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Publié le 21 Mai 2012

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Frère André-Junien,

 

vous êtes moine bénédictin dans le premier monastère créé en Occident. Votre communauté est organisée autour de la règle de Saint Benoît. Quels sont, d’après-vous les thèmes les plus forts, c’est-à-dire mieux adaptés, de cette Règle au regard des vicissitudes de notre époque ?

 

Une règle de vie permet à tous ceux qui l’adoptent de vivre en harmonie entre eux et grâce à cette référence commune d’avoir une vision partagée permettant de surmonter bien des obstacles et des difficultés liés aux différences de sensibilités, de caractères, d’opinions, d’intérêts personnels.

 

De plus, quand ce que met en avant cette règle de vie touche d’abord la relation à l’Autre et aux autres (le premier mot de la Règle est « Ecoute » : « Ausculta » en latin), et le bonheur (Dans les premières phrases du Prologue se trouve la question posée au lecteur) : Quel est celui qui désire la vie et voir des jours heureux ? (Pr.15).

 

N’est-ce pas aller à l’essentiel et rejoindre les aspirations les plus profondes chez tout homme ?

 

Pour cela, la Règle nous invite d’abord à nous centrer sur l’Absolu, le Seul, l’Unique Absolu, que nous nommons Dieu, Créateur de toutes choses, que les chrétiens confessent comme une Triade : Père, Fils et Esprit, et qu’ils définissent comme l’Amour et qui s’est révélé dans l’histoire d’un Peuple et à la fin par son Envoyé, son Fils fait homme, Jésus de Nazareth, le Messie annoncé par les Prophètes.

 

Le recours à cet unique et indépassable Absolu qu’est Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit, libère des idoles, et la première forme d’idolâtrie, la plus répandue, est l’égoïsme, à laquelle on peut lier aussi la présomption.

 

Avant tout, dit le début du Prologue de la Règle, demande-Lui par une très instante prière qu’Il mène à bonne fin tout bien que tu entreprennes (Pr.4 ; cf.Pr.18 ; 29-31 ; 41). Cela rappelle la parole de Jésus dans l’évangile de Jean : Demeurez en moi, car sans moi, vous ne pouvez rien faire (Jn.15,5).

 

Dans cette Règle de vie, un autre thème central se rattache directement aux deux premiers mentionnés, c’est celui de « la vie véritable », la vie céleste et éternelle, qui nous est promise par Dieu et son Envoyé, après notre séjour sur terre, après notre mort physique.

 

L’absence pour beaucoup de nos contemporains de perspective d’un au-delà, les acculent souvent au découragement, à la dépression, au désespoir, à la révolte, à la violence.

 

Le Prologue de la Règle évoque cet avenir éternel en des termes bibliques variés : si tu veux avoir la vie véritable et éternelle (Pr.17) ; Voyez comme le Seigneur lui-même nous montre le chemin de la Vie (Pr.20) ; méritons de voir un jour Celui qui nous a appelés dans son Royaume (Pr.21) ; si nous voulons habiter dans le Tabernacle de ce Royaume (Pr.22 ;23) ; Si nous sommes désireux d’éviter les peines de l’enfer (« punition éternelle » : Pr.7) et de parvenir à la vie éternelle, courons et faisons dès maintenant ce qui nous profitera pour toute l’éternité (Pr.42,44) ; Garde-toi de quitter « la Voie du Salut » (Pr.48).

 

Cette Règle n’est que la mise en application d’un texte fondateur qui a révolutionné le monde et que le monde d’aujourd’hui (le nôtre) semble royalement ignorer ou du moins coupablement négliger : orgueil démesuré ou aveuglement suicidaire ?

 

C’est pourquoi dans le Prologue retentissent ces autres appels : Ouvrons les yeux à la lumière qui divinise (Pr.9) Que celui qui a des oreilles entende ce que dit l’Esprit (Pr.11).

 

Et quelques versets plus loin, le Prologue précise et dévoile son programme de vie : Sous la conduite de l’Evangile, avançons dans ses chemins (Pr.21)

 

Pour achever, le Seigneur attend de nous que nous répondions chaque jour par nos actions à ses saintes leçons (Pr.35).

 

Un dernier thème majeur mérite d’être relever, c’est celui de la « lutte ». Tout cela : « Chercher Dieu », « vivre la fraternité », « aspirer à la vie véritable », « sous la conduite de l’évangile », au prix d’un dur « combat » contre soi-même et contre toutes les forces du monde-sans-Dieu, demande des efforts, du courage, des sacrifices, des renoncements, de la détermination, de la persévérance, voire de l’héroïsme.

 

Choisir l’absolu du Christ et de son Evangile, implique un combat héroïque contre son ego, contre ses propres passions, contre la soif de domination, contre les valeurs du monde telles que l’avoir, les richesses, le savoir, le pouvoir.

 

Chercher à entrer en relation vitale et salutaire avec « Dieu », et avec son prochain, tendre vers « la vie éternelle », avec l’aide de « l’Evangile » de l’amour, et pour cela être prêt à « se battre », voici quatre grands thèmes très actuels puisque plutôt délaissés et si loin des préoccupations des hommes de ce temps, et cependant si nécessaires et si urgents.

 

 

 

2- A l’heure du « zapping » comme mode de vie, pourquoi un engagement solennel monastique d’une vie terrestre a toujours sens pour vous ? Que diriez-vous aux plus jeunes qui voudraient tout essayer, entreprendre, sans exclusive et ne point se limiter à un engagement définitif ?

 

Le sens à donner à un engagement définitif et absolu est de l’ordre ontologique et relationnel : c’est parce que l’Absolu appelle l’absolu, la Sainteté appelle la sainteté, l’Amour appelle l’amour.

 

Quand Dieu s’adresse à l’homme, il le fait en ces termes péremptoires : c’est le premier commandement : tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force. « Aimer Dieu avec tout son être », voilà l’homme tel que Dieu le veut et pour quoi Il l’a fait.

 

L’homme est fait pour la totalité et tant qu’il se vautre dans la superficialité, l’éphémère, le clinquant, il ne peut se satisfaire, il ne peut être heureux, et ne peut atteindre son plein accomplissement.

 

Le zapping est un mode de vie errante, sans choix, sans stabilité, sans persévérance, sans ancrage, qui met tout sur le même plan, et où n’existe pas une valeur suprême, un centre de gravité, une relation exclusive permettant de vivre dans l’ordre, dans la paix, dans l’amour divin, dans la béatitude finale d’une manière anticipée.

 

Sans engagement total et définitif, on ne peut rester qu’à la surface des choses et des êtres, et d’abord de soi-même. Seul le don de soi-même sans réserve et sans retour peut nous faire entrer dans une spirale du don de soi qui aboutit au don de soi trinitaire, à l’Amour qu’est Dieu, l’origine de tout et la fin de tout.

 

 

 

3- Le monde économique pleure la chute des valeurs morales. Croyez vous, que sur le plan spirituel il existe une moralité autre que le respect de l’Autre, et si oui, laquelle ?

 

La conduite morale consiste à ne pas se laisser dominer par les passions, et la première d’entre elles est l’orgueil qui nous fait penser que nous n’avons pas besoin d’observer l’instruction divine du Décalogue, des dix interdits qui constituent l’ossature principale de toute vie morale, et la base indépassable de toute vie paisible en société.

 

Le Décalogue dénonce tous les maux moraux : l’idolâtrie, le mensonge, l’avidité, le meurtre, le vol, l’adultère, la concupiscence, l’envie des biens d’autrui.

 

Savoir conduire sa vie en fonction des autres et des contingences ne peut être laissé à la discrétion de chacun.

 

Aujourd’hui ce qui semble primer c’est l’intérêt personnel, souvent égoïste, et on peut être égoïste au niveau même d’une nation entière. Le souci du bien commun est sans doute ce qui devrait être le plus mis en avant. Le bien commun ne s’oppose pas au bien des personnes, mais au contraire le conditionne. Chaque jour nous le démontre : dans notre monde rien n’est isolé mais tout obéit à une loi de dépendance et de conséquences, la moindre action cachée a des répercussions mystérieuses mais réelles sur tout le reste…

 

A quand dans toutes nos écoles, de la maternelle à l’Université, une étude sérieuse et approfondie de ce texte primordial du Décalogue dont celui des « Déclarations des droits de l’homme » ne constitue qu’une pâle copie ?

 

 

 

4-Qu’est-ce que vivre pour vous ?

 

Vivre c’est être doué de cette existence humaine qui nous fait passer du néant et nous promet l’infini.

 

Encore faut-il reconnaître ce don formidable qu’est la vie et dont nous sommes les simples dépositaires. Bien des gens pensent en être les propriétaires exclusifs et sont portés à traiter la vie à leur guise : suicide, euthanasie, avortement…quel gâchis !

 

La vie sur terre n’est que l’antichambre de la vraie vie, comme la vie intra utérine n’est que la préparation de la vie humaine.

 

Ici bas, les hommes devraient se considérer comme des embryons d’êtres éternels.

 

La vie sur terre n’est pas toute la vie, elle n’en est que le commencement, le balbutiement, l’échafaudage, elle doit s’épanouir en vie éternelle.

 

Et si la vie éternelle est la participation plénière à la vie divine qui n’est qu’Amour, l’amour est le vrai sens de la vie et sa fin dernière, comme nous le révèle l’Evangile.

 

 

 

5- Satisfaire des besoins par la production de richesse est la clé de l’économie. Votre communauté fabrique le Scofa pour le vendre et permettre notamment à la communauté de faire face à ses obligations. Comment verriez-vous la hiérarchie de la matérialité au regard du recours à l’essence divine ?

 

Vie matérielle et vie spirituelle ne s’opposent pas, elles sont imbriquées l’une dans l’autre. Saint Benoît affirme dans la Règle : Ils seront véritablement moines s’ils vivent du travail de leurs mains à l’exemple de nos pères et des Apôtres ( RG.48,8). Le travail qui permet de produire des richesses est un des piliers de la vie bénédictine à qui le Moyen-âge a donné comme devise : Ora et labora.

 

Le travail non seulement est source de richesses matérielles mais aussi spirituelles : ainsi parlant du travail de la cuisine où les frères doivent se relayer, il est dit : Par cet exercice on acquiert plus de mérite et de charité (RB.35,2).

 

Le travail protège contre l’oisiveté (« ennemie de l’âme »), mais aussi est obéissance, service, amour des frères. En cela le travail acquiert une place, un rôle et un statut privilégié dans la tradition monastique, et est mis au même rang qu’une activité spirituelle comme la lectio divina.

 

Ainsi un frère qui ne peut passer tout son dimanche à faire des lectures spirituelles ou à prier, on doit lui donner un travail manuel pour l’empêcher de tourner en rond (RB.48,23).

 

Mais le travail ne doit pas être non plus une obsession, surtout si la cupidité s’en mêle. Pour ce qui concerne les prix des fruits du travail, précise la Règle, on veillera à ce que l’avarice ne s’y glisse pas. Au contraire on vendra un peu moins cher que les séculiers, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié (RB.57,7-8).

 

 

 

6-U n moine bénédictin n’est pas seul. Quelle est sa plus précieuse et constante compagnie ?

 

L’un des plus grands théoriciens de la vie monastique (Evagre) donne cette définition du « moine » :

 

Moine est celui qui est séparé de tous pour être uni à tous. A mon avis, il faut compléter et couronner cette définition par cette autre : Moine est celui qui n’a regards que pour Dieu seul, qui n’a de désirs que pour Dieu seul, et qui ne voulant plaire qu’à Dieu seul, devient cause de paix pour les autres.

 

Le moine comme son nom l’indique ne s’encombre pas de préoccupations diverses, il reste unifié pour une seule chose : plaire à Dieu, servir Dieu qui l’a appelé à être son serviteur, Lui obéir, L’Ecouter dans sa Parole, et s’appliquer à accomplir Sa Volonté.

 

Aussi l’Ecoute assidue, amoureuse de la Parole divine, à travers les Saintes Ecritures principalement, mais aussi dans la liturgie, et dans les lectures communes faites au réfectoire, au chapitre, jusque dans le travail, est l’activité essentielle du moine.

 

Le moine vit avec la Parole de Dieu en tout temps, en tout lieu, en toutes circonstances, il en reçoit une nourriture surnaturelle, et y puise des forces toujours neuves, pain pour l’âme, lumière pour l’esprit, paix pour le cœur.

 

 

 

 

 

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Publié le 20 Mai 2012

 

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Il était une fois un petit garçon qui, le matin de bonne heure, entre dans la belle église de son quartier. Une belle église, peut-être un peu comme celle-ci. Il aperçoit alors une statue de la Vierge Marie. Il s'approche d'elle, un cierge à la main, pour lui faire une prière quand, tout à coup, la statue lui fait un sourire.


Très impressionné, le petit garçon lui demande comme pour se rassurer :


- Bonjour, Madame ! Vous êtes bien la Sainte Vierge ?


- Tu me connais donc, mon garçon ? dit-elle d'une voix douce et bienveillante.


- Oh oui ! Vous êtes la Maman de Jésus. On vous voit souvent dans les églises, répond-il fièrement.


- C'est normal, mon enfant. Car c'est ma place d'être là dans les églises où les gens se rassemblent pour prier. Et tu vois, j'aime à tenir ma place au coeur de l'Eglise (pause). Tu sais, j'ai reçu de mon Fils Jésus la grande et belle mission de veiller sur tous ses amis, ceux qu'on appelle ses disciples. Il me les a confiés le jour où, sur la croix, il est mort pour sauver tous les hommes.


- Pour sauver tous les hommes ? interroge l'enfant. Mais les sauver de quoi ?


- Eh bien, pour les sauver du grand malheur qu'on appelle la mort éternelle. On disait autrefois l'enfer. Alors je veille, constamment, et je protège tous mes enfants pour qu'ils évitent de faire le mal qui conduit loin de Dieu.


- Oh là là, Vierge Marie ! Heureusement que vous êtes là ! Si je comprends bien, vous êtes dans l'Eglise comme les mamans qui sont à la maison pour qu'il n'arrive rien aux enfants...


- Oui, c'est un peu çà, acquiesce la Belle Dame amusée. Mais je ne fais rien toute seule ; alors qu'au contraire, souvent, les grandes personnes veulent tout faire toutes seules, sans l'aide du Seigneur.


Et comme la vie n’est pas toujours facile, alors certains jours elles sont tristes et découragées, et parfois même se sentent perdues. Certaines pensent qu'elles sont parfois obligées de faire ce qui est mal ; ou encore qu'il leur est impossible d'obéir à ce que leur demande mon Fils Jésus. Et pourtant, n'a-t-il pas redit à ses disciples : "Sans moi vous ne pouvez rien faire" ?!

 

- Mais Vierge Marie, interrompt l'enfant, Jésus n'est plus là !


- C'est vrai. D'une certaine manière tu as raison : il est remonté au Ciel auprès de son Père d'où il est venu. C'est la fête de l'Ascension. Mais justement, il a promis qu'il nous enverrait son Esprit Saint.

 

Et le jour de la Pentecôte, les Apôtres et moi-même, nous étions réunis au Cénacle, quand tout à coup le Saint Esprit est venu sur chacun d'eux. Et cela a été extraordinaire ! Pour moi, ce n'était pas tout à fait nouveau. Car après l'annonce de l'Ange Gabriel, tu te rappelles, l'Esprit Saint a envahi tout mon être et il a conçu en mon sein le Fils de Dieu. Grâce à l'Esprit Saint, Dieu, entends-bien, le Fils de Dieu est devenu mon Fils. Depuis lors, on m'appelle la Mère de Dieu !


- Quelle merveille ! s'exclame le petit.


- Oui, comme tu dis :"Le Seigneur a fait pour moi des merveilles" !


- Mais, Vierge Marie, qui c'est, l'Esprit Saint ? demande l'enfant très curieux.


- Oh, tu le connais déjà un peu, lui fait-elle remarquer. Il est très discret mais il agit partout où il se fait du bien, dans le coeur des croyants et spécialement au coeur de l'Eglise. Il faut que je t'explique : on a du Saint Esprit plusieurs représentations car, bien entendu, il demeure invisible.


C'est d'abord l'eau. L'eau du baptême. Elle montre l'action du Saint Esprit qui lave et purifie

le coeur de l'homme du malheur du péché originel. Il devient ainsi enfant de Dieu.


Ensuite on représente l’Esprit Saint par l'onction d'huile. L'huile qui manifeste la marque indélébile de l'Esprit Saint qui fait de nous d'autres "Christs", comme Jésus, c'est-à-dire des

chrétiens.


C'est aussi le feu. Le feu brûle et montre la puissance de l'Esprit Saint qui transforme tout ce qu'il touche. Te souviens-tu des langues de feu sur chacun des Apôtres ? Ils ont été transformés et sont devenus très courageux alors qu'ils avaient peur d'être chrétiens. Ils ont eu une parole enflammée pour proclamer la Bonne Nouvelle au monde entier ! Et le coeur des disciplesd'Emmaüs ?! N'était-il pas tout brûlant de ce feu de l'Esprit Saint quand au jour de Pâques ils comprenaient enfin la vérité ?!


C'est pourquoi on l'appelle aussi la Lumière, puisqu'en Lui, il n'y a ni mensonge ni cachotterie.


On dit également que le Saint Esprit est la main de Dieu, la main du Père. Car c'est lui qui

consacre et sanctifie, qui bénit et qui guérit et surtout qui pardonne les péchés, même les plus terribles. Et c'est ce que nous montrent les mains du prêtre quand il donne les sacrements.


L'image la plus belle est celle du souffle. Parce que l'Esprit Saint est ce Souffle divin qui

nous donne la vie, la vie éternelle, qui anime notre foi et inspire notre prière. Ainsi Jésus est

toujours présent dans notre vie.


Et enfin on a l'habitude de dessiner l’Esprit Saint sous la forme d'une colombe. Sais-tu

pourquoi ? Parce que ce bel oiseau d’une blancheur étonnante représente la pureté de l'amour de Dieu, qui vient se poser sur nous le jour de notre baptême et qui veut y demeurer toujours.

 

Notre garçon essaie bien de suivre ce que lui explique Notre Dame mais poursuivant son

idée, il insiste :

- Mais qui c'est, l'Esprit Saint, Vierge Marie ?


- Tu te souviens de ton signe de Croix ? reprend la Belle Dame. Eh bien, c'est la Troisième

Personne divine de la Sainte Trinité... C'est Dieu, Amour infini, qui unit le Père au Fils et le Fils au Père dans un bonheur qui n'a ni commencement ni fin !


- Que c'est beau ! s'exclame notre jeune enquêteur. Et Jésus nous l'a donné ?


- Oui, mon garçon !


- Et il est dans mon coeur ?!


- Oui, mon garçon ! Mais n’oublies jamais de le demander à Jésus dans ta prière, surtout en faisant un beau signe de croix. C'est Lui, l'Esprit Saint, qui te fera toujours davantage penser comme Jésus, agir comme Lui, prier et aimer comme Lui. C'est ainsi que tous les chrétiens peuvent prier ensemble, aimer d'un seul coeur et grandir en sainteté en ressemblant de plus en plus à Jésus, chacun selon sa vocation.


- Ah ! je comprends mieux, dit-il en hochant la tête. En fait l'Esprit Saint, c'est celui qui donne l'esprit de famille chez les chrétiens !


- Exactement.


- Tu sais, Vierge Marie... Aujourd'hui il y a ma famille qui vient, ici, à Saint-Paul.


- Oui, je sais, sourit la Vierge Sainte. Et c'est aussi aujourd'hui que mon Fils Jésus rassemble tous les chrétiens du monde pour leur donner à nouveau son Esprit Saint, l'Esprit de Famille des enfants de Dieu. Alors bonne fête de famille, mon enfant ! Tu sais, c'est une grâce que de vivre d'un esprit de famille. Profites-en bien, et sois fidèle !

- Merci, Vierge Marie ! répond l'enfant tout heureux. (pause)


Il posa son cierge en silence devant la statue qui s'immobilisa... et il rejoignit les grandes

personnes qui déjà entraient dans l'église pour répondre à l’appel de l’Esprit Saint et rendre grâce à la messe de ce jour.

 

fr. Antoine-Marie Berthaud, op

 

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Rédigé par fr. Antoine-Marie Berthaud, op

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Publié le 14 Mai 2012

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link photos en ligne . 

 

Entre toutes les Neuvaines, dit saint Alphonse de Liguori, celle dû Saint-Esprit tient le premier rang, parce qu'elle a été célébrée d'abord par les Apôtres et la sainte Vierge dans le Cénacle et qu'elle est riche de tant de prodiges et de dons précieux, surtout des dons de l'Esprit-Saint lui-même, que Jésus-Christ nous a mérités par sa Passion. C'est ce que Notre Seigneur a voulu nous apprendre, lorsqu'il dit à ses disciples que s'il ne mourait, il ne pourrait nous envoyer le Saint-Esprit. Nous savons en outre, par la foi, que le Saint-Esprit est l'amour que se portent mutuellement Dieu le Père et le Verbe Eternel; c'est pourquoi le don de l'amour que le Seigneur accorde à nos âmes et qui est le plus grand de tous les dons, est spécialement attribué au Saint-Esprit, selon ce que dit l'Apôtre que la charité de Dieu est répandue en nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. Il convient donc que dans cette Neuvaine, nous considérions principalement le grand prix de l'amour divin, afin que nous en concevions un vif désir et que nous tachions de l'obtenir par de pieux exercices « et surtout par de ferventes prières, puisque Dieu l'a promis à qui le demande humblement. » « Il faut aimer Dieu, et l'aimer par-dessus toutes choses: c'est le premier et le plus grand commandement.

 

Plus on aime Dieu, plus on est saint.

 

Or, un grand Saint disait que c'est l'oraison qui introduit l'amour divin dans le cœur de l'homme; mais c'est la mortification qui ôte les affections terrestres et le rend capable de recevoir ce feu sacré.

 

Pour l'Eglise, notre saint-Père, notre évêque, et nos futurs diacres et prêtres.

 

 

Je vous propose cette neuvaine : link

 

 

 

 

 

 

 


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Publié le 12 Mai 2012

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"À la famille humaine prête à sacrifier ses liens les plus saints sur l’autel de l’égoïsme mesquin de la nation, de la race, de l’idéologie, du groupe, de l’individu, notre Mère bénie est venue du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour de Dieu qui brûle dans le sien"

 

Benoît XVI

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Mai 2012

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  couvent des capucins de Bayonne 1960 - 1966 

 

 

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Nous sommes toujours débiteurs.

 

Quand nous arrivons à l'âge des séniors, nous idéalisons sans doute beaucoup les années de notre enfance. On voudrait retourner en arrière, nostalgiques d'un certain passé, revivant surtout les moments heureux de cette période particulièrement, puisqu'aujourd'hui de cette époque épique, il  reste encore le couvent,  la chapelle, trois tombes, ... mais plus de capucins! 

Témoignage d'une vie donnée. Les pères François, Théotime, Cyprien, Stanislas,  Louis-Marie, le père Bernard, que j'ai toujours gardé en mémoire,  à l'époque directeur de l'école Saint François.  Je devais être souvent avec lui... Et les autres dont j'ai perdu le nom.

Nous nous souvenons de ces moments comme si c'était hier.

Je ne me rappelais plus de leur tonsure, de leur barbe ! ... j'avais des ombres, qui me sont restées comme celui qui s'occupait des enfants de choeur, ..je voyais un grand moine rigolo...


.En voyant - deo gratias -  de leurs photos de l'époque, envoyées récement,  je me suis dit oui nous avons eu de la chance de connaître tout cela. 


Aujourd'hui il ne reste plus que deux pères capucins âgés de 90 ans dont si j'ai bien compris mon bon père Bernard... 


La tempête moderniste a soufflé dans les rangs les deshabillant de leur identité religieuse. Terribles années 60 ..  Nos parents en ont été les témoins et réagissaient courageusement contre toute cette destruction massive qui a commencé là,  par  l'autel central. Nous portions un escabeau au petit père François pour qu'il accède au Tabernacle.. un bel autel en bois si mes souvenirs sont bons... 


Beaucoup ont subi les changements, par obéissance à l'ordre, soumis, résignés. Même si sans doute il y avait parmi eux des loups, des responsables, des mercenaires.

 

Mais certains se sont aussi battus jusqu'au bout pour garder leur bure, leur messe, leur liturgie, la fidélité à leur règle et en sont devenus des martyrs. Un jour aussi l'Eglise les portera sur nos autels comme les martyrs espagnols. Une des plus grandes révolutions du vingtième siècle. Martyrs de la révolution moderniste, il faudra y penser, leur demander pardon de tout le mal, qu'on a pu leur faire ..


Sur le site du diocèse de Bayonne on disait de ce père qu'il se levait la nuit, quand nous y êtions, pour prier pour les vocations...


Nous leur servions la messe, tout petits. Oh certes pas avec une grande piété ni grande dévotion. On était ce qu'on était. ..   Cela faisait partie de l'éducation parentale. Les messes de minuit, les veillées pascales.Je me rappelais de tout ça avec un autre enfant de choeur.. retrouvé par hasard ces jours-ci.

 

Je pense à toute ces vies données au Bon Dieu, toutes ces vies données au Christ, toute leur jeunesse qu'ils ont sacrifié,  et  tout le bien accompli, la foi transmise. Seul cela compte, seul cela reste...


Je ne les idéalise pas non plus, des hommes capables du bien comme du mal comme nous. Dieu seul en est le juge. Le moine reste un homme pécheur qui tend d'une manière radicale à la perfection évangélique.


Aujourd'hui comme beaucoup de religieux on les enterre sans habits sans rien, en habits civils, cravatés;  déjà un mort,  ça fait froid mais là  brrr.. , quand on voit ça,  mais ils retrouveront là-haut leur bure, leurs sandales, leur ceinture, leur rosaire qu'ici-bas au nom de la sainte obéissance on leur a demandé d'enlever ou parce qu'ils ont voulu faire comme tout le monde....Saint François se charge de leur garde robes !  

 

Puisque nous sommes dans le temps pascal je réfléchissais à la miséricorde. Ils ont eu déjà leur jugement particulier. Au jugement général alors nous interviendrons pour dire:" hep hep hep !!! ils ont laissé une marque indélébile sur nos âmes! "Je les regardais étant petit descendre à vélo en bure avec les élèves,  à la Chambre d'amour. Et je les enviais...Toutes les messes que nous leur servions, l'affection qu'ils avaient envers nous...les sacrements qu'ils nous ont donnés ..Je pense que cela doit être la miséricorde, ...s'il n'y en avait pas pour eux, pourquoi il y en aurait-il une pour moi !


...et Dieu s'est servi de tout cela pour que l'on puisse à notre tour être témoins de l'Evangile.

 

Misericordia et veritas obviaverunt sibi, iustitia et et pax osculatae sunt. La miséricorde et la justice se sont embrassés, espérant qu'il en sera ainsi pour chacun de nous, que nous aurons aussi nos défenseurs. Et nous nous embrasserons à notre tour, heureux de nous retrouver.

 

 Cinquante ans après, quand je vois l'accueil fait par les biarrots à la décision de Mgr Aillet d'installer la communauté saint Martin, je me dis au fond rien n'a vraiment changé! le modernisme, lui a survécu. 

 

si vous avez des témoignages ! n'hésitez pas... !!! 5 enfants de choeur sur ma liste !


Misericordias Domini in aeternum cantabo!

 

 

le petit Placide.

 


 


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Publié le 10 Mai 2012

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"Je te salue,

Reine de la Paix"

 

Tout commence quand Dieu salue Marie.

À ce moment-là, Dieu entre

en son sein tout vierge.

Tout recommence quand l’homme salue Marie.


À ce moment-là, l’homme entre

en son sein toujours vierge.

 

Lorsque nos lèvres, usées par des mots futiles,

Prononcent un des noms de la Vierge avec amour

Alors, le monde de Dieu s’ouvre pour nous.

Son Royaume de Paix s’installe en nous.

 

Ainsi, à chaque Ave Maria qu’il récite,

l’homme se trouve projeté

dans ce lieu infiniment infini

où s’élabore l’amour de charité.

 

Car les entrailles de la Vierge forment

le laboratoire choisi par Dieu

où se fabriquent le salut et la Paix.

 

Goûtons chaque syllabe en la prononçant

avec une attention extrême.

Nous le pouvons, il ne s’agit que de sept mots :

Je te salue, Reine de la Paix.

 

† Luc Ravel, évêque aux Armées françaises

Prière écrite pour le Pèlerinage Militaire International 2012

 

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Publié le 10 Mai 2012

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Publié le 9 Mai 2012

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« Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus s’éleva au ciel ; et il siège à la droite de Dieu. » Nous savons par l’Ancien Testament qu’Elie a été ravi au ciel .

 

Mais outre le ciel aérien, il y a le ciel éthéré. Le ciel aérien est proche de la terre : ainsi, nous parlons des oiseaux du ciel, parce que nous les voyons voler dans les airs. Or c’est dans ce ciel aérien qu’Elie a été élevé pour être conduit soudainement dans une région secrète de la terre, où il vit dans un grand repos de la chair et de l’esprit jusqu’à ce qu’il revienne à la fin du monde et acquitte sa dette envers la mort.

 

S’il a en effet remis sa mort à plus tard, il n’y a pas échappé. Notre Rédempteur, au contraire, n’ayant pas remis sa mort à plus tard, en a été vainqueur ; il a détruit la mort en ressuscitant, et manifesté la gloire de sa Résurrection en montant au ciel. Il faut encore noter qu’Elie, d’après ce que nous lisons, est monté au ciel dans un char : cela montrait bien que n’étant qu’un homme, il avait besoin d’une aide extérieure. Ces secours et les signes qui nous les révèlent sont le fait des anges : Elie, appesanti qu’il était par la faiblesse de sa nature, ne pouvait monter par lui-même au ciel, fût-ce le ciel aérien. Quant à notre Rédempteur, on ne lit pas qu’il fut élevé par un char ou par les anges : celui qui avait tout créé n’avait besoin que de sa propre puissance pour se voir porté au-dessus de tout. Il s’en retournait là où il était déjà ; il s’en revenait de là où il demeurait, puisque lors même qu’il montait au ciel par son humanité, il contenait à la fois la terre et le ciel par sa divinité.


 . De même que Joseph, vendu par ses frères, a figuré la vente de notre Rédempteur, Enoch, transporté (cf. Gn 5, 24), et Elie, élevé au ciel aérien, ont symbolisé l’Ascension du Seigneur. Ainsi, le Seigneur eut des précurseurs et des témoins de son Ascension, l’un avant la Loi, l’autre sous la Loi, pour que vînt un jour celui qui serait capable de pénétrer vraiment dans les cieux. D’où l’ordre qui existe entre l’élévation du premier et celle du second, lesquelles se distinguent par une certaine gradation.

 

Car on nous rapporte qu’Enoch fut transporté, et Elie élevé au ciel, pour que vînt ensuite celui qui, sans être ni transporté ni élevé, pénétrerait dans le ciel éthéré par sa propre puissance. Par le transfert de ces deux serviteurs qui symbolisaient son Ascension, puis en montant lui-même au ciel, le Seigneur a voulu aussi manifester qu’il allait nous accorder, à nous qui croyons en lui, la pureté de la chair, et faire croître par son aide la vertu de chasteté à mesure que les temps se développeraient. Enoch eut en effet une épouse et des fils. Par contre, on ne lit nulle part qu’Elie ait eu une épouse et des fils. Mesurez donc par quels degrés la sainte pureté s’est accrue, d’après ce que ces serviteurs transportés et le Seigneur en personne dans son Ascension nous font voir clairement : Enoch, qui fut engendré par une union charnelle, et qui engendra de la même manière, fut transporté ; Elie, qui fut engendré par une union charnelle, mais qui n’engendra pas lui-même de cette façon, fut enlevé ; quant au Seigneur, qui n’engendra pas ni ne fut engendré par une union charnelle, il s’éleva au ciel [par sa propre puissance].

 

7. Il nous faut aussi considérer pourquoi Marc affirme : « Il siège à la droite de Dieu », alors qu’Etienne dit : « Je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » (Ac 7, 56). Pourquoi Etienne assure-t-il le voir debout, alors que Marc le voit assis ?

 

Mais vous le savez, mes frères : siéger convient à celui qui juge, se tenir debout, à celui qui combat ou qui vient au secours. Puisque notre Rédempteur, élevé au ciel, juge dès à présent toutes choses, et qu’à la fin des temps il viendra en Juge universel, Marc nous le représente siégeant après son élévation, puisqu’au terme, après avoir été glorifié en son Ascension, il apparaîtra en Juge. Etienne, lui, en proie aux souffrances du combat, vit debout celui qui le soutenait : pour qu’il pût triompher de l’incroyance de ses persécuteurs sur la terre, Dieu combattit pour lui du haut du Ciel en le secondant de sa grâce. 8. Le texte poursuit : « Pour eux, ils s’en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur travaillant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l’accompagnaient. »

 

Que devons-nous considérer en cela, que devons-nous en confier à notre mémoire, sinon que l’ordre du Seigneur fut suivi d’obéissance, et l’obéissance de miracles ? Mais puisque Dieu nous a guidé pour parcourir avec vous ce passage d’Evangile en l’expliquant brièvement, il ne nous reste plus qu’à vous faire part de quelques considérations sur la grande solennité [d’aujourd’hui].

 

9. Il faut d’abord nous demander pourquoi nous ne lisons pas [dans l’Evangile] que les anges apparus après la naissance du Seigneur se fussent montrés vêtus de blanc, alors que nous le lisons de ceux envoyés lors de son Ascension, comme le dit l’Ecriture : « Tandis qu’ils le regardaient, il fut élevé, et une nuée le déroba à leurs yeux.

 

Et comme ils avaient leurs regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’éloignait, voici que deux hommes parurent auprès d’eux, vêtus de blanc. » (Ac 1, 9-10). Les vêtements blancs manifestent au-dehors la joie et la fête de l’esprit. Pourquoi donc les anges n’apparurent-ils pas vêtus de blanc après la naissance du Seigneur, mais vêtus de blanc lors de son Ascension, sinon parce que l’entrée au Ciel du Dieu fait homme a constitué pour les anges une grande fête ? Si par la naissance du Seigneur, la divinité semblait abaissée, par son Ascension, l’humanité a été glorifiée. Or des vêtements blancs conviennent mieux à une glorification qu’à un abaissement. Les anges devaient donc se montrer vêtus de blanc au moment où le Seigneur montait [au ciel], puisque celui qui dans sa naissance était apparu comme un Dieu abaissé se manifestait dans son Ascension comme un homme glorieusement élevé.

 

 Mais en cette solennité, frères très chers, il nous faut considérer avant tout que le décret qui nous condamnait a été aujourd’hui abrogé, et abolie la sentence qui nous vouait à la corruption. Car cette même nature à qui il avait été dit : « Tu es terre, et dans la terre tu iras » (Gn 3, 19), est aujourd’hui montée au ciel. C’est en vue de cette élévation de notre chair que le bienheureux Job, parlant du Seigneur d’une manière figurée, le nomme un oiseau. Considérant que le peuple juif ne comprendrait pas le mystère de l’Ascension, Job déclare à propos du manque de foi de ce peuple : « Il n’a pas reconnu la route de l’oiseau. » (Jb 28, 7).

 

C’est à juste titre que le Seigneur a été appelé « oiseau », puisque son corps de chair s’est élancé vers l’éther.

 

Celui qui n’a pas cru à l’Ascension du Seigneur au ciel n’a pas reconnu la route de cet oiseau.

 


C’est de la fête d’aujourd’hui que le psalmiste affirme : « Ta magnificence s’est élevée au-dessus des cieux. » (Ps 8, 2). Et encore : « Dieu est monté au milieu d’une grande joie, le Seigneur au son de la trompette. » (Ps 47, 6). Et enfin : « Montant sur les hauteurs, il a emmené en captivité notre nature captive ; il a offert des dons aux hommes. » (Ps 68, 19). Oui, montant sur les hauteurs, il a emmené en captivité notre nature captive, puisqu’il a détruit notre corruption par la puissance de son incorruptibilité. Il a également offert des dons aux hommes : ayant envoyé du Ciel l’Esprit, il a accordé à l’un une parole de sagesse, à un autre une parole de science, à un autre le pouvoir d’opérer des miracles, à un autre le don des guérisons, à un autre la diversité des langues, à un autre l’interprétation de la parole (cf. 1 Co 12, 8-10). Il a donc bien offert des dons aux hommes.

 


C’est aussi de cette glorieuse Ascension que [le prophète] Habacuc a dit : « Le soleil s’est élevé, et la lune s’est maintenue à sa place. » (Ha 3, 11, d’après les Septante). En effet, que désigne le prophète par le terme de soleil, sinon le Seigneur, et par le terme de lune, sinon l’Eglise ? Tant que le Seigneur ne s’était pas encore élevé dans les cieux, sa sainte Eglise était paralysée par la crainte des oppositions du monde, tandis qu’après avoir été fortifiée par son Ascension, elle s’est mise à prêcher ouvertement ce qu’elle avait cru en secret. Le soleil s’est donc élevé, et la lune s’est maintenue à sa place, puisque le Seigneur ayant atteint le Ciel, l’autorité de la prédication de sa sainte Eglise s’en est accrue d’autant. Au sujet encore de l’Ascension, Salomon prête à cette Eglise la parole suivante : « Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes et franchissant les collines. ».

 

Considérant les points saillants des grandes œuvres du Seigneur, l’Eglise dit : « Le voici qui vient, bondissant sur les montagnes. » Car le Seigneur, en venant pour nous racheter, a exécuté, si je puis dire, des bonds. Voulez-vous les connaître, ces bonds, frères très chers ? Du Ciel il est venu dans le sein [de la Vierge], du sein [de la Vierge] dans la crèche, de la crèche sur la croix, de la croix au sépulcre, et du sépulcre il est retourné au Ciel. Voilà les bonds que la Vérité manifestée dans la chair a accomplis en notre faveur, pour nous faire courir à sa suite, car « le Seigneur s’est élancé joyeux comme un géant pour parcourir sa voie » (Ps 19, 6), afin que nous puissions lui dire de tout notre cœur : « Entraîne-nous après toi, et nous courrons à l’odeur de tes parfums. »

  

 

. Il nous faut donc, frères très chers, suivre le Seigneur par le cœur là où nous croyons qu’il est monté par le corps. Fuyons les désirs terrestres, et que rien parmi les choses d’ici-bas ne puisse désormais nous séduire, nous qui avons un Père dans les cieux. Considérons bien que celui qui s’est élevé au ciel tout pacifique sera terrible lors de son retour, et que tout ce qu’il nous a commandé avec douceur, il l’exigera alors avec rigueur. Faisons donc tous grand cas du temps qui nous est accordé pour faire pénitence ; prenons soin de notre âme tant que c’est possible. Car notre Rédempteur reviendra nous juger d’autant plus sévèrement qu’il se sera montré plus patient avant le jugement.

 


Souciez-vous donc de ces choses, mes frères, et ressassez-les en toute sincérité. Bien que votre âme soit encore ballottée par le remous des affaires, (...!!!) 

 

jetez pourtant dès maintenant l’ancre de votre espérance dans la patrie éternelle ;

 

affermissez l’orientation de votre esprit dans la vraie lumière.


 

Le Seigneur est monté au ciel, ainsi que nous venons de l’entendre ; méditons donc sans cesse ce que nous croyons.

 

Et si nous sommes encore retenus ici-bas par l’infirmité de notre corps, suivons cependant notre Dieu à pas d’amour.

 

Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui nous a donné un tel désir, ne le laissera pas sans réponse,

 

lui qui, étant Dieu, vit et règne avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

 

Amen.

 

St Grégoire le Grand.

 

"tournés vers les réalités d'En-Haut, avec l'Immaculée."

 

devise dom Antoine Forgeot.

père abbé émérite de Fontgombault.


 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Mai 2012

 

 

 

.

 

Pour un ami dont l'appartement vient d'être incendié.

 

merci ...

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 8 Mai 2012

http://www.corsematin.com/media_corsematin/imagecache/article-taille-normale-nm/image/protec/2012/05/04/16867640.jpg

 

Mgr Olivier de Germay, diocèse d'Ajaccio .  

 

http://www.catholicherald.co.uk/wp-content/uploads/2012/03/-16805.jpg

 


 

« J'ai vécu quelques jours dans le désert. J'y ai rencontré des gens qui vivaient avec trois fois rien et qui étaient plus heureux que moi. Des gens qui exhalaient une paix intérieure, alors que j'étais aux prises avec des sensations diffuses de mal-être.

 

J'ai pris brutalement conscience qu'en menant une vie centrée sur moi-même, je m'éloignais de l'essentiel. À ce moment-là, je ne pensais pas devenir prêtre, j'avais seulement le désir irrépressible de changer de vie… »

 

De retour en France, à la Toussaint 1990, le militaire, ému, choisit la retraite dans le silence méditatif de l'abbaye de Notre-Dame-de-Fontgombault.

 

« C'est là que le Seigneur m'attendait. Le troisième jour, le moine avec qui j'avais beaucoup parlé m'a dit que j'avais la vocation. Tout est devenu clair. Sans même répondre avec des mots, j'ai compris que j'acceptais cet appel, que je venais de dire oui, et j'ai su que ce serait la voie de mon accomplissement ».

 

 

« Un prêtre doit être heureux dans son ministère pour donner envie à des jeunes. Il est possible de faire naître des vocations.

 

Le grand défi consiste à renouer avec le sens de la pratique. On ne peut pas dire : le Christ oui, l'Eglise non. Sans pratique, plus de transmission possible de la foi.

 

Il faut rappeler que le Christ a aimé l'Eglise car l'Eglise est le moyen qu'il a choisi pour poursuivre son œuvre. Aussi, nous sommes appelés à poser sur l'Eglise un regard de foi qui va au-delà de sa dimension humaine ».

 

 

 

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