Publié le 5 Mars 2010
Publié le 5 Mars 2010
Tempête du 28 février 2010
Communiqué de Mgr Marc Aillet
Après les terribles événements climatiques ayant bouleversé la France ces jours derniers, ma prière et ma pensée rejoignent les personnes sinistrées, celles qui ont perdu la vie dans des conditions dramatiques et celles qui connaissent la précarité par la destruction de leurs biens.
Ma reconnaissance rejoint les sauveteurs, les pompiers, les agents et tous ceux qui, par leur dévouement, ont sauvé des vies et redonné espoir aux victimes de la tempête.
Je voudrais aussi redire à tous combien le Christ est la seule et véritable espérance malgré nos épreuves et nos doutes.
Plus fort que la mort, Il nous rejoint dans nos tribulations et ouvre nos cœurs à la Lumière.
Je ne peux pas ne pas une nouvelle fois évoquer les victimes du terrible tremblement de terre d’Haïti et du séisme plus récent du Chili.
Au-delà des mots, certains d’entre-nous partagent avec les peuples Haïtiens et Chiliens, la souffrance d’avoir perdu un être cher ou tout simplement le minimum qu’ils avaient pour vivre.
A tous je dis ma proximité et ma communion solidaire.
+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
3 mars 2010.
Tempête Xynthia : 2000 personnes à l'hommage aux victimes à Luçon
solidarité OUEST FRANCE.
Publié le 4 Mars 2010

"Toutes choses sur terre sont pleine de larmes et d'anxiété...
Et nous avons été créés et mis au monde pour vivre devant sa beauté, aujourd'hui dans la foi,
demain dans la vision."
dom Delatte
"Rien n'est plus glorieux que la croix de Jésus-Christ, bien loin qu'on doive en rougir. La croix est la plus grande marque d'amour que Dieu ait donnée aux hommes, et il nous a moins bien témoigné combien il nous aime, en créant le ciel et la terre et en nous tirant nous-mêmes du néant, qu'en souffrant le supplice de la croix."
st jean Chrysostome
"...Pour racheter le genre humain de ses iniquités, il résolut de sacrifier, dans le temps, le Fils qu'il avait engendré de toute éternité. Il y avait encore un grand mystère dans ce divin sacrifice, mais un mystère à jamais digne de la reconnaissance des hommes.
En vain l'humanité s'efforçait-elle d'apaiser Dieu par le sang des animaux qu'elle égorgeait sur ses autels : il n'y avait pas de proportion entre ces sacrifices et les crimes de l'homme ; la justice divine demandait satisfaction par une victime d'un plus grand prix ; et c'est ainsi que l'homme demeurait l'éternel ennemi de Dieu, qu'il avait tant besoin d'aimer.
Or, pour rétablir complètement entre Dieu et l'homme les rapports que le péché avait brisés, il ne fallait rien moins, dans les desseins de Dieu, que le sacrifice sanglant de l'Homme-Dieu lui-même. C'est ainsi que devait s'accomplir, par le mystère ie plus impénétrable, la grande œuvre de la rédemption de l'homme.
Il fallait que son Emmanuel mourût pour le sauver. Ce mystère était tellement étourdissant pour la raison humaine que, tout intéressée qu'elle était à l'admettre, elle le repoussa d'abord avec horreur : un Dieu qui meurt sous une forme humaine! ce n'était pas possible! Aussi, l'image de ce mystère, qui fait aujourd'hui notre gloire et notre consolation, était-elle un scandale pour les païens; et, pendant des siècles, il fallut la cacher.
Mais ce que l'humanité n'avait point apprécié d'abord avec les seules lumières de sa raison, se trouva cependant bientôt justifié dans son cœur.
Un mot lui expliqua, autant que possible, le mystère de la Rédemption : l'amour !
Si Dieu s'était fait homme, c'était par amour pour nous; si Jésus-Christ avait souffert, s'il était mort, c'était par amour pour nous.
L'homme se rappela donc qu'il y a au fond de sa nature, tout infirme qu'elle est, un instinct qui la porte à s'abaisser vers ce qui est petit, vers ce qui est malheureux, vers ce qui souffre. En descendant dans son propre cœur, il trouva même qu'il y avait assez d'amour pour se dévouer parfois jusqu'à la mort ; et il en conclut que Dieu pouvait assurément bien faire ce que fait l'homme lui-même. Au reste, et quoi qu'il en fût de l'appréciation humaine sur ce mystère divin, il s'imposa avec une autorité tellement irrécusable, qu'il n'y eut plus qu'à l'accepter avec une entière soumission. Les traditions primitives l'avaient fait entrevoir, les sacrifices anciens l'avaient figuré dans toutes les religions, des prophètes l'avaient annoncé, Jésus-Christ lui-même l'avait prédit : il avait souvent et nettement affirmé qu'il était nécessaire qu'il mourût pour le rachat du genre humain; et, quand il prononça son dernier mot sur la croix où il allait expirer, ce mot disait que tout était consommé, et que l'humanité allait revivre par la mort de l'Homme-Dieu.
La messe, unique sacrifice.
Jésus-Christ ne devait souffrir et mourir qu'une seule fois pour le salut du genre humain ; mais il avait résolu de renouveler mystiquement son sacrifice sur l'autel jusqu'à la fin des siècles. Ce ne serait pas seulement un souvenir du sacrifice offert sur la montagne du Golgotha, ce serait comme sa continuation.
De cette manière, les hommes de tous les temps et de tous les lieux se retrouveraient toujours en présence du grand acte qui les avait rachetés, ils y participeraient par la coopération de leurs sacrifices personnels : et c'est ainsi que devait se compléter la rédemption de l'humanité.
abbé A Riche
prêtre de st Sulpice
"Ce n'est pas l'Eglise qui a conçu ces incompréhensibles mystères de la Trinité.. de l'Incarnation, .. de l'eucharistie..
Elle les accueille dans le tremblement de l'humilité et de l'adoration. Elle les annonce à tous, aux plus déshérités comme aux plus savants, comme la bonne nouvelle d'un autre monde, où s'éclaireront enfin les insolubles problèmes de l'ici-bas.
Elle ne croit pas qu'il faille en priver ni les pauvres, ni les petits enfants car elle connait l'affinité des coeurs humbles, des coeurs purs pour les mystères de Dieu."
Cardinal Journet.
Publié le 4 Mars 2010

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Publié le 4 Mars 2010

Évangile selon saint Luc, XV, 11.
Jésus dit aux pharisiens et aux scribes : Un homme avait deux fils, dont le plus jeune dit à son père : Mon père, donnez-moi ce qui doit me revenir de votre bien. Et le père leur fit le partage de son bien. Peu de jours âpre?, le plus jeune ayant ramassé tout ce qu'il avait, s'en alla dans un pays éloigné, où il dissipa tout son bien en débauches. Après qu'il eut tout dépensé, il survint une grande famine dans le pays et il commença à manquer. Il s'en alla donc et s'attacha au service d'un des habitants, qui l'envoya à sa maison des champs pour y garder les pourceaux. Et là, il désirait remplir son ventre des écosses que les pourceaux mangeaient; et personne ne lui en donnait. Alors, étant rentré en lui-même, il dit : Combien de mercenaires dans la maison de mon père, ont du pain en abondance, et moi je meurs ici de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre vous. Je ne suis plus digne d'être appelé votre fils ; traitez-moi comme l'un de vos serviteurs. Il se leva donc et alla vers son père. Mais, lorsqu'il était encore bien loin, son père l'aperçut, et touché de compassion il accourut, se jeta à son cou et le baisa. Son fils lui dit : Mon Père, j'ai péché contre le ciel et contre vous : je ne suis plus digne d'être appelé votre fils. Alors le père dit à ses serviteurs : Apportez tout de suite la plus belle robe et l'en revêtez, et mettez-lui un anneau au doigt et des souliers à ses pieds; amenez aussi le veau gras et le tuez, afin que nous mangions et fassions bonne chère ; parce que mon fils que voici était mort et il est ressuscité : il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire festin.
Cependant son (ils aîné qui était dans les champs revint, et lorsqu'il fut près de la maison il entendit la musique et le bruit de la danse. Il appela donc un des serviteurs et lui demanda ce que c'était. Celui-ci lui dit : C'est que votre frère est revenu ; et votre père a tué le veau gras, parce qu'il le revoit en bonne santé. L'aîné indigné ne voulut point entrer; mais son père étant sorti se mit à l'en prier. Mais il répondit à son père : Voilà tant d'années que je vous sers, sans avoir jamais désobéi à vos ordres, et jamais vous ne m'avez donné un chevreau pour me réjouir avec mes amis. Mais aussitôt que votre autre fils, qui a mangé son bien avec des femmes perdues, est revenu, vous avez tué pour lui le veau gras. Alors le père lui dit : Mon fils, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi. Mais il fallait faire festin et nous réjouir, parce que ton frère était mort et il est ressuscité : il était perdu et il est retrouvé.
"Dans le départ du fils prodigue se rejoignent les thèmes de la vie et de la liberté.
Il veut la vie, et c'est pourquoi il veut être totalement libre.
Etre libre signifie, de ce point de vue, pouvoir faire ce que l'on veut ; ne devoir accepter aucun critère en dehors ou au-dessus de soi-même. Suivre seulement son propre désir et sa propre volonté. Celui qui vit ainsi s'opposera très vite à celui qui veut vivre de la même manière. Cette conception égoïste de la liberté conduit nécessairement à la violence, à la destruction réciproque de la liberté et de la vie."
BENOIT XVI
Publié le 4 Mars 2010
Publié le 3 Mars 2010
En union de prières avec Monseigneur Castet et toute la Vendée.
Le glas a sonné dans toute la Vendée, sauf Chavagnes à cause du clocher en
restauration, mais les couvents d'alentours se sont relayés..
REQUIESCAT IN PACE.
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(ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI exprime ses « vives condoléances aux familles endeuillées » par la tempête Xynthia, qui a frappé la France la nuit du 27 au 28 février dernier, spécialement la Charente-Maritime et la Vendée.
Le bilan encore provisoire de la tempête fait état de 53 victimes (29 en Vendée) et 7 blessés graves.
Le message du pape a été lu, hier soir, 3 mars, par Mgr Bernard Housset, au terme de la messe qu'il a présidée à 18 h 30, en la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.
Mgr Housset, évêque de La Rochelle et Saintes, avait invité « ceux qui le pouvaient » à participer à cette célébration en hommage aux victimes. Plus de 500 personnes ont répondu à l'appel.
Publié le 3 Mars 2010

La vue des montagnes nourrit la piété du chrétien en lui rappelant les faits les plus importants de la religion.
Après le déluge, l'arche de Noë s'arrête sur une montagne d'Arménie. Dieu donne sa loi sur le mont Sinaï. Le prophète Elie doit gravir Horeb pour entendre la voix du Seigneur. Jésus Christ prêcher pour la première fois sur une montagne ; il se transfigure sur le Thabor; il se prépare à sa Passion sur le mont des Oliviers ; il meurt sur le Calvaire, et, près de retourner vers son Père, il prend congé de ses apôtres et leur donne leur mission sur une montagne de Galilée.
Toutes ces montagnes sont la figure de l'Eglise que Jésus-Christ lui-même compare à une cite placée sur une haute montagne. ' C'est avec raison, dit saint Augustin, que l'Eglise est assimilée à une montagne, à cause de son élévation et de sa solidité. »
L'Eglise est, en effet, la Cité de Dieu ; elle avoisine le ciel, et de sa cime l'exemple et la parole se répandent sur tout l'univers. Elle est la dispensatrice des grâces et des trésors célestes ; elle nous nourrit et nous éclaire ; c'est à son flambeau que tous les peuples doivent marcher pour atteindre leur fin. Levons donc les yeux vers cette sainte montagne, car c'est d'elle que nous viendra le secours. Levavi oculos meos ad montes, unde veniet auxilium mihi. In Ps. II,5
L'aspect des montagnes produit sur nous deux sortes d'impressions qui semblent contradictoires: il nous écrase et nous élève.
N'est-ce point peut-être par un effet de la miséricordieuse industrie de notre Dieu, qui se sert des moyens les plus naturels et les plus communs pour nous faire rentrer en nous-mêmes et nous élever jusqu'à lui?
Si nous considérons, en effet, cette masse énorme, et que nous reportions les yeux sur nous; si nous apercevons un de nos semblables sur un point élevé de ce gigantesque colosse, nous sommes contraints de nous écrier: Mon Dieu! que l'homme est faible et petit!
Cependant cette montagne n'est qu'un grain de sable comparé à notre globe; et notre globe, à son tour, qu'est-il parmi ces myriades de soleils qui roulent dans l'espace?
Pauvre petit être humain! qu'est-tu donc au milieu des mondes et de l'espace immense? qu'es-tu sous la main de Celui qui a créé tous ces mondes, qui les dirige à son gré et qui peut en un instant les réduire en poussière.
Merci, mon Dieu! de me faire sentir ainsi ma faiblesse et mon néant! Oui, je le dirai avec le Roi-prophète:" C'est pour mon bien que vous m'avez humilié". psaume CXVII car je n'en éprouve que plus vivement le besoin de m'appuyer sur vous. C'est pourquoi je me tourne de nouveau vers la montagne, et, à mesure que mon regard la suit au milieu des nuées, mon âme s'élève plus encore; portée sur les ailes de la prière, elle va jusqu'au pied du trône de Dieu confesser sa faiblesse et demander les grâces dont elle a besoin.
" Dieu résiste aux superbes, et il donne sa grâce aux humbles. Ep de s Pierre V, 5
" Dieu est haut; si vous vous élevez, il s'enfuit de vous; si vous vous abaissez, il descend jusqu'à vous." st Augustin
" Plus en effet, dit saint Grégoire, le Seigneur nous tient abaissés dans la tristesse et dans l'humilité, plus il nous porte vers lui sur les hauteurs de la contemplation.
Soyons humbles, et Dieu nous élèvera; c'est lui-même qui l'a dit:" Quiconque s'abaisse sera élevé;" et sur les cimes où il nous placera, nous le louerons et nous le bénirons, car "il fait surgir les montagnes et descendre les plaines au lieu qu'il a choisi."
Je lèverai donc mes yeux vers les montagnes terrestres pour que mon âme gravite jusqu'à ces collines éternelles dont parle la sainte Ecriture; montagnes mystérieuses et sacrées d'où nous vient le secours: Levavi oculos meos ad montes unde veniet auxilium mihi.
" Oh! qu'ils sont beaux, dit l'Esprit-Saint, qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds de ceux qui évangélisent la paix, qui annoncent le salut!" Qu'ils sont beaux les prédicateurs de l'Evangile, ministres du Dieu de paix, lorsque, du haut de la sainte montagne qui est l'Eglise, ils enseignent aux hommes leurs frères le chemin du salut; lorsque, semblables à une lampe ardente, ils projettent au loin leur lumière pour éclairer nos voies !
Mais qu'aperçois-je encore sur les montagnes?
Une Reine pleine de douceur et de majesté. Elle est belle comme la lune, comme l'aurore qui se lève, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille; c'est la Reine du ciel et de la terre, c'est la Mère de Dieu, c'est Marie qui vient nous donner d'éclatants témoignages de sa puissance et de sa bonté; c'est notre Mère qui nous appelle et qui nous tend les bras. Notre-Dame du Mont Carmel! Notre Dame de Fourvières! Notre-Dame du Puy, Notre Dame de la Salette! mes yeux et mon coeur s'élèvent vers vous; daignez abaisser sur votre enfant un regard favorable. Et vous, montagnes saintes! je vous salue comme les trônes de grâce de notre auguste Mère.
J'accours vers vous, ô Marie! comme votre Bien-aimé, "sautant sur les montagnes, passant par dessus les collines." Ecce iste venit, saliens in montibus, transliens colles 1 Cant. II,8
Je viens au pied de cette autre montagne que vous avez ennoblie par votre visite. C'est bien ici "la montagne de la myrrhe et de l'encens. I.Cant. IV,6, vous l'avez embaumée de vos célestes parfums; leur suave odeur nous attire. "In odorem curremus unguentorum tuorum. Ib I,3
Considérez notre humilité et notre bassesse dont la myrrhe est aussi la figure et que notre prière monte vers vous comme l'encens.
"L'encens est pur, ô Marie, et belles sont les fleures que la main des vierges effeuille sur le pavé de vos chapelles; mais la voix de toute heure, mais la sainte poésie qui se sent à l'étroit sur cette terre, qui a le pressentiment d'un monde plus beau, qui veut respirer l'infini, qui renferme au fond de tous ses chants une prière cachée, monte plus haut que le parfum des fleurs et de l'encens. Elle arrive jusque là où vous êtes, là d'où vous voyez sous vos pieds les étoile germer, comme des fleurs de lumière dans les champs illimités, et la création se balancer comme un encensoir éternel."Mgr Gerbet Livre des saints.
Mes yeux se lèvent, et j'aperçois le creux du rocher où vous daignâtes apparaitre. C'est bien de vous que l'Esprit-Saint a dit:" Vous êtes ma colombe qui se retire dans le creux de la pierre, dans les enfoncements de la muraille." Il me semble vous y voir encore, les mains pleines de grâces pour les répandre sur nous. Mes yeux s'attachent à ce lieu béni, car c'est de là que me viendra le secours.
Néanmoins je les élève de nouveau, et j'aperçois le sanctuaire édifié par vos ordres. Et pourquoi la sainte Mère de Dieu a-t-elle voulu qu'on lui élevât ici une maison de prière, si ce n'est pour y convoquer ses enfants et leur dispenser ses bienfaits? Pourquoi? si ce n'est pour s'y retrouver auprès de son divin Fils, prisonnier d'amour dans le saint tabernacle; pour lui exposer nos besoins, pour lui transmettre nos voeux?
C'est dans ce saint asile qu'est annoncée la parole de Dieu, que la Victime sainte est immolée, que les pécheurs sont réconciliés, que le pauvre pèlerin de la vie reçoit le pain des forts, que les grâces de toutes sortes sont largement distribuées.
O sainte montagne! que vous m'êtes chère et précieuse!
Oui je vous contemple avec respect et avec joie. Je lève vers vous des regards pleins d'espérance, car c'est de là que me viendra le secours:
Levavi oculos meos ad montes, unde veniet auxilium mihi....
Abbé Eugène Boyer.
1868
Publié le 3 Mars 2010

et de bibi qui sait !
Publié le 3 Mars 2010

15ème apparition : Jeudi 4 mars 1858
ste Bernadette
Notre Dame de Lourdes
priez pour nous.
La foule toujours plus nombreuse (environ huit mille personnes) attend un miracle à la fin de cette quinzaine. La vision est silencieuse. Le curé Peyramale campe sur sa position. Pendant 20 jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte, elle n'en ressent plus l'irrésistible invitation.
Mater Dolorosa.
"Voici votre Mère."
Puisque l'Église nous fait lire cette parole de Jésus sur la croix, il faut qu'elle la regarde comme une douleur pour la sainte Vierge, bien qu'elle témoigne de la tendre sollicitude du Fils pour sa mère qu'il remet en moprant aux mains de son disciple bien-aimé. Et aussi saint Bernard s'écrie à l'endroit cité plus haut : « N'a t -elle point été pour vous plus qu'un glaive, cette parole, qui en effet a traversé votre cœur, descendant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit?
Femme; voilà votre fils! Oh! quel échange! Jean vous est donné à la place de Jésus, le serviteur pour le seigneur, le disciple pour le maître, le fils de Zébédée pour le fils de Dieu, un homme pour un Dieu ! » Mais la contre-partie de cette parole adressée à Jean : «Voici votre mère, » a été à la fois un honneur et un immense bienfait pour le disciple chéri et ceux qu'il représente en cette circonstance; en sorte que là encore Marie, consentant à devenir la mère des hommes après avoir été la mère de Dieu, s'immole pour notre salut et devient victime de son amour.
Elle devient en la personne de Jean la Mère de tous les disciples fidèles comme lui, qui participeront par leur foi et par le baptême au bienfait de la régénération.
En effet, Marie est la mère des chrétiens à double titre :
1° comme la mère de Jésus-Christ qui nous a transmis la véritable vie, la vie même de Dieu, mère selon l'esprit ; car c'est par elle que celui qui est la vie a été donné à nos âmes :
2° mère même selon la nature et par la chair, mais selon la nature régénérée et par la chair glorifiée. Car si nous sommes les frères de Jésus-Christ par l'opération du Saint-Esprit, par l'union de notre âme avec le Père en la personne adorable du Fils, nous le sommes aussi par l'humanité que Jésus a prise au sein de Marie, par son corps uni indissolublement à sa divinité et dont nous devenons les membres par le baptême, corps spirituel du nouvel Adam, qui est l'Église.
Marie est encore notre mère par la volonté expresse de Jésus-Christ mourant, parla dernière parole qu'il lui adresse du haut de sa croix, et qui est comme son testament.
Il dit à Marie en lui indiquant Jean : Voici votre fils. Il dit à Jean : Voici votre mère. Or Jean représente ici tous les chrétiens fidèles, et Marie l'Église que le Seigneur fonde spirituellement par cette parole, comme il va l'établir mystiquement par l'eau et le sang qui sortiront de son côté entr'ouvert, sources des deux sacrements principaux : le baptême qui régénère les âmes, et l'eucharistie qui les nourrit.
Ainsi nous avons au ciel une mère spirituelle dont la tendresse ne nous manquera jamais.: la mère de Jésus-Christ, qui est la mère des vivants a plus juste titre qu'Eve, puisqu'elle a donné au monde celui qui est la vie même, et par qui seulement on vit dans l'éternité.
Et ce que Marie a fait pour son divin fils sur la terre, l'Église, son représentant, le fait et le fera jusqu'à la fin des temps pour chaque chrétien. Elle l'enfante par le baptême, elle le nourrit du lait de sa doctrine et du pain des forts ; elle l'élève pour le ciel par les soins maternels dont elle l'entoure, la direction qu'elle lui donne et les grâces qu'elle lui transmet. Et ce que fait l'Église ici-bas, c'est Marie qui l'opère du haut du ciel en union avec l'Esprit de Jésus-Christ, qui sera avec son Église comme avec sa mère jusqu'à la consommation des siècles et dans l'éternité.
On ne peut donc pas aimer l'Église sans aimer la sainte Vierge, qui en est l'archétype, le modèle ; et c'est pourquoi nous invoquons Marie comme le canal de toutes les grâces qui s'y répandent, parce que celui qui en est la source nous a été donné par elle.
C'est pourquoi ceux qui se séparent de l'Église et ne participent plus à sa foi ni à sa charité, comme des branches détachées du tronc n'en reçoivent plus la séve,
en protestant contre son autorité qu'ils repoussent, s'éloignent nécessairement de celle qu'elle représente, et ne lui rendent plus le culte qui lui est dû, parce qu'ils méconnaissent sa mission sublime, et la grandeur comme la douceur de sa puissance.
mr l'abbé Bautin.
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