Publié le 25 Février 2010

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Publié le 25 Février 2010

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Oui, nous, enfants du jour, qui croyons aux étoiles,

Nous qui savons l'écueil sous l'écume caché,

Aux hasards de la nuit ne livrons pas nos voiles.

Sur le phare immortel veillons l'œil attaché.


Rassemblons-nous, prions! Pendant que le jour tombe,

Craignons, craignons la nuit, image de la tombe,

Dieu seul tient la lumière et l'ombre dans sa main :

Qui sait si, dans le vide où son vieux disque nage,

Le soleil de nos bords reprendra le chemin ?

Prions! le jour au jour ne donne point de gage,

Et le dernier rayon, en sortant du nuage,

Ne nous a pas juré de remonter demain.

 

En Dieu seul, ô mortels, fermons donc nos paupières!

Et du jour à la nuit remettant l'encensoir,

 Endormons-nous dans nos prières,

Comme le jour s'endort dans les parfums du soir.

 

Chaque heure a son tribut, son encens, son hommage,

Qu'elle apporte en mourant aux pieds de Jéhova;

Ce n'est qu'un même sens dans un divers langage,

Le matin et le soir lui disent : Hosanna.

 

La nature a deux chants, de bonheur, de tristesse,

Qu'elle rend tour à tour ainsi que notre cœur ;

De l'une à l'autre note elle passe sans cesse :

Homme! l'une est ta joie et l'autre ta douleur!

 

L'une sort du matin et chante avec l'aurore,

L'autre gémit, le soir, un triste et long adieu ;

Au premier, au second, le ciel répond : Adore!

Et de l'hymne étemel le mot unique est Dieu !

 

  Lamartine


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Publié le 25 Février 2010

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Publié le 25 Février 2010

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http://www.enlignetoi.com/upload/images/moussoul.jpg

L'archevêque chaldéen Emil Shimoun Nona a été installé en charge de l'archidiocèse de Moussoul en janvier à la succession de l'archevêque Paulos Faraj Rahho, décédé après avoir été pris en otage par des ravisseurs islamistes.





Peur et choc sont aujourd’hui les sentiments dominants parmi les chrétiens de Mossoul, affirme à Fides un prêtre chaldéen de l’Eglise locale qui demande l’anonymat pour des raisons de sécurité. La férocité et la froideur des « véritables exécutions à froid » qui ont éliminé quatre chrétiens ces quatre derniers jours semblent avoir laissé leur marque dans la communauté des croyants. « C’est une suite ininterrompue, un nettoyage ethnique qui avance jour après jour, dans le silence et dans l’indifférence générale. Nous sommes dans le découragement le plus profond, car les autorités et la police ne font rien pour arrêter ce massacre », note-t-il. La population éprouve un sentiment de désespoir qui contraint de nombreuses familles à quitter l’Iraq, à émigrer dans l’espoir de sauver leurs enfants : « Mossoul est devenu un cimetière pour les chrétiens, c’est terrible », dit le prêtre avec amertume.

 

 



stabat mater.


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Publié le 24 Février 2010

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Publié le 24 Février 2010



Contre ceux qui salissent inlassablement l'Eglise
et continuent leurs attaques envers le successeur de Pierre.
Oremus pro Pontifice.

"Ce sont des hommes déchirés en proie à une contradiction interne,
en quelque sorte ontologique, que leur révolte demeure éternellement
impuissante à surmonter."

Cardinal Journet.

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Publié le 24 Février 2010



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"Soyez toujours dans la joie. Priez sans cesse. Rendez grâces en toute chose; car c'est là ce que Dieu veut que vous fassiez tous en Jésus-Christ."


Soyez toujours dans la joie!


On objectera peut-être qu'on ne se réjouit pas à volonté, quand on a des peines de cœur, d'esprit ou de corps à supporter; on ne secoue pas le chagrin comme on veut, surtout s'il est profond et s'il atteint l'âme dans ce qu'elle a de plus intime.

Cependant l'Apôtre dit encore ailleurs : Gaudete et iterum dico gaudete, réjouissez-vous et je vous le repète, soyez dans la joie (Philip., IV, 4).

Il faut que cela soit possible, puisqu'il le recommande si instamment. C'est qu'il y a deux sortes de joie comme deux sortes de tristesse (2 Cor., VII, 10), l'une dans les sens et selon le monde, l'autre dans l'esprit et selon Dieu, et cette dernière peut se goûter même au milieu des souffrances du corps et des douleurs du cœur, si dans le feu de la tribulation on reste patient, calme, résigné, abandonné entre les mains de Dieu dont on adore la providence, même quand on n'en comprend pas les desseins, avec la confiance qu'il ne nous laissera pas charger au delà de nos forces, et que sa grâce soutiendra notre faiblesse.

 

2° L'Apôtre nous indique les moyens d'obtenir cette joie du ciel, qui vient ranimer notre âme au milieu des orages de la terre. C'est d'abord de ne point se relâcher dans la prière : ce qui arrive trop souvent aux personnes affligées, se laissant aller au découragement parce qu'elles n'ont point été exaucées comme elles l'entendaient, et que l'épreuve qu'elles redoutaient ne leur a point été épargnée.


C'est une des tentations les plus dangereuses pour les âmes adonnées à la piété. Tant qu'elles en goûtent les douceurs, les consolations, elles prient volontiers et semblent marcher avec confiance et allégresse sous le vent du ciel et dans la voie chrétienne. Mais si l'horizon se trouble et qu'une tempête éclate sur elles ou sur ce qu'elles ont de plus cher, qu'un désastre ou une grande douleur s'ensuivent, elles sont prêtes à laisser la prière comme .inutile ou impuissante, parce qu'elle ne les a point préservées du malheur, comme si Dieu devait satisfaire tous nos désirs, même les plus légitimes, comme si ce qu'elles ont demandé avec tant d'instance, et qui leur a été refusé, n'eût pas été peut-être la cause de malheurs plus grands encore.

 

Prions donc sans cesse, et surtout quand nous avons le plus à souffrir; car c'est alors que nous avons le plus besoin de secours.

Mais pour prier comme l'Apôtre le veut, il n'est pas nécessaire d'y avoir toujours l'esprit tendu, ni de réciter sans relâche des oraisons. Les paroles ne sont que les signes ou le corps de la prière, qui peut être vive, ardente et continue, sans que l'esprit combine des pensées et que la bouche articule des mots. C'est la prière intérieure ou mentale qui est l'âme de la prière extérieure ou orale.

La conversion habituelle de l'âme vers Dieu, faisant tout en sa présence et lui offrant tout ce qu'elle fait, le désir incessant de lui obéir en toutes choses et de lui plaire par tous les moyens, ne voulant que ce qui est conforme à sa loi, et repoussant ce qui lui est contraire avec la disposition de se remettre entre ses mains, quoi qu'il arrive; voilà le fond de la prière intérieure, la source où elle prend son cours et qui l'alimente sans cesse.


Et alors, quoi qu'on fasse et en quelque situation qu'on se trouve, un mot, une exclamation, un regard vers le ciel, un mouvement du cœur suffisent pour en exciter le courant et l'entretenir ; ce qui donne à l'âme affligée un calme tout particulier et cette joie intime dont parle l'Apôtre, parce qu'elle se sent comme suspendue au trône de Dieu par le lien de la prière et sous l'égide de sa bonté toute-puissante.

 

3° Le second moyen indiqué par saint Paul pour avoir la joie du cœur au milieu des peines de cette vie, c'est de rendre grâces à Dieu en toutes choses et de tout ce qui nous arrive ; ce qui n'est possible, comme il le dit, qu'en Jésus-Christ et par sa .grâce.


Il est écrit ailleurs (1 Cor.X,31) : « Soit que vous buviez, soit que vous mangiez, » c'est-à-dire même dans les choses qui semblent le moins importantes, « faites tout pour la gloire de Dieu ». Ici l'Apôtre nous conseille d'accepter tout comme venant de sa main, soit qu'il veuille en effet ce qui arrive pour nous éprouver, soit qu'il le permette seulement, comme dans beaucoup de tentations. Ce qui ne doit pas nous empêcher de repousser vigoureusement les attaques du mal ; car nous sommes alors dans le cas de la défense naturelle, et souvent notre position nous impose le devoir de nous opposer, autant qu'il est en nous, au succès de l'iniquité et de travailler au triomphe du bien.


Mais quand nos efforts sont infructueux, et que la cause de la vérité et de la justice semble vaincue et l'iniquité prévaloir, tout en dégageant notre responsabilité et acquittant notre conscience par une lutte persévérante, sachons supporter ce que nous n'avons pu empêcher et ne nous indignons pas,

ne nous irritons pas de paraître opprimés; car alors l'amour propre aurait plus de part dans notre douleur que la conscience de la justice violée, et le sentiment du bien.


Rendons grâces à Dieu, même dans notre défaite, non pas de ce que le mal a prévalu, ce qui est toujours un malheur; mais de ce qu'il nous accorde la patience pour le subir et surtout la charité pour le diminuer.


De cette manière le mal se tourne en bien dans notre cœur, et comme Dieu seul peut opérer cette heureuse transformation au dedans de nous comme au dehors, c'est à sa main miséricordieuse que nous devons la paix, même au milieu des tribulations, et la joie céleste qui la suit.

 

 


abbé Louis Marie Eugène Bautin.






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Publié le 23 Février 2010

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"Cela est vrai, Seigneur; mais les petits chiens mangent au moins les miettes qui tombent de la table de leur maître."

Cette mère, qui demande si instamment la guérison de sa fille, est une femme de Chanaan, Syrophxnissa, dit saint Marc, donc de la race des gentils adonnés à l'idolâtrie et ignorant le vrai Dieu. Elle s'adresse néanmoins à Jésus, qu'elle appelle fils de David. Elle implore sa pitié sur sa fille possédée du démon. Elle croit donc à sa puissance, et il y a un commencement de foi dans la seule démarche d'aller implorer son secours. Mais en outre elle y met une insistance opiniâtre, que rien ne décourage. Elle poursuit les disciples de ses cris, au point qu'ils ne songent qu'à s'en débarrasser. Elle se jette aux pieds de Jésus sans se rebuter de son silence d'abord, ni ensuite de son refus exprimé en termes sévères et qui devraient lui paraître durs. Cette païenne enfin mérite que le Sauveur lui dise cette parole remarquable : ô femme, votre foi est grande, assez grande pour obtenir ce que vous désirez; et l'effet salutaire suit la parole de clémence. Sa fille est guérie au moment même.

 

Saint Jérôme dit (Lib. 2, Comment, in cap. 15 Matthaei) que la fille de la Chananéenne représente les âmes qui croient déjà, quoiqu'elles soient tourmentëes par le démon, parce qu'elles ignorent le Créateur et sont encore engagées dans les ténèbres de l'idolâtrie.

En appliquant ce fait et la pensée de saint Jérôme à ce qui se passe trop souvent au milieu de nous, quel encouragement et quelle espérance ne pouvons-nous pas en retirer !

Il peut donc y avoir un commencement de foi, même une foi vive en des âmes qui ignorent Dieu et qui sont abandonnées à toutes les erreurs, à toutes les passions, à tous les désordres que cette ignorance entraine.

Il ne faut donc pas désespérer du salut de ceux que nous aimons, quand ils paraissent le plus éloignés de Dieu, même ses ennemis. Saul, gardant les vêtements de ceux qui lapidaient saint Etienne, et ensuite persécuteur furieux des disciples de Jésus, était déjà marqué comme un vase de miséricorde, et l'instrument le plus efficace de l'établissement de cette Église, qu'il voulait détruire à son origine.

Attendons seulement le moment de la grâce, et que ce cri, Jésus, fils de David, ayez pitié de moi, assistez-moi, ou encore, Seigneur, que voulez-vous que je fasse, soit arraché du cœur bouleversé, et alors les loups deviendront des agneaux, et les ennemis de Jésus-Christ seront ses soldats les plus dévoués.


C'est ce moment que les fidèles, qui ont à cœur le salut d'une personne aimée, doivent'préparer et accélérer par leurs prières.


abbé Louis marie Eugène Bautin.


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Publié le 23 Février 2010


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photos Cédric Clément pour le petit Placide

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vivement l'unité, qu'ils nous apportent leur savoir faire !
encourageons le saint Père dans ce long processus de rapprochement des églises..
l'avenir appartient à l'Eglise .



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Publié le 23 Février 2010

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Sydney (Agence Fides) – On respire une grande joie et beaucoup d’enthousiasme dans la communauté catholique australienne depuis que la nouvelle est officielle : Sœur Mary MacKillop sera canonisée le 17 octobre 2010 au Vatican et ce sera la première sainte australienne.

Un bonheur particulier a été exprimé par les Sœurs de Saint Joseph, l’ordre religieux fondé par Soeur Mary MacKillop. Soeur Mary Casey, la religieuse postulateur de la cause de canonisation, a déclaré: “Aujourd’hui l’Eglise confirme que l’oeuvre et l’héritage de Soeur Mary ont une grande importance pour le monde d’aujourd’hui”.

La sainte a œuvré toute sa vie dans le domaine de l’instruction et de l’éducation à la foi, en instituant de nombreuses écoles dans toute l’Australie, surtout dans les zones rurales. Dans un commentaire envoyé à l’Agence Fides, le Card. George Pell, Archevêque de Sydney, a exprimé une grande joie, remarquant que « le procès a duré 85 ans : un temps relativement bref », en comparaison d’autres causes de canonisation. « Mary MacKillop – a affirmé le Cardinal – se situe au cœur de la tradition catholique. Elle a montré une grande capacité de pardon et une immense fidélité non seulement à ses consoeurs mais aussi envers les chefs de l’Eglise qui ne l’ont pas toujours bien traitée ». « Aujourd’hui Soeur Mary est un modèle pour tous les chrétiens: mais sa figure a une très grande valeur et un rôle important surtout pour nous, australiens », a remarqué le Card. Pell.

 

 

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