spiritualite

Publié le 28 Mai 2012

 

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En union de prières avec tous les pèlerins de Pentecôte, pour le retour rapide de mon père maître au milieu des siens,  pour  tous les futurs prêtres, diacres moines  de l'ordre bénédictin.

 

que de messes entendues ! Et les pages n'en finissent pas de tourner... Celle-là quand même... plutôt dur. Pourquoi on aime quelqu'un? mgr Ravel a répondu à la question puis voilà. ... On a de l'affection légitime pour un moine, un endroit, une liturgie, puis voilà on a un coup de foudre. Et les liens se renforcent dans la joie et dans les épreuves..dans la prière et la communion des saints, et même les incompréhensions.. dans l'espace temps, durée,    et le Bon Dieu se sert de tout ça pour nous faire être  là où il veut qu'on soit pas ailleurs..c'est ça  la vocation..la stabilité pour une abbaye  . et quand les séparations doivent se faire pour ne laisser que Dieu,  ça fait plutôt mal. La grâce ne détruit pas la nature, qui elle se retrouve tout à coup encore bien plus trop  seule encore ...


On aime plus un moine qu'un autre, à qui on a confié tous les détails de sa vie, ses secrets les plus intimes, ses échecs, ses réussites, ses tares... ses faiblesses, et depuis tant de temps.

 



 

 

st François, st Benoît priez pour lui.


 

Très sainte fête à tous et à toutes. dans l'Espérance. mais dans la peine on est tous unis,...avec tous  les pèlerins de Chartres où le père Henry sera présent dans toutes les pensées. 

 

 

j'aurais aimé allé le voir à Poitiers. Parfois il faut avoir une certaine pudeur, respecter son intimité, respecter la clôture,  car elle est même dans un 'hôpital. Il y a une certaine décence.

  Je ne l'aurais pas fait sans autorisation de mes supérieurs hiérarchiques,  de toute façon.. là aussi il faut s'effacer et laisser le moine tranquille dans sa solitude avec son Dieu.... Il a le droit à la paix et au repos.

 

 



 

 

!

 

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 23 Mai 2012

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  pour notre saint Père, notre évêque, nos futurs diacres et prêtres, diacres et moines prêtres.


Homélie de la messe d'ordination de plusieurs diacres en vue du sacerdoce de la Fraternité St Pierre - 12 mai 2012

 

Ordinations diaconales à Wigratzbad

12 mai 2012

 

Chers ordinands,

 

Par l’ordination, vous entrez aujourd’hui dans l’ordre du diaconat. Vous vous engagez ainsi pour toute votre vie à la suite du Christ serviteur.


Si Dieu le veut, dans quelques mois, vous serez appelés au sacerdoce.


Toutefois, l’état diaconal dans lequel vous entrez maintenant ne constitue pas une simple étape, transitoire. Vous demeurerez diacres toute votre vie, même au lendemain de votre ordination sacerdotale. Vous exercerez ce ministère dans l’état du célibat consacré, que vous choisissez librement aujourd’hui. Confortés par l’expérience spirituelle de l’Église et le témoignage des saints, avec la grâce de Dieu, vous vivrez cet état comme un signe de la charité pastorale et une source de fécondité apostolique. Vous demeurerez ainsi plus fermement attachés au Seigneur d’un cœur sans partage.


Désormais, par le don de l’Esprit saint, vous apporterez votre aide aux évêques et à leurs presbyterium, plus particulièrement dans le ministère de la Parole, de l’Autel et de la Charité, tout en demeurant les serviteurs de tous.


Ministres de l’autel, vous proclamerez l’Évangile, préparerez le sacrifice eucharistique et distribuerez aux fidèles le corps du Seigneur.


Dans la fidélité à la mission que vous recevrez de votre supérieur, il vous reviendra de proclamer la Bonne nouvelle à temps et à contretemps et d’instruire dans la foi de l’Église les croyants comme les incroyants.


Vous présiderez également aux prières, administrerez le baptême, assisterez au nom de l’Église au mariage et le bénirez, visiterez les malades et porterez le viatique aux mourants.


Consacrés par l’imposition de mes mains, selon le choix du Sauveur, par un geste ininterrompu depuis l’origine de l’Église, par moi qui suis, malgré ma faiblesse, successeur des Apôtres, venu de Luçon en France, donc unis à toute l’Église universelle, vous vous acquitterez du ministère de la Charité, dans le cadre de la mission qui va vous être confiée.


En tout cela votre apostolat ne portera véritablement du fruit que s’il prend source dans la fidélité à Celui qui l’a appelé et dans la communion totale de l’Église.


Il n’y a pas de fidélité au Christ sans un attachement profond et fécond à sa Personne. Vous ne pouvez tenir à lui que si vous ne vous laissez tenir par lui.


Lui, vous pouvez en être sûrs, tient à vous. Son amour pour vous est un choix préférentiel. Il dit à chacun d’entre vous : « Avant que je t'aie formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais, et avant que tu sois sorti de son sein, je t'ai consacré » (Jr 1, 5°).

Vous ne vous aliénez donc pas en répondant à son appel à vous engager sur le chemin du sacerdoce ministériel. Au contraire, vous réalisez le plein accomplissement voulu par Dieu pour chacun d’entre vous.


Laissez-vous donc transformer entre les mains de Celui qui vous a faits et vous a appelés en même temps. Ne lui résistez pas.

 


La vision du prophète Jérémie est particulièrement éclairante ici :

« La parole fut adressée à Jérémie de la part de l'Éternel, en ces mots :

Lève-toi, et descends dans la maison du potier; là, je te ferai entendre mes paroles.

Je descendis dans la maison du potier, et voici, il travaillait sur un tour.


Le vase qu'il faisait ne réussit pas, comme il arrive à l'argile dans la main du potier; Il en refit un autre vase, tel qu'il trouva bon de le faire.

Et la parole de l'Éternel me fut adressée, en ces mots :

Ne puis-je pas agir envers vous comme ce potier, maison d'Israël ? Dit l'Éternel. Voici, comme l'argile est dans la main du potier, ainsi vous êtes dans ma main, maison d'Israël. » (Jr 8, 1-5)


Comme l’argile dans la main du potier, laissez-vous entre les mains de Dieu ! La meilleure manière de vous laisser façonner entre les mains de Dieu, c’est d’être unis à lui.


En étant profondément unis à Celui qui vous a faits et vous a appelés à devenir ses serviteurs par le don tout entier de votre vie et de vos personnes, vous serez, en même temps, pétris et renouvelés.

Que pourrions-nous faire sans avoir été auparavant façonnés par Dieu dans la personne du Christ qui, à travers nos pauvres et fragiles personnes, arrive à annoncer son Évangile au monde !


Mon interrogation sur la capacité du disciple à pouvoir réussir quelque chose par ses propres moyens repose sur la Parole même du Christ :

« Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jn 15, 5)


Les saints Nérée, Achille Domitille et Pancrace dont nous célébrons aujourd’hui la fête, vous ressemblaient. Ils ont répondu à l’appel du Seigneur, qui les a conduits là où il voulait. Ils ont réalisé dans leur vie cette annonce de Jésus à Pierre :


« Amen, Amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller où tu voulais ; quand tu seras devenu vieux, tu étendras les mains et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » (Jn 21, 18).


Si les saints Nérée, Achille, Domitille et Pancrace sont devenus martyrs, ils le sont par la force que seul le Christ donne pour nous pétrir et nous façonner en fonction de la vocation spécifique de chacun d’entre nous.


Devenus ainsi martyrs par la grâce venue du Christ, ils ont manifesté que la fidélité au Maître doit devenir l’épreuve de nos actes, de nos œuvres et de nos vies qui, en un mot, doivent être le signe même de ce désir de Dieu qui nous habite et dont nous sommes marqués.


Saint Paul a expliqué ce lien unique à Dieu, dans la vie du croyant, du martyr et donc du témoin en soulignant de la manière la plus sobre mais toute aussi engageante : « J’ai été crucifié avec le Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi ». (Gal 2, 20).

 


Pour servir le Christ, abandonnez-vous donc entre ses mains. Vous n’y parviendrez pas sans une vie spirituelle faite de don de soi, et d’attachement profond et vivifiant à la personne du Christ. Ce don de soi et cet attachement au Christ, vous les vérifierez vous-mêmes par votre adhésion totale à son Église et à son enseignement.

En priant pour vous avec vos proches et en communion avec l’Église locale dont je suis le pasteur, je demande à Dieu d’achever en vous ce qu’il a su bien commencer.

 

+ Mgr Alain Castet,

Evêque de Luçon

 

 

à Luçon le drapeau pour le st Esprit ..!!!!

 

 

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prêt pour les couleurs ! envoyez popopopopo .... me manque celui du Vatican mais bon on ne peut pas tout avoir ! 

 

  fermez le ban!      popopopopo popopopopo

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 22 Mai 2012

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RÉFLEXION - catéchisme - 

 

A- C'est le huitième article du "Je crois en Dieu" qui nous fait proclamer l'existence de cette Troisième Personne divine en la Sainte-Trinité.

 

B- Cette Troisième Personne de la Sainte Trinité, s'est particulièrement manifestée à deux reprises :

 

Une première fois, sous forme de colombe, au moment du baptême de pénitence de Jésus par Jean-Baptiste.

Et une deuxième fois, le jour de la Pentecôte, sur les Apôtres, sous forme de flammes de feu, dans le Cénacle, donnant ainsi aux Apôtres ardeur et courage religieux, en vue de la prédication de l'Evangile, en même temps qu'une meilleure compréhension des vérités que Jésus leur avait enseignées.

 

C- Cette manifestation du Saint-Esprit sur Jésus exprimait le témoignage d'amour de Dieu le Père pour la personne humaine du Christ, mais aussi, par Lui, l'amour pour toute l'humanité "récapitulée" en la Personne de Jésus.

 

EXPLICATIONS

 

1.- Le Saint-Esprit est donc, en Lui-même et au sein de la Sainte Trinité, l'Amour divin échangé entre le Père et le Fils. Il est également l'Amour que Dieu porte à toutes les âmes réceptives et bien disposées envers Dieu. Pour expliquer cet amour de Dieu se communiquant, on dit que le Saint-Esprit procède, c’est-à-dire "tire son origine de" l’amour que le Père et le Fils ont l’Un pour l'Autre, et cet amour est comparé à un "souffle", c'est-à-dire à une réalité spirituelle qu'on appelle ainsi. D'où le nom de "esprit" pour désigner l'Esprit divin qu'est la Troisième Personne de la Sainte Trinité.

 

2.- On ajoute Saint au mot Esprit, parce que c'est par Lui que les deux autres Personnes de la Sainte-Trinité montrent et communiquent leur sainteté aux Anges et aux humains bien disposés. On l'appelle encore 1' Esprit de Vérité, ou encore Esprit d'Amour, ou Esprit Vivificateur, et encore l' Esprit de consolation, et le Paraclet, ce qui signifie : l'avocat, l'intermédiaire, le transmetteur. Tout cela par allusion aux dons que nous procure le Saint-Esprit.

 

3.- Sous forme de comparaison, pour mieux comprendre le rôle du Saint-Esprit, nous dirons que dans tout corps humain vivant il y a une âme qui anime ce corps. Dans la chrétienté que Jésus a établie, il y a aussi une âme : c'est le Saint-Esprit. Depuis que, selon la promesse qu'en avait faite le Christ, Il s'est visiblement manifesté sur les Apôtres, le jour de la Pentecôte (1) , cet Amour divin, qui se fait "don de soi", ne cesse pas d'assister les membres fidèles de l'Eglise lorsqu'ils se rendent dociles aux inspirations de Sa Grâce, agissant ainsi en eux tout comme l'âme agit dans son corps.

 

(1) La Pentecôte était une fête juive. Elle correspondait au cinquantième jour après Pâques. C’était un jour de fête où les Juifs, venant de toutes parts au Temple de Jérusalem, s’y rendaient pour offrir les prémices de la moisson.

 

4.- Du fait de la réception du Saint-Esprit, les Apôtres reçurent beaucoup de grâces : Une grâce de lumière qui leur donna l'intelligence (= la compréhension) de toutes les vérités que Notre-Seigneur leur avait enseignées. Une grande sagesse pour transmettre ces vérités et les expliquer, en vue de renseigner et de convertir facilement les âmes bien disposées. Ils reçurent aussi des dons extraordinaires : don de prophétie ; don des langues, don de faire des miracles. Ces dons ont favorisé l'accomplissement de la mission des Apôtres. Don de force aussi, qui les a rendus des hommes de décision et de courage, et qui leur a fait supporter toutes les dures épreuves, les multiples souffrances, et même le martyre final.

 

5.- Le Saint-Esprit nous fait aussi nous-mêmes bénéficiaires de ces forces surnaturelles que sont les dons divins, afin de purifier notre âme et ses diverses facultés dans nos relations avec Dieu. La théologie en distingue sept principaux. Ils sont étudiés plus loin, au chapitre du Sacrement de Confirmation. C'est, en effet, la Confirmation qui nous communique les dons du Saint-Esprit.

 

6.- Déjà au moment du Baptême, le Saint-Esprit transforme l'âme du baptisé en chassant l'emprise du Démon sur les âmes depuis le Péché Originel. Et Il y infuse, au contraire, la Grâce Sanctifiante d'union intime avec Dieu. Et Il reste l'hôte et l'animateur des âmes ,si elles demeurent en état de Grâce et dociles à Dieu. Voilà pourquoi l'Eglise appelle le Saint-Esprit le Sanctificateur, la Lumière et la Force des âmes fidèles.

 

7.- En raison de son rôle vivifiant, on aussi que le Saint-Esprit est "l’âme de I' Église". qui est elle-même appelée "l'Épouse du Christ". Ce sont là autant de comparaisons tendant à nous donner une idée de l'union intime de Dieu, par le Saint-Esprit, avec les créatures humaines bien disposées et appartenant explicitement ou implicitement à l'Eglise Universelle du Christ. En effet, le Saint-Esprit éclaire l'Eglise de telle sorte que celle-ci est infaillible, lorsque ses Chefs religieux parlent et agissent dans le cadre de leur mission. Il la dirige aussi, même dans les tempêtes des siècles. Enfin, Il la sanctifie en ses divers membres fidèles, en y faisant circuler la Grâce et " germer " les âmes saintes.

 

QUESTIONS DU CHAPITRE QUINZE

 

1.- Qu’est-ce que le Saint-Esprit ?

 

- Le Saint-Esprit est la Troisième Personne de la Sainte-Trinité, égale en tout au Père et au Fils.

 

2.- De quoi le Saint-Esprit est- Il l'expression ?

 

- Le Saint-Esprit est l'expression de l’Amour échangé entre les Deux Personnes de la Sainte-Trinité : le Père et le Fils.

 

3.- Le Saint-Esprit S'est - Il manifesté visiblement sur la terre ?

 

- Oui, le Saint-Esprit S'est visiblement manifesté sur la terre Sous forme d'une colombe, le jour du baptême de Jésus par Jean-Baptiste ; et Sous forme de langues de feu, sur les Apôtres réunis dans le Cénacle, le jour de la Pentecôte.

 

4.- Que fit le Saint-Esprit dans les Apôtres, le jour de la Pentecôte ?

 

- Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit a rempli l'âme des Apôtres de ses dons, pour qu’ils puissent prêcher l’Évangile partout avec clarté, force et courage, afin de continuer l'œuvre et la mission de Jésus.

 

5.- Que fait le Saint-Esprit en venant en notre âme ?

 

- En venant en notre âme, le Saint-Esprit y renforce la Vie Surnaturelle de la Grâce reçue au Baptême, et Il nous aide davantage à faire le bien et à éviter le mal.

 

6.- Que fait le Saint-Esprit dans les membres de l'Eglise terrestre ?

 

- Le Saint-Esprit garde l’Église terrestre dans la Vérité. Il la dirige et la guide par ses inspirations. Il la sanctifie et la soutient dans ses épreuves et dans ses luttes.

 

CONSÉQUENCES PRATIQUES

 

- Invoquons volontiers le Saint-Esprit de diverses manières :

 

En Le priant d'éclairer et de guider nos âmes.

En demandant la célébration de "Messes votives" du Saint-Esprit.

En utilisant certains cantiques et chants concernant le Saint-Esprit.

 

- Rappelons-nous les dons divins reçus en notre âme au moment du Sacrement de Confirmation, et méditons la nature et la fonction de chacun d'eux dans une âme bien disposée.

 

- Au moment de la fête de la Pentecôte; prenons de nouvelles résolutions concrètes pour nous mettre davantage sous la protection de l'Esprit-Saint et nous rendre plus dociles à Son action en nous.

 

Et disons attentivement et fréquemment, par exemple, cette prière au Saint-Esprit :

 

Venez Esprit-Saint !

Remplissez le cœur de vos fidèles serviteurs !

Et allumez en eux le feu de votre Amour !

Afin de nous rendre attentifs et dociles à tous vos enseignements !

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 21 Mai 2012

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Frère André-Junien,

 

vous êtes moine bénédictin dans le premier monastère créé en Occident. Votre communauté est organisée autour de la règle de Saint Benoît. Quels sont, d’après-vous les thèmes les plus forts, c’est-à-dire mieux adaptés, de cette Règle au regard des vicissitudes de notre époque ?

 

Une règle de vie permet à tous ceux qui l’adoptent de vivre en harmonie entre eux et grâce à cette référence commune d’avoir une vision partagée permettant de surmonter bien des obstacles et des difficultés liés aux différences de sensibilités, de caractères, d’opinions, d’intérêts personnels.

 

De plus, quand ce que met en avant cette règle de vie touche d’abord la relation à l’Autre et aux autres (le premier mot de la Règle est « Ecoute » : « Ausculta » en latin), et le bonheur (Dans les premières phrases du Prologue se trouve la question posée au lecteur) : Quel est celui qui désire la vie et voir des jours heureux ? (Pr.15).

 

N’est-ce pas aller à l’essentiel et rejoindre les aspirations les plus profondes chez tout homme ?

 

Pour cela, la Règle nous invite d’abord à nous centrer sur l’Absolu, le Seul, l’Unique Absolu, que nous nommons Dieu, Créateur de toutes choses, que les chrétiens confessent comme une Triade : Père, Fils et Esprit, et qu’ils définissent comme l’Amour et qui s’est révélé dans l’histoire d’un Peuple et à la fin par son Envoyé, son Fils fait homme, Jésus de Nazareth, le Messie annoncé par les Prophètes.

 

Le recours à cet unique et indépassable Absolu qu’est Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit, libère des idoles, et la première forme d’idolâtrie, la plus répandue, est l’égoïsme, à laquelle on peut lier aussi la présomption.

 

Avant tout, dit le début du Prologue de la Règle, demande-Lui par une très instante prière qu’Il mène à bonne fin tout bien que tu entreprennes (Pr.4 ; cf.Pr.18 ; 29-31 ; 41). Cela rappelle la parole de Jésus dans l’évangile de Jean : Demeurez en moi, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jn.15,5).

 

Dans cette Règle de vie, un autre thème central se rattache directement aux deux premiers mentionnés, c’est celui de « la vie véritable », la vie céleste et éternelle, qui nous est promise par Dieu et son Envoyé, après notre séjour sur terre, après notre mort physique.

 

L’absence pour beaucoup de nos contemporains de perspective d’un au-delà, les acculent souvent au découragement, à la dépression, au désespoir, à la révolte, à la violence.

 

Le Prologue de la Règle évoque cet avenir éternel en des termes bibliques variés : si tu veux avoir la vie véritable et éternelle (Pr.17) ; Voyez comme le Seigneur lui-même nous montre le chemin de la Vie (Pr.20) ; méritons de voir un jour Celui qui nous a appelés dans son Royaume (Pr.21) ; si nous voulons habiter dans le Tabernacle de ce Royaume (Pr.22 ;23) ; Si nous sommes désireux d’éviter les peines de l’enfer (« punition éternelle » : Pr.7) et de parvenir à la vie éternelle, courons et faisons dès maintenant ce qui nous profitera pour toute l’éternité (Pr.42,44) ; Garde-toi de quitter « la Voie du Salut » (Pr.48).

 

Cette Règle n’est que la mise en application d’un texte fondateur qui a révolutionné le monde et que le monde d’aujourd’hui (le nôtre) semble royalement ignorer ou du moins coupablement négliger : orgueil démesuré ou aveuglement suicidaire ?

 

C’est pourquoi dans le Prologue retentissent ces autres appels : Ouvrons les yeux à la lumière qui divinise (Pr.9) Que celui qui a des oreilles entende ce que dit l’Esprit (Pr.11).

 

Et quelques versets plus loin, le Prologue précise et dévoile son programme de vie : Sous la conduite de l’Evangile, avançons dans ses chemins (Pr.21)

 

Pour achever, le Seigneur attend de nous que nous répondions chaque jour par nos actions à ses saintes leçons (Pr.35).

 

Un dernier thème majeur mérite d’être relever, c’est celui de la « lutte ». Tout cela : « Chercher Dieu », « vivre la fraternité », « aspirer à la vie véritable », « sous la conduite de l’évangile », au prix d’un dur « combat » contre soi-même et contre toutes les forces du monde-sans-Dieu, demande des efforts, du courage, des sacrifices, des renoncements, de la détermination, de la persévérance, voire de l’héroïsme.

 

Choisir l’absolu du Christ et de son Evangile, implique un combat héroïque contre son ego, contre ses propres passions, contre la soif de domination, contre les valeurs du monde telles que l’avoir, les richesses, le savoir, le pouvoir.

 

Chercher à entrer en relation vitale et salutaire avec « Dieu », et avec son prochain, tendre vers « la vie éternelle », avec l’aide de « l’Evangile » de l’amour, et pour cela être prêt à « se battre », voici quatre grands thèmes très actuels puisque plutôt délaissés et si loin des préoccupations des hommes de ce temps, et cependant si nécessaires et si urgents.

 

 

 

2- A l’heure du « zapping » comme mode de vie, pourquoi un engagement solennel monastique d’une vie terrestre a toujours sens pour vous ? Que diriez-vous aux plus jeunes qui voudraient tout essayer, entreprendre, sans exclusive et ne point se limiter à un engagement définitif ?

 

Le sens à donner à un engagement définitif et absolu est de l’ordre ontologique et relationnel : c’est parce que l’Absolu appelle l’absolu, la Sainteté appelle la sainteté, l’Amour appelle l’amour.

 

Quand Dieu s’adresse à l’homme, il le fait en ces termes péremptoires : c’est le premier commandement : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. « Aimer Dieu avec tout son être », voilà l’homme tel que Dieu le veut et pour quoi Il l’a fait.

 

L’homme est fait pour la totalité et tant qu’il se vautre dans la superficialité, l’éphémère, le clinquant, il ne peut se satisfaire, il ne peut être heureux, et ne peut atteindre son plein accomplissement.

 

Le zapping est un mode de vie errante, sans choix, sans stabilité, sans persévérance, sans ancrage, qui met tout sur le même plan, et où n’existe pas une valeur suprême, un centre de gravité, une relation exclusive permettant de vivre dans l’ordre, dans la paix, dans l’amour divin, dans la béatitude finale d’une manière anticipée.

 

Sans engagement total et définitif, on ne peut rester qu’à la surface des choses et des êtres, et d’abord de soi-même. Seul le don de soi-même sans réserve et sans retour peut nous faire entrer dans une spirale du don de soi qui aboutit au don de soi trinitaire, à l’Amour qu’est Dieu, l’origine de tout et la fin de tout.

 

 

 

3- Le monde économique pleure la chute des valeurs morales. Croyez vous, que sur le plan spirituel il existe une moralité autre que le respect de l’Autre, et si oui, laquelle ?

 

La conduite morale consiste à ne pas se laisser dominer par les passions, et la première d’entre elles est l’orgueil qui nous fait penser que nous n’avons pas besoin d’observer l’instruction divine du Décalogue, des dix interdits qui constituent l’ossature principale de toute vie morale, et la base indépassable de toute vie paisible en société.

 

Le Décalogue dénonce tous les maux moraux : l’idolâtrie, le mensonge, l’avidité, le meurtre, le vol, l’adultère, la concupiscence, l’envie des biens d’autrui.

 

Savoir conduire sa vie en fonction des autres et des contingences ne peut être laissé à la discrétion de chacun.

 

Aujourd’hui ce qui semble primer c’est l’intérêt personnel, souvent égoïste, et on peut être égoïste au niveau même d’une nation entière. Le souci du bien commun est sans doute ce qui devrait être le plus mis en avant. Le bien commun ne s’oppose pas au bien des personnes, mais au contraire le conditionne. Chaque jour nous le démontre : dans notre monde rien n’est isolé mais tout obéit à une loi de dépendance et de conséquences, la moindre action cachée a des répercussions mystérieuses mais réelles sur tout le reste…

 

A quand dans toutes nos écoles, de la maternelle à l’Université, une étude sérieuse et approfondie de ce texte primordial du Décalogue dont celui des « Déclarations des droits de l’homme » ne constitue qu’une pâle copie ?

 

 

 

4-Qu’est-ce que vivre pour vous ?

 

Vivre c’est être doué de cette existence humaine qui nous fait passer du néant et nous promet l’infini.

 

Encore faut-il reconnaître ce don formidable qu’est la vie et dont nous sommes les simples dépositaires. Bien des gens pensent en être les propriétaires exclusifs et sont portés à traiter la vie à leur guise : suicide, euthanasie, avortement…quel gâchis !

 

La vie sur terre n’est que l’antichambre de la vraie vie, comme la vie intra utérine n’est que la préparation de la vie humaine.

 

Ici bas, les hommes devraient se considérer comme des embryons d’êtres éternels.

 

La vie sur terre n’est pas toute la vie, elle n’en est que le commencement, le balbutiement, l’échafaudage, elle doit s’épanouir en vie éternelle.

 

Et si la vie éternelle est la participation plénière à la vie divine qui n’est qu’Amour, l’amour est le vrai sens de la vie et sa fin dernière, comme nous le révèle l’Evangile.

 

 

 

5- Satisfaire des besoins par la production de richesse est la clé de l’économie. Votre communauté fabrique le Scofa pour le vendre et permettre notamment à la communauté de faire face à ses obligations. Comment verriez-vous la hiérarchie de la matérialité au regard du recours à l’essence divine ?

 

Vie matérielle et vie spirituelle ne s’opposent pas, elles sont imbriquées l’une dans l’autre. Saint Benoît affirme dans la Règle : Ils seront véritablement moines s’ils vivent du travail de leurs mains à l’exemple de nos pères et des Apôtres ( RG.48,8). Le travail qui permet de produire des richesses est un des piliers de la vie bénédictine à qui le Moyen-âge a donné comme devise : Ora et labora.

 

Le travail non seulement est source de richesses matérielles mais aussi spirituelles : ainsi parlant du travail de la cuisine où les frères doivent se relayer, il est dit : Par cet exercice on acquiert plus de mérite et de charité (RB.35,2).

 

Le travail protège contre l’oisiveté (« ennemie de l’âme »), mais aussi est obéissance, service, amour des frères. En cela le travail acquiert une place, un rôle et un statut privilégié dans la tradition monastique, et est mis au même rang qu’une activité spirituelle comme la lectio divina.

 

Ainsi un frère qui ne peut passer tout son dimanche à faire des lectures spirituelles ou à prier, on doit lui donner un travail manuel pour l’empêcher de tourner en rond (RB.48,23).

 

Mais le travail ne doit pas être non plus une obsession, surtout si la cupidité s’en mêle. Pour ce qui concerne les prix des fruits du travail, précise la Règle, on veillera à ce que l’avarice ne s’y glisse pas. Au contraire on vendra un peu moins cher que les séculiers, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié (RB.57,7-8).

 

 

 

6-U n moine bénédictin n’est pas seul. Quelle est sa plus précieuse et constante compagnie ?

 

L’un des plus grands théoriciens de la vie monastique (Evagre) donne cette définition du « moine » :

 

Moine est celui qui est séparé de tous pour être uni à tous. A mon avis, il faut compléter et couronner cette définition par cette autre : Moine est celui qui n’a regards que pour Dieu seul, qui n’a de désirs que pour Dieu seul, et qui ne voulant plaire qu’à Dieu seul, devient cause de paix pour les autres.

 

Le moine comme son nom l’indique ne s’encombre pas de préoccupations diverses, il reste unifié pour une seule chose : plaire à Dieu, servir Dieu qui l’a appelé à être son serviteur, Lui obéir, L’Ecouter dans sa Parole, et s’appliquer à accomplir Sa Volonté.

 

Aussi l’Ecoute assidue, amoureuse de la Parole divine, à travers les Saintes Ecritures principalement, mais aussi dans la liturgie, et dans les lectures communes faites au réfectoire, au chapitre, jusque dans le travail, est l’activité essentielle du moine.

 

Le moine vit avec la Parole de Dieu en tout temps, en tout lieu, en toutes circonstances, il en reçoit une nourriture surnaturelle, et y puise des forces toujours neuves, pain pour l’âme, lumière pour l’esprit, paix pour le cœur.

 

 

 

 

 

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Publié le 20 Mai 2012

 

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Il était une fois un petit garçon qui, le matin de bonne heure, entre dans la belle église de son quartier. Une belle église, peut-être un peu comme celle-ci. Il aperçoit alors une statue de la Vierge Marie. Il s'approche d'elle, un cierge à la main, pour lui faire une prière quand, tout à coup, la statue lui fait un sourire.


Très impressionné, le petit garçon lui demande comme pour se rassurer :


- Bonjour, Madame ! Vous êtes bien la Sainte Vierge ?


- Tu me connais donc, mon garçon ? dit-elle d'une voix douce et bienveillante.


- Oh oui ! Vous êtes la Maman de Jésus. On vous voit souvent dans les églises, répond-il fièrement.


- C'est normal, mon enfant. Car c'est ma place d'être là dans les églises où les gens se rassemblent pour prier. Et tu vois, j'aime à tenir ma place au coeur de l'Eglise (pause). Tu sais, j'ai reçu de mon Fils Jésus la grande et belle mission de veiller sur tous ses amis, ceux qu'on appelle ses disciples. Il me les a confiés le jour où, sur la croix, il est mort pour sauver tous les hommes.


- Pour sauver tous les hommes ? interroge l'enfant. Mais les sauver de quoi ?


- Eh bien, pour les sauver du grand malheur qu'on appelle la mort éternelle. On disait autrefois l'enfer. Alors je veille, constamment, et je protège tous mes enfants pour qu'ils évitent de faire le mal qui conduit loin de Dieu.


- Oh là là, Vierge Marie ! Heureusement que vous êtes là ! Si je comprends bien, vous êtes dans l'Eglise comme les mamans qui sont à la maison pour qu'il n'arrive rien aux enfants...


- Oui, c'est un peu çà, acquiesce la Belle Dame amusée. Mais je ne fais rien toute seule ; alors qu'au contraire, souvent, les grandes personnes veulent tout faire toutes seules, sans l'aide du Seigneur.


Et comme la vie n’est pas toujours facile, alors certains jours elles sont tristes et découragées, et parfois même se sentent perdues. Certaines pensent qu'elles sont parfois obligées de faire ce qui est mal ; ou encore qu'il leur est impossible d'obéir à ce que leur demande mon Fils Jésus. Et pourtant, n'a-t-il pas redit à ses disciples : "Sans moi vous ne pouvez rien faire" ?!

 

- Mais Vierge Marie, interrompt l'enfant, Jésus n'est plus là !


- C'est vrai. D'une certaine manière tu as raison : il est remonté au Ciel auprès de son Père d'où il est venu. C'est la fête de l'Ascension. Mais justement, il a promis qu'il nous enverrait son Esprit Saint.

 

Et le jour de la Pentecôte, les Apôtres et moi-même, nous étions réunis au Cénacle, quand tout à coup le Saint Esprit est venu sur chacun d'eux. Et cela a été extraordinaire ! Pour moi, ce n'était pas tout à fait nouveau. Car après l'annonce de l'Ange Gabriel, tu te rappelles, l'Esprit Saint a envahi tout mon être et il a conçu en mon sein le Fils de Dieu. Grâce à l'Esprit Saint, Dieu, entends-bien, le Fils de Dieu est devenu mon Fils. Depuis lors, on m'appelle la Mère de Dieu !


- Quelle merveille ! s'exclame le petit.


- Oui, comme tu dis :"Le Seigneur a fait pour moi des merveilles" !


- Mais, Vierge Marie, qui c'est, l'Esprit Saint ? demande l'enfant très curieux.


- Oh, tu le connais déjà un peu, lui fait-elle remarquer. Il est très discret mais il agit partout où il se fait du bien, dans le coeur des croyants et spécialement au coeur de l'Eglise. Il faut que je t'explique : on a du Saint Esprit plusieurs représentations car, bien entendu, il demeure invisible.


C'est d'abord l'eau. L'eau du baptême. Elle montre l'action du Saint Esprit qui lave et purifie

le coeur de l'homme du malheur du péché originel. Il devient ainsi enfant de Dieu.


Ensuite on représente l’Esprit Saint par l'onction d'huile. L'huile qui manifeste la marque indélébile de l'Esprit Saint qui fait de nous d'autres "Christs", comme Jésus, c'est-à-dire des

chrétiens.


C'est aussi le feu. Le feu brûle et montre la puissance de l'Esprit Saint qui transforme tout ce qu'il touche. Te souviens-tu des langues de feu sur chacun des Apôtres ? Ils ont été transformés et sont devenus très courageux alors qu'ils avaient peur d'être chrétiens. Ils ont eu une parole enflammée pour proclamer la Bonne Nouvelle au monde entier ! Et le coeur des disciplesd'Emmaüs ?! N'était-il pas tout brûlant de ce feu de l'Esprit Saint quand au jour de Pâques ils comprenaient enfin la vérité ?!


C'est pourquoi on l'appelle aussi la Lumière, puisqu'en Lui, il n'y a ni mensonge ni cachotterie.


On dit également que le Saint Esprit est la main de Dieu, la main du Père. Car c'est lui qui

consacre et sanctifie, qui bénit et qui guérit et surtout qui pardonne les péchés, même les plus terribles. Et c'est ce que nous montrent les mains du prêtre quand il donne les sacrements.


L'image la plus belle est celle du souffle. Parce que l'Esprit Saint est ce Souffle divin qui

nous donne la vie, la vie éternelle, qui anime notre foi et inspire notre prière. Ainsi Jésus est

toujours présent dans notre vie.


Et enfin on a l'habitude de dessiner l’Esprit Saint sous la forme d'une colombe. Sais-tu

pourquoi ? Parce que ce bel oiseau d’une blancheur étonnante représente la pureté de l'amour de Dieu, qui vient se poser sur nous le jour de notre baptême et qui veut y demeurer toujours.

 

Notre garçon essaie bien de suivre ce que lui explique Notre Dame mais poursuivant son

idée, il insiste :

- Mais qui c'est, l'Esprit Saint, Vierge Marie ?


- Tu te souviens de ton signe de Croix ? reprend la Belle Dame. Eh bien, c'est la Troisième

Personne divine de la Sainte Trinité... C'est Dieu, Amour infini, qui unit le Père au Fils et le Fils au Père dans un bonheur qui n'a ni commencement ni fin !


- Que c'est beau ! s'exclame notre jeune enquêteur. Et Jésus nous l'a donné ?


- Oui, mon garçon !


- Et il est dans mon coeur ?!


- Oui, mon garçon ! Mais n’oublies jamais de le demander à Jésus dans ta prière, surtout en faisant un beau signe de croix. C'est Lui, l'Esprit Saint, qui te fera toujours davantage penser comme Jésus, agir comme Lui, prier et aimer comme Lui. C'est ainsi que tous les chrétiens peuvent prier ensemble, aimer d'un seul coeur et grandir en sainteté en ressemblant de plus en plus à Jésus, chacun selon sa vocation.


- Ah ! je comprends mieux, dit-il en hochant la tête. En fait l'Esprit Saint, c'est celui qui donne l'esprit de famille chez les chrétiens !


- Exactement.


- Tu sais, Vierge Marie... Aujourd'hui il y a ma famille qui vient, ici, à Saint-Paul.


- Oui, je sais, sourit la Vierge Sainte. Et c'est aussi aujourd'hui que mon Fils Jésus rassemble tous les chrétiens du monde pour leur donner à nouveau son Esprit Saint, l'Esprit de Famille des enfants de Dieu. Alors bonne fête de famille, mon enfant ! Tu sais, c'est une grâce que de vivre d'un esprit de famille. Profites-en bien, et sois fidèle !

- Merci, Vierge Marie ! répond l'enfant tout heureux. (pause)


Il posa son cierge en silence devant la statue qui s'immobilisa... et il rejoignit les grandes

personnes qui déjà entraient dans l'église pour répondre à l’appel de l’Esprit Saint et rendre grâce à la messe de ce jour.

 

fr. Antoine-Marie Berthaud, op

 

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Publié le 14 Mai 2012

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link photos en ligne . 

 

Entre toutes les Neuvaines, dit saint Alphonse de Liguori, celle dû Saint-Esprit tient le premier rang, parce qu'elle a été célébrée d'abord par les Apôtres et la sainte Vierge dans le Cénacle et qu'elle est riche de tant de prodiges et de dons précieux, surtout des dons de l'Esprit-Saint lui-même, que Jésus-Christ nous a mérités par sa Passion. C'est ce que Notre Seigneur a voulu nous apprendre, lorsqu'il dit à ses disciples que s'il ne mourait, il ne pourrait nous envoyer le Saint-Esprit. Nous savons en outre, par la foi, que le Saint-Esprit est l'amour que se portent mutuellement Dieu le Père et le Verbe Eternel; c'est pourquoi le don de l'amour que le Seigneur accorde à nos âmes et qui est le plus grand de tous les dons, est spécialement attribué au Saint-Esprit, selon ce que dit l'Apôtre que la charité de Dieu est répandue en nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. Il convient donc que dans cette Neuvaine, nous considérions principalement le grand prix de l'amour divin, afin que nous en concevions un vif désir et que nous tachions de l'obtenir par de pieux exercices « et surtout par de ferventes prières, puisque Dieu l'a promis à qui le demande humblement. » « Il faut aimer Dieu, et l'aimer par-dessus toutes choses: c'est le premier et le plus grand commandement.

 

Plus on aime Dieu, plus on est saint.

 

Or, un grand Saint disait que c'est l'oraison qui introduit l'amour divin dans le cœur de l'homme; mais c'est la mortification qui ôte les affections terrestres et le rend capable de recevoir ce feu sacré.

 

Pour l'Eglise, notre saint-Père, notre évêque, et nos futurs diacres et prêtres.

 

 

Je vous propose cette neuvaine : link

 

 

 

 

 

 

 


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Publié le 12 Mai 2012

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"À la famille humaine prête à sacrifier ses liens les plus saints sur l’autel de l’égoïsme mesquin de la nation, de la race, de l’idéologie, du groupe, de l’individu, notre Mère bénie est venue du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour de Dieu qui brûle dans le sien"

 

Benoît XVI

 

 

 

 

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Publié le 12 Mai 2012

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  couvent des capucins de Bayonne 1960 - 1966 

 

 

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Nous sommes toujours débiteurs.

 

Quand nous arrivons à l'âge des séniors, nous idéalisons sans doute beaucoup les années de notre enfance. On voudrait retourner en arrière, nostalgiques d'un certain passé, revivant surtout les moments heureux de cette période particulièrement, puisqu'aujourd'hui de cette époque épique, il  reste encore le couvent,  la chapelle, trois tombes, ... mais plus de capucins! 

Témoignage d'une vie donnée. Les pères François, Théotime, Cyprien, Stanislas,  Louis-Marie, le père Bernard, que j'ai toujours gardé en mémoire,  à l'époque directeur de l'école Saint François.  Je devais être souvent avec lui... Et les autres dont j'ai perdu le nom.

Nous nous souvenons de ces moments comme si c'était hier.

Je ne me rappelais plus de leur tonsure, de leur barbe ! ... j'avais des ombres, qui me sont restées comme celui qui s'occupait des enfants de choeur, ..je voyais un grand moine rigolo...


.En voyant - deo gratias -  de leurs photos de l'époque, envoyées récement,  je me suis dit oui nous avons eu de la chance de connaître tout cela. 


Aujourd'hui il ne reste plus que deux pères capucins âgés de 90 ans dont si j'ai bien compris mon bon père Bernard... 


La tempête moderniste a soufflé dans les rangs les deshabillant de leur identité religieuse. Terribles années 60 ..  Nos parents en ont été les témoins et réagissaient courageusement contre toute cette destruction massive qui a commencé là,  par  l'autel central. Nous portions un escabeau au petit père François pour qu'il accède au Tabernacle.. un bel autel en bois si mes souvenirs sont bons... 


Beaucoup ont subi les changements, par obéissance à l'ordre, soumis, résignés. Même si sans doute il y avait parmi eux des loups, des responsables, des mercenaires.

 

Mais certains se sont aussi battus jusqu'au bout pour garder leur bure, leur messe, leur liturgie, la fidélité à leur règle et en sont devenus des martyrs. Un jour aussi l'Eglise les portera sur nos autels comme les martyrs espagnols. Une des plus grandes révolutions du vingtième siècle. Martyrs de la révolution moderniste, il faudra y penser, leur demander pardon de tout le mal, qu'on a pu leur faire ..


Sur le site du diocèse de Bayonne on disait de ce père qu'il se levait la nuit, quand nous y êtions, pour prier pour les vocations...


Nous leur servions la messe, tout petits. Oh certes pas avec une grande piété ni grande dévotion. On était ce qu'on était. ..   Cela faisait partie de l'éducation parentale. Les messes de minuit, les veillées pascales.Je me rappelais de tout ça avec un autre enfant de choeur.. retrouvé par hasard ces jours-ci.

 

Je pense à toute ces vies données au Bon Dieu, toutes ces vies données au Christ, toute leur jeunesse qu'ils ont sacrifié,  et  tout le bien accompli, la foi transmise. Seul cela compte, seul cela reste...


Je ne les idéalise pas non plus, des hommes capables du bien comme du mal comme nous. Dieu seul en est le juge. Le moine reste un homme pécheur qui tend d'une manière radicale à la perfection évangélique.


Aujourd'hui comme beaucoup de religieux on les enterre sans habits sans rien, en habits civils, cravatés;  déjà un mort,  ça fait froid mais là  brrr.. , quand on voit ça,  mais ils retrouveront là-haut leur bure, leurs sandales, leur ceinture, leur rosaire qu'ici-bas au nom de la sainte obéissance on leur a demandé d'enlever ou parce qu'ils ont voulu faire comme tout le monde....Saint François se charge de leur garde robes !  

 

Puisque nous sommes dans le temps pascal je réfléchissais à la miséricorde. Ils ont eu déjà leur jugement particulier. Au jugement général alors nous interviendrons pour dire:" hep hep hep !!! ils ont laissé une marque indélébile sur nos âmes! "Je les regardais étant petit descendre à vélo en bure avec les élèves,  à la Chambre d'amour. Et je les enviais...Toutes les messes que nous leur servions, l'affection qu'ils avaient envers nous...les sacrements qu'ils nous ont donnés ..Je pense que cela doit être la miséricorde, ...s'il n'y en avait pas pour eux, pourquoi il y en aurait-il une pour moi !


...et Dieu s'est servi de tout cela pour que l'on puisse à notre tour être témoins de l'Evangile.

 

Misericordia et veritas obviaverunt sibi, iustitia et et pax osculatae sunt. La miséricorde et la justice se sont embrassés, espérant qu'il en sera ainsi pour chacun de nous, que nous aurons aussi nos défenseurs. Et nous nous embrasserons à notre tour, heureux de nous retrouver.

 

 Cinquante ans après, quand je vois l'accueil fait par les biarrots à la décision de Mgr Aillet d'installer la communauté saint Martin, je me dis au fond rien n'a vraiment changé! le modernisme, lui a survécu. 

 

si vous avez des témoignages ! n'hésitez pas... !!! 5 enfants de choeur sur ma liste !


Misericordias Domini in aeternum cantabo!

 

 

le petit Placide.

 


 


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Publié le 10 Mai 2012

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"Je te salue,

Reine de la Paix"

 

Tout commence quand Dieu salue Marie.

À ce moment-là, Dieu entre

en son sein tout vierge.

Tout recommence quand l’homme salue Marie.


À ce moment-là, l’homme entre

en son sein toujours vierge.

 

Lorsque nos lèvres, usées par des mots futiles,

Prononcent un des noms de la Vierge avec amour

Alors, le monde de Dieu s’ouvre pour nous.

Son Royaume de Paix s’installe en nous.

 

Ainsi, à chaque Ave Maria qu’il récite,

l’homme se trouve projeté

dans ce lieu infiniment infini

où s’élabore l’amour de charité.

 

Car les entrailles de la Vierge forment

le laboratoire choisi par Dieu

où se fabriquent le salut et la Paix.

 

Goûtons chaque syllabe en la prononçant

avec une attention extrême.

Nous le pouvons, il ne s’agit que de sept mots :

Je te salue, Reine de la Paix.

 

† Luc Ravel, évêque aux Armées françaises

Prière écrite pour le Pèlerinage Militaire International 2012

 

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Publié le 10 Mai 2012

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