Publié le 15 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 15 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 15 Juin 2009

Mystique

Pour bien saisir l'intention et la portée de cette saison de l'année liturgique à laquelle nous sommes parvenus, il est nécessaire de se rendre compte de toute la série des mystères que la sainte Église a célébrés devant nous et avec nous.


La célébration de ces mystères n'a point été un vain spectacle étalé sous nos yeux. Ils ont apporté avec eux chacun une grâce spéciale qui produisait dans nos âmes ce que signifiaient les rites de la liturgie. À Noël, le Christ naissait en nous ; au temps de la Passion, il nous incorporait ses souffrances et ses satisfactions ; dans la Pâque, il nous communiquait sa vie glorieuse et dégagée ; dans son Ascension il nous entraînait à sa suite jusque dans les hauteurs du ciel ; en un mot, pour nous servir de l'expression de l'Apôtre, « le Christ se formait en nous » (Ga 4, 19).


Mais la venue de l'Esprit Saint était nécessaire pour accroître la lumière, pour échauffer nos âmes d'un feu permanent, pour consolider et retenir en nous l'image du Christ. Ce divin Paraclet est descendu, il s'est donné à nous, et il veut résider dans nos âmes et dominer notre vie régénérée. Or, cette vie, qui doit s'écouler conforme à celle du Christ et sous la direction de son Esprit, est figurée et exprimée par la période que la sainte liturgie désigne sous le nom de temps après la Pentecôte.


Ici deux objets de considération se présentent à nous : la sainte Église, et l'âme chrétienne.


Remplie du divin Esprit qui s'est répandu en elle et qui l'anime désormais, l'Épouse du Christ, la sainte Église, s'avance dans sa carrière militante, et elle y doit cheminer jusqu'au second avènement de son céleste Époux. Les dons de la vérité et de la sainteté sont en elle. Munie de l'infaillibilité de la foi, de l'autorité du gouvernement, elle paît le troupeau du Christ, tantôt dans la liberté et dans la tranquillité, tantôt au milieu des persécutions et des épreuves. Son Époux divin demeure avec elle jusqu'à la consommation des siècles par sa grâce et par l'efficacité de ses promesses ; elle est en possession de toutes les faveurs qu'il lui a départies, et l'Esprit Saint demeure en elle et avec elle pour toujours. C'est ce qu'exprime cette partie de l'année liturgique, où nous n'allons plus rencontrer les grands événements qui ont signalé la préparation et la consommation de l'œuvre divine. En retour, la sainte Église y recueille les fruits de sainteté et de doctrine que ces ineffables mystères ont produits et produiront durant sa marche à travers les siècles. On voit aussi se préparer et arriver en leur temps les derniers événements qui transformeront la vie militante de notre mère en une vie triomphante dans les cieux. Telle est, pour ce qui concerne la sainte Église, la signification de la partie du cycle où nous entrons.

 


Quant à l'âme fidèle, dont la destinée est comme l'abrégé de celle de l'Église, sa marche durant la période qui s'ouvre pour elle après les fêtes de la Pentecôte doit être analogue à celle de notre mère commune. Elle doit vivre et agir selon le Christ qui s'est uni à elle dans la série de ses mystères, et sous l'action de l'Esprit divin qu'elle a reçu. Les sublimes épisodes qui marqueront cette nouvelle phase accroîtront en elle la lumière et la vie. Elle ramènera à l'unité ces rayons épars d'un même centre, et, s'élevant de clarté en clarté (2 C o 3, 18), elle aspirera à la consommation en Celui qu'elle connaît désormais et dont la mort la doit mettre en possession. Que si le Seigneur ne juge pas à propos de la retirer encore à lui, elle recommencera un nouveau cycle, et repassera par les éléments qu'elle a expérimentés dans la première moitié de l'année liturgique ; après quoi elle se retrouvera encore dans la période qui s'accomplit sous la direction de l'Esprit Saint ; enfin le Seigneur l'appellera au jour et à l'heure qu'il a marqués de toute éternité.

 


Il y a donc cette différence entre la sainte Église et l'âme chrétienne durant l'intervalle qui s'étend depuis la descente du divin Paraclet jusqu'à la consommation, que l'Église ne le parcourra qu'une fois, tandis que l'âme chrétienne le retrouve chaque année en son temps. À part cette différence, l'analogie est complète. Nous devons donc bénir Dieu qui vient au secours de notre faiblesse, renouvelant en nous successivement, au moyen de la sainte liturgie, les secours par lesquels nous sommes mis à même d'atteindre l'heureuse fin à laquelle nous avons été destinés.

 


La sainte Église a disposé la lecture des livres de la sainte Écriture durant la période actuelle, de manière à exprimer tout ce qui s'opère en son cours, soit dans l'Église elle-même, soit dans l'âme chrétienne. Durant l'intervalle qui s'étend depuis le premier dimanche après la Pentecôte jusqu'à l'ouverture du mois d'août, elle nous donne à lire les quatre livres des Rois. C'est l'abrégé prophétique des annales de l'Église. On y voit la monarchie d'Israël inaugurée par David, figure du Christ victorieux dans les combats, et par Salomon, le roi pacifique, qui élève le temple à la gloire de Jéhovah. Le mal lutte contre le bien durant cette traversée des siècles. Il y a de grands et saints rois comme Aza, Ézéchias, Josias, et des rois infidèles comme Manassès. Le schisme se déclare à Samarie, les nations infidèles réunissent leurs forces contre la Cité de Dieu. Le peuple saint, trop souvent sourd à la voix des prophètes, s'adonne au culte des faux dieux et aux vices de la gentilité, et la justice de Dieu anéantit dans une ruine commune le temple et la ville infidèle. Image de la destruction de ce monde, lorsque la foi y fera tellement défaut que le Fils de l'homme, à son second avènement, en retrouvera à peine la trace (Lc 18, 8).


Au mois d'août, nous lisons les livres sapientiaux, ainsi nommés parce qu'ils contiennent les enseignements de la Sagesse divine. Cette Sagesse est le Verbe de Dieu qui se manifeste aux hommes par l'enseignement de l'Église rendue infaillible dans la vérité, grâce à l'assistance de l'Esprit Saint qui réside en elle d'une manière permanente.

 


La vérité surnaturelle produit la sainteté, qui ne pourrait ni subsister ni fructifier sans elle. Afin d'exprimer ce lien qui existe entre l'une et l'autre, l'Église lit dans le mois de septembre les livres appelés hagiographes, Tobie, Judith, Esther et Job, dans lesquels on voit la Sagesse en action.

 


Comme l'Église, sur la fin de sa durée en ce monde, doit être soumise à de violents combats, on lit dans le courant du mois d'octobre les livres des Machabées, où sont retracés le courage et la générosité des défenseurs de la loi divine qui succombent avec gloire, ainsi qu'il arrivera dans les derniers temps, lorsqu'il sera donné à la bête de faire la guerre aux saints et de les vaincre (Ap 13, 7).




link

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 15 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 15 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 15 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 14 Juin 2009





L'âme de votre âme, c'est la foi.




"Enfin, je n'aime que vous, je ne veux suivre que vous, je ne cherche que vous, je suis disposé à ne servir que vous ; vous seul avez droit de me commander, je désire être à vous. Commandez, je vous conjure, prescrivez tout ce que vous voudrez; mais guérissez et ouvrez mon oreille pour que j'entende votre voix; guérissez et ouvrez mes yeux, pour que je puisse apercevoir les signes de votre volonté. Eloignez de moi la folie, afin que je vous connaisse. Dites-moi où je dois regarder pour vous voir, et j'ai la confiance d'accomplir fidèlement tout ce que vous m'ordonnerez. Recevez, je vous en supplie, ô Dieu et père très clément, ce fugitif dans votre empire. Ah ! j'ai souffert assez longtemps; assez longtemps j'ai été l'esclave des ennemis que vous foulez aux pieds; assez longtemps j'ai été le jouet des tromperies; je suis votre serviteur, j'échappe à l'esclavage de ces maîtres odieux : recevez-moi; pour eux je n'étais qu'un étranger, et quand je fuyais loin de vous, ils m'ont bien reçu. Je sens que j'ai besoin de retourner vers vous; je frappe à votre porte, qu'elle me soit ouverte; enseignez-moi comment on parvient jusqu'à vous. Je ne possède rien que ma volonté; je ne sais rien, sinon qu'il faut mépriser ce qui est changeant et passager, pour rechercher ce qui est immuable et éternel. C'est ce que je fais, ô mon Père ! parce que c'est la seule chose que je connaisse; mais j'ignore comment on peut arriver jusqu'à vous. Inspirez-moi, éclairez-moi, fortifiez-moi. Si c'est par la foi que vous trouvent ceux qui vous cherchent, donnez-moi la foi; si c'est parla vertu, donnez-moi la vertu; si c'est par la science, donnez-moi la science. Augmentez en moi la foi, augmentez l'espérance, augmentez la charité."

st Augustin.


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 14 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 14 Juin 2009






"Vous savez où l'a menée cette fidélité à Dieu et à l'Église. Après les péripéties multiples, des examens et des jugements discutables, auxquels n'auraient pas facilement résisté des âmes moins fortes, Jeanne, fidèle à sa foi et à son Église, va affronter le sacrifice suprême, non sans proclamer hautement : « Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait par ordre de Dieu » et son dernier cri sera : « Jésus, Jésus ! »

La vocation de Jeanne fut si particulière, sa courte vie fut si exceptionnelle que l'on serait tenté de se demander, [...] en quoi cette jeune fille admirable constitue pour nous, notre époque, un exemple à suivre. Un de vos écrivains catholiques - et non des moindres -est allé jusqu'à écrire que Jeanne était « la sainte du temporel, le modèle de la sainteté laïque ». Si l'on veut bien reconnaître que la sainteté est constituée en définitive par la grâce qui nous anime, par la recherche de la perfection correspondant à notre état de vie, on admettra que des vocations très variées puissent être des routes vers Dieu. Nous savons, du reste, que le chemin de la perfection passe par la Croix, qu'il n'y a pas de sainteté sans abnégation ni combat spirituel, que le disciple de Jésus doit « se renoncer, prendre sa croix et le suivre ». C'est sur terre la condition d'une liberté authentique, c'est la voie qui nous permette de connaître graduellement la paix et la joie des béatitudes (Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 2015).

Chers frères et sœurs, vous avez certainement remarqué comment, dans sa dernière Lettre apostolique, le saint-Père, entre autres conseils stimulants, insiste sur cette importance de la sainteté : « Ce serait un contresens que de contenter d'une vie médiocre, vécue sous le signe d'une éthique minimaliste et d'une religiosité superficielle... Les voies de la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun... Il est temps de proposer à tous, avec conviction, ce haut degré de vie chrétienne ordinaire... (Novo millennio ineunte, n° 31). [...]
Et maintenant, nous nous confions à Dieu, qui veut que nous soyons des saints (1 Thessaloniciens 4, 4) : par l'intercession de sainte Jeanne d'Arc, cette jeune laïque qu'il a comblée de ses dons et qui lui a donné une réponse héroïque, nous lui demandons la fidélité à notre vocation, dans la foi et dans l'amour, le courage et la persévérance, « en attendant la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ » (Tite 2, 13).


D'après Monseigneur Le Tourneau

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Repost0

Publié le 14 Juin 2009

Rédigé par philippe

Publié dans #videos

Repost0