Publié le 11 Juin 2009
Publié le 11 Juin 2009


Loue, Sion, ton Sauveur,
Loue ton chef et ton pasteur
Par des hymnes et des cantiques.
Ose de tout ton pouvoir,
Car il est plus grand que toute louange
Et à le louer tu ne suffis pas.
Un thème de louange spéciale,
Le pain vivant et vivifiant,
Aujourd'hui nous est proposé.
Lors du repas de la sainte Cène,
Aux Douze ses frères
Il fut donné, nous n'en doutons pas.
Que la louange soit pleine, qu'elle soit sonore ;
Qu'elle soit joyeuse, qu'elle soit parfaite,
La jubilation de l'esprit.
Car nous vivons ce jour solennel
Qui de cette table entend célébrer
L'institution première.
A cette table du nouveau Roi,
La nouvelle pâque de la nouvelle loi
Met un terme à la phase ancienne.
La nouveauté chasse la vieillerie,
La vérité l'ombre,
La lumière dissipe la nuit.
Ce que fit le Christ à la Cène,
Il nous ordonna de le faire
en mémoire de lui.
Instruits par ses saints préceptes,
Nous consacrons le pain et le vin
En hostie salutaire.
Ce dogme est donné aux chrétiens
Que le pain se change en chair,
Et le vin en sang.
Ce que tu ne comprends ni ne vois,
Une ferme foi te l'assure,
Hors de l'ordre naturel.
Sous diverses espèces,
Signes seulement et non réalités,
Des choses sublimes se cachent.
La chair est une nourriture, le sang un breuvage,
Pourtant le Christ total demeure
Sous l'une et l'autre espèce.
On le prend sans le déchirer,
Le briser, ni le diviser,
Il est reçu intègre.
Un seul le prend, mille le prennent :
Autant celui-ci, autant ceux-là
Le reçoivent sans le consumer.
Les bons le prennent, les méchants le prennent,
Mais d'un sort inégal,
Ici de vie, là de ruine.
Il est mort aux méchants, vie aux bons,
Vois d'une même manducation
Combien l'effet est dissemblable !
Le sacrement enfin rompu,
Ne vacille pas, mais souviens-toi
Qu'il est sous chaque fragment
Comme sous le tout il se cache.
Nulle division n'est réelle,
Le signe seulement se fractionne,
Et par là, de ce qui est signifié
Ni l'état ni la stature n'est amoindri.
Voici le pain des anges
Fait aliment des voyageurs,
Vrai pain des enfants
A ne pas jeter aux chiens.
D'avance il est désigné en figures,
Lorsqu'Isaac est immolé,
L'agneau pascal sacrifié,
La manne, donnée à nos pères.
Bon Pasteur, vrai pain,
Jésus, ayez pitié de nous ;
Nourrissez-nous, défendez-nous,
Faites-nous voir nos biens
Dans la terre des vivants.
Vous qui savez et pouvez tout,
Qui nous nourrissez ici-bas mortels,
Rendez-nous là-haut les commensaux,
Les cohéritiers et les compagnons
De la cité des saints.
Ainsi soit-il.
Publié le 10 Juin 2009

"S'agenouiller devant l'Eucharistie est une profession de liberté: celui qui s'incline devant Jésus ne peut et ne doit se prosterner devant aucun pouvoir terrestre, aussi fort soit-il. Nous les chrétiens nous ne nous agenouillons que devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce qu'en lui nous savons et nous croyons qu'est présent le seul Dieu véritable, qui a créé le monde et l'a tant aimé au point de lui donner son Fils unique (cf. Jn 3, 16)
Benoit XVI
Publié le 10 Juin 2009

Le premier des biens
"La prière est pour l'homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu'elle le met en rapport avec Dieu, qui est lumière, nourriture et vie. Mais, de nous-mêmes, nous ne savons pas prier comme il faut ; il est nécessaire que nous nous adressions à Jésus-Christ, et que nous lui disions comme les apôtres : Seigneur, enseignez-nous à prier. Lui seul peut délier la langue des muets, rendre disserte la bouche des enfants, et il fait ce prodige en envoyant son Esprit de grâce et de prière, qui prend plaisir à aider notre faiblesse, suppliant en nous par un gémissement inénarrable."
L'Esprit Saint, Esprit de Dieu
"Or, sur cette terre, c'est dans la sainte Église que réside ce divin Esprit, il est descendu vers elle comme un souffle impétueux, en même temps qu'il apparaissait sous l'emblème expressif de langues enflammées. Depuis lors, il fait sa demeure dans cette heureuse Épouse ; il est le principe de ses mouvements ; il lui impose ses demandes, ses vœux, ses cantiques de louange, son enthousiasme et ses soupirs. De là vient que depuis dix-huit siècles, elle ne se tait ni le jour, ni la nuit ; et sa voix est toujours mélodieuse, sa parole va toujours au cœur de l'Époux.
Tantôt, sous l'impression de cet Esprit qui anima le divin psalmiste et les prophètes, elle puise dans les livres de l'ancien peuple le thème de ses chants ; tantôt, fille et sœur des saints apôtres, elle entonne les cantiques insérés aux livres de la Nouvelle Alliance ; tantôt enfin, se souvenant qu'elle aussi a reçu la trompette et la harpe, elle donne passage à l'Esprit qui l'anime, et chante à son tour un cantique nouveau ; de cette triple source émane l'élément divin qu'on nomme la liturgie."
dom Guéranger.
Publié le 9 Juin 2009

Car aujourd'hui, si vous m'aimez, mon Dieu, c'est sans doute à raison de la beauté de votre Fils que vous m'avez donnée et que vous voyez en moi; mais à cette heure de votre éternité et de votre vie sans heures où vous m'avez aimé, choisi, prédestiné, et par votre pensée et votre vouloir, porté jusque dans la lignée de votre Fils: à cette heure-là mon Dieu, je n'avais ni charme, ni beauté, ni réalité d'aucune sorte. Rien de moi n'a pu ni motiver, ni justifier, ni solliciter votre amour.
Dès lors, vous me laisserez bien vous dire combien j'aime ce néant dont vous m'avez tiré et qui demeure mon seul bien. S'il y avait en moi une beauté, un charme, une part d'être ou de réalité, votre amour eût moins ressemblé à ce que vous êtes. Mais, maintenant, je le sais par l'Apôtre, dans tout votre amour, il n'y a que vous: je ne suis la chose que de vous seul. Il n'y a que vous seul, dans l'amour que vous avez pour moi, et votre amour demeure inexplicable.
La tendresse et vous, c'est tout un; c'est pour cela que votre tendresse n'est pas causée, c'est pour cela qu'elle est incompréhensible. J'aime mon néant premier, où se plairont à jamais les âmes bien faites."
dom Delatte.
Publié le 9 Juin 2009

dom Delatte.
Publié le 9 Juin 2009

« La prière reste liée à notre état de voyageur. Elle est aussi provisoire que la foi et aussi indispensable qu'elle sur terre [...].
Puisse l'ultime prière me tourner vers celui qui m'appelle à le connaître et à l'aimer. »
R.P. Humbrecht.
OP
Publié le 9 Juin 2009
ça me dit quelque chose mais quoi? faudra que je demande à Louis. ils doivent
être ingénieurs maintenant ... allez savoir.
pour les anciens de st Jean il y en a ils vont peut-être se reconnaître ! il y a peut-être des moines. qui sait.
st jean de passy 1987
Publié le 9 Juin 2009

9 Juin 1895 : ste Thérèse s'offre à l'Amour Miséricordieux
vidéos mises au mois de Mai 2009
Publié le 9 Juin 2009

Françoise Clément est chef du service Documentation et Archives de la TSR. Cet extrait de la Fête-Dieu à Bulle, où elle a passé son enfance, lui donne des frissons. Et pour cause, elle s'est reconnue parmi les enfants dans la procession:
«Tantum ergo, sacramentum... Veneremur cernui! On ne savait pas ce que cela voulait dire à l'époque mais aujourd'hui encore cette phrase a l'odeur des pétales d'iris et de pivoines... La Fête-Dieu à Bulle, c'est bien là toute mon enfance, au point que je suis encore capable de chanter le Tantum Ergo par coeur!
Mes soeurs et moi ce jour-là rivalisions de blanc, des gants aux chaussures, enorgueillies d'une splendide couronne de fleurs fixée au sixtus pour que «ça tienne» et éviter la honte d'une dégringolade! Je me souviens de l'excitation de la veille, quand il s'agissait de retrouver dans les armoires les trois petits cartons enfermant d'une année sur l'autre les couronnes sacrées, emballées dans du papier de soie. Notre départ pour l'église, le dernier nettoyage en arrivant près des Halles, pour estomper les marques de sirop, l'odeur des gants en cuir de ma mère et le parfum de son rouge à lèvres sur la joue. Il semblait que toutes les Bulloises s'étaient donné le mot pour cueillir des fleurs aux aurores et dessiner à même le sol, aux haltes immuables, des motifs colorés aux pétales soyeux et odorants.
Puis l'organisation de la procession, la mise en rang, les plus petites devant, les plus jolies sur les côtés, parce que c'est celles que voient surtout les passants! «L'Harmonie» de Bulle dans son costume d'apparât, où l'on reconnaissait le voisin du 4e à la clarinette et Marius à la grosse caisse... Et la répétition des pas! Droite, gauche, en faisant une petite pause entre les deux, l'autre pied comme tendu dans le vide!
Quand tout était prêt, on sortait Jésus de l'église, car on allait lui faire faire le grand tour! Ce curé en chasuble d'or, brillant presque autant que l'ostensoir. Il faut dire qu'en ces jours-là la religion avait bien du panache et de la brillance!
Le départ était donné et il fallait se concentrer sur les pas, les chants et les paroles en latin qu'on avait encore pris le temps de répéter le matin. Les haltes donnaient l'occasion de se recueillir, un peu, mais surtout de regarder si l'on reconnaissait quelqu'un dans la foule immense qui s'était amassée le long de la grand-rue. Et après les réjouissances religieuses, le sacro-saint apéro que l'on dégustait sous les halles, bien au frais.
Déjà il fallait rentrer, la robe blanche presque immaculée, le sixtus perdu depuis longtemps et les cheveux en bataille: les couronnes étaient rendues au papier de soie, les boîtes étaient fermées, rangées... jusqu'à l'année prochaine!»
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