Publié le 9 Novembre 2012
Publié le 9 Novembre 2012
1 - Dans le silence du matin,
ô Jésus, descends dans mon âme,
sois mon compagnon de chemin :
mon cœur ardemment te réclame.
N'es-tu donc pas le grand ami
dont le souvenir me réveille,
tandis que je dors à demi,
que mon esprit encor'sommeille.
2 - Comme à ton humble laboureur,
en mes mains remets la charrue,
guide mes pas, ô doux sauveur
dans la terre encore si nue.
Pour que mon soc creuse profond,
donne-moi ta force divine ;
pour que mon labeur soit fécond,
que ton regard vers moi s'incline.
3 - Si la fatigue me surprend :
par pitié, pour ma main qui tremble,
viens à moi, je suis ton enfant :
nous travaillerons mieux ensemble.
Jusqu'au soir, reste près de moi ;
puis, quand du repos viendra l'heure,
je m'endormirai près de toi,
et tu garderas ma demeure.
4 - Nous t'offrons notre volonté,
notre cœur, notre intelligence,
pour obtenir de mieux t'aimer.
et, pour un peu mieux te comprendre.
Reçois nos joies, notre bonheur,
les travaux de notre journée,
et les peines et les douleurs
que ta main nous aura données.
Publié le 8 Novembre 2012
Les princes ayant édicté que les fils des vétérans devaient être enrôlés pour servir, son père, hostile à son heureuse conduite, le livra : il n’avait que quinze ans quand il fut arrêté, enchaîné, lié par les serments militaire.
Il se contentait simplement de la compagnie d’un seul esclave, et pourtant, renversant les rôles, il le servait, lui son maître, tant et si bien qu’en général c’était lui qui lui retirait ses chaussures, lui encore qui les nettoyait, qu’ils prenaient leurs repas ensemble, mais que c’était lui qui faisait le plus souvent le service à table.
Saint Martin partage son manteau
C’est ainsi qu’un jour il n’avait sur lui que ses armes et un simple manteau de soldat, au milieu d’un hiver qui sévissait plus rigoureusement que de coutume, à tel point que des gens succombaient à la violence du gel, il rencontre à la porte de la cité d’Amiens un pauvre nu : ce misérable avait beau supplier les passants d’avoir pitié de sa misère, ils passaient leur chemin. L’homme rempli de Dieu compris donc que ce pauvre lui était réservé, puisque les autres ne lui accordaient aucune pitié. Mais que faire ? Il n’avait rien que la chlamyde dont il était habillé : il avait en effet déjà sacrifié tout le reste pour une bonne œuvre semblable. Aussi, saisissant l’arme qu’il portait à la ceinture, il partage sa chlamyde en deux, en donne un morceau au pauvre et se rhabille avec le reste. Sur ces entrefaites, quelques-uns des assistants se mirent à rire, car on lui trouvait piètre allure avec son habit mutilé. Mais beaucoup, qui raisonnaient plus sainement, regrettèrent très profondément de n’avoir rien fait de tel, alors que justement, plus riches que lui, ils auraient pu habiller le pauvre sans se réduire eux mêmes à la nudité
Le Christ se manifeste à Saint Martin
Donc, la nuit suivante, quand il se fut abandonné au sommeil, il vit le Christ vêtu de la moitié de la chlamyde dont il avait couvert le pauvre. Il est invité à considérer très attentivement le Seigneur, et à reconnaître le vêtement qu’il avait donné. Puis il entend Jésus dire à la foule des anges qui se tiennent autour d’eux : "Martin qui n’est que catéchumène" m’a couvert de ce vêtement En vérité le Seigneur se souvenait de ses paroles, lui qui avait proclamé jadis : "Chaque fois que vous avez fait quelque chose pour l’un de ces tout-petits, c’est pour moi que vous le faites", quand il déclara avoir été vêtu en la personne de ce pauvre. Et pour confirmer son témoignage en faveur d’une si bonne œuvre, il daigna se faire voir dans le même habit que le pauvre avait reçu.
Publié le 8 Novembre 2012
pas du pipo.. ( comme j'en connais.. !) mais grand-popo !
ma maison !
"je vous invite pour la fête de NONVITCHA le dimanche de pentecôte à grand-popo, une village paradisiaque avec sa plage, "
et les vaccins ... !!!
moi c'est petit popo
j'arrrrive !
Publié le 6 Novembre 2012
13 Novembre: Toussaint O.S.B
14 Novembre: les défunts de notre ordre.
Notre-Dame du Bien-Mourir, Mère de Jésus et notre Mère, c'est avec la simplicité des petits enfants que nous venons à vous pour vous confier nos derniers instants et notre mort.
Avec Jésus vous avez assisté saint Joseph, votre époux, lors de son trépas; au pied de la croix vous avez reçu le dernier soupir de notre Sauveur, votre divin Fils; désormais, nous en avons l'assurance, vous êtes auprès de chacun de vos enfants, avec la sollicitude de votre coeur maternel, pour lui faire franchir le seuil de la mort et l'introduire dans l'éternité.
Mais pour que nous puissions affronter dans la paix cette ultime épreuve, si rude à notre nature, soyez aussi pour nous Notre-Dame du Bien-Vivre.
Aidez-nous, nous vous en supplions, à demeurer fidèles, jour après jour, aux engagements de notre baptême, aux enseignements de la foi, à la pratique de la charité.
Pour y parvenir nous nous appuyons, avec la certitude de l'espérance qui ne déçoit pas, sur votre intercession toute puissante.
Notre-Dame du Bien-Mourir, recevez déjà notre action de grâce que nous vous redirons éternellement, et daignez continuer " à prier pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort ".
Amen.
prières demandées pour la maman de Jean-baptiste.
Publié le 5 Novembre 2012
Publié le 4 Novembre 2012
" l'antidote de la déprime . " -
Mes bien chers Frères, mes très chers Fils,
Croire à l'amour (I Jn. 4,16), la formule de S. Jean peut-elle signifier qu'il s'agit de croire au bonheur ? Notre génération désabusée élude la question et préférerait la dévier vers cet énoncé : croire à l'amour, c'est croire au plaisir, croire au plaisir du moment présent et surtout ne pas se poser trop de questions. Dévier et éluder une telle question, ici, c'est grave. L'évangile de ce matin invite résolument à la regarder bien en face : croire au bonheur nous oriente vers la liste des béatitudes, qui nous fait croire à l'amour de Dieu venu jusqu'à nous en Jésus-Christ mort et ressuscité pour nous. La page d'évangile de ce matin (Mt. 5,1-12) répond donc affirmativement, croire à l'amour, c'est croire au bonheur, tout en sachant que celui-ci est associé à la pauvreté, aux larmes, à une faim et à une soif qui taraudent plus que la faim matérielle ; pire ou mieux, le bonheur est en fin de compte associé à la persécution, le texte évangélique prenant alors un ton plus personnel, puisqu'il se met quasiment à nous tutoyer (Mt. 5,11s).
L'été dernier, le Saint Père abordait cette question du bonheur, élargissant le débat à partir des paradoxes du discours sur la montagne : Est-il permis d'être heureux quand le monde est rempli de mal, de souffrances, de ténèbres ? La réponse ne peut être que oui !
Car en disant non à la joie, nous ne rendons service à personne, nous ne faisons que rendre le monde plus obscur. Et celui qui ne s'aime pas, ne peut rien donner au prochain, il ne peut pas l'aider, il ne peut pas être messager de paix...
De plus nous savons par la foi que le monde est beau, que Dieu est beau et bon, qu'Il s'est fait homme pour habiter, souffrir et vivre avec nous et nous conduire au ciel... Oui, il est bon d'être une personne (Cf. 3 août 2012).
Certes les paradoxes du discours sur la montagne nous heurtent comme ils ont heurté voici près de 2000 ans ceux auxquels il s'adressait, les disciples en tout premier lieu. Probablement nous heurtent-ils davantage, car la croyance dans le progrès de l'humanité rend intolérable désormais ce qui menace l'existence telle que nous la ressentons. Le réflexe rationaliste moderne nous guette, s'opposant à la croyance en ce bonheur-là, bonheur dans l'au delà ; il s'oppose ainsi à la vertu d'espérance, récusée tout ensemble comme désincarnée et intéressée, morale d'usurier irresponsable du plaisir à cueillir sans se poser de questions. Déjà Bossuet ironisait ainsi : Avouons chrétiens que lorsque nous avons les biens de ce monde en abondance et la santé pour en jouir, nous ne demandons rien de plus, et nous nous estimons parfaitement heureux. Or vouloir s'établir ainsi ici-bas, c'est le vice le plus opposé à l'espérance du christianisme. S. Thomas d'Aquin dit avec précision des plaisirs sensibles devenus ainsi totalitaires qu'ils abrutissent et obscurcissent l'âme. L'amour de ces plaisirs fait que l'homme prend le dégoût des biens spirituels, et c'est en ce sens qu'il vient alors à désespérer (IIa-IIæ, Qu. 20, a.4, c.). Nous voyons cela sous nos yeux : un temps qui s'enivre dans un climat de fête bruyante cache en fait ainsi son cruel désespoir.
Le désespoir guette en effet celui qui rive son regard au plaisir immédiat, car ce plaisir pris comme norme ferme la porte des biens divins que nous a conquis l'incarnation rédemptrice.
Dieu a fait les choses temporelles pour que l'homme mûrissant en elles, donne son fruit d'immortalité, disait S. Irénée.
Le christianisme en effet croit au ciel, il y croit non pour fuir la terre, mais bien plutôt pour chercher Dieu, puis par surcroit rendre la terre à la fois moins ambiguë et plus habitable. Seule une société chrétienne peut diffuser alors un esprit social parfaitement équilibré ; face aux promesses illusoires des grands systèmes idéologiques, son ambition paraît modeste pour l'organisation du vivre ensemble, comme on dit de nos jours ; en revanche elle évite de grosses déceptions et surtout ces lendemains qui, loin de chanter, font plutôt pleurer, sinon saigner.
Le christianisme, lui, ne provoque pas l'effusion des larmes et du sang, mais dans les béatitudes (Mt. 5,5 & 10ss), il assume pleurs et même sang versé pour la justice, en les configurant aux larmes et au sang de Jésus qui a pouvoir de les transfigurer en béatitude. S. Paul dit cela de façon emblématique : Pour moi, vivre, c'est le Christ, et mourir m'est un gain, de sorte que notre vie est dès lors déjà dans le ciel, conversatio nostra in cælis est (Philip. 1,21 & 3,20).
Ces choses-là doivent être dites aujourd'hui, et si possible bien appréciées, pour ne pas se laisser happer par la confusion que comporte le mauvais débat qui a envahi l'actualité.
D'un côté bien sûr, il faut réprouver les lois indignes qu'on veut nous imposer sous le couvert de la volonté nationale à laquelle on fait endosser bien des misères : le projet est dénoncé par l'épiscopat, par les médecins aussi dont les salles d'attente sont déjà encombrées des blessés de la société permissive.
D'un autre côté, il ne faut pas se scandaliser de l'humiliation que représente un tel état de fait ; je dis bien, ne pas se scandaliser de l'humiliation présente : oui, on en est là, mais cela ne justifie pas que l'on prenne en grippe notre époque. N'ayons pas honte de vivre en un temps où une partie notable de la population souffre de déséquilibres affectifs graves et bien pénibles (cela ne nous guette-t-il nous-mêmes?)
. Néanmoins ce serait faire injure au Bon Dieu que d'ignorer la force de notre foi chrétienne et de l'espérance qui introduit dans les béatitudes.
S'interdisant le langage de celles-ci, l'État confond déséquilibre et injustice, et il croit pouvoir adoucir celui-là en mimant les situations réputées plus gratifiantes, celle du mariage qui fonde la famille. C'est ignorer que le mariage, loin d'être un lieu de plaisir assuré, n'est une occasion de béatitude que par le combat spirituel des deux conjoints, dans leur vie intime comme dans l'éducation de leurs enfants. C'est ignorer au surplus que le célibat, chemin difficile lui aussi, n'est pas exempt de béatitude quand le combat auquel il oblige est bien mené, dans la dignité et en trouvant mille occasions du don de soi. Mais il est sûr que pour cela il faudrait que la religion et la société s'entraident au bénéfice de tous.
Prions pour que le législateur responsable soit réellement éclairé et sache suivre sa conscience, prions pour que le débat interdit officiellement puisse être mené dignement et prudemment.
Notre évêque me disait de recommander de faire écrire aux élus ; cela est assez simple : on s'exprime à ceux qui nous représentent en la matière.
Une autre arme pacifique est à notre portée : la messe de ce jour commence par le mot Gaudeamus, Réjouissons-nous. La joie est le bonne riposte aux chagrins en lesquels on veut nous enliser. La joie qui vient de Dieu doit ruisseler dans les âmes humbles et ferventes, celles dont parlent les béatitudes. Oui, croyons à l'amour, croyons au bonheur qui purifie des plaisirs malsains. Recourrons à Notre Dame que le Magnificat proclame bienheureuse à Noël, dans les larmes du Calvaire comme dans son beau ciel d'où elle nous regarde et nous encourage, beatam me dicent omnes generationes (Luc 1,48), amen."
source: le salon beige
Publié le 4 Novembre 2012
La vie qui s'écoule avec le temps évoque assez naturellement le fleuve qui descend vers la mer, emporté par son propre poids, et l'océan où il se perd c'est l'éternité.
Cette comparaison imagée, pour suggérer un mystère qui échappe à toute représentation, doit s'imposer de quelque façon à qui réfléchit sur le sens de sa destinée. Les bonzes et les maîtres en boudhisme qu'on interroge en Extrême-Orient en viennent presque toujours à parler de la vague qui a bien son existence éphémère de vague mais retombe dans l'Océan pour s'y confondre.
Ainsi chaque homme émerge un instant des flots, et s'y abîme aussitôt pour toujours.
En délivrant l'homme du panthéisme, la révélation chrétienne sauve la personne humaine sans attenter à l'infinité de Dieu, à sa transcendance, à sa perfection.
L'enfant du catéchisme sait pourquoi il a été créé et mis au monde: "Pour connaître, aimer, servir Dieu, et par là mériter la béatitude éternelle."
Le but de la vie est d'exercer conjointement les dons de la liberté et de la grâce afin de nous situer en Dieu.
...
- Et d'abord, qui me dit qu'il y ait une éternité pour l'homme?
il faut répliquer:
- qui me dit qu'il n'y en a pas. Celui qui oserait, qu'il le prouve donc.
Ce n'est pas un apologiste de la foi chrétienne qui retourne cette provocation, mais un philosophe, qui a trouvé au bout de toutes ses investigations le fait d'un au-delà, et puis d'un Esprit, et enfin du Dieu vivant. "La survivance de l'âme devient si vraisemblable, écrivait Bergson, que l'obligation de la preuve incombrera à celui qui nie, bien plutôt qu'à celui qui affirme."
"Nous sentons et nous savons par expérience que nous sommes éternels", déclare Spinoza.
"Je t'aime, ô Eternité" s'écrie Nietzche dans une effusion lyrique.
...
'Car elle passe la figure de ce monde" écrivait saint Paul, et ce n'était nullement pour insinuer qu'il était sans importance.
Nous sommes au moins prévenus que ces choses périssables ne sont point là pour elles-mêmes, mais ordonnées à d'autres réalités. Tout est figure en ce monde, signes, appels, invitation, écriture et paraboles. Tout converge pour fortifier cette conviction: la joie et le dégoût, ce qui exalte et ce qui tourmente, le péché et la beauté, l'amour et la haine, ce qu'il y a de plus durable et ce qu'il y a de plus éphémère.
R.P. Lelong O.P
Publié le 4 Novembre 2012
Bêtoven
Publié le 2 Novembre 2012
La foule des vivants rit et suit sa folie,
Tantôt pour son plaisir, tantôt pour son tourment ;
Mais par les morts muets, par les morts qu'on oublie,
Moi, rêveur, je me sens regardé fixement.
Ils savent que je suis l'homme des solitudes,
Le promeneur pensif sous les arbres épais,
L'esprit qui trouve, ayant ses douleurs pour études,
Au seuil de tout le trouble, au fond de tout la paix !
Ils savent l'attitude attentive et penchée
Que j'ai parmi les buis, les fosses et les croix ;
Ils m'entendent marcher sur la feuille séchée ;
Ils m'ont vu contempler des ombres dans les bois,
Ils comprennent ma voix sur le monde épanchée,
Mieux que vous, ô vivants bruyants et querelleurs !
Les hymnes de la lyre en mon âme cachée,
Pour vous ce sont des chants, pour eux ce sont des pleurs.
Moi, c'est là que je vis ! — cueillant les roses blanches,
Consolant les tombeaux délaissés trop longtemps,
Je passe et je reviens, je dérange les branches,
Je fais du bruit dans l'herbe, et les morts sont contents.
Là je rêve ! et, rôdant dans le champ léthargique,
Je vois, avec des yeux dans ma pensée ouverts,
Se transformer mon âme en un monde magique,
Miroir mystérieux du visible univers.
Regardant sans les voir de vagues scarabées,
Des rameaux indistincts, des formes, des couleurs,
Là, j'ai dans l'ombre, assis sur des pierres tombées,
Des éblouissements de rayons et de fleurs.
Là, le songe idéal qui remplit ma paupière
Flotte, lumineux voile, entre la terre et nous ;
Là, mes doutes ingrats se fondent en prière ;
Je commence debout et j'achève à genoux.
Comme au creux du rocher vole l'humble colombe,
Cherchant la goutte d'eau qui tombe avant le jour,
Mon esprit altéré, dans l'ombre de la tombe,
Va boire un peu de foi, d'espérance et d'amour !
victor Hugo ...
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