Publié le 8 Décembre 2019
Publié le 7 Décembre 2019

" Collines d'Israël, déployez vos rameaux, couvrez-vous de fleurs et de fruits."
(Répons mardi 1ère sem.)
"En ce jour-là , les montagnes ruisselleront de vin nouveau; le lait coulera des collines.
(Ant. de Laudes 1er dim.)
" Réjouis-toi, fille de Sion, exulte de joie, fille de Jérusalem ."
" Que les cieux se réjouissent, que la terre exulte; montagnes résonnez de chants de louange, parce que Notre Seigneur viendra."
(Répons lundi 1ère sem.)
" Venez Seigneur, apportez-nous la paix pour nous réjouir devant vous de tout coeur."
(Ant. Magn. 2ème dim.)
"Jérusalem, pourquoi t'affliges-tu? Je te sauverai et te rendrai la liberté, ne crains pas!"
(Répons . 2° Dim.)
" Réjouissez-vous avec Jérusalem et exultez à jamais, vous tous qui l'aimez.
(Ant. Magn. Jeudi de la 3° sem. )
Dans la bouche de l'Eglise, dit Dom Guéranger, les soupirs vers le Messie ne sont point une pure commémoration des désirs de l'ancien peuple: ils ont une valeur réelle, une influence efficace sur le grand acte de la munificence du Père céleste qui nous a donné son Fils. Dès l'éternité, les prières de l'ancien peuple et celles de l'Eglise chrétienne unies ensemble ont été présentes à l'oreille de Dieu, et c'est après les avoir entendues et exaucées qu'il a envoyé en son temps sur la terre cette rosée bénie qui a fait germer le Sauveur. "
...
L'Avent envisage avant tout le fait historique de l'Incarnation du Verbe. Il prépare les fidèles à en célébrer dignement l'anniversaire.
Sans doute, la venue mystique du Sauveur dans nos âmes et sa venue à la fin des Temps ont inspiré le choix de beaucoup de pièces liturgiques. Mais l'idée dominante et de premier plan est plus obvie et plus simple: la Liturgie dans la nuit même de Noël nous chantera le récit du grand évènement : " Pendant qu'ils étaient en ce lieu (Bethléem), le temps où elle (Marie) devait enfanter s'accomplit. Et elle mit au monde son premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche , parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie."
Tel est l'évènement unique qui s'est accompli il y deux mille ans et dont l'Eglise prépare l'anniversaire. Pour les frères du Christ tout est objet d'adoration, de joie et d'amour: temps , lieu, paroles, personnages. L'Epouse du Christ, avec l'autorité sacerdotale dont son divin fondateur l'a enrichie , reconstitue cette scène, concentre dans sa liturgie ses trésors de doctrine, de prières, en vue de nous faire assister par la foi à la naissance du Sauveur: Nova per carnem nativitas: une nouvelle naissance dans la chair. (Or. 3ème messe Noël) Oblata munera, Domine, nova Unigeniti nativitate sanctifica. (Secre.idem). Sanctifiez, ô Dieu, nos offrandes par la nouvelle naissance de Votre Fils. " Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et ont cru ! (Jean, XX,29)
Et cette foi que la liturgie réveille en nous n'est pas le simple assentiment de l'intelligence à une vérité spéculative: c'est la complète donation de la raison, de la volonté, de tout l'homme à l'Evangile, c'est-à-dire à l'économie du salut dont Dieu est l'auteur et Jésus-Christ qui nait à Bethléem le héraut: foi qui nous conduit à la vie éternelle :" Praesta... ut natus hodie Salvator mundi, sicut divinae generationis est auctor; ita et immortalitatis sit ipse largitor." (Postc. 3ème messe de Noël)
Sans doute, les fervents disciples du Christ n'attendent pas le cycle de Noël pour dire à Dieu les sentiments d'adoration, de reconnaissance, d'amour que leur inspire le grand Mystère de l'Incarnation. Mais , outre ces actes privés, il faut une expression unanime, officielle et solennelle de ces sentiments de tout le peuple chrétien.
N'ayant qu'un coeur et qu'une âme, la famille des chrétiens doit traduire cette unanimité avant tout dans la contemplation et l'amour du mystère de son chef: une famille humaine se conçoit-elle sans la fusion des coeurs dans les mêmes fêtes et les mêmes allégresses?
Telle est l'intention de l'Eglise dans l'institution du cycle de Noël et de l'Avent qui le prépare. Les générations chrétiennes se relaient au pied de la crèche et prolongent l'adoration des bergers, les chants des anges, les offrandes des Mages, quelque chose de l'ineffable contemplation de Notre-Dame; bref tout ce tribut d'adorations, d'actions de grâces et d'amour que Jésus a trouvé à sa naissance et qu'il attend de nous qui sommes sauvés par l'ineffable mystère de son Incarnation: Deus qui hanc sacratissimam noctem veri luminis fecisti illustratione clarescere. O Dieu ! qui avez illuminé cette très sainte nuit des splendeurs de la vraie lumière.
Vivre ce mystère dans la liturgie, c'est s'acquitter parfaitement chaque année de cet hommage que le Maître attend de son peuple; c'est joindre sa voix à celle de toutes les générations chrétiennes dans ces actions de grâces officielles de l'Epouse du Christ.
Et, par-dessus tout, la reproduction de ce mystère doit inonder notre âme d'une joie profonde, d'une paix ineffable.
C'est à nous, au même titre qu'aux bergers, que s'adresse l'invitation de l'ange : " Je vous annonce une grande nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie."
(Luc II,10)
Aussi "les quatre dimanches de l'Avent étaient considérés, à Rome, au VIIIème siècle et encore au XIIème, comme les étapes d'un temps d'allégresse, où tout était à la joie de la venue prochaine du Rédempteur.
Publié le 6 Décembre 2019



Toutes les manifestations du Christ, sous l'ancienne ou la nouvelle alliance, toutes les étapes de l'oeuvre de la Rédemption, sont des évènements auxquels nous devons prendre part: tout en eux est fait pour nous édifier, nous instruire, nous sanctifier; nous devons nous faire les contemporains du Christ, des associés de tous ses mystères, depuis la promesse de l'Eden jusqu'à la consommation de toutes choses en Lui pour l'éternité.
Il est très profitable à notre piété d'adorer , dans les ombres de l'ancienne Alliance, l'unique réalité qu'elles enveloppaient.
Recherchant les raisons de cette longue préparation, saint Thomas dit , entre autres :" Par respect pour la majesté du Verbe incarné, conformément à ce que dit saint Augustin, plus était grand le Prince à venir, plus long devait être le cortège de ses précurseurs." Les prescriptions légales, " ce n'était que l'ombre des choses à venir, mais la réalité se trouve dans le Christ." (Col. II, 17) Tout était rempli de significations mystérieuses, chaque cérémonie, cachait en elle la prophétie d'une portion de la vérité future. " Sachez que tout ce qui arrivait au peuple de Dieu lui arrivait en figures... Ces choses d'ailleurs été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps." (I , Cor. X,II)
Le Christ était partout et son ombre planait sur tous les livres de l'ancienne Alliance. On voit par là la place culminante occupée par le Christ au centre des temps, et la merveilleuse unité du plan divin. " En ta postérité seront bénies toutes les nations de la terre, parce que tu as obéi à ma voix." (Gen.XXII,18), avait dit le Seigneur à Abraham. Or, cette postérité désignait le Christ, " afin que la bénédiction promise à Abraham s'étendit aux nations dans le Christ Jésus". (Gal. III,14). Aussi, à l'aurore de l'Incarnation, le cantique de reconnaissance de la Vierge Mère rappelle-t-il la réalisation de cette promesse :" ainsi qu'il l'avait promis à nos pères, à Abraham et à sa race, pour toujours." (Luc I,8)
La promesse faite à Abraham est universelle puisque toutes les nations doivent être bénies en lui . (Gal. III,8) Le principe de cette extension est la Foi : ceux-là seront les fils d'Abraham qui partageront la foi du père des croyants. Les chrétiens constituent la descendance spirituelle d'Abraham: le principe de ce rapport de descendance est l'union au Christ.
Longtemps donc avant sa venue terrestre, notre grand Christ était l'objet de la foi et des désirs de tout le peuple fidèle. Les aspirations ardentes des patriarches et des prophètes, que l'Eglise nous met sur les lèvres en ce moment, s'adressaient à ce même Seigneur et Maître que nous servons: Il était le centre de convergence de tout Israël.
Se basant sur cette vérité trop oubliée, la Liturgie de l'Avent prépare les mystères du Christ par l'histoire d'Israël; elle greffe la nouvelle Alliance sur l'ancienne et fait sortir l'Eglise de la Synagogue sans solution de continuité, comme le fruit naît de la fleur et la tige du tronc. Et ce rapprochement, en nous remplissant l'âme d'enthousiasme pour notre Christ antérieur aux siècles, plus vaste que l'Univers, plus haut que les cieux; seul espoir des nations, seul Rédempteur du genre humain, dominant les deux Testaments, depuis la promesse de l'Eden jusqu'aux visions apocalyptiques de l'Adoration de l'Agneau; ce rapprochement, dis-je, nous met au coeur un grand sentiment de reconnaissance.
Au contact de ces âmes ardentes des prophètes déjà tout embrasées de l'amour du Christ qu'elles n'ont fait qu'entrevoir dans une aurore encore si lointaine, nous , les fils privilégiés de la lumière, en possession des sublimes réalités de l'Incarnation, de la Rédemption et de l'Autel, nous sentirons nos âmes déborder de gratitude et d'amour :" Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le dis, beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont point vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont point entendu . " (Luc, X,23,24)
Si Abraham a tressailli de joie en désirant contempler je jour du Sauveur (Jean, VIII,56), quelles délices ne doit pas trouver l'âme chrétienne dans ce message divin qui annonce l'approche du Messie, la réconciliation du monde avec Dieu et les biens du siècle futur!
Et quelle douceur dans cette prière qui nous fait entrer en communion de foi, d'espérance et d'amour avec toutes les générations croyantes, groupées autour du Christ Rédempteur, depuis le commencement de l'humanité! Ce même Jésus, aujourd'hui si près de nous, régnait sur les intelligences et sur les les coeurs de tous les justes de l'Ancien Testament, comme il règnera à jamais sur tous les élus:
"Christus heri, hodie, ipse et in saecula"
(Hebr, XIII, 8)
L'article fondamental que le Juif devait professer pour passer sans heurt de la Synagogue à l'Eglise, ou mieux pour continuer à faire partie du peuple d Dieu, c'était: Jésus de Nazareth est le Christ, c'est-à-dire le Messie promis à nos pères, le descendant de David, l'attente et l'espérance d'Israël . " Je t'adjure par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu." (Matth. 63)
Pour nous aussi , si nous voulons comprendre cette grande vérité que nous sommes de la descendance spirituelle d'Abraham, et prendre conscience des rapports profonds qui rattachent l'Eglise à la Synagogue, il nous faut fortifier notre foi et professer que notre Christ Jésus était le Messie promis; que tous les livres de l'ancienne Loi, les Prophéties, les Psaumes, parlent de Lui et ont trouvé en Lui leur complète réalisation.
La liturgie de l'Avent est une continuelle profession de foi de cette vérité. Dans ses répons et ses antiennes les textes prophétiques et les réalisations évangéliques sont constamment juxtaposés; Matthieu et Jean répondent à Isaïe et à David : l'Ave gratia plena de l'Ange , faisant écho au Rorate caeli desuper du Voyant. Dans ce cadre de l'ancienne Alliance, le Christ nous apparaît selon la magnifique expression de Tertullien, l'Illuminator Antiquitatum.
Toutes les choses anciennes ont été établies pour signifier le grand mystère du Christ. C'est dans ce sens profond qu'Il est appelé " le premier-né de toutes les créatures" (Col.I,15), le Premier du genre humain; car c'est en Lui seul que toutes les nations sont bénies, c'est-à-dire sanctifiées et consacrées à la majesté divine.
L'Eglise, en nous faisant vivre le mystère du Christ dans la première Alliance, suit l'exemple de Notre-Seigneur et des Apôtres, exemple qu'ont suivi tous les Pères de l'Eglise . " C'est là ce que je vous disais étant encore avec vous, dit Notre Seigneur avant son ascension; qu'il fallait que tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moise, dans les Prophètes et dans les Psaumes s'accomplit. Alors il leur ouvrit l'esprit pour comprendre les Ecritures." (Luc XXIV,44-46)
"O hommes sans intelligence et dont le coeur à lent à croire tout ce qu'on dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ souffrit toutes ces choses pour entre dans la gloire? Puis, commençant par Moïse et parcourant tous les prophètes, Il leur expliqua, dans toutes les Ecritures ce qui le concernait ..." Et ils se dirent l'un à l'autre :" N'est-il pas vrai que notre coeur était tout brûlant au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin, et qu'Il nous expliquait les Ecritures? " (Luc XXIV,25-33)
Dom Beaudouin osb+
Publié le 6 Décembre 2019





quelle semaine ! que du bonheur ..... oups .
Publié le 6 Décembre 2019








dédicace à Nicolas et à sa famille , pour quelqu'un que l'on aime !
Publié le 6 Décembre 2019
Publié le 6 Décembre 2019
Publié le 5 Décembre 2019

Depuis le commencement du monde la grande mission de rénovation universelle se poursuit; et cette tâche n'est pas achevée; sa manifestation est progressive et sa venue multiple parmi les nations. C'est le Christ dont parle l'apôtre quand il dit qu'il était hier, qu'il est aujourd'hui et qu'il sera dans tous les siècles. (Hebr.XIII,8)
Son oeuvre a commencé avant sa naissance à Bethléem; elle se prolonge après l'Ascension et n'est pas encore arrivée à sa plénitude.
Pour embrasser tout le mystère du Christ, il ne faut pas circonscrire sa mission aux trente-trois années de sa vie terrestre, mais le contempler dans les phases progressives fixées par la Providence à la marche de son oeuvre." Encore que la venue du Sauveur, dit Bossuet, fût arrêtée à un temps certain par les ordres de la Providence divine, toutefois il faut avouer que le mystère du Verbe fait chair devait remplir et honorer tous les temps. "
Ainsi considéré, le Christ apparaît dans toute sa stature: il est le roi des siècles: Regi saeculorum (I Tim.I,17) , l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin (Apoc I,8)
C'est ainsi qu'il faut entendre cette plénitude des temps dont il est souvent question dans les saints Livres. C'est la série des périodes historiques se succédant d'après un plan arrêté d'avance; c'est le terme assigné par la Sagesse divine, le couronnement des préparations providentielles.
Dieu a voulu faire désirer le grand don qu'il réservait à l'humanité, comme on désire, dans le froid et l'obscurité de la nuit, le lever du chaud et brillant soleil. Il a fondé à cette fin toute une religion provisoire où tout était figures, symboles, prophéties du Messie attendu: le Christ en était le centre et l'âme. Selon la belle parole de saint Augustin :" La loi portait le Christ dans ses entrailles. Lex gravida erat Christo!
Le temps de l'Avent va nous révéler une fois de plus le Christ de l'Ancienne Loi, le Christ des patriarches, des prophètes, du psautier; le Christ d'Isaïe, de Jean-Baptiste, de la Vierge qui doit enfanter; le Christ, objet des ardentes aspirations et des impatients désirs d'Israël: le Désiré des collines éternelles: Donec veniret desiderium collidum aeternorum.
C'est le caractère propre de l'Avent, temps de préparation et d'annonce du règne prochain de Dieu par son Messie. Adveniat regnum tuum! Et comme cette venue est multiforme, la Liturgie de ce temps offre des aspects très variés.
L'Avent nous prépare à la venue du Messie dans la chair. C'est le thème principal de toute la liturgie: le Messie, annoncé par les prophètes est bien le Fils de Dieu qui va naître à Bethléem, l'Incarnation réalise en tout point la promesse.
Et ce Roi qui va venir n'est pas seulement considéré dans le mystère de sa naissance; mais c'est toute la suite des divins évènements de l'oeuvre rédemptrice qui se déroule aux yeux des voyants et des fidèles qui les écoutent dans cette liturgie prophétique. Dans ce sens, l'Avent est moins la préparation du cycle de Noël que la préface grandiose de tout le cycle liturgique.
La vie historique du Christ est essentiellement collective et solidaire; en principe et en droit tous les hommes y prennent part et en partagent le mérite.
A chacun de nous incombe le devoir, pendant son passage ici-bas de s'approprier par la foi et la grâce la part qui lui revient dans l'oeuvre du Christ. Le Sauveur doit donc reprendre dans chacun de nous une nouvelle vie; décalquer dans chacun de ses frères le chef-d'oeuvre réalisé une fois dans sa vie terrestre. Mystérieuse extension et croissance que prend constamment le Christ dans son Eglise, qui, pour être complètement distincte du Christ naturel et historique, n'en n'est pas moins réelle, plus réelle que toutes les choses sensibles: c'est le Christ mystique.
Toutes ces étapes successives de la réalisation du plan divin auront leur couronnement à la fin des temps, quand, le corps mystique du Christ ayant atteint la pleine croissance fixée par Dieu, le Roi des siècles rassemblera tous ses frères adoptifs pour les associer à son triomphe et les introduire avec lui dans la vie du Père " afin que Dieu soit tout en tous, " suprême terme du plan divin.
L'Eglise, dans son Avent nous prépare à ce définitif triomphe en établissant un parallèle suggestif entre la venue de son Epoux dans les humiliations de la chair et sa manifestation triomphale à la fin des temps dans toute la majesté de sa gloire divine.
Il est incontestable que l'Esprit-Saint qui, par l'organe de la Sainte Eglise, nous adresse tous ces enseignements à cette période de l'année, y attache une vertu spéciale de sanctification.
L'âme soucieuse de participer à la vie surnaturelle de la Sainte Eglise en fera l'objet de ses méditations pendant ce temps : " Qui vous écoute, m'écoute."
dom Beauduin osb+
Publié le 5 Décembre 2019
Publié le 5 Décembre 2019
/image%2F1485405%2F20150223%2Fob_a8b941_th.jpg)















