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Publié le 30 Juin 2011

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Sagrado corazon de Jesus,en vos confio!

 

"Maintenant encore, aujourd’hui, le Christ vivant nous aime et nous présente son cœur comme la source de notre rédemption: “Semper vivens ad interpellandum pro nobis” A chaque instant, nous sommes enveloppés, le monde entier est enveloppé, dans l’amour de ce cœur “qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé”.

 

Bienheureux Jean-Paul II

 

 

 

 

1. Je t’adore, ô mon Seigneur Dieu, avec la plus profonde vénération pour ta Passion et ta Crucifixion, en expiation de nos péchés. Tu as subi dans ton âme immaculée des souffrances indicibles. Tu fus exposé dans ton corps innocent à d’ignominieux tourments, mélange de douleurs et d’humiliations. Tu fus dénudé et flagellé, ton corps sacré vibra sous les coups de fouet comme les arbres sous l’orage. Ainsi meurtri, tu fus pendu sur la Croix, nu, donné en spectacle à tous, tremblant et agonisant. Qu’est-ce que tout cela signifie, ô Puissant Dieu ! Quelle profondeur y a-t-il là que nous ne pouvons sonder ! Mon Dieu, je sais bien que tu aurais pu nous sauver par ta seule parole, sans souffrir toi-même ; mais tu as choisi de nous racheter au prix de ton Sang. Je lève les yeux sur toi, victime dressée sur le Calvaire, et je professe que ta mort fut une expiation pour les péchés du monde entier. Je crois que toi seul pouvais offrir une réparation méritoire. Car c’est ta Nature divine qui rendit précieuses tes souffrances. Tu te laissas clouer sur le bois de la Croix et tu mourus pour que je ne périsse pas comme je le méritais.

 

2. Un tel sacrifice ne devait pas s’oublier. Il ne devait pas, il ne pouvait pas être un simple événement dans l’histoire du monde qui, une fois passé, n’éveille plus dans les esprits qu’une curiosité anecdotique. Si cette grande action est bien ce que nous croyons qu’elle est, ce que nous savons qu’elle est, elle doit, quoique passée, rester présente, et demeurer jusqu’à la fin des temps. C’est ce qu’une réflexion attentive nous enseigne. Quand on nous dit, ô Seigneur, que, bien que monté dans la gloire, tu renouvelles et perpétues ton sacrifice jusqu’à la fin des temps, non seulement cette nouvelle nous touche et nous réjouit, comme le signe d’un si tendre Seigneur et Sauveur, mais elle emporte avec elle l’assentiment total et la sympathie de notre raison. Bien que nous n’eussions jamais pu ni osé imaginer une doctrine aussi merveilleuse, nous l’adorons, à présent que nous en sommes instruits, comme étant parfaitement conforme à tes perfections, ainsi qu’à l’infinie compassion que tu nous as témoignée. Oui, mon Seigneur, tu as quitté le monde, mais tu t’offres chaque jour dans le Saint Sacrifice de la Messe ; tu ne subis plus la douleur et la mort, mais tu t’assujettis encore aux humiliations afin de continuer à nous prodiguer tes grâces et tes miséricordes. Chaque jour tu t’humilies ; car, étant infini, tu ne pouvais mettre un terme à tes humiliations tant qu’il existe sur terre des hommes pour lesquels tu les as subies. Ainsi tu restes Prêtre à jamais.

 

3. Mon Seigneur, je m’offre à mon tour à toi, en sacrifice d’actions de grâces. Tu es mort pour moi, et moi, à mon tour, je me donne à toi. Je ne m’appartiens pas. Tu m’as acheté; je veux de mon plein gré maintenant compléter cet achat. Mon désir est d’être séparé de tout ce qui est dans le monde ; de me purifier du péché ; et même d’écarter de moi ce qui est innocent, si je ne l’utilise pas pour toi. Je renonce à toute réputation, honneur, influence et pouvoir, car ma force et ma louange sont en toi seul. Donne-moi seulement de réaliser ce que je professe.

 

(Bx John Henry Newman, Méditations sur la Doctrine Chrétienne, Ad Solem 2000, pp. 127-129)

 

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Publié le 30 Juin 2011

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Publié le 29 Juin 2011

 

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Avec le Sacrement de l’Ordre, vous allez, en prononçant les paroles mêmes du Christ, consacrer le pain et le vin pour qu’ils deviennent le Corps et le Sang du Christ.

 

Vous allez ainsi offrir à Dieu le Saint Sacrifice, pardonner les péchés dans la confession sacramentelle et exercer le ministère de l’enseignement de la Doctrine au peuple, « in iis quae sunt ad Deum », en tout ce qui se réfère à Dieu, et en cela seulement.

 

Vous voyez que tout ce que vous êtes, tout ce que vous faites, tout ce que vous dites, ne vous appartient pas. Tout, absolument tout, est Don et manifestation de l’Amour de Dieu en votre faveur, et sans mérite aucun de votre part.

 

C’est pourquoi le prêtre doit être exclusivement un homme de Dieu, un Saint ou un homme qui aspire à la sainteté, quotidiennement adonné à la prière, à l’action de grâce et à la louange, et renonçant à briller dans des domaines où les autres chrétiens n’ont nul besoin de Lui.

 

Le prêtre n’est pas un psychologue, ni un sociologue, ni un anthropologue, ni un chercheur dans les centrales nucléaires, ni un homme politique.

 

C’est un autre Christ ; et je répète : il est vraiment « Ipse Christus, le Christ lui-même », destiné à soutenir et à éclairer les âmes de ses frères et sœurs, à conduire les hommes vers Dieu et à leur ouvrir les trésors spirituels dont ils sont terriblement privés aujourd’hui. Vous êtes prêtres pour révéler le Dieu d’Amour qui s’est manifesté sur la croix et pour susciter, grâce à votre prière, la foi, l’amour et le retour de l’homme pécheur à Dieu.

 

En effet, nous vivons dans un monde où Dieu est de plus en plus absent et où nous ne savons plus quelles sont nos valeurs et quels sont nos repères.

 

Il n’y a plus de références morales communes. On ne sait plus ce qui est mal et ce qui est bien. Il existe une multitude de points de vue. Aujourd’hui, on appelle blanc ce qu’hier on appelait noir, ou vice versa.

 

Ce qui est grave, ce n’est pas de se tromper ; c’est de transformer l’erreur en règle de vie. Dans ce contexte, comme prêtres, pasteurs et guides du Peuple de Dieu, vous devez avoir la préoccupation constante d’être toujours loyaux envers la Doctrine du Christ.

 

Il vous faut constamment lutter pour acquérir la délicatesse de conscience, le respect fidèle envers le Dogme et la Morale, qui constituent le dépôt de la foi et le patrimoine commun de l’Eglise du Christ.

 

C’est précisément les conseils et l’exhortation que Saint Paul adresse à chacun de vous, aujourd’hui, dans la Première Lecture : « Montre-toi un modèle pour les croyants, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté… Consacre-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement. Ne néglige pas le Don spirituel qui est en toi, qui t’a été confié par une intervention prophétique accompagnée de l’imposition des mains du Collège des Presbytres… Veille sur ta personne et sur ton enseignement ; persévère en ces dispositions » (1 Tm 4, 12-14.16).

 

Si nous avons peur de proclamer la vérité de l’Evangile, si nous avons honte de dénoncer les déviations graves dans le domaine de la morale, si nous nous accommodons à ce monde de relâchement des mœurs et de relativisme religieux et éthique, si nous avons peur de dénoncer énergiquement les lois abominables sur la nouvelle éthique mondiale, sur le mariage, la famille sous toutes ses formes, l’avortement, lois en totale opposition aux lois de la nature et de Dieu, et que les Nations et les cultures occidentales promeuvent et imposent grâce aux mass-média et à leurs puissances économiques, alors les paroles prophétiques d’Ezéchiel tomberont sur nous comme un grave reproche divin. « Fils d’homme, prophétise contre les Pasteurs d’Israël qui se paissent eux-mêmes.

 

Les pasteurs ne doivent-ils pas paitre le troupeau ? Vous vous êtes nourris de lait, vous vous êtes vêtus de laine… Vous n’avez pas fortifié les brebis chétives, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernés avec violence et dureté » (Ez 34, 2-4).

 

Ces reproches sont graves, mais plus importante est l’offense que l’on fait à Dieu quand, ayant reçu la charge de veiller au Bien spirituel de tous,

 

on maltraite les âmes en les privant du vrai enseignement et de la Doctrine sur Dieu, sur l’homme et les valeurs fondamentales de l’existence humaine, ou en les privant de l’eau limpide du Baptême qui régénère l’âme, de l’huile sanctifiante de la Confirmation qui la renforce ; du tribunal qui pardonne et de l’aliment eucharistique qui donne la vie éternelle.

 

Vous, chers Amis et Serviteurs Bien-aimés de Dieu, aimez à vous asseoir dans le confessionnal pour attendre les âmes qui veulent avouer leurs péchés et désirent humblement revenir dans la Maison paternelle.

 

Célébrez l’Eucharistie avec dignité, ferveur et foi. Celui que ne lutte pas pour prêcher l’Evangile, convertir, protéger, nourrir et conduire le Peuple de Dieu sur la voie de la vérité et de la vie qui est Jésus lui-même, celui qui se tait devant les déviations graves de ce monde, ensorcelé par sa technologie et ses succès scientifiques, s’expose à l’un ou l’autre de ces esclavages qui savent enchainer vos pauvres cœurs : l’esclavage d’une vision exclusivement humaine des choses, esclavage du désir ardent de pouvoir ou de prestige temporel, l’esclavage de la vanité, l’esclavage de l’argent, la servitude de la sensualité.

 

Et il n’y a qu’une voie qui puisse nous libérer de ces esclavages et nous conduire à assumer pleinement notre ministère de pasteurs et de bergers : c’est la voie de l’Amour.

 

L’Amour, l’Agapè, est la clef pour comprendre le Christ.

 

Et pour celui qui exerce le ministère pastoral dans l’Eglise, il ne peut puiser ses énergies que dans un Amour suprême pour le Christ : faire paître le troupeau est un acte d’Amour.

 

C’est parce que l’Amour nous lie étroitement et intimement au Christ que nous sommes à même de paitre son troupeau, et ce lien d’Amour avec le Christ est si fort que nous ne pouvons plus aller où nous voulons. Nous ne sommes plus maîtres de notre temps ni de nous-mêmes. Et c’est précisément pour cela que Jésus ne demande pas à Pierre s’il le connaît bien, ni s’il est content de la pêche miraculeuse dont il vient d’être gratifié, pour ensuite lui confier une mission personnelle et toute spéciale. Jésus demande à Pierre : « Est-ce que tu m’aimes ? ». Les deux premières fois, Pierre répond : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ». Mais la troisième fois, à la suite des insistances de Jésus, Pierre se fait plus humble, plus petit, profondément meurtri par le souvenir de sa trahison et de son péché. Il n’utilise plus le verbe aimer seul, avec tout ce que sa signification comporte de pureté, de limpidité, de force, de vérité et d’engagement. Se souvenant de l’expérience douloureuse de sa misère et de ses faiblesses humaines durant la Passion, il nuance sa réponse en la rendant plus humble et en l’atténuant par une phrase qui est comme une expression d’abandon de soi à la science et à l’Amour miséricordieux de Dieu. Saint Jean rapporte que « Pierre fut peiné de ce qu’il eût dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? » et il Lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ». Jésus lui dit : « sois le berger de mes brebis » (Jn 21, 17).

 

Comme le cœur de Pierre et comme celui de Jean-Baptiste dont nous avons célébré la naissance hier, le cœur du Prêtre doit être rempli d’Amour et rechercher l’humilité. Car l’humilité nous configure davantage au Christ qui a dit : « Je suis doux et humble de cœur » (At 11,29). Oui, l’humilité et l’amour nous rapprochent et nous font ressembler à Dieu qui « s’est anéanti et s’est abaissé lui-même devenant obéissant jusqu’à la mort et à la mort sur une croix » (Ph 3,8).

 

Le devoir et la mission d’être berger, de témoigner du Christ ne se comprennent que si l’on aime, que si l’on est amoureux du Crucifié. Et la croix est la plus grande école où nous apprenons à aimer. Quand on n’aime pas on a terriblement peur devant les pouvoirs de ce monde et on cherche un compromis. Quand, au contraire, on aime, il n’y a pas de pouvoir qui puisse nous fermer la bouche, et les coups de cravache, les menaces, les calomnies, ou même les lapidations ne serviraient qu’à nous purifier de la peur et à nous remplir le cœur « de joie d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom de Jésus » (Act 5,41).

 

Il me semble que s’il y a, aujourd’hui, une véritable crise dans le monde, cette crise est celle de l’Amour pour le Christ et pour le Pape, le Vicaire du Christ, chez beaucoup, et même parmi certains chrétiens, prêtres et Evêques. Ceux-là considèrent le Pape et le Christ comme une idée ou une institution ou un pouvoir ou un mythe et non pour ce qu’ils sont modestement et divinement, à savoir : un Dieu qui, dans l’homme Jésus, a vaincu la mort pour que l’homme puisse vivre une expérience de libération ; et un frère (le Pape), qui guide ces hommes libérés par le sang de Jésus et qui sont appelés, à leur tour, à conduire les autres vers la plénitude de la libération qui n’est autre que la plénitude de l’Amour.

 

C’est en aimant seulement que le monde, qui ne croit pas, comprendra ce que signifie croire et découvrira l’Amour, cet Amour qui n’est pas un sentiment vague ni une recherche égoïste du plaisir, mais un visage ami, un frère qui est mort pour un chacun de nous, afin que le monde découvre l’Amour. Ce sera alors la Pâque, pour toujours et pour tous.

 

Cette Pâque que l’ordination sacerdotale vous donne de célébrer chaque jour pour la Gloire de Dieu, la Sanctification et le Salut du Monde. Je vous confie à la Vierge Marie et à St Jean-Baptiste. Amen.

 

 

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Publié le 26 Juin 2011

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"Quelle ivresse, pure et sobre, vous surprend ? Quelle folie d'amour et de feu ? Quelle sagesse plus folle que le vent ?

L'Esprit souffle sur vous, hommes du large :

Jetez en nous le désir de Dieu

Et relancez notre marche !"

 

 

 

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JOYEUX ET SAINT ANNIVERSAIRE.

 

60 ans de sacerdoce: 29 Juin 2011

 

 

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confirmations Chavagnes 2010

 

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Diocèse de Luçon . 

 

29 juin 2008, Mgr Alain Castet était ordonné évêque,

 

'interview radio des 3 ans


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toutes les prières du petit Placide pour ces deux heureux évènements..Merci.

 

 

 

 


 

 

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Publié le 26 Juin 2011

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"Dieu ne nous demande pas ce que nous avons été.

Il n'est touché que de ce que nous sommes."

 

(P. Lataste)

reconnaissance d'un miracle .

 

le salon beige

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Publié le 26 Juin 2011

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La nouvelle version du Notre Père est apparue dans la liturgie catholique en France à la messe de la Veillée pascale de 1966. Une demande fit très vite problème d’un point de vue théologique comme d’un point de vue exégétique ou philologique : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation » était devenu « Ne nous soumets pas à la tentation ».

 

Or, actuellement, personne n’est satisfait de la traduction œcuménique de la sixième demande du Notre Père. En effet, cette traduction suppose une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation qui mène au péché, au mal.

 

Le mot peirasmos pourrait certes être traduit par « épreuve » et non par « tentation ». Mais « Ne nous soumets pas à l’épreuve » semble demander à Dieu que nous échappions à la condition humaine normale, marquée par l’épreuve.

 

La traduction littérale du texte grec de Mt 6,13 devrait être « Ne nous induis pas en tentation » ou « Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation », « Ne nous introduis pas en tentation ». Le verbe eisphérô signifie étymologiquement « porter dans », « faire entrer ». La tentation est vue comme un lieu dans lequel Dieu nous introduirait. Mais Dieu pourrait-il nous « introduire » en tentation ? Ce verbe exprime un mouvement local vers un lieu où l’on pénètre. Il fait penser à Jésus, alors qu’il conduit par l’Esprit au désert pour y être tenté (Mt 4,11), ou encore à Gethsémani : « Priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26,41). Or, dans tout le Nouveau testament, il n’est pas dit que Dieu tente sa créature humaine. La formule semble supposer que Dieu puisse tenter l’homme, alors que c’est le diable qui se charge normalement de cette opération. Dieu n’est pas l’auteur de la tentation.

 

 

 

Plusieurs traductions ont été étudiées :

 

« Ne nous soumets pas à la tentation » : cette traduction évoque l’image d’un Dieu qui fait subir la tentation et qui serait comme l’auteur de la tentation.

 

« Fais que nous n’entrions pas en (dans la) tentation » : cette traduction cherche à dédouaner Dieu d’être l’auteur de la tentation.

 

« Ne nous fais pas entrer dans la tentation » : certes « entrer dans la tentation », ce n’est pas nécessairement y succomber, mais c’est entrer dans cette situation critique où Satan (le Mal) commence à nous atteindre et où nous risquons, à cause de notre faiblesse, de nous laisser vaincre. Cependant elle risque de désigner encore une certaine responsabilité de Dieu dans la tentation.

 

« Ne nous laisse pas entrer en tentation » : cette traduction serait meilleure d’autant qu’elle se rapprocherait d’une source littérale araméenne. En français « laisser faire » veut dire « ne pas empêcher ». « Ne pas laisser faire » a le sens positif d’« empêcher ». Dieu peut permettre que nous entrions dans la tentation et nous donner la force de pouvoir en « sortir ».Dieu ne nous tente pas, mais il nous met parfois à l’épreuve en permettant à Satan (le Mal) de nous tenter pour nous purifier. Avec cette traduction, nous supplions Dieu : « ne permets même pas que nous entrions en tentation ». Nous lui demandons d’intervenir en notre faveur pour écarter de notre route un danger redoutable, celui de prendre le risque d’être séparé de Lui et de son Peuple.

 

La Traduction Liturgique de la Bible pourrait donc choisir de proposer « Et ne nous laisse pas entrer en tentation » appuyée par Mt 26,41. Déjà la Bible de Segond de 1964 reprenait l’expression « Ne nous laisse pas entrer en tentation », comme le fera la Bible de Jérusalem de 2000. Son introduction dans le Notre Père de la messe et dans l’usage courant attend un accord des évêques, de toutes les Églises et Communautés ecclésiales francophones car il importe que les chrétiens continuent à dire ensemble la prière que le Seigneur a enseignée.

 

 

 

+ Hervé Giraud, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin

 

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Publié le 25 Juin 2011

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Ordinations 2011 de la Communauté Saint-Martin

 

Le samedi 25 juin 2011, huit prêtres et dix diacres sont ordonnés pour la Communauté Saint-Martin par S.E. le Cardinal Robert Sarah, président du Conseil Pontifical Cor Unum, en la Basilique Notre-Dame de la Trinité à Blois.

 

...

 

  Ordination sacerdotale de l’abbé Armand Paillé, cathédrale de Bayonne, 16h30.

 


avec toutes les félicitations du petit Placide.


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Publié le 14 Juin 2011

 

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O mon Dieu, Trinité que j'adore,

 

aidez-moi à m'oublier entièrement

 

pour m'établir en vous, immobile et paisible

 

comme si déjà mon âme était dans l'éternité!

 

Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,

 

ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte

 

plus loin dans la profondeur de votre Mystère.

 

Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,

 

votre demeure aimée et le lieu de votre repos;

 

que je ne vous y laisse jamais seul,

 

mais que je sois là tout entière,

 

tout éveillée en ma foi, tout adorante,

 

toute livrée à votre action créatrice.

 

 

 

O mon Christ aimé crucifié par amour,

 

je voudrais être une épouse pour votre cœur;

 

je voudrais vous couvrir de gloire,

 

je voudrais vous aimer...jusqu'à en mourir!

 

Mais je sens mon impuissance et

 

je Vous demande de me revêtir de Vous-même,

 

d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;

 

de me submerger, de m'envahir, de Vous substituer à moi,

 

afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.

 

Venez en moi comme Adorateur,

 

comme Réparateur et comme Sauveur.

 

 

 

O Verbe éternel, parole de mon Dieu,

 

je veux passer ma vie à Vous écouter,

 

je veux me faire tout enseignable afin d'apprendre tout de Vous;

 

puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,

 

toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et

 

demeurer sous votre grande lumière.

 

O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse

 

plus sortir de votre rayonnement.

 

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O Feu consumant, Esprit d'amour,

 

survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme

 

comme une incarnation du Verbe;

 

que je Lui sois une humanité de surcroît,

 

en laquelle il renouvelle tout son mystère.

 

 

 

Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,

 

ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel

 

Vous avez mis toutes vos complaisances.

 

 

 

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,

 

Solitude infinie, Immensité où je me perds,

 

je me livre à Vous comme une proie;

 

ensevelissez-vous en moi,

 

pour que je m'ensevelisse en Vous, en attendant

 

d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

 

 

 

Ainsi soit-il

 

 

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Caritatem non derelinquiere, “ne pas abandonner l’amour”

 

(Règle de saint Benoît 4,29) 

dans la foi obscure,  mais  très certaine, "la certitude translumineuse de la foi" .

(Lacordaire)

 

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Publié le 14 Juin 2011

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Marguerite Rutan naquit à Metz le 23 avril 1736, dans une famille modeste. Elle était la huitième d’une famille de quinze enfants. Elle fit son postulat à l’hôpital de Metz. Entrée à 21 ans chez les Filles de la Charité (Sœurs de Saint Vincent de Paul), elle est envoyée dans diverses communautés avant de devenir la supérieure de l’hôpital de Dax en 1779, à 43 ans.

 

Au moment de la Révolution, sous la Terreur, les nouvelles lois exigent des religieux un serment de fidélité à la Constitution, de nature politique, et interdit par le Pape. Ceux qui refusent sont appelés « réfractaires ». Malgré la loi du 18 août 1792 qui supprime les Sœurs de la Charité, Marguerite Rutan reste à l’hôpital au service des malades.

 

Le 3 octobre 1793, les religieuses ont à choisir : prêter serment à la Constitution ou être expulsées. Toutes refusèrent de jurer. Marguerite Rutan est arrêtée à la Noël 1793, les autres Sœurs de l’hôpital la rejoignent le 1 er mars 1794. Les révolutionnaires les accusent de ne pas prendre soin des soldats hospitalisés à Dax. Selon l’arrêté, « elles manifestent l’aristocratie la plus puante, le fanatisme le plus dangereux, la superstition la plus honteuse. »

Pas de motif politique

 

Le 9 avril 1794, Marguerite Rutan passe en jugement. Elle est accusée de saper les convictions révolutionnaires des troupes hospitalisées ainsi que d’une correspondance avec un prince de Lorraine. « Il n’y eut pas la moindre enquête auprès des malades de l’hôpital pour étayer la première accusation. Quant au prince, du nom de Louis-Géris, l’histoire montre qu’il n’a jamais existé. La mort de Sœur Rutan n’a donc aucun motif politique mais repose entièrement sur la question religieuse », écrit l’abbé Dominique Bop dans le journal Clarté, une publication du diocèse d’Aire et de Dax.

 

Elle est condamnée à mort et guillotinée le 9 avril 1794 avec l’abbé Lannelongue, curé réfractaire. Certains textes affirment qu’elle chantait le Magnificat dans sa marche vers l’échafaud. D’autres que lorsque le bourreau voulut lui arracher le mouchoir qui lui couvrait le cou, elle l’arrêta et lui lança : « Laissez, Monsieur, la main d’un homme ne m’a jamais touchée ».

 

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Benoît XVI a officiellement reconnu son martyre le 1er juillet dernier. Programmée à 15 heures dans les arènes de la ville, la célébration sera présidée par l'envoyé spécial du Pape, le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour les causes des Saints. Seront aussi présents le cardinal Jean-Louis Tauran, préfet du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux au Vatican, Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France, et plusieurs évêques français.

 

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Publié le 13 Juin 2011

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"Par delà les déficiences qui pourraient être celles de nos familles de chair, Il peut permettre la naissance de familles données, de familles spirituelles qui donnent sens à nos existences."

....

mgr Alain Castet

 

 

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Priesterweihe am 19. Juni 2011, 16 Uhr / Heiligenkreuz

 

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"Nous avons besoin de redécouvrir la liturgie comme 'sommet et source de l'action de l'Eglise. Nous avons besoin de redécouvrir comment Dieu se dit dans l'histoire et comment il se dit à travers les signes de la liturgie et dans les actes sacramentels .


Il est donc nécessaire que nos liturgies soient faites non pour plaire, mais pour donner Dieu et le désir de le chercher pour le trouver . "

 

 

mgr Alain Castet,

évêque de Luçon

lettre pastorale 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

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