aide le pauvre Zachée. Non seulement, il n'est pas aimé à cause de son travail et de ses malversations, mais sa petitesse l’empêche de voir Jésus, car il y a la foule. « L'enfer, c'est les autres », disait Sartre. Les autres nous empêchent de voir Jésus. Alors Zachée, aussi pratique qu'habile dans les affaires financières, grimpe dans un arbre. Zachée cherchait Jésus ; remarquons que c'est Jésus qui vient chercher

Zachée sur son sycomore : « Zachée, descends vite, car il me faut aujourd'hui demeurer chez toi. » (Lc 19,5)

 


Comme autrefois Dieu l'avait dit à Salomon au sujet de sa maison, aujourd'hui c'est chez le publicain que Jésus veut demeurer. Que dire de cette demande de Jésus ?

Jésus, qui n'avait pas où reposer sa tête (cf. Lc 9,58) a souvent dû demander l'hospitalité. Mais il ne fut pas reçu partout avec le même empressement. Il y a différentes façons de recevoir Jésus.


L’évangile de Marthe et de Marie (Lc 10,38-42) est très éclairant. Les deux sœurs reçoivent Jésus, mais elles le reçoivent différemment. Marthe reçoit Jésus avec souci, avec trouble, alors que Marie le reçoit avec joie et paix. Marthe s'affaire à disposer sa maison et à préparer sa cuisine, alors que Marie est aux pieds du Seigneur. Souvent les traductions de cette péricope nous trompent et faussent le sens de la réponse de Jésus à Marthe. Alors que celle-ci demande à sa sœur de participer un peu au travail causé par la réception de l'hôte, Jésus lui répond : « Marthe, Marthe, pour beaucoup de choses tu te fais du souci et tu jettes le trouble ; une chose, la bonne, doit être choisie. » Marthe fait tout, sauf choisir Jésus. Elle accueille Jésus dans sa maison, mais au fond elle ne l'accueille pas en son cœur. Jésus ne dit pas à Marthe que c'est une mauvaise chose de ranger sa maison ou de préparer la cuisine. Que non ! Jésus rappelle simplement à Marthe qu'il y a un ordre des choses, qu'il y a des choses qu'il n'est pas permis de laisser de côté. Jésus lui fait sentir qu'avant de jouir de sa bonne cuisine , il voudrait demeurer en son cœur. Alors la cuisine de Marthe prendrait une autre saveur, pour Marthe, pour Marie, pour les gens de la maison et pour Jésus. Marthe ne ferait plus son travail avec activisme, et orgueil de réussir, mais plutôt pour servir en vérité son Seigneur.


C'est une grave leçon pour nous qui sommes consacrés à Jésus dans la vie monastique. La fête de la Dédicace est aussi la fête de nos professions.

C'est un fait : nous accueillons Jésus dans nos maisons, dans nos églises. Il est chez nous, omniprésent en nos vies. Il y a le tabernacle, la récitation de l'office, l'Opus Dei. Il y a tous les usages monastiques qui font de nos journées une liturgie. Tout cela est vénérable, tout cela est beau, comme la beauté de nos églises. Tout cela pourrait être parfaitement stérile si Dieu n'était pas reçu en notre cœur.


Alors que vous vous associez de grand cœur aux événements qui marquent en ces jours la vie de Saint-Paul, priez pour tous vos frères moines afin qu'ils demeurent fidèles à l'appel reçu du Seigneur en vivant authentiquement leur vocation à la contemplation.

Que Marie nous obtienne d'accueillir en nous Jésus comme elle a su le faire. Aujourd'hui c'est chez nous qu'il veut demeurer.

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Rédigé par dom Jean Pateau OSB

Publié dans #spiritualité

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