Publié le 5 Mars 2012
Luçon by night...
In noctibus extollite manus vestras in sancta, et benedicite Dominum .
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 5 Mars 2012
Luçon by night...
In noctibus extollite manus vestras in sancta, et benedicite Dominum .
Publié le 5 Mars 2012
sous ses ailes, vous aurez confiance .
temps de carême à vèpres.
Les oiseaux qui se distinguent par l'acuité de leur vue et la rapidité de leur vol, symbolisent nos pensées qui doivent elles aussi s'élever au-dessus du plan matériel de l'existence pour pénétrer dans les sphères supérieures du firmament spirituel.
Plus les oiseaux s'élèvent dans les airs, plus s'élargit l'horizon de leur visualité.
Plus nous élevons nos pensées au-dessus et au-delà des préoccupations purement terrestres de la vie, autrement dit nous gravissons les cimes de la spiritualité, plus aussi nous jouissons du privilège de mieux voir, c'est-à-dire de mieux comprendre le but grandiose de l'existence présente et les apanages de la vie à venir.
les animaux symbolisent dans la Parole de Dieu les affections de l'homme. D'une manière assez générale les animaux domestiques symbolisent nos bonnes affections et les animaux sauvages celles que nous devons combattre.
père Pie Régamey. O.P.
Publié le 5 Mars 2012
Publié le 4 Mars 2012
Lors de la transsubstantiation, le Christ, maintenant en gloire, et qui ratifie éternellement ce qu'il a voulu jadis sur la Croix, se rend présent à l’autel pour actualiser et valoriser envers nous l’acte unique de sa Passion sanglante, par lequel il a réellement sauvé en une fois tous les hommes.
cardinal Journet.
Publié le 3 Mars 2012
"O mon Christ aimé, crucifié par amour."
Elisabeth de la Trinité.
"Le Christ est mort pour vous tous; vous aurez à répondre un jour de son sang répandu, de ce sang dont j'entends la voix plaintive aux portes de vos âmes. Il voulait entrer, votre impénitence l'arrête. "A quoi bon donner mon sang, dit le Sauveur, s'il doit descendre et se perdre dans la corruption? Quae utilitas in sanguine meo dum descendo in corruptionem ? Ah! je vous en prie, laissez-vous racheter. Ne vous exposez pas aux cruels reproches que vous adressera le Christ rédempteur, lorsqu'il vous montrera sa croix sanglante."
En entrant dans la vie, le Christ veut qu'on nous révèle le dessein éternel qui l'amène ici-bas: On l'appelle Jésus, c'est-dire Sauveur. Lui-même, au cours de son apostolat, définit et précise l'oeuvre qu'il doit accomplir et par laquelle il survivra:" Le fils de l'homme, dit-il est venu pour sauver ceux qui ont péri, pour donner sa vie en rédemption: Filius hominis venit salvare quod perierat... dare animam suam redemptionem pro multis.
O Maître adoré! je vous remercie de ces quelques paroles tombées de vos lèvres divines; elles sont pleines d'amour, et, aussi, pleines de vérités.
Par le péché, l'homme offense l'infinie majesté de Dieu, brise les liens de la grâce et d'amour qui l'unissent à son Créateur et tombe, par ce fait, au pouvoir de l'esprit maudit, dont il imite l'ingratitude et la rebellion.
Comment l'arracher à cette fatale domination?
Comment le rapprocher du souverain bien dont il s'est violement séparé?
Comment laver l'outrage qu'il a fait à son Seigneur et Maître?
" Ni l'ange ni l'homme n'étaient capables de relever le genre humain jusqu'au lieu sublime où il était tombé"
"Le Christ, Verbe de Dieu, avait seul le pouvoir de souffrir pour tous et de nous rendre les biens que nous avions perdus."` saint Athanase.
"Notre péché était si grand que nous ne pouvions être sauvés que par la mort du Fils unique de Dieu." saint Ambroise
Dieu a donc trouvé dans son Christ ce qu'il aurait en vain cherché dans les autres victimes: le péché à châtier, l'innocence dévouée pour toucher son coeur, l'infini pour réparer l'offense faite à sa majesté et pour satisfaire rigoureusement les exigences de sa justice.
Le prophète Isaïe, apercevant à travers les siècles celui qui devait venir, voit descendre sur Lui tous les péchés du genre humain.: Dieu dit-il, a concentré en lui l'iniquité de nous tous: Posuit in eo iniquitatem omnium nostrum.
C'est pour cela qu'il est broyé: Attritus est propter scelera nostra."
Répondant des pécheurs, il devait avoir aux yeux de Dieu l'aspect d'un pécheur universel. "In similitudinem carnis peccati."
A lui donc, toutes les fautes qui se sont commmises, depuis le jour où la race humaine a prévariqué dans la personne de son premier père, jusqu'au jour où il va à son supplice;
à lui, toutes les fautes qui se commettront, depuis le jour où se consomme son sacrifice, jusqu'au jour où le dernier des humains expirera à l'approche du grand jugement .
à lui, les impiétés, les blasphèmes, les révoltes, les désespoirs, les cruautés, les impuretés du genre humain;
à lui, ses ingratitudes, ses faiblesses et ses langueurs.
Il s'est approché de notre océan d'iniquités, et, comme le prophète, il s'écrie:" Me voici sur la haute mer, et la tempête me submerge: Veni in altitudinem maris et tempestas demersit me.
Dieu voit en lui comme le péché vivant, selon la forte parole de saint Paul:" Eum qui non novera peccatum pro nobis peccatum fecit . II Cor. cap V,21
Et, pénétrée de l'horreur que l'iniquité inspire à la sainteté divine, sa chair sacrée devient, à notre place, un objet maudit:
"Christus factus est pro nobis maledictum." Galat., cap III, 13
Messieurs, vous êtiez tous dans le Christ rédempteur,
j'y étais avec vous, tout le genre humain y était. Pilate ne croyait pas si bien dire, lorsque, montrant au peuple le Sauveur humilié, il s'écriait:" Voilà l'homme! Ecce homo!"
C'était l'homme, en effet, l'homme universel, l'homme substitué aux pécheurs de tous les lieux et de tous les temps, l'homme-humanité.
A son aspect, la justice divine oublie le vulgaire troupeau des humains, et n' a plus d'yeux que pour ce phénomène étrange et monstrueux sur lequel elle va se satisfaire.
Epargnez-le Seigneur, épargnez-le, c'est votre Fils.
Non, non, c'est le péché, il faut qu'il soit châtié. " Proprio filio non perpecit Deus."
Achetés à un grand prix.
l' Apôtre a eu raison de dire " que nous avons été rachetés à un grand prix, et que la grâce excède, là où le péché abonde."
Un Dieu humilié devant Dieu, c'est plus que tous les outrages que peuvent inventer les créatures. N'eût-il fait que s'anéantir en prenant notre nature, dans l'intention de rendre hommage à son Père pour expier nos offenses, le Christ dépassait déjà notre rançon; et voilà qu'en prenant notre nature, il en épouse toutes les misères;
voilà qu'il gagne son pain à la sueur de son front, voilà que, pauvre et dénué de tout, il cherche une pierre pour reposer sa tête; voilà qu'il est en butte à la haine de ses ennemis et à l'ingratitude des siens;
voilà que son âme est angoissée par les terreurs de la mort;
voilà qu'il est abreuvé d'opprobres et déchiré de coups; voilà que de
sa tête couronnée d'épines, de son corps flagellé, de ses membres transpercés, de ses flancs entr'ouvert le sang ruisselle, et s'échappe jusqu'à la dernière goutte;
voilà qu'il expire, maudit et abandonné, sur le bois d'infamie.
Ah! ce n'est pas une rédemption c'est mille et mille rédemptions que je vois dans ce déluge d'humiliations et de souffrances.
Tous les péchés du genre humain, les plus déshonorants et les plus monstrueux, ne sont qu'une goutte de fiel absorbée par cette mer immense. Nous n'avons pas besoin de calculer, il nous suffit d'ouvrir les yeux pour avoir confiance que le saint des saints est ouvert et que nous pouvons entrer, puisque nous y sommes portés par le sang de Jésus-Christ.
Habentes fiduciam in introitu sanctorum in sanguine Christi. Heb. cap X, 19
Maître des cieux, par la vertu de son sang, le Christ rédempteur descend dans nos âmes et les pénètre jusqu'au plus intimes profondeurs, pour y détruire l'empire du péché.
Le Christ m'a aimé et s'est livré pour moi.
Ah! vous qui agitez les peuples, vous qui cherchez à les affranchir des doctrines qui élèvent les âmes au-dessus des intérêts périssables de ce monde et des lois salutaires qui contraignent leurs passions, vous qui prétendez inaugurer le règne de la liberté sans mesure et sans frein, vous voudriez bien usurper ce nom sacré de rédempteur; mais vain espoir.
Quand les flatteurs assouvis, qui le murmurent à vos oreilles, auront disparu, l'inexorable postérité saura bien vous donner le nom honteux qui vous convient et reconnaître les vrais rédempteurs des peuples:
ceux qui, pressurés par l'injustice des lois et de l'opinion, proscrits par la haine des sectaires,
auront souffert amoureusement, comme Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, par Jésus-Christ, en Jésus-Christ, et auront révélé au monde, par des bénédictions inespérées, toute la profondeur de la Rédemption.
R.P. Monsabré O.P.
Publié le 1 Mars 2012
D'emblée. Dieu a aimé la race humaine d'un amour fou, jusqu'à vouloir se donner lui-même à elle dans la vision du Ciel.
L'offense du premier acte humain méprisant un tel amour est terrifiante.
Pourra-t-elle jamais être compensée ?
Puisque Dieu ne peut nous contraindre à l'aimer, puisqu'il accepte de jouer avec nous le jeu si périlleux de notre libre arbitre et de notre libre amour donné ou refusé,il faudrait que d'un cœur humain, non touché par nos déchéances - mais ayant expérimenté notre détresse et souffert en sa chair, qui est la nôtre, la tragédie de notre péché - monte pour nous vers le Ciel un acte de libre et infaillible amour d'une telle intensité qu'il surcompense infiniment la première offense : il faudra qu'un Dieu se fasse homme.
S'il n'avait pas songé à cette seconde folie de son amour.
Dieu n'aurait pas permis la première offense, il n 'aurait même pas créé le genre humain et tout l'univers des choses visibles.
cardinal Journet
Publié le 1 Mars 2012
Debout, la Mère des douleurs,
Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.
Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive transperça.
Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !
Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.
Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?
Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?
Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.
Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.
Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.
Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je Lui plaise avec toi.
Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.
Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de Ses tourments.
Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du Crucifié,
Tant que je vivrai !
Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.
Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.
Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.
Fais que Ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du Sang versé par ton Fils.
Je crains les flammes éternelles;
Ô Vierge, assure ma tutelle
À l'heure de la justice.
Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.
À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.
Publié le 28 Février 2012
Vivons donc saintement .
La vie de l'homme ici-bas est une vapeur légère, et cette vie déjà si fragile est troublée chaque jour par quantité de périls.
De tous côtés Dieu sème l'épouvante pour ne trouver personne en état de damnation. Il se fait quelque chose dans ce pressoir: le monde est un pressoir, les pressées y abondent.
Soyez l'huile et non le marc; que chacun se convertisse à Dieu et change de vie.
L'huile a des chemins secrets, des endroits obscurs où elle s'étend.
Voici au contraire quelqu'un qui se livre aux moqueries et aux sarcasmes, qui blasphème à haute vois sur les places: c'est le marc qui sort.
Cependant le Maître du pressoir travaille sans cesse par ses ouvriers, par ses saints anges. Il connait son huile, il sait ce qu'elle peut porter quelle pression il lui faut pour qu'elle s'écoule. Le Seigneur connait les siens.
Soyez huile, ayez horreur d'être marc. Qu'ils s'éloignent de l'iniquité tous ceux qui invoquent le nom du Seigneur! (II tim. 11, 19) N'ouvrez pas vos coeurs à la haine ou chassez-la promptement.
Tous ces fléaux ne sont pas si redoutables.
Tu crains les tremblements de terre? Tu crains les bouleversements du ciel? Tu crains les guerres?
Crains aussi la fièvre; tout-à-coup, quand l'appréhension de ces grands maux vous inspire la terreur, ce ne sont pas eux qui arrivent, mais une petite fièvre qui se jette à travers et vous emporte. Et si le Juge vous trouve au nombre de ceux qu'il ne connait pas, de ceux auxquels il dira:" Je ne vous connais pas, retirez-vous!" (Luc XIII,27), qu'adviendra-t-il? Où aller? Quel avocat choisir? Comment rachèterez-vous votre vie pour en réparer les désordres?
Vous permettra-t-on de retourner sur terre pour expier le mal commis?
Ne vous laissez pas tromper par celui qui trompe - le démon-, car seul il ne trompe pas celui qui est infaillible.
saint Augustin.
mais l'homme passe comme un songe, et c'est bien en vain qu'il s'inquiète. Il thésaurise sans savoir pour qui.
Ps XXVIII
photo: petit placide
Le fond de tout, c'est l'Amour
L'avenir ne nous appartient pas. La vie n'est pas ce que nous la faisons ; Dieu seul en dirige le cours. Tout ce que nous pouvons faire est d'accepter avec confiance cette direction qui est débordante d'amour. Ne voyons pas trop ce que sont les hommes, ni les choses, ni les événements. Le spectacle est si souvent décourageant.
Regardons Celui qui règle souverainement tous ces mouvements et qui les fait concourir à un plan d'amour infini.
Enfonçons-nous de plus en plus dans ces vues de foi, qui seules sont intelligentes et vraies.
Ce sont les vues mêmes de Dieu. En tout ce qu'Il fait ou permet Il ne voit et ne veut que son amour. Faisons comme Lui.
Évidemment les apparences sont déconcertantes. Le monde est plein de mal et de haine. Comment voir l'amour en des manifestations si opposées ? On ne le voit pas ; on le croit.
Croire c'est voir dans la lumière de Dieu ; c'est s'en rapporter à Lui qui nous dit : « Vos yeux du corps, votre raison voient le mal.
Mais ces vues sont superficielles. Le fond de tout c'est l'amour : croyez-moi, je vous l'affirme. »
Nous voyons que la foi exige un bien lourd sacrifice ; mais nous voyons aussi qu'elle nous donne une sécurité et une paix qu'on pourrait appeler infinies, puisqu'elles reposent sur la parole même de Dieu.
Nous avons le secret profond de la tranquillité chrétienne au milieu des pires événements.
Les événements c'est du passager ; la parole de Dieu c'est de l'éternel.
dom Guillerand .
Publié le 28 Février 2012
Miserere mei Deus
secundum magnam misericordiam tuam
Ayez Pitié de moi, mon Dieu,dans la grandeur de votre
miséricorde
et secundum multitudinem miserationum tuarum
dele iniquitatem meam
Et selon la multitude de vos miséricordes,
effacez mon péché.
Amplius lava me ab iniquitate mea
et a peccato meo munda me
Lavez-moi encore davantage de ma souillure,
purifiez-moi de ma faute.
Quoniam iniquitatem meam ego cognosco
et peccatum meum contra me est semper
car j'ai conscience de mon péché,
et ma faute est sans cesse devant mes yeux.
Tibi soli peccavi et malum coram te feci
ut justificeris in sermonibus tuis et vincas cum judicaris
C'est contre vous seul que j'ai péché,
c'est en votre présence que j'ai fait le mal:
aussi êtes-vous juste dans vos sentences, souverain dans vos jugements.
Ecce enim in iniquitatibus conceptus sum
et in peccatis concepit me mater mea
Considérez que j'ai été conçu dans l'iniquité,
que ma mère m'a conçu dans le péché.
Ecce enim veritatem dilexisti
incerta et occulta sapientiae tuae manifestasti mihi
Vous aimez la vérité: les plus profonds mystères de votre sagesse
vous me les avez révélés.
Asparges me hysopo et mundabor
lavabis me et super nivem dealbabor
Vous m'aspergerez avec l'hysope, et je serai purifié;
vous me laverez, et je serai plus blanc que la neige.
Auditui meo dabis gaudium et laetitiam
et exultabunt ossa humiliata
Vous me ferez entendre des paroles de joie et d'allégresse
et mes os brisés tressailleront !
Averte faciem tuam a peccatis meis
et omnes iniquitates meas dele
Détournez les yeux de mes fautes, effacez toutes mes iniquités.
Cor mundum crea in me Deus
et spiritum rectum innova in visceribus
Créez en moi, ô mon Dieu un coeur pur;
créez au plus profond de mon être un esprit de droiture.
Ne proicias me a facie tua
et spiritum sanctum tuum ne auferas a me
Ne me chassez pas loin de votre présence;
ne me retirez pas votre esprit de sainteté.
Redde mihi laetitiam salutaris tui
et spiritu principali confirma me
Rendez-moi la joie de votre salut,
et raffermissez-moi dans ma première ferveur.
Docebo iniquos vias tuas
et impii ad te convertentur
j'enseignerai vos voies aux méchants,
et les impies reviendront à vous;
Libera me de sanguinibus Deus Deus salutis meae
et exultabit lingua mea justitiam tuam
Délivrez-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu mon Sauveur!
et ma langue publiera votre justice.
Domine labia mea aperies
et os meum adnuntiabit laudem tuam
Seigneur ouvrez mes lèvres, et ma bouche chantera vos louanges.
Quoniam si voluisses sacrificium dedissem utique
holocaustis non delectaberis
Si vous aviez voulu un sacrifice, je vous l'aurais offert, certes;
mais vous ne prenez pas plaisir aux holocaustes.
Sacrificium Deo spiritus contribulatus
cor contritum et humiliatum Deus non despicies
Le sacrifice, qui plait à Dieu, c'est l'âme brisée; le coeur broyé, le coeur humilié,
Seigneur, vous ,ne le dédaignez pas.
Benigne fac Domine in bona voluntate tua Sion
et aedificentur muri Hierusalem
Comblez Sion des dons de votre bienveillance, Seigneur,
afin que se relèvent les murs de Jérusalem.
Tunc acceptabis sacrificium justitiae oblationes et holocausta
Alors vous accepterez les sacrifices de justice, les oblations, les holocaustes;
tunc inponent super altare tuum vitulos
alors on immolera de jeunes taureaux sur votre autel.
+
COMMENT VIVRE PENDANT LE CARÊME?
1 Les moines doivent toujours vivre comme pendant le Carême, c'est sûr !
2 Mais peu d'entre eux ont ce courage. C'est pourquoi nous recommandons de garder une vie très pure, au moins pendant le Carême,
3 et donc d'effacer pendant ces jours saints toutes les négligences du reste de l'année.
4 Pour y arriver, voici ce qu'il faut faire : abandonner tous nos penchants mauvais, faire effort pour prier avec larmes, pour lire, pour avoir le coeur peiné d'avoir offensé Dieu, pour nous priver.
5 Alors, pendant ces jours, ajoutons quelque chose au service habituel qui est notre devoir : prions plus souvent seuls devant Dieu, prenons moins de nourriture et moins de boisson.
6 Ainsi chaque moine offre librement à Dieu et avec la joie de l'Esprit Saint quelque chose en plus de ce qu'on lui demande,
7 c'est-à-dire : il mange moins, il boit moins, il dort moins, il parle moins, il évite les plaisanteries. Et il attend la sainte fête de Pâques avec la joie du désir inspiré par l'Esprit de Dieu.
8 Mais ce que chacun veut offrir à Dieu, il le proposera à son abbé. Ainsi il agira avec son accord et avec l'aide de sa prière.
9 En effet, quand un moine agit sans la permission du père spirituel, il faut penser que cela vient de l'orgueil ou du désir d'être admiré. Et Dieu ne récompense pas cette façon de faire. Donc, il faut tout faire avec l'accord de l'abbé.
Règle de saint Benoît de Nursie, chap. 49
Publié le 28 Février 2012
"Ne va pas, troublé de frayeur, abandonner sur le champ le chemin du salut dont les débuts sont forcément malaisés.
A mesure que l’on progresse dans une sainte vie et dans la foi, le cœur se dilate, et c’est avec une indicible douceur d’amour que l’on court dans la voie des commandements de Dieu". (RB Prol 48-49) ….
"alors sous la garde de Dieu, tu parviendras à ces plus hauts sommets de doctrine et de vertu dont nous avons parlé ci-dessus" (Ch. 73,9).
Chavagnes dans la ville éternelle ..
oremus . Great Tit' prayer.
Dieu qui purifiez votre Eglise par l'observance annuelle du carême, accordez à votre famille d'être fidèle par ses bonnes oeuvres à ce qu'elle s'efforce d'obtenir par ses jeûnes.
Ausculta : il faut écouter ; s’il y a trop de bruit dans l’âme, et comme une dispersion de l’attention sur toutes choses, la voix de Dieu, ordinairement “ douce comme un souffle de brise ” (Ill REG., XlX, 12), n’est pas entendue.
Le silence, qui, à lui seul, est une louange parfaiteTibi silentium laus , est rare chez des êtres mobiles et influençables comme nous le sommes.
Prêter l’oreille ne serait pas assez, et Saint Benoît nous invite très joliment, avec le livre des Proverbes et le psaume XLlV, à l’incliner, à “ incliner l’oreille de notre cœur ”.
Ayez l’intelligence accueillante, une certaine attitude confiante en face de la vérité proposée. Si vous commencez par faire le grincheux, par établir à l’entrée de votre esprit une douane sévère, ou bien encore, si vous êtes rempli de votre pensée au point de dire : “ Mais que m’apprendra-t-il de nouveau ? Je sais tout cela, et mieux que lui !... ”, vous êtes dans la plus fâcheuse des dispositions psychologiques, non seulement pour l’acquisition de la doctrine surnaturelle, mais pour l’information purement humaine.
Claude Bernard nous avertit, dans son Introduction à l’étude de la médecine expérimentale, que, tout en essayant de formuler et de vérifier son hypothèse, le savant doit se garder d’en être le captif et demeurer quand même hospitalier à toute autre explication meilleure.
N. B. Père demande donc que nous écoutions volontiers, avec une âme libre : libenter excipe.
Acceptons toujours et d’abord l’enseignement qui nous est donné : les éléments inassimilables pour nous s’élimineront plus tard d’eux-mêmes.Et efficaciter comple.
C’est le propre de la vérité, de nous porter à l’action. Nous ne pouvons la “ retenir captive dans l’injustice ” (Rom., I, 18).
Nous serons responsables devant Dieu de tout le bien aperçu et que nous n’aurons pas fait. Mais c’est là aussi que gît la difficulté ; le péché a disloqué notre être : voir, vouloir, aimer, parfaire, tout cela est loin de s’opérer en un seul mouvement.
Et, de peur que l’œuvre ne nous effraie, afin surtout d’en définir dès maintenant le caractère et le dessein, N. B. Père marque, d’un trait immortel et à la manière sobre des anciens, ce qui est l’enjeu de notre vie, ce qui doit en être l’unique recherche, ce qui en fait la gravité, le charme aussi, la force, le mérite, la simplicité, ce en quoi se résume toute la Règle : Ut ad eum per obedientiae laborem redeas.
Il ne s’agit pas pour nous de vivre longtemps, de devenir érudit, de nous faire uni nom : il s’agit de marcher vers Dieu, de nous rapprocher de lui, de nous unir à lui.
dom Delatte commentaire de la Règle.