Publié le 27 Mai 2009

Rédigé par philippe

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Publié le 26 Mai 2009

"Avant tout, aimer le Seigneur de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces." 

règle de st Benoît
 

  Ce premier instrument ne demande pas beaucoup d'explication mais une grande application. Sans cet instrument tous les autres deviennent vains.

  Au chapitre 7 sur l'humilité il existe comme une autre série d'instruments. Le premier degré d'humilité, vous vous en souvenez, c'est la crainte de Dieu et ici nous avons l'amour de Dieu.

  Au début de toute vie surnaturelle, il faut mettre l'amour de Dieu. Nos actions se passent sur le plan naturel mais la motivation doit être surnaturelle. Quand je fais du ménage, je puis le faire pour que tout soit propre. Je ne nie pas cet aspect. Mais je puis donner au ménage une dimension surnaturelle si je le fais par amour de Dieu. Il ne faut pas dire une seule fois que je fais tout par amour de Dieu. Je dois réactualiser mes bonnes intentions souvent spécialement quand la chose à faire me coûte. Mes actions deviennent meilleures et prennent une dimension surnaturelle quand j'ai l'intention de plaire à Dieu. Quand je dis que j'aime quelqu'un je tâche de lui faire plaisir. J'abandonne un petit bien pour entrer dans un bien plus grand.


  Si l'amour quitte le coeur des chrétiens, le sang ne coulera plus dans les veines des martyrs. Si l'amour se refroidit, la Parole de Dieu ne sera plus annoncée. Si l'amour de Dieu est calculé, les chrétiens ne se consacreront plus à Dieu. Si l'amour de Dieu est délaissé, la foi baisse et la pratique religieuse diminue, le matérialisme prend le dessus, les valeurs naturelles disparaissent, l'homme ne respecte plus la nature, sa conduite devient faussée. Pourquoi le respect de la vie disparaît-il ? pourquoi ceci, pourquoi cela ?  La cause reste toujours la même: on n'aime plus ou pas assez Dieu.

Quand on n'aime plus, on cherche à ignorer. Quand on ignore, on n'aime pas. Il faut dire:  et il faut le faire constater:  L'amour de Dieu est la clé ou le levier pour changer le monde. Saint Paul a bien écrit:  (1 Co, 13, 1-2 ss)  Me priver de biens matériels par amour de Dieu, pour les partager avec des démunis, s'appelle aussi charité. Quand j'étais jeune, il passait par les maisons ce qu'on appelait des "quêteux". Ils utilisaient cette formule:  Quand je pense à cette formule je la trouve belle et théologique. Je pense que ce serait une formule à réintroduire dans nos moeurs. Au lieu de dire on pourrait dire: Cette formule peut devenir creuse si on l'utilise trop, mais de temps en temps, demander par amour de Dieu peut situer une action sur un autre niveau.

  Quand on dit en français l'amour de Dieu ceci peut se comprendre de deux manières: l'amour que Dieu a pour nous et l'amour que nous avons pour lui. Mais ici le texte latin est bien clair: il s'agit de l'amour que nous portons à Dieu. Aimer signifie faire un choix. On peut choisir Dieu. Mais Dieu est loin et notre condition terrestre nous incite à chercher le bonheur dans les créatures plus que dans le Créateur.

 
 Comment comprendre l'amour de Dieu si nous voulons vivre sans nous donner des maux de tête. Nous devons être prêts à tout abandonner, à tout sacrifier pour Lui mais pas d'un amour à la manière qu'on peut le ressentir pour certaines créatures. Des parents peuvent aimer leurs enfants et ces derniers le sentent. Leur sensibilité vibre. Un choix à faire peut se produire si Dieu appelle un enfant à la vie religieuse. Les parents, même s'ils aiment cet enfant, doivent être prêts à se priver de cette affection sensible pour préférer l'amour de Dieu.

  La conversion des moeurs a pour objet de soumettre les puissances inférieures et de les amener à consentir au choix fait par la volonté. Il en résulte le combat spirituel auquel s'engage quiconque veut servir le Christ, ce que saint Benoît a dit en ces mots:

 
  L'amour de Dieu se fera de tout coeur, avec toute son âme et de toutes ses forces. On peut donner comme source: Dt 6,4-5; Mt 12,30-31; Mc 12,30; Lc 10,27. Je ne veux pas expliquer ces passages bibliques. Mais je diviserais les trois notes en deux groupes. 1) de tout son coeur, de toute son âme. 2) de toute sa force. Dans le premier groupe je dirais que S. Benoît veut dire que l'amour envers Dieu doit prendre tout l'être humain: l'intérieur comme l'extérieur, tandis que de toute sa force signifie l'intensité de l'amour qui s'applique aussi bien au corps qu'à l'âme.


  Chacune de nos facultés est capable d'un effort plus ou moins grand. Un homme qui se promène par exemple ne demande à sa puissance motrice qu'un effort modéré. L'homme qui fuit porte l'effort de cette même puissance à sa limité. Il court, il se meut de toutes ses forces. C'est ainsi que notre coeur et notre âme doivent aimer Dieu. La seule mesure d'aimer Dieu n'est-ce pas de l'aimer sans mesure.


dom Raymond Carette OSB.

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Publié le 26 Mai 2009

                                       




Cardinal Rouco defends right to life of unborn


Madrid, Spain, May 18, 2009



Cardinal Antonio Maria Rouco Varela of Madrid presided at a solemn Mass last week honoring the city's patron, St. Isidore, during which he defended the right to life of the unborn.

Recalling the saint's love for the poor exemplified by his leaving a place at the table every night for those in need, Cardinal Rouco Varela said that if children are not allowed to be born, "the common table of the human family will be left without children and end up empty."  For this reason, "No unborn child should be denied the right to be born," he said, adding that "allowing children to be born is the first and fundamental duty of the love of neighbor and of the love of those in need."

"If the right to life of every human being is not scrupulously respected, from conception to natural death, we will be left without the fundamental essential ethic for building a social and legal order that is worthy be coming called humane, just and based on solidarity," he said.


 

 

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Cardinal Amigo: Unborn child at 13 weeks is a human being

Jaen, Spain, May 26, 2009 / 01:42 am (CNA).- The Archbishop of Seville in Spain, Cardinal Carlos Amigo Vallejo, said last week the "best thing to do is to forget as soon as possible about" the statements made by Minister of Equality Bibiana Aido, who said, "A fetus at 13 weeks is not a human being."

Questioned by reporters in Jaen, Spain about the controversy unleashed by the remarks, the cardinal said human life is "non-negotiable from conception to natural death," and everything that affects it should be treated "with the exquisite respect."

"When the value of a person, in whatever state of existence, is diminished, we ought to fear the worst," the cardinal said.  He also commented about the government's announcement that it would allow the morning-after pill to be made available without a prescription, calling it "something completely absurd." 

"Abortion under any form is something to be completely rejected," the cardinal stated.  He also addressed one of the most controversial aspects of the proposed reform of the country's abortion law, namely, that it would allow 16 year-old girls to undergo abortions without the consent of their parents.

"Parents have rights over their children, and above all, great responsibilities. We cannot act in this manner, without listening to parents, without protecting the rights and responsibilities of their children. A 16 year-old girl can get an abortion, and what about the pain that her parents will experience for the rest of their lives?" he asked.

 

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  26/05/2009

 

Chers amis,

Notre pays est engagé dans des États généraux de la bioéthique. De grandes questions sont en discussion en vue de la révision des lois dites «de bioéthique ». Ces sujets nous concernent tous.

Au delà de l'objet précis de ces lois, toute femme, tout homme, est confronté, directement ou par ses proches, aux questions posées par les commencements de la vie ou par la fin de la vie. Car si l'arrivée d'un enfant est source de très grandes joies, il se peut aussi qu'elle apporte de grandes inquiétudes et de vraies douleurs. Beaucoup de couples, à l'inverse, ne parviennent pas à avoir un enfant naturellement et en souffrent profondément.

Les progrès considérables de la médecine et de la technique permettent de sauver des vies qui, il y a peu, auraient été perdues, mais ils suscitent aussi des interrogations. Comment ne pas transformer l'être humain en instrument? La fin de la vie d'un proche oblige les familles et la société à des choix difficiles: quels soins donner? Comment accompagner la personne dans sa douleur physique et morale et dans sa peur de la souffrance et de la mort ?

Chrétiens, nous recevons du Seigneur Jésus une vive lumière sur ce qu'est l'être humain et sa dignité. En lui, nous le savons, Dieu tient sa promesse de nous conduire vers la vie en plénitude et il fait de nous des porteurs de vie les uns pour les autres. Au long de notre vie nous devons affirmer et affermir notre engagement pour « l'Évangile de la vie ».



C'est pourquoi, avec tous les évêques d'Île-de-France, nous vous invitons largement à une veillée d'enseignement, de témoignage et de prière qui aura lieu en la cathédrale Notre-Dame, au cœur de notre Région, le jeudi 28 mai prochain, de 20h30 à 22h00.

Ensemble nous demanderons la grâce de vivre vraiment du respect de toute vie humaine ; nous prierons avec et pour ceux et celles qui ont été ou qui sont devant des décisions difficiles et douloureuses ; nous intercéderons pour les médecins, les chercheurs, les personnels soignants, ceux qui cherchent les moyens d'alléger la souffrance et la peur des autres, et pour les hommes politiques et les autres responsables qui ont des décisions à prendre.

Je profite de cette lettre pour vous souhaiter un heureux temps pascal et vous prie de recevoir, chers amis, l'expression de mon dévouement dans le Seigneur.


+André cardinal VINGT-TROIS Archevêque de Paris

 

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Publié le 26 Mai 2009







Video ripreso durante un concerto tenutosi il 18 maggio 2009 presso l'Auditorium "Pedrotti" del Conservatorio Statale di Musica "G. Rossini" di Pesaro. Organo Tamburini del 1973 (III, 68).

Organista: Lorenzo Antinori



Sonata III (Andante, Adagio e dolce) BWV 527


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Publié le 26 Mai 2009

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wanted someone, un fan .
welcome  on The Little Placid

for you...a new and beautiful vidéo .. Thanks so much
wow i speack  English well 





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Publié le 26 Mai 2009



Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.


Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.


Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l'amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu'il n'y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : "Assez, Seigneur, assez !"


Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n'offensez pas le bon Dieu !" Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le Patron des Oeuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l'Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : "Seigneur, défiez-Vous de moi, car j'ai peur de Vous trahir !" Philippe mourut à l'âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

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Publié le 25 Mai 2009

Lundi 25 mai 2009 (ZENIT.org) - Au Mont-Cassin, et à travers tout son ministère pétrinien, le pape Benoît XVI indique « une voie à tous les fidèles de l'Eglise universelle », souligne dom Vittorelli.




Le voyage de Benoît XVI sur les pas de saint Benoît de Nursie (480-547) à Cassino et au Mont-Cassin, dimanche, a été accueilli avec enthousiasme, comme le confie aujourd'hui l'abbé, dom Pietro Vittorelli, au micro de Radio Vatican.


« L'image qui me reste davantage dans le cœur, de cette visite extraordinaire, c'est la joie, le bonheur, et la participation que j'ai vue dans les yeux du Saint-Père, pendant toute la journée, mais surtout alors que nous montions au Mont-Cassin et qu'il s'est vu entouré de tant de moines, de moniales, d'abbés et d'abbesses montés de partout pour le saluer. Il était sincèrement ému ». 

L'abbé avait suggéré au conseil communal la première étape, sous le Mont, à Cassino, où, pour la première fois, un pape a célébré en plein air, devant des milliers de personnes, sur cette place qui porte désormais le nom de Benoît XVI.  

Il souligne un moment important de l'homélie de Benoît XVI qui a mentionné l'inauguration, survenue ensuite, de la Maison de la charité : « Une réponse concrète aux besoins et aux pauvretés dont notre territoire est parfois affligé », souligne l'abbé. 

Pour ce qui est du temps consacré au monachisme bénédictin international, lors des vêpres dans la basilique-cathédrale de l'abbaye, dom Pietro Vittorelli souligne les « paroles splendides » de l'homélie du pape « sur l'importance de récupérer les racines chrétiennes de l'Europe », et sur le rôle du Mont-Cassin pour la croissance de ces racines chrétiennes. 

 

 


Mais dom Vittorelli rappelle aussi ce moment « émouvant » de la visite du pape au cimetière polonais, et sa « belle prière » en hommage aux soldats tombés au cours des guerres, une prière que le pape a prolongé par un recueillement silencieux. 

L'abbé du Mont-Cassin souligne que le pape rappelle sans cesse la priorité de la recherche de Dieu, du « quaerere Deum », selon les termes de la règle de saint Benoît (on se souvient du discours de septembre 2008 à Paris, aux Bernardins). Un idéal du moine mais que tout baptisé peut partager, souligne dom Vittorelli, selon la consigne de saint Benoît de Nursie : « Ora et labora et lege », et « à travers la prière, le travail et l'étude, la culture ». « Le pape a indiqué une voie à tous les fidèles de l'Eglise universelle », souligne-t-il. 

Enfin, dom Vittorelli souligne combien le message social de Benoît XVI a été apprécié (il a fait les titres des journaux télévisés italiens), en particulier lorsqu'il a évoqué le chômage : « Lorsque le pape a évoqué cette blessure qui, d'une certaine façon afflige notre territoire, et qu'il a parlé de chômage mais aussi des licenciements et de la retraite anticipée, il y a eu un grand et long applaudissement, comme pour dire que cette parole avait touché le cœur de ceux qui souffrent une réalité difficile et surtout les jeunes qui, arrivés à 30 ans, ne réussissent pas encore à trouver un premier emploi, ce qui les empêche de fonder une famille, cette famille que nous regardons avec tant d'attention, et parfois tant de préoccupation ». 

Le pape, a précisé dom Vittorelli, a rappelé que « la famille n'est pas suffisamment protégée, que c'est une institution fondamentale, la cellule fondamentale de notre Eglise, et que nous devons faire tous ensemble tous les efforts possibles pour la protéger ».  

« Le premier engagement, a-t-il insisté, c'est celui de l'emploi et le pape a lancé un appel aux administrateurs de la chose publique et aux entrepreneurs pour qu'ils aient un sursaut de créativité afin que l'on puisse avoir rapidement de nouveaux emplois ». 

Priorité de la prière (quaerere Deum), priorité du travail : ora et labora, une application des conseils de saint Benoît en quelque sorte à la vie de la société, à l'image de cette petite société qu'est le monastère. Il existe d'ailleurs en italien des études consacrées à ce thème : saint Benoît et l'économie. Au fur et à mesure des semaines, Benoît XVI - comme il l'a fait en évoquant saint Joseph récemment, semble aussi livrer un peu du fruit de ses réflexions à l'occasion de la rédaction de sa prochaine encyclique sociale (pour le 29 juin ?).


Anita S. Bourdin


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Publié le 25 Mai 2009



Le service de mon amour.
L'amour qui ne pose aucune question,
L'amour qui résiste à l'épreuve,
Cela se pose sur l'autel.

...

Le plus cher et le meilleur,
L'amour qui ne faiblit pas,
L'amour en qui paye le prix,
L'amour qui rend inébranlable
..


ça c'est libera !!!!



"Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité ;"

Benoît XVI




 
  dédiée à Arnaud, il se reconnaîtra  !
tous mes liens libera sur le petit Placide .

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Publié le 25 Mai 2009



que sont les dons du Saint-Esprit ?

Souvenons-nous tout d'abord que notre grâce baptismale est une vie, la vie de Dieu en nous, et qu'à ce titre elle possède en elle-même tout ce dont elle a besoin pour croître et se développer : elle est dotée de puissances actives qui lui permettent de « toucher » Dieu par la connaissance et par l'amour (ce sont les vertus théologales). Mais notre organisme surnaturel est également pourvu de la possibilité d'accueillir ce que Dieu accomplit en nous : les dons du Saint-Esprit nous rendent capables de recevoir l'action de Dieu.

En quoi ceux-ci se distinguent-ils des vertus théologales ? Nous avons vu que les vertus théologales (la Foi, l'Espérance et la Charité) sont des puissances actives capables d'entrer en contact avec Dieu Lui-même. Les dons du Saint-Esprit, eux, sont des réceptivités, des aptitudes à recevoir les influences divines.

Voilà pourquoi les auteurs chrétiens les ont souvent comparés aux voiles d'un navire . Saint Thomas d'Aquin écrit :

« Les dons du Saint-Esprit sont des qualités permanentes surnaturelles qui perfectionnent l'homme et le disposent à obéir promptement aux inspirations du Saint-Esprit » .

D'une certaine façon le. mot « don » est équivoque car, lorsque nous parlons de « don », nous pensons à quelque chose qui serait positivement donné. Or, ici, il s'agit bien d'un don, certes, mais d'un don « en creux », en quelque sorte : un don qui nous dispose (mais nous dispose seulement) à recevoir Celui qui, seul, mérite le nom de Don : l'Esprit-Saint (cf Jean 4, 10).

Les dons du Saint-Esprit sont des voiles. Ce ne sont pas eux qui nous font avancer ; c'est l'Esprit-Saint. Nous allons à Dieu par Dieu. Cela ne signifie pas que je n'aurai rien à faire : j'aurai à hisser ma voile, c'est-à-dire à développer en moi les dispositions nécessaires pour ne rien perdre de ce souffle divin .

Quel est le rôle des dons du Saint-Esprit ?

Ce rôle fut rappelé par le concile Vatican II : « Afin de rendre toujours plus profonde l'intelligence de la Révélation, l'Esprit-Saint ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite » . Notons bien que les dons ne perfectionnent pas les vertus elles-mêmes, mais la façon dont nous les mettons en œuvre.

Cela signifie premièrement que les dons du Saint-Esprit ne sont pas au-dessus des vertus théologales. Rien, dans notre organisme surnaturel, ne peut dépasser ou supplanter notre activité théologale, puisque celle-ci a Dieu Lui-même « pour origine, pour motif et pour objet » (Catéchisme, 1812) . . Les dons du Saint-Esprit ne se substituent ni à la Foi, ni à l'Espérance, ni à la Charité.

Que font-ils donc ? Loin de prendre la place des vertus, ils en perfectionnent l'exercice. Cela signifie en outre que, sans le secours des dons, nos vertus ne trouveraient pas dans notre organis me naturel le support dont elles ont besoin pour demeurer habituellement en Dieu. Si parfaite en effet que soit notre foi, elle reste tributaire de l'instabilité de nos sens et de nos facultés. Pourquoi ? Parce que notre intelligence a du mal à se laisser éclairer par ce qu'elle ne comprend pas. La lumière de Dieu lui est obscure parce qu'elle brille avec infiniment plus d'éclat que les concepts qui lui sont familiers. Cette obscurité la déroute. Il lui en coûte de demeurer dans l'obscurité de la Foi.

C'est ici qu'interviennent les dons : à travers eux.

Dieu va agir directement (sur notre intelligence, par exemple) ; c'est en ce sens qu'il « perfectionne » l'exercice de notre foi. Celle-ci, bénéficiant d'une collaboration plus docile de notre sensibilité et de nos facultés, pourra assurer son office avec plus de fruit. « Plus de fruit » ne signifie pas nécessairement « plus de lumière ». L'obscurité sera la même ; d'une certaine manière, elle sera même plus grande mais l'âme, par les dons, reçoit du Saint-Esprit le soutien qui lui permet d'y demeurer en paix sans interrompre le labeur de la Foi. Ainsi confortée par les dons, la Foi devient « contemplative » .

Mgr Sankalé
Nice
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