Publié le 11 Janvier 2014

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"Le sacrifice quotidien de l'Eglise catholique est le même sacrifice de la Croix rendu présent, la même immolation, non pas symbolique, mais in mystério, in sacramento.

 

Le sang versé sur le Calvaire, le Sang du Fils de Dieu; le sang est versé sur l'autel chrétien, sous un signe sans doute, mais en réelle vérité. Le sacrifice in mysterio et in sacramento est aussi réel que le sacrifice in natura. On demande parfois: quand la messe commence-t-elle réellement, - je veux dire quel est le moment essentiel et comme technique du sacrifice, - et quand finit-elle?

 

La véritable réponse à cette question est tout simplement que la messe finit quand l'Eglise cesse volontairement de se laisser considérer comme sacrifiant."

 

Le corps eucharistique et le sang eucharistique représentent le corps et le sang naturels du Christ. Le protestant irait jusqu'à dire que le pain et le vin eucharistiques représentent le corps et le sang du Christ; le catholique va plus loin et affirme que le corps eucharistique du Christ sous l'espèce du pain et le sang eucharistique sous l'espèce du vin représentent son corps et son sang naturels tels qu'ils étaient sur le Calvaire.

 

Telle est en définitive la véritable valeur de la représentation sacramentelle; et une telle représentation suffit par soi-même à constituer le sacrifice, car elle représente le Christ en cette période de sa merveilleuse existence où il n'était autre chose que sacrifice, puisque son sang était séparé de son corps.

 

Le protestantisme a nié le sacrifice eucharistique à des points de vue divers.

 

L'attitude non catholique qui, en un sens, se rapproche le plus de la nôtre est cette tournure d'esprit qui admet tout, ou presque tout, de la doctrine catholique de la présence réelle, et cependant nie le sacrifice eucharistique.

 

C'est une foi en l'Eucharistie moins le sacrifice.

 

Les temps primitifs du protestantisme, du luthéranisme surtout, ont manifesté cette attitude d'une foi presque totale aux réalités eucharistiques, alliée à une négation farouche du sacrifice eucharistique.

 

L'Eglise a maintenu que le rite eucharistique, tel que le Christ et les apôtres le lui ont enseigné, avec la double consécration et tout le symbole sacramentel qui l'entoure, est un véritable sacrifice.

 

 

 

 

dom Vonier.

 

et les modernos où ils se situent?

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Publié le 11 Janvier 2014

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"Sobrii estote, et vigilate :


quia adversarius vester diabolus, tamquam leo rugiens circuit quaerens quem devoret :


cui resistite fortes in fide.

 

 

Etudions donc le christianus vigilans, le chrétien vigilant, sans discrimination du précepte et du don; il remplit un devoir et en même temps il exerce un merveilleux pouvoir de perception.

 

La simple métaphore du chien de garde ne peut pas être prise à la légère, puisque le Saint-Esprit n'a pas hésité a s'en servir dans les Ecritures, bien que dans un sens défavorable.

Le prophète parle avec sarcasme des ministres indignes de la religion:" Les gardiens d'Israël sont tous aveugles, sans intelligence; ce sont tous des chiens muets qui ne savent pas aboyer, qui rêvent couchés, aimant à dormir ."

 

Il y a dans le chrétien fidèle un tempérament qui semble être le résultat de tous les autres raffinements de l'esprit: son âme est sensible et craintive, facilement alarmée et bouleversée.

Ceci est plus que de la prudence, parce qu'on agit si vite et plus par impression que par une lente marche de la pensée.

 

Le chrétien offre le contraire même du caractère si énergiquement décrit dans le texte d'Isaïe que nous venons de citer.

 

Il faut l'admettre sans doute: Dieu a donné au chrétien une sensibilité très spéciale, qui est sa première arme contre les dangers innombrables qui assaillent son salut. La prudence seule serait trop lente.

Le danger est aperçu, non pas par la prudence, mais par l'instinct, et en ceci, le chrétien est radicalement différent du païen dans le sens que le Christ lui donna quand il dit, par exemple:" Et quand vous priez, ne parlez pas beaucoup comme les païens."

 

Le paganisme signifie ici un esprit complètement dénué du sentiment de la crainte, en ce qui regarde le mal moral; il n'y a pas d'alarmes, il n'y a pas de terreurs, il est stupidement ignorant de la présence de forces hostiles.

 

Or le chrétien est l'opposé même, il peut apparaître au païen un homme timide, rempli de frayeurs immaginaires, mais en toute vérité, il n'est pas un lâche, mais un guerrier très éveillé, qui connait la qualité de l'ennemi; par-dessus tout, il est doué d'une extraordinaire promptitude pour démêler les artifices de l'adversaire.

 

C'est en vérité un phénomène facile à observer de nos jours, que le "paganisme", l'attitude négative envers le christiannisme qui est si largement répandue en Europe, a pour conséquence une insensibilité, tout à fait incompréhensible pour un catholique, à l'égard des dangers du monde invisible.

 

Ce manque complet de réceptivité dans le coeur de tant d'hommes ne peut pas être considéré comme de la force d'esprit, même par un violent effort d'immagination; ce n'est rien d'autre évidemment qu'une insensibilité de l'âme et du coeur, une insouciance qui provient d'un total manque de perception.

 

Ces gens-là ne veillent pas, ne prient pas, car il n'y a en eux aucune sensibilité, ils ne sentent ni danger ni besoin, parce qu'ils n'ont absolument aucune vie. 

 

Les doctrines les plus périlleuses qui causeront manifestement la ruine d'entières civilisations ne leur donnent aucune crainte, ils se mettent aussi souvent du côté des puissances de destruction. Ils ne voient dans la mort aucune sorte de gravité ni de terreur.

 

On dit volontiers que cette indifférence provient d'un défaut d'immagination, mais on atténue ainsi sans raison un phénomène lamentable, dont la cause réelle est une totale destitution de vigilance morale et surnaturelle.

 

 

Christianus vigilans, ce terme le classe d'une manière très claire et très définie; il donne à son caractère une précision de contours que les autres dons ne peuvent pas fournir; il fait de lui un homme mûr, expérimenté, prêt dans l'ordre spirituel.

 

C'est la maturité des années dans son âge surnaturel.

 

"Jusqu'à ce que nous soyons tous parvenus à l'unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l'état d'homme fait, à la mesure de la stature parfaite du Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur astuce pour induire en erreur. "

 

 

dom Anschaire Vonier.

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Publié le 11 Janvier 2014

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En ce moment solennel, l'échange est conclu; quand la Vierge a prononcé son fiat, toute l'humanité a dit à Dieu par sa bouche:" Oui, ô Dieu, j'accepte; qu'il en soit ainsi" !

 

Et aussitôt le Verbe s'est fait chair:" Et verbum caro factum est. En cet instant, le Verbe s'incarne en Marie par l'opération de l'Esprit-Saint: le sein de la Vierge devient l'arche de la nouvelle alliance entre Dieu et les hommes.

 

Quand l'Eglise chante, dans le Credo, les paroles qui rappellent ce mystère: Et incarnatus est de Spiritu Sancto ex Maria virgine, et homo factus est, elle oblige ses ministres à fléchir le genou en signe d'adoration.

 

Adorons, nous aussi, ce Verbe divin qui se fait homme pour nous dans le sein d'une vierge; adorons-le avec d'autant plus d'amour qu'il s'abaisse davantage en prenant, comme dit saint Paul, " la condition de créature": Formam servi accipiens.

 

Adorons-le, en union avec Marie elle-même qui, éclairée de la lumière d'en haut, s'est prosternée devant son Créateur devenu son Fils; avec les anges étonnés de cette condescendance infinie vers l'humanité.

 

Saluons ensuite la Vierge: remercions-la de nous avoir donné Jésus; c'est à son consentement que nous le devons: per quam meruimus auctorem vitae. Ajoutons-y nos félicitations. Voyez comment l'Esprit-Saint lui-même par la bouche d'Elisabeth, Et repleta est Spiritu sancto Elisabeth, saluait la Vierge au lendemain de l'Incarnation :" "Soyez bénie entre toutes les femmes et que soit béni le fruit de vos entrailles! Heureuses êtes-vous d'avoir cru à l'accomplissement des choses qui vous ont été dites de la part du Seigneur."

 

Heureuse, car cette foi en la parole de Dieu a fait de la Vierge la Mère du Christ. Quelle simple créature a jamais reçu de la part de l'Etre infini de pareilles louanges?

 

Vous le savez: l'amour d'une âme pour Dieu se mesure à son degré de grâce.

Qu'est-ce qui, en nous, empêche la grâce et l'amour de se développer? Nos péchés, nos fautes délibérées, nos infidélités volontaires, nos attaches à la créature. Chaque faute délibérée retrécit le coeur, affermit l'égoïsme.

 

Mais l'âme de la Vierge est d'une pureté parfaite; aucun péché ne l'a souillée, aucune ombre de faute ne l'a touchée; elle est pleine de grâce; Gratia plena; loin de rencontrer en elle le moindre obstacle à l'épanouissement de la grâce, l'Esprit-Saint a toujours trouvé le coeur de la Vierge d'une docilité admirable à ses inspirations.

 

Qu'elle ne dut pas être la joie de l'âme de Jésus de se sentir aimé à tel point par sa mère! Après la joie incompréhensible qui naissait pour lui de la vision béatifique et du regard d'infinie complaisance avec lequel le Père céleste le contemplait, rien ne dut tant le réjouir que l'amour de sa mère. Il trouvait là une compensation plus qu'abondante à l'indifférence de ceux qui ne voulaient pas le recevoir; il trouvait dans le coeur de cette jeune vierge un foyer d'amour sans cesse entretenu, qu'il attisait lui-même par ses regards divins et par la grâce intérieure de son Esprit..

 

Approchons-nous de Marie avec une humble mais entière confiance. Si son Fils est le Sauveur du monde, elle entre trop avant dans sa mission pour ne pas partager l'amour qu'il porte au pécheur

 

O Mère de Jésus, lui chanterons-nous avec l'Eglise, " vous qui avez enfanté votre Créateur tout en demeurant Vierge, secourez cette race déchue que votre Fils vient relever en nous empruntant une nature humaine." Alma Redemptoris mater..succure cadenti surgere qui curat populo;" ayez pitié des pécheurs que votre Fils vient racheter":

 

Car c'est pour nous, ô Marie, pour nous racheter, qu'il a daigné descendre des splendeurs éternelles dans votre sein virginal.


dom Marmion.

 


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Publié le 10 Janvier 2014

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Publié le 10 Janvier 2014

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Défendre la vie à naître est intimement lié à la défense de tous les droits humains. Elle suppose la conviction qu’un être humain est toujours sacré et inviolable, dans n’importe quelle situation et en toute phase de son développement" [1].

 

Le sujet est donc d’actualité, alors que, pour la première fois en France, une proposition de loi propose de créer un véritable "droit à l’avortement" par la suppression de la notion de "détresse de la femme", inscrit dans la loi Veil.

On peut aussi se demander comment une telle disposition fait partie des "mesures-phares" d’une loi sur l’égalité homme/femme.

 

La même loi prévoit l’extension du délit d’entrave à l’avortement, en particulier quant à l’information : il deviendrait alors impossible de continuer les initiatives d’écoute et d’accompagnement des femmes enceintes, d’alerter sur les conséquences lourdes de l’avortement ou même de le dénoncer publiquement.

 

On ne peut que regretter un tel aveuglement et une telle obstination, continuant à parler de progrès là où le mépris de la dignité de la personne humaine conduit au massacre des saints innocents des temps modernes. Les fruits de l’engagement au service d’une culture de vie commencent néanmoins à poindre, comme en Espagne, où face aux souffrances causées par l’avortement, en particulier aux femmes (réalité trop souvent occultée), il a été décidé de mieux protéger l’enfant à naître. Les critiques indignes entendues en France ne saisissent pas la valeur prophétique pour tout un pays d’une telle mesure.

 

Mgr. Dominique Rey

évêque Fréjus Toulon.

 

 


 

 

 

 

 

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Publié le 10 Janvier 2014

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Publié le 10 Janvier 2014

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L'Epiphanie dure encore: elle se prolonge à travers les siècles. "Nous aussi, dit S. Léon, nous devons goûter les joies des Mages; car le mystère qui s'est accompli en ce jour de ne doit pas y demeurer confiné. Par la magnificence de Dieu et la puissance de sa bonté, notre temps jouit de la réalité dont les Mages eurent les prémices."

 

L'Epiphanie se renouvelle, en effet, quand Dieu fait luire la lumière de l'Evangile aux yeux des païens; chaque fois que la vérité brille aux regards de ceux qui vivent dans l'erreur, c'est un rayon de l'étoile des Mages qui apparait.

 

L'Epiphanie se continue aussi dans l'âme fidèle quand son amour devient plus fervent et plus stable. La fidélité aux inspirations de la grâce - c'est Notre-Seigneur lui-même qui nous le dit, - devient la source d'une illumination plus vive et plus éclatante: Qui diligit me... manifestabo ei meipsum.

 

Heureuse l'âme qui vit de foi et d'amour!

 

Il se produira en elle une manifestation toujours nouvelle et toujours plus profonde du Christ Jésus; le Christ la fera entrer dans une compréhension toujours plus intime de ses mystères.

 

L'Ecriture sainte compare la vie du juste à "une voie lumineuse qui va de clarté en clarté", jusqu'au jour où tous les voiles tombent, où toutes les ombres s'évanouissent, où apparaissent, dans la lumière de la floire, les splendeurs de la divinité.

 

Là, dit s. Jean, dans son livre si mystérieux de l'Apocalypse où il nous décrit les magnificences de la Jérusalem d'en haut, là il n'est pas besoin de lumière, parce que l'Agneau, c'est-à-dire le Christ, est lui-même la lumière qui éclaire et réjouit les âmes de tous les élus.

 

Ce sera l'Epiphanie céleste.

 

"O Dieu qui avez en ce jour, par le moyen d'une étoile, conduit les nations païennes à la connaissance de votre Fils unique, accordez-nous, vous connaissant déjà par la foi, de parvenir à la contemplation de la face de votre suprême majesté."

 

dom Marmion

 


 

 

 

 


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Publié le 9 Janvier 2014

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Il est de grande importance de mettre l'accent sur cette morale particulière du catholicisme au moment de la mort, car il y a tellement de paganisme insconscient de tous côtés, et l'insensibilité avec laquelle les hommes et les femmes de notre temps envisagent la mort, est un trait fort alarmant dans l'horizon religieux du monde moderne.

 

Il est certainement vrai que les diverses races et les diverses civilisations regardent la mort très différemment du point de vue naturel. L'Arabe du désert, par exemple, passe de la vie dans l'inconnu, avec une insouciance qui est absolument déconcertante pour une société dans laquelle on fait tous les efforts et l'on n'épargne aucune dépense pour retarder la mort le plus longtemps possible.

 

Tous les historiens doivent admettre que l'appréciation de la valeur de la vie humaine, telle que la montrent les hommes des divers époques, est différente.

 

Nous vivons nous-mêmes en un temps qui professe une estime presque excessive pour la vie humaine, mais ceci est tout à fait un trait moderne;  dans la plupart des civilisations plus vieilles, la privation de la vie n'eut jamais autant d'importance qu'elle en a aujourd'hui. Mais, même quand on accorde ces différences dans les jugements de l'opinion, le fait demeure cependant que les chrétiens de tous les temps ont respecté l'heure de la mort comme une heure sacrée; ils l'ont entourée de toutes les cérémonies de la religion; même s'ils meurent joyeusement, ils meurent saintement, avec des prières sur les lèvres.

 

En dépit de cette estime exagérée de la vie humaine dans la société moderne, nos néo-païens, par une étrange contradiction, - bien qu'on rencontre souvent cette contradiction à la fois dans le domaine religieux et dans le domaine moral, - s'efforcent de nous imposer des méthodes qui révoltent notre sentiment chrétien.

 

Le mot gracieux "d'euthanasie" recouvre une très laide réalité;  une vie inutile, une vie sans joie, une vie sans profit, devrait, par l'autorité publique et par les ressources de l'art médical, finir dans l'allégresse d'une extase.

 

Le catholicisme s'est toujours dressé avec force contre ces perversités et il continuera toujours de les combattre. 

 

Mais, demande-t-on, sur quel principe fondamental exactement, l'Eglise base-t-elle sa conduite et réprouve-t-elle comme criminel et monstrueusement coupable tout attentat contre la vie humaine, même si cet attentat doit provenir des intentions les plus humanitaires et du désir de soulager ou de terminer la souffrance? Pourquoi donc le suicide est-il un crime si détestable aux yeux des chrétiens?

 

La position de l'Eglise sur ce point est extrêmement simple; il ne s'agit pas de savoir si une vie humaine est heureuse ou malheureuse, utile ou inutile; la question morale, qui est d'une importance si suprême pour la race humaine, se réduit à un seul principe: Dieu, et Dieu seul, est le maître de la vie et de la mort. 

 

Si l'on nie a priori la souveraineté de Dieu, il m'est impossible de voir quelle réponse on peut donner aux apôtres de l'euthanasie. Dans ce cas, comme ailleurs dans la morale chrétienne, une seule réponse est adéquate: la suprématie de Dieu, l'ordonnance de Dieu, en d'autres termes, la volonté de Dieu.

 

Une société complètement éloignée de la foi dans les droits transcendants de Dieu retombera sur les avantages de l'humanité avec une sorte de recul violent et fera du progrès de la race une religion plus fanatique que jamais aucune religion déiste ne pourrait l'être.

 

Que cette grande élimination de la suprématie de Dieu soit voulue, et il ne peut plus y avoir de restreinte pour le docteur de l'euthanasie, pour l'apôtre du contrôle des naissances, pour l'eugéniste, pour le propagandiste de l'amour libre ou pour le spiritiste; tous ces prophètes auront pleine liberté de prévoir et de prédire la grande félicité pour l'avenir de l'humanité.

 

 

2/ de la crémation.

 

Je ne puis conclure ce chapitre sans dire un mot de la crémation.

 

Cette façon de détruire les cadavres par le feu est en vérité très ancienne dans le monde et elle n'implique nécessairement aucune impiété ou exécration.

 

Mais il est évident que jamais les chrétiens n'ont brûlé leurs morts. Un écrivain du troisième siècle, Minutius Félix, explique clairement que même à cette date primitive, l'opposition faite au bûcher funéraire ne reposait pas sur quelque crainte pour les corps des élus. Il dit:" Nous ne craignons pas, comme vous le supposez, que ce mode de sépulture soit nuisible, mais nous restons attachés à la plus ancienne et meilleure."

 

Il est évident que la réintroduction de la crémation dans la société moderne a été invariablement associée à une pensée d'hostilité contre la religion catholique et chrétienne et qu'elle a été très distinctement l'oeuvre de la pire espèce de la franc-maçonnerie continentale.

 

Les ennemis de l'Eglise ont chois la crémation comme une manière d'afficher leur révolte même dans la mort.

 

 

dom Anschaire Vonier

1946


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Publié le 9 Janvier 2014

  enfin on a eu la messe ! non mais! 

 

 

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Publié le 9 Janvier 2014

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