spiritualite

Publié le 25 Novembre 2011

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"je vous souhaite à chacun et à chacune de vous,  de découvrir ce regard du Christ, et d'en faire l'expérience jusqu'au bout. "

 

 

  Bx Jean Paul II

 

 

 

 

 

 

Dans le monde entier, comme l’an dernier, à l’initiative du Saint Père, de très nombreuses communautés vont se réunir à l’occasion de l’entrée dans le temps de l’Avent pour prier pour toute vie naissante. Laissez-moi vous faire part de quelques éléments de réflexion et de méditation qui pourront vous permettre de vous unir dans la prière à ces veillées.

 

Une grossesse, attendue, espérée …ou imprévue. Une vie naissante. Une présence qui grandit.

La « création » d’un nouvel être humain, totalement dépendant de sa mère, totalement aussi en devenir… C’est la vie qui se donne, qui est donnée, qui passe par un lien unique, intime, celui de la mère à son enfant. Un lien biologique, un lien affectif, un lien émotionnel, avec un autrui qu’elle ne connaît pas encore mais qu’il lui est donné d’apprendre à connaître.

 

Pendant la grossesse, tout est transformation, voulue ou subie, dans le corps de la femme : transformations physiologiques mais aussi psychologiques et affectives. Accueillir cette vie naissante, c’est pour la femme un passage, l’offrande de son corps pour la vie d’un autre,  l’accomplissement de sa vocation. On pourrait en exclure l’homme, le père, qui reste parfois un étranger à ce mystère, responsable d’hier mais aussi et surtout pour demain. Pour lui aussi, il y a un avant et un après, un chemin à parcourir, un changement à opérer.

 

La vie naissante est fragile, vulnérable, et faible. Elle est dépendance. Elle est silence.

La femme, la mère en devenir, porte sur cette vie vulnérable un regard ambivalent : une joie profonde, intense, charnelle mais aussi une inquiétude, une incertitude et parfois même une angoisse. Les examens anténataux, de plus en plus systématisés et précoces, suscitent des questions, voudraient apporter des réponses, et ne veulent plus laisser sa place au mystère de la vie. La vie qui n’est pas perfection.Cette nouvelle vie peut alors être perçue comme une menace ou un danger.L’homme prométhéen d’aujourd’hui se donne le droit de trier, de choisir et de condamner à mort au prétexte que l'imperfection n’autorise pas la vie. L'intelligence humaine, mise au service du refus de la vie, dénie alors la vie dans ce qu’elle est vraiment. « En désignant l’un des nôtres comme indigne de vivre, c’est nous-mêmes que nous renions », selon le mot du pianiste Michel Petrucciani.

 

On ne peut ni nier ni éteindre les angoisses suscitées par la vie naissante. Mais n’avons-nous pas d’abord à mobiliser notre intelligence et nos actes pour que la venue d'un enfant soit synonyme de bénédiction, et source de joie pour ses parents. Soyons assez généreux pour entourer et accompagner tous ceux et surtout toutes celles que la vie blesse, et qui désespèrent.

 

La vie, toute vie, est don de Dieu.

L’Avent nous redit que notre vie, comme toute vie, est appelée à s’incarner et prendre chair !

« Avant même de te former au ventre maternel, je t'ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t'ai consacré » (Jr 1, 5)

 

+ Alain Castet

Evêque de Luçon

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Publié le 5 Novembre 2011

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Dans une agitation continue et un bruit omniprésent qui veut nous faire croire par moment qu’il s’agit de musique, dans l’accomplissement répété de choses qui n’ont d’autre lendemain que celui d’être remises sur la table …. Illusion d’une vie pleine de babioles qui nous privent de ce qui pourrait être essentiel.

 

 

 

Que cherchons-nous alors dans cette vie moderne ?

 

 

 

L’itinérance choisie par le pèlerin l’oblige à se recentrer pour se poser les questions qui lui permettent de mieux se connaître et ainsi de mieux s’ouvrir aux autres… … à la manière de la pousse d’un chêne qui n’est que la promesse de ce qu’il pourrait apporter de paix et de protection à ceux qui s’y abriteront une fois sa croissance achevée.

 

 

 

Cependant, nos sociétés ne veulent plus prendre le temps de cet épanouissement … … victimes de le course effrénée qu’elles mènent pour atteindre un certain niveau de rentabilité et de profit. Nous-mêmes qui les composons ne sommes nous pas trop pressés au point de ne plus savoir savourer les instants les plus ordinaires et les joies les plus élémentaires ?

 

 

 

Chaque année nous offre la possibilité de découvrir et de vivre des moments d’exception. Ils sont de natures bien différentes allant de la joie à la peine, du plaisir à la souffrance ; ils sont issus des évènements heureux de nos vies, de nos plus belles réussites comme de nos combats les plus durs et le plus souvent nous marquent pour la vie comme un mariage, une naissance, un décès ou encore un pèlerinage, une retraite …. …

 

. Il y a aussi ceux qui font la plus grande partie de nos vies, qui n’ont rien d’exceptionnel et qui représentent pourtant la quasi totalité de notre existence, ces journées et ces heures sans grande saveur qui ne sont que la reprise immuable d’un hier vécu sur le même tempo au rythme des minutes dont la monotonie s’apparente pour beaucoup au métro-boulot-dodo !

 

 

 

Se faisant et sans que nous ayons l’envie que cela change …. …. nous passons inexorablement à côté de ce qui fait la vie, nous passons à côté d’un ticket gagnant pourtant à la portée de tous pour peu que l’on ait la force de résister et ne pas se laisser porter par le courant.

 

 

 

Alors il faut partir, fuir ce monde qui nous mécanise en nous déshumanisant peu à peu ….. fuir non pas pour s’isoler sur une île déserte mais simplement pour retrouver un rythme d’homme …. un rythme qui fait de nous des êtres humains capables d’apprécier tout autant le silence et la solitude que la chaleur d’une rencontre et la musique d’une discussion profonde.

 

 

C’est à ces conditions que nos cœurs s’ouvriront à tout ce que l’humanité peut avoir de grand … … nos yeux verront ce qu’aucun objectif ne peut saisir, nos oreilles entendront ce qu’aucun MP3 ne peut jouer et nos cœur battront sous le contrôle d’un rythme que seuls amour et espoir peuvent produire.

 

Se mettre en route et partir pour quitter tout ce qui ne nous rend pas disponible, quitter le temps, quitter l’obligation et quitter l’ennui d’une vie quelquefois monotone perdant nos repères familiers nous nous ouvrons à d’autres horizons pour attendre une Rencontre qui ne manquera pas de nous émerveiller ……

 

Stéphane Marchiset .

pèlerin de St Jacques.


 


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Publié le 18 Octobre 2011

 

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« Dans le coeur de l’Eglise, je serai l’amour »

 

Revenant de la bénédiction abbatiale de Dom Pateau, nouvel abbé de Fontgombault, originaire des Sables d’Olonne, j’ai pu une nouvelle fois mesurer l’importance décisive de la vie contemplative dans l’Eglise. Les paroles du Pape Benoît XVI dans son lumineux discours des Bernardins adressé au monde de la culture lors de sa venue en France en septembre 2008, me sont revenues à l’esprit.

 

Dans ce discours, le Pape a rendu un vibrant hommage au rôle des communautés monastiques à l’émergence de la civilisation occidentale : « Les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l’antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle ». Mais surtout, il a su désigner la source de cet élan civilisateur : « Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même ». C’est en effet en cherchant inlassablement Dieu que des générations de religieux ont su donner au monde les trésors d’architecture, de musique et d’écriture qui sont parvenus jusqu’à nous.

 

Il n’est pas question de tomber ici dans une nostalgie des temps anciens. Les moines ne sont pas des pièces de musée ou les reliquats d’une vie décalée appelée progressivement à s’éteindre. Dans le monde entier et en France, des communautés contemplatives vivent aujourd’hui un renouveau de vocations. Celui-ci n’est pas spectaculaire, mais il permet non seulement de poursuivre l’oeuvre d’hier mais plus encore de continuer à tenir un rôle indispensable à la mission de l’Eglise. Ils demeurent les piliers sur lesquels s’appuie l’activité missionnaire de l’Eglise. « Les consacrés constituent une portion immergée du Peuple de Dieu » (Benoît XVI).

 

Moines et moniales s’enracinent par la prière dans l’intimité de Dieu. Cette proximité du Christ a fait dire à la petite Thérèse de Lisieux : « Dans le coeur de l’Eglise, je serai l’amour ».

 

Prions pour ces communautés, plus particulièrement celles de Vendée, que le Seigneur suscite chez elles de nombreuses vocations religieuses.

 

✠ Alain Castet

évêque de luçon

 

 

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Publié le 21 Septembre 2011

 

 

 

 

 

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photo: petit placide sept.2011  

 

 

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 départ Cars de Vendée.


 

6 h 30 - Sables d'Olonne face gendarmerie, boulevard Blaise Pascal

 

7 h 00 - La Roche sur Yon - Collège les établières - Route de Nantes face conforama

 

Prix: 30 euros -

Retour départ Fontgombault 16 h 30

 

 

Chèques à l'ordre de me Denise Bodin


Relais Saint Pierre

19, rue des 2 phares

85100 les sables d'Olonne

 

- avant le 1er Octobre.

 

pour tous renseignements:

 

Madame Denise Bodin

02.51.95.40.79.

 

   je serai  présent sur les lieux à Tournon st Martin la veille.

- changement de programme -  avec certaines familles.. (places dans ma voiture,si cela intéresse au départ de Luçon - système D après pour la nuit, moi c'est fait. - 

mais pour y rester le week-end. le lendemain pensant pouvoir réintégrer l'hôtellerie.. . ,


  on prévoit beaucoup,  beaucoup, beaucoup de monde

 

rappel:

 

5 Octobre: fête de st Placide

 

11 et 12 Octobre: Grande Solennité de la fête de la Dédicace, abbayes de Solesmes et Fontgombault. heureux anniversaires


 


 

 

  3 places dispo au départ du parking d'Athis-Mons (91) le 7 au matin à 4h20 du matin. Pas de bagage svp. Participation aux frais (GO & Autoroute). Merci de prévenir avant.

 

 

contact ici qui transmettra...


 

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Publié le 9 Septembre 2011

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On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas tout d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure.»

 

 

bernanos

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Publié le 9 Septembre 2011

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Une Messe pour le bicentenaire de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris

aura lieu en la cathédrale Notre-Dame de Paris

dimanche 18 septembre 2011 à 9h30

présidée par le cardinal André Vingt-Trois, assisté de Mgr Luc Ravel

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Publié le 9 Septembre 2011

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ici, avec nos pères abbés émérite de Fontgombault et Triors

 

 

Suite à la démission de Mère Marie-Bernardette de Maigret, une nouvelle Mère Abbesse a été élue le 25 juin dernier par les 45 moniales de l’abbaye Sainte-Cécile de Solesmes. Il s’agit de Mère Claire de Sazilly. Âgée de 36 ans, elle était entrée au monastère à l’âge de 18 ans. Jusqu’à maintenant, elle exerçait la fonction de maîtresse des novices.

 

Ce matin s’est déroulée la bénédiction abbatiale de Mère Claire de Sazilly par Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans en l’église de Sainte-Cécile. Une église trop petite pour contenir toute la communauté chrétienne. Aussi des écrans étaient-ils installés dans la cour du monastère pour permettre à l’assistance de suivre cette cérémonie religieuse.

 

 

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Publié le 7 Septembre 2011

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BONNE ET SAINTE FÊTE DE LA NATIVITE
DE Notre - Dame

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Célébrons solennellement celle qui est née en ce jour,

Marie, Mère de Dieu et toujours Vierge,

par qui la Majesté royale est venue jusqu'à nous.

 

alleluia.

 

la naissance de Jésus-Christ est une solennité pour la terre comme pour le ciel. La naissance de sa Sainte Mère en devait être une aussi pour ses enfants. Fête auguste, et que mes vœux ont prévenue depuis longtemps, comment réussirai-je à la célébrer dignement ?

 

Je me transporterai en esprit aux pieds du berceau de ce précieux enfant, que le ciel confie aujourd’hui à la terre ; et là, pénétrée d’une vénération égale à ma reconnaissance, je bénirai Dieu avec tous les hommes, du présent dont il daigne m’enrichir.

 

Je percerai le voile d’infirmité et de faiblesse dont Marie naissante semble enveloppée, et je découvrirai en elle le sanctuaire de l’auguste Trinité, la Fille du Père tout-puissant, la Mère future d’un Dieu homme, l’Epouse du Saint-Esprit, l’objet des divines complaisances, la dépositaire de tous les dons du Très-Haut, le Temple où réside déjà la plénitude de toutes les richesses célestes dont Dieu puisse favoriser la plus chère de ses créatures.

 

Je me mêlerai à cette multitude d’Esprits bienheureux qui environnent le trône de leur Reine et de leur dominatrice : je m’efforcerai d’imiter l’ardeur et la pureté de leurs hommages, l’étendue et la profondeur de leur vénération ; je les conjurerai de lui porter tous les transports de ma propre allégresse, et de tous mes autres sentiments, d’y suppléer par la sainteté, par la ferveur de leurs affections, et de m’obtenir tout ce qui peut animer, élever et purifier les miennes.

 

Je considérerai enfin tout ce que me promettent de biens ces premiers instants de la vie de Marie. Alors recueillant toutes les impressions de la plus douce confiance, je les opposerai aux craintes que m’inspirerait la vue de tant de misères dont je suis accablée. Une médiatrice, une avocate, un refuge, une mère qui se présente à mes regards, me rassure, me console, me fait tout espérer de celui dont elle possède déjà tout le cœur et tout l’amour.

 

A ces premiers sujets de réflexions que me fournit cette solennité, combien d’autres se joignent encore pour mon instruction ? Une seule doit ici plus particulièrement m’occuper. L’humilité de Marie naissante m’y conduit. Je contemplerai dans cette auguste Vierge dépouillée de tout l’éclat de la gloire temporelle qui devait accompagner sa naissance ; déchue de la première grandeur qui avait illustré ses aïeux, couverte de toutes les ténèbres d’une humiliation commune aux états les plus vulgaires, consacrant dans sa personne la plus exacte pratique de cette abjection, qui fit ses délices le reste de ses jours.

 

J’apprendrai, de cet exemple, tout ce que je dois avoir d’indifférence pour les avantages de ma naissance, et à n’estimer que celle qui m’a élevée à la dignité d’enfant de Dieu. Je connaîtrai ensuite tout ce que j’ai à craindre d’une vanité toujours prête à m’assaillir dans les égards que le monde se croit autorisé à me rendre : tout ce qu’il y a de dangereux pour moi dans ses flatteries et dans ses complaisances, ce qu’il y a même de frivole et de méprisable dans un mérite qui ne doit son lustre qu’aux prérogatives du sang. Je travaillerai avec plus d’ardeur que jamais à acquérir cette humilité de cœur qui, en me précautionnant contre les abus de la grandeur, m’engagera à ne chercher, à ne désirer d’autres témoins, ni d’autre salaire de mes vertus, que celui qui seul doit en être le terme. Je serai plus attentive à lui rapporter les motifs qui me feront agir, et à détourner les suggestions de l’amour-propre ; de fréquents et d’utiles retours sur les misères de mon âme me tiendront en garde contre les moindres atteintes que me livrerait une vanité toujours si adroite à me surprendre et à me séduire.

 

C’est l’objet que je me proposerai, surtout dans ces jours destinés par l’Eglise à célébrer l’humble naissance de ma patronne. Fidèle à étudier le modèle qui m’est présenté chaque année dans ce saint temple, je m’efforcerai d’y répondre chaque fois par quelque pratique d’humilité ; mes œuvres, aussi bien que mes sentiments, rendront à Dieu témoignage de mon zèle à lui plaire, par cette précieuse ressemblance avec sa Sainte Mère : un trait à mon avantage, supprimé lorsque j’en serais le plus flattée ; un retranchement, sans singularité, de quelque ornement dont sait se passer la modestie chrétienne, une contrariété acceptée, un silence, une indulgence dans quelque occasion où l’on me manquerait, le refus d’une préférence à laquelle je pourrais prétendre, quelqu’autre sacrifice que m’offrira la providence, fixeront mon attention à en profiter et à mériter comme Marie, par mon humilité, les regards propices du Dieu amateur et rémunérateur des âmes humbles ; fruits solides que je veux recueillir à l’ombre des abjections qui enveloppent la Mère naissante de Jésus.

 

PRIÈRE

 

Pour obtenir l’humilité par la méditation de la naissance de Marie

 

Vous me l’avez enseignée, ô mon Dieu, cette importante vérité : vous l’avez confirmée par vos propres exemples : vous m’avez dit que vous vous plaisiez à habiter dans un cœur dont l’humilité vous prépare l’entrée ; je connais aujourd’hui l’accomplissement de ce grand oracle. Une Vierge destinée par votre choix à devenir la Mère de votre Fils unique, n’attire point vos complaisances par la splendeur de sa condition. Plus elle semble inconnue aux yeux d’un monde fastueux, plus aussi elle s’attache les vôtres. Vous savez la démêler dans les ténèbres de l’humiliation, au milieu des ténèbres qui obscurcissent son berceau. Les dons de votre grâce, qui l’ont enrichie dès les premiers instants de sa conception font toute sa grandeur ; l’humilité accompagne son entrée sur la terre : à ces titres, vous la chérissez, vous la bénissez, vous la regardez comme une créature la plus digne de vos faveurs. Quelle estime ferais-je encore de votre Grandeur, séparée de l’état de votre grâce ? Et quel autre moyen de me maintenir dans cette heureuse possession, que celle qui m’attache à vous, ô mon Dieu, par l’exercice assidu des mortifications évangéliques ?

 

Obtenez-moi, Vierge Sainte, le goût pour ce devoir, et la fidélité à m’en acquitter. Agréez tout ce que je porte de vœux au pied de votre berceau. Croissez et pour le Dieu qui vous fait naître, et pour vous-même qu’il fait naître, et pour nous en faveur de qui il vous fait naître. Après être sortie du sein de Dieu, vous devez un jour le porter dans le vôtre. Vivez et croissez pour lui présenter son tabernacle. Il doit vous élever à la plus auguste dignité. Vivez et croissez pour la plus glorieuse de toutes les destinées. C’est par vous que Jésus viendra à nous, et qu’il nous tirera de l’esclavage du péché ; vivez et croissez pour notre salut et pour notre bonheur. Protégez-nous contre les ennemis invisibles qui nous menacent ; soyez, pendant ma vie et à ma mort, une Mère de miséricorde ; et que, dès ce moment, mon cœur et mon sein puissent devenir comme les vôtres une demeure digne du Saint des Saints. Ainsi soit-il.

 

 

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Publié le 6 Septembre 2011

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"Il est intéressant de voir comment un simple Routier à pu, par l’intermédiaire de son carnet de route, aider à la fondation d’un monastère bénédictin, lieu de prière et de travail selon la devise traditionnelle de l’orde de St Benoît « Ora et labora« .

 

Les Gorges de la Monne

 

Juillet 1952 : Sac au dos, une dizaine de Routier d’Amiens crapahutent à travers l’Auvergne, du Puy de Dôme au Puy de Sancy, du lac de la Cassière à celui de Chambon. Leur dernière étape les enfonce dans les pittoresques Gorges de la Monne, avant de gagner Saint Saturnin dont le château royal et surtout l’église romane font leur admiration.

 

Sur le carnet de route, qu’il tient chaque soir, après la veillé, l’un des Routiers note la profonde impression que lui ont fait ces Gorges de la Monne et leur débouché au pied d’un petit hameau accroché sur les flancs d’un rocher. Les maisons paysannes de vieilles pierres ne manquent pas de cachet et retiennent le regard ; les granges, bien qu’un peu délabrées, ont du caractère. Un chien couché à ses pieds, un berger est là, au fond d’un cirque de verdure, entouré de centaines de moutons auxquels il parle comme à des vieilles connaissances ; une tente de peaux de bêtes tendue entre quatre piquets de bois lui sert d’abri pour la nuit et en cas de pluie.

 

L’interviewer est un plaisir et il apprend aux garçons qu’il a la garde, tout l’été, de six cents bêtes, appartenant aux habitants de « Randol » : c’est le nom de ce hameau, que domine le rocher du Conquaire. Il vit de pain et de fromage, et de l’eau des excellentes sources ; il paraît le plus heureux des hommes, au milieu de ce « Cirque de Champeaux », dans une rusticité et une intimité avec la nature, bien faites pour être comprises des scouts.

 

Novembre 1966 : Le Père Abbé de l’antique abbaye de Fontgombault est à la recherche d’un lieu qui convienne pour y faire une fondation : les novices sont nombreux chez lui, il a dû augmenter le nombre de cellules, mais la place manque encore et il lui faut essaimer. L’évêque de Clermont l’ayant sollicité pour restaurer la vie bénédictine dans son diocèse, il s’y rend et prospècte discrètement le pays.

 

« Si nous allions du côté des Gorges de la Monne », suggère son compagnon, ancien Routier devenu moine à Fongombault, qui se rappelle les notes qu’il avait griffonnées, qu’il a ensuite fait taper et même relier, comme il le faisait après chacun de ses camps. Précieux souvenir !

 

L’auto s’engage en cahotant dans la vallée. Les moines sont saisis par la beauté de cette solitude de bout du monde, par le silence, par la paix ; tout inspire le recueillement, la contemplation de la création, qui mène qu Créateur. Arrivés à l’entrée des Gorges, ils descendent de voiture : le hameau de Randol est toujours là, endormi, un peu plus délabré que quatorze année plus tôt, mais toujours aussi captivant. « C’est un site tel que l’aurait choisi St Bernard » murmure le Père Abbé. Et prenant une médaille Miraculeuse, il la jette de toute la force de son bras.

 

Le soir même, il apprenait que ce fond de vallée était à vendre ainsi que les bois qui l’encadraient ; que les fermiers de Randol se retiraient les uns après les autres pour aller vivre en ville et ne demandaient qu’à céder leurs petits champs ; et déjà des bienfaiteurs se proposaient de l’aider à réaliser son projet. Vraiment, c’était la Providence de Dieu qui l’avait amené en cette thébaïde.

 

Mai 1971 : Moins de cinq ans plus tard, l’abbaye Notre Dame de Randol se dressait exactement à l’aplomb de l’endroit où le Père Abbé avait lancé sa médaille, et les premiers moines commençaient à chanter la louange divine dans une église pointé vers le ciel, telle une tente dont le mas se termine par la Croix.

 

Les moines ne furent pas peu surpris de découvrir que l’humour de Dieu les avaiet amenés, grâce à un camp de Routiers, dans un domaine qui avait été sanctifié par des générations de paysans et surtout de paysannes pauvres qui priaient pour que leur hameau ne meure pas ; et qu’ils reprenaient en ces lieux des traditions séculaires – le « Trésor de Randol »- qui avait failli être interrompues par la misère de l’époque.

 

Puisse Notre Dame Sainte Marie, Patronne de la nouvelle abbaye, obtenir de son Fils que la prière ne s’interrompe plus d’ici la fin des temps !

 

 

Dom Jean-Louis de Robien, moine à l’abbaye Notre Dame de Randol.

 


 

CARNET DE ROUTE

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Publié le 5 Septembre 2011

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Seigneur Jésus, bon Jésus, fidèle Jésus, toi qui as voulu mourir pour nos péchés et qui es ressuscité pour notre salut, je te le demande par ta glorieuse résurrection, tire-moi du tombeau de mes fautes et de mes péchés, donne-moi chaque jour un peu de ta première résurrection, pour que je mérite d'obtenir ma part de ta résurrection.

 

Très doux, très bon, très aimant, très cher, très précieux, très désirable, très aimable, très beau, tu es monté aux cieux dans un triomphe de gloire, et tu sièges à la droite du Père. Roi très puissant, élève-moi jusqu'à toi: je courrai après toi dans l'odeur de tes parfums, je courrai sans m'arrêter, sous ta conduite et ton influence.

 

Attire les lèvres de mon âme assoifée de toi vers les fleuves d'en haut qui apaisent pour l'éternité; oui, attire-moi à toi, source vive, pour que je boive à ma soif et vive pour toujours.

 

Mon Dieu, ma vie, tu as dit de ta bouche sainte et bénie:"

- Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. (Jn7)

 

Source de vie, donne à mon âme assoiffée de boire toujours à toi, pour que de mon sein coule de l'eau vive, selon ta promesse sainte et véritable. (Jn 7,38). Source de vie, remplis mon âme de ce torrent, enivre mon coeur de la sainte ivresse de ton amour, pour que j'oublie les vanités de la terre et n'aie que toi seul à la pensée, comme il est écrit:" Je me suis souvenu de Dieu, et m'en suis réjoui." (Ps 76.43)

 

Donne-moi ton Esprit saint, que représentent ces eaux que tu as promises aux assoiffés; donne-moi d'aspirer à toi avec le même élan que lorsque tu es monté aux cieux quarante jours après ta résurrection, pour que je n'appartienne plus, que par mon corps à la misère présente et sois tout à toi de toute ma pensée et de toute ma volonté; que mon coeur soit là où tu es, toi, mon trésor aimable, désirable, et incomparable.

 

Dans ce grand orage de la vie où nous sommes environnés de tempêtes, on ne trouve pas d'abri sûr ni de repères éminents où la colombe puisse se reposer un peu.

 

Aucune paix solide, aucun repos certain; partout la guerre et les rivalités, partout l'ennemi, au-dehors les combats, au-dedans la peur.

 

Et comme nous sommes à la fois du ciel et de la terre, notre corps corruptible pèse sur notre âme.

 

C'est pourquoi mon esprit, mon compagnon et mon ami, se relâche, épuisé par le voyage, brisé et déchiré par les vanités traversées, affamé et assoiffé; et je n'ai rien à lui offrir, pauvre mendiant que je suis.

 

Toi, Seigneur mon Dieu, riche de tous les biens,

toi qui rassasies avec largesse des festins célestes,

donne à manger à celui qui est fatigué,

rassemble ce qui est dispersé

réforme ce qui est divisé.

 

 

Tiens mon coeur dans ta main, car sans toi il ne peut être ravi dans les hauteurs. Je me hâte vers le lieu où règne la paix totale, où s'épanouit la tranquilité sans fin.

 

Garde et dirige mon âme, conforme-la à ta volonté, pour que, sous ta conduite, elle parvienne au pays d'abondance où tu rassasies Israël au pâturage de la vérité, pour l'éternité.

 

là, dans une connaissance immédiate, elle pourra t'atteindre, sagesse suprême qui demeures au-dessus de tout, qui sais tout, et qui gouvernes tout. 

 

 

saint Augustin.

 

 

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