spiritualite

Publié le 15 Août 2012

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O Vierge, revêtue des rayons du soleil,

Au front couronné de douze étoiles,

La lune sert à vos pieds d'escabeau,

Vous êtes éclatante de gloire.

 

 

Triomphatrice de la mort, de l'enfer et du péché,

Vous prenez place près du Christ en vous penchant vers nous

Et c'est vous que proclament Reine puissante

Le ciel et la terre.

 

Mais le sinistre serpent persiste à menacer de maux

La lignée qui vous fut autrefois confiée;

Mère dans votre clémence, descendez jusqu'à nous

Et du malin écrasez la tête.

 

Protégez les fidèles

Ramenez les déserteurs au bercail sacré;

Et rassemblez de partout les nations

Longtemps environnées des ombres de la mort.

 

Indulgente aux coupables,

obtenez leur pardon;

Secourez l'affligé, l'indigent, le malade,

Espoir certain de salut pour nous tous,

Eclairez les aspérités de la vie.

 

 

 

- - - -

 

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ASSOMPTION


Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

 

(Fontgombault, le 15 août 2012)

 

 

Signum magnum apparuit in caelo.

“Un grand signe apparut dans le ciel.”

 


Chers Frères et Sœurs,  Mes très chers Fils,

 



Quel est donc ce grand signe qui remplit le ciel ? « Une femme enveloppée du soleil, et la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles» (Ap 12,1).

L’Église a vu dans la femme de l’Apocalypse la Sainte Vierge Marie. Elle est environnée de lumière, comblée de grâces et de gloire par Dieu. Le soleil, la lune, les étoiles et toute la création ne se ménagent pas pour honorer leur Reine. En la fête de l’Assomption, l’Église fête son triomphe. Au terme de son existence terrestre, Marie a été enlevée dans la gloire du ciel où elle a été couronnée Reine de l’univers. À la différence du Christ qui est monté au ciel, Marie a été enlevée, élevée au ciel, corps et âme. Cette faveur accordée par Dieu à celle qui avait abrité en son sein la seconde per- sonne de la Trinité ne doit pas nous tromper. Si Dieu a véritablement comblé de grâces la fille d’Anne et de Joachim, la prévenance divine a su également respecter la liberté de la Vierge de Nazareth.


Entre l’instant de sa conception immaculée et celui de son triomphe s’est écoulée la vie terrestre de Marie. L’Évangile rapporte peu d’événements, mais il enseigne ce qu’il est nécessaire de savoir. Tout en demeurant proche, la plus proche, de Dieu, Marie est restée également très proche des hommes. Elle est créature, née d’un homme et d’une femme.

 

Sa grandeur se résume en un mot : OUI.


Sa vie n’est qu’acceptation libre du plan divin. Marie s’est appliquée à rechercher la volonté de Dieu et à l’accomplir. Aussi le Seigneur a-t-il fait de grandes choses pour Elle, avec Elle, grâce à Elle.


Cette beauté, cette paix du cœur, cette union à Dieu, que Marie goûtait dès son pèlerinage sur la terre, n’ont pas aveuglé néanmoins la Mère de Dieu. Marie sait que sa vie et son mystère sont profondément liés aux membres de sa race, à ceux qui depuis le début des temps et jusqu’à la fin du monde ont peiné et peineront sur les chemins souvent tortueux de la terre.

 

En face du OUI se trouve la triste réalité du NON.

 

Les hommes, les sociétés mêmes, en ont tous fait l’expérience. Celle- ci se cristallise pour l’homme dans le refus de sa condition de créature et pour les sociétés dans le refus de la loi naturelle. L’ivresse d’une illusoire autonomie s’empare alors de l’homme et des sociétés, ouvrant la porte sur la spirale vertigineuse du mal, du mensonge, des guerres, de la souffrance, pain quotidien de notre humanité.


En ce jour, l’Église n’en fait pas trop pour Marie. Elle ne saurait excéder là où semble-t-il, Dieu lui-même a excédé. Marie est à la fois mère et fille de l'Église. Fille de l'Église, parce que, comme créature, elle est sauvée par Jésus. Mère de l'Église, en ce sens qu'elle est modèle de l'Église par sa collaboration à l'œuvre de salut, modèle du cheminement dans la foi. Une mère qui veut mener tous ses enfants à son Fils.


Mère de Dieu, Mère des hommes, Mère de l’Église, Marie est également Mère de notre pays dans la mesure où celui-ci lui a été consacré. En effet, le 10 février 1637, le roi Louis XIII plaça son royaume sous la protection de la très sainte Vierge Marie, afin disait- il, qu’il « soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis ; qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés.»


Le patronage de Notre Dame est aujourd’hui spécialement nécessaire à la France, menacée par des lois ou des projets de lois qui, au mépris de la nature humaine portent une grave atteinte à la famille et à la vie considérée de son début à sa fin naturelle.

 

Il s’agit d’obtenir le respect du plan de Dieu annoncé dès la création du monde : « Homme et femme, il les créa » (Gn 1,27). Sur quels principes pourrait se fonder une société pour s’arroger le droit de modifier les concepts de mariage, de famille et finalement d’amour ?


La déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme : « L’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits ».

 

Faudrait-il rappeler aux hommes et aux femmes de notre temps qu’ils ont été conçus à partir d’une cellule masculine et d’une cellule féminine ? que c’est, pour la plupart, grâce à la présence diverse, complémentaire et gratuite d’un papa et d’une maman que s’est construite leur personnalité ? Faut-il ignorer le drame de tant d’enfants déséquilibrés suite à des situations familiales difficiles ?

 


Beaucoup se taisent. Beaucoup se désintéressent. L’enfant devient, toujours plus, un jouet que les adultes suppriment ou se disputent selon les besoins du moment. Paradoxe d’une société qui, à la fois, autorise l’avortement et qui remet l’enfant à des couples, désireux certes d’en posséder un, mais incapables, compte tenu de leur constitution, de lui offrir un lieu favorable à un développement harmonieux.


Au fond, y-a-t-il vraiment paradoxe ?

 

L’enfant a toujours été celui qu’il est facile de sacrifier sur l’autel du dieu du monde qui se nomme plaisir. Les enfants sont silencieux. Certains même ne pourront jamais parler. Mais d’autres, marqués par l’environnement dans lequel ils auront grandi, pourront un jour élever la voix. Au nom de tous, et comme il a déjà été fait, ils pourront construire un mémorial de leur holocauste. A leur tour, ils viendront en accusateurs faire valoir leurs droits devant les hommes et les sociétés qui les ont abandonnés.


La guerre recouvre notre terre. Mais la plus injuste de toutes est celle qui se déroule dans le sein maternel, dans le sein familial.


Ce soir, au cours de la procession solennelle, à laquelle vous êtes tous invités, nous prierons pour notre pays en récitant la prière proposée par son Éminence le Cardinal André Vingt-Trois.


O Marie, Reine de la famille et Mère de tous les hommes, nous vous confions la grande famille humaine et en particulier les enfants. Que les hommes et les femmes de notre temps préfèrent au bonheur éphémère d’un plaisir stérile, la joie de pouvoir en vérité vivre le grand don de l’amour dans le petit Nazareth qu’est chaque famille humaine.

 


Amen.

 


Au soir de cette fête glorieuse en l’honneur de Notre Dame, dans la fidélité au vœu du roi Louis XIII, nous allons élever une dernière supplication vers celle qui est la Patronne de la France.

 


Nous savons combien notre pays a besoin de l’aide maternelle et toute- puissante de Marie pour revenir à Dieu et à la vérité.


Unis à tous les chrétiens de France, nous commençons par réciter la prière proposée par son Éminence le Cardinal André Vingt-Trois et adressée à Dieu par l’intercession de Marie.

Frères et Sœurs,


En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’in- tercession de Notre Dame, nos prières confiantes pour notre pays :


1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce do- maine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.


2. Pour celles et ceux qui ont été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience


3. Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue; que leurs membres se soutiennent avec fidé- lité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soit un signe de la fidélité de l’amour.


4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bé- néficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.


Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épa- nouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.


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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Août 2012

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  O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.


avec nos grands défunts qui nous tirent vers le Haut.

 

 

Tandis que je considère et médite souvent en esprit l'Assomption de la Mère de Dieu, une question se présente à moi, qui vaut la peine qu'on l'examine, qu'il y a profit à résoudre, et dont il est très doux de parler.

 

On peut se demander, en effet, pourquoi, lors de l'Ascension du Seigneur au ciel, sa Mère qui l'aimait d'un si grand amour, ne l'a pas suivi aussitôt. Elle n'était en rien compromise dans le brouillard du péché, et jamais n'avait été souillée d'aucune tâche au cours de toute sa vie. Sa charité étant plus ardente que le feu, sa chasteté plus rayonnante que la lumière, tranchant sur les habitants du ciel eux-mêmes par le caractère inouï de son enfantement virginal, comment n'a-t-elle pas tout aussitôt suivi son Fils montant au ciel?

 

Il est de fait qu'Enoch, qui vécut devant Dieu en toute pureté de coeur, n'a pas reparu: c'est Dieu qui l'a enlevé. (gen.V, 24) De même il est dit d'Elie, si embrasé du feu tiré par des chevaux de feu. (IV Reg, II II.)

 

Dépassant Enoch par la pureté de son coeur, surpassant Elie par son amour exceptionnel, comment se fait-il que la Vierge n'ait pas été sur-le-champ transportée au ciel, avec celui qu'elle avait mis au monde? N'était-elle pas pleine de grâce, et bénie entre toutes les femmes? (Luc I,28, 42)

 

Elle avait été trouvée digne de convevoir le Dieu vrai engendré du vrai Dieu. Vierge elle l'a enfanté, Vierge elle l'a allaité, le réchauffant dans ses bras et prenant soin de lui en tout avec un souverain respect. Elle a souffert avec son Fils mourant, plus encore en son âme qu'en sa chair. Enfin, quand il ressuscita, elle se sentit elle-même revivre, vivifiée par l'Esprit de Dieu. Pourquoi, dès lors, ne l'a-t-elle pas suivi dans son ascension?

 

Fécondée par le Saint-Esprit, en sa chair fut formé le germe du Roi magnifique, du Dieu qui voulait être homme; et le Verbe fut fait chair. (Joan. I,14) La divinité habitant donc en elle corporellement dans sa plénitude. Col. II,9- - et cela par l'intermédiraire du Christ, - il semblerait normal qu'elle ait été portée au ciel lors de l'Ascension du Seigneur.

 

Pourquoi donc ce délai, même d'un moment? Pourquoi cette séparation d'avec son Fils? Pourquoi un désir aussi saint, plus ardent que le feu, a-t-il vu sa réalisation différée? C'est  que ce délai ne fut pas pour les disciples du Christ une mince consolation. Sans rien enlever à sa Mère, il avait lui-même promis au monde de lui dispenser les remèdes du salut.

 

 

Le Seigneur a voulu, en effet, qu'après son retour vers le Père, les Apôtres pussent bénéficier des consolations comme des enseignements que leur prodiguerait sa Mère. Enseignés sans doute par l'Esprit, ils pouvaient néanmoins être aussi instruits par Celle qui avait donné au monde le Soleil de justice, et du sein très pur de laquelle avait pris naissance, ainsi que d'une terre virginale, la Source de la sagesse.

 

Bonté proprement merveilleuse!

 

L'Eglise des premiers temps se trouvant désormais privée de la vue de Dieu présent dans la chair, elle aurait du moins sous les yeux sa propre Mère, et serait bien réconfortée par un spectacle aussi aimable. Quoi de plus doux, en effet, quoi de plus beau et de plus délectable que d'être admis à contempler celle qui est la Mère du Créateur et du Rédempteur de tous les hommes?

 

Quant à elle, établie dans la citadelle escarpée des vertus, débordant d'un océant de charismes divins, elle épanchait largement sur les peuples croyants et altérés les flots de grâces qui l'avaient mise au-dessus du commun. Elle apportait la santé aux corps, le salut aux âmes,, aussi apte à ressusciter de la mort du corps que de celle de l'âme.

 

Qui l'a jamais quittée, ou souffrant ou triste, ou dans l'ignorance des mystères du ciel? Qui n'est rentré chez soi, heureux, joyeux, ayant obtenu de la Mère du Seigneur ce qu'il avait sollicité d'elle? La seule présence de Marie répandait autour d'elle comme une douce atmosphère de printemps; et, de quelque côté qu'elle se tournât pour y répandre ses bienfaits, c'était le paradis (...)

 

Certes il est bon de méditer sur ce délai, afin que toute âme fidèle, blessée par la charité, transpercée des traits de l'amour, apprenne à ne pas murmurer, si elle n'est pas elle-même retirée d'ici-bas aussi tôt qu'elle le voudrait. La Mère de Dieu a dû attendre; qui donc oserait murmurer? Elle n'était ainsi retardée qu'afin de progresser; et son progrès fut dans sa persévérance. Car la persévérance dans l'amour et dans l'action conduit à une plénitude dont la perfection est le fruit.

 

Marie qui, par le grand mérite et la droiture singulière de sa vie, a été trouvée digne d'être exaltée au-dessus des anges, a d'abord dû progresser étonnamment sur la terre durant sa vieillesse. Or, c'est bien ce qui arriva, par une disposition toute spéciale de Dieu. Comme sa beauté, qui n'avait jamais paru dans le secret, son mérite, jusque-là caché, éclata tout à coup plus clairement que la lumière, et sans plus aucune réserve, attira sur elle les yeux et les esprits des citoyens du ciel, captivés par un merveilleux amour.

 

Qui serait capable de célébrer dignement son assomption très sainte? Qui pourrait raconter avec quelle satisfaction elle quitta son corps, avec quelle joie elle revit son Fils, avec quelle allégresse elle vola vers le Seigneur, entourée des choeurs des Anges, soutenue par les Apôtres pleins de déférence pour elle, tandis que, pure de tout'e corruption, exempte de toute peine, elle avait devant elle son Roi dans toute sa splendeur, et contemplait son Fils qui l'attendait dans la gloire?

 

Elle a été tirée de sa demeure de chair pour habiter avec le Christ éternellement. Elle est passée à la vision de Dieu, rendant au Seigneur sa belle âme, plus lumineuse que le soleil, plus élevée que le ciel, plus noble que les anges.

 

Le Seigneur est donc  là au moment où son âme quitte son corps, et chante ses louanges en ces termes: " Tu es toute belle, ô ma Mère, il n'y a pas de tâche en toi." Cant. IV, 7

 

Tu es toute belle, dit-il: belle dans ta pensée, belle dans tes paroles, belle dans tes actions, belle depuis le premier jour jusqu'au dernier; belle dans ta conception virginale, belle dans ton enfantement divin, belle dans les hontes de ma Passion, belle dans l'éclatante lumière de ma Résurrection!

 

Lève-toi donc, mon amie, ma colombe, ma toute belle, mon immaculée et viens! Car l'hiver de mon absence est passé; la pluie de tes larmes s'est arrêtée, elle est désormais éloignée. Le Soleil de justice revenant, des fleurs angéliques sont apparues. Ta voix, ô chaste tourterelle, s'est fait entendre. (Cant. II, II-I4) Le moment de ton Assomption est venu."

 

Et tandis que la Vierge des vierges était ainsi conduite par Dieu même - son Fils et le Roi des rois - au milieu de l'exultation des Anges, de la jubilation des Archanges, des cris de louange de tout le ciel, on vit s'accomplir la prophétie de David, disant au Seigneur:

 

"La Reine est à ta droite, en un vêtement d'or, parée de couleurs variées. (Ps. XLIV, 10)

 

Alors, selon la parole de Salomon, les filles se levèrent, la proclamèrent bienheureuse, et les reines la louèrent. (Prov XXXI, 28)


Quelle est donc celle-ci, dirent les Vertus d'en-haut, qui monte toute blanche appuyée sur son Bien-Aimé?  (Cant VIII,5)


ou encore


Quelle est celle qui s'avance comme l'aurore à son lever, belle comme la lune, pure comme le soleil?  (Cant. VI,9)

 

ou enfin

 

Quelle est celle qui monte du désert comme une colonne de fumée, exhalant l'odeur de la myrrhe et de l'encens, et de tous les parfums des poudres d'aromates? (Cant. III,6)

 

Oui, c'est là pour nous une splendeur nouvelle et bien étonnante que cette Assomption inouïe et si glorieuse, parfum très suave et encore inconnu jusqu'ici.

 

Toute glorieuse elle nous assiste du haut du ciel de sa prière très puissante, écartant tout ce qui nous serait nuisible, nous inondant de tous les biens possibles.

 

A tous ceux qui la prient du fond du coeur elle accorde sa protection, pour la vie présente et pour la vie future. N'oubliant jamais toutes les pérogatives attachées à sa qualité de Mère du Rédempteur, elle accueille de bonne grâce les prières de tous les pécheurs et intercède auprès de son Fils pour les péchés des âmes repentantes.

 

Sans aucun doute elle obtiendra tout ce qu'elle peut désirer, cette Mère bien-aimée, puisque c'est par son chaste sein qu'a voulu venir à nous, pour laver dans son propre sang tous les crimes du monde commis depuis l'antique transgression, le Verbe de Dieu, Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui vit et règne, étant Dieu le Père, dans l'unité du Saint-Esprit pendant tous les siècles des siècles

 

Amen.


 

Amédée de Lausane (1110-1159)

 

"Pardonnez-nous ce qui inquiète notre conscience, accordez-nous ce que nous n'osons demander."

 

 

oraison XIème dimanche après la Pentecôte.

 

 

Sainte Marie Mère de Dieu,

Gardez-moi un coeur d'enfant

Pur et transparent comme une source.

Obtenez-moi un coeur simple

Qui ne savoure pas les tristesses,

Un coeur magnifique à se donner,

Tendre à la compassion,

Un coeur fidèle et généreux

Qui n'oublie aucun bien

Et ne tienne rancune d'aucun mal.


Faites-moi un coeur doux et humble

Aimant sans demander de retour

Joyeux de s'effacer dans un autre coeur

Devant votre divin Fils,

Un coeur grand et indomptable

Qu'aucune ingratitude ne ferme,

Qu'aucune indifférence ne lasse,

Un coeur tourmenté de la gloire

De Jésus-Christ

Blessé de son amour

Et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel.

 

Père Léonce de Grandmaison

 

 

 

 


 

 

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Sainte fête de l'Assomption.

 

et

 

bonne fête à toutes les

 

Marie ..


 

 

 

 

 

 

 

 


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Publié le 13 Août 2012

 

 

il est malade le raisin cette année, un manque de JB. il a pas eu ses vitamines de JB,  alors il a fait la gueule ...c'est sensible du raisin , même qu'il pleure ! !!!on fait du petit blanc avec des larmes de raisin ! c'est pas la joie quand il pleure sur la tête! pépé il dit que c'est une année à maladies ! ça doit être à cause de la peau lithique !  il a pas du aimer le changement ... 


  à très vite qu'il lui a dit JB ! alors il a eu le temps de pourrir .- le raisin! -.. http://lafibre.info/images/smileys/mdr.png  c'est vrai il n'y a pas de temps dans l'éternité! à très vite, ça peut-etre l'instant présent ou à la fin du monde ! "vous ne savez ni le jour ni l'heure, quoi ! 

 

 

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et vla le travail !

 

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et chti vend 5 euros le kilo au profit des OAF ... ! (orphelins abandonnés de Fontgombault ! ) nouvelle association loi 1901 à but lucratif en  je vous salue Marie !

 

 

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une belle robe jaune pâle aux reflets brillants.

Le nez intense et aromatique présente une remarquable fraîcheur avec des notes de buis et de genêt.

Un vin agréable à découvrir sans attendre.

Servir à 10-12 °C.

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Publié le 11 Août 2012

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Publié le 9 Août 2012

 

 

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"Avec l'immaculée, tournés vers les réalités d'En-Haut. "

 

" Faites-nous courir vers vos promesses et donnez-nous part aux biens du ciel."

 

oraison X ème dim.  après la Pentecôte.

 

 

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"La foi de Marie, nous fait vivre dans cette dimension entre fini et infini, en transformant aussi le sens du temps : c'est grâce à cette foi que nous sentons que « notre vie n'est pas aspirée par le passé, mais attirée vers l'avenir, vers Dieu où le Christ nous a précédés et derrière lui, Marie ».

Benoît XVI


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Publié le 8 Août 2012

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On entend pas loin la fête foraine; le vacarme de ces musiques modernes, de ces musiques de malades, de débiles mentaux, sans doute des gens plus malades que toi; ils se croient en bonne santé ! eux! c'est ce qu'ils disent, ce qu'ils pensent... 


et des gens qui "s'éclatent" ...elles arrivent à peine jusqu'ici heureusement. Le sanctuaire est préservé!  "Ils ont des oreilles et n'entendent pas" leurs cris de fauves dans l'arène du monde abruti.

 

Plus loin un petit garçon de 15 ans qui lance son cri:"


- Au faite aujourd'hui j'ai étais " chimiothérapiser " ; Deux perfusions et une piqures.

 C'est lourd, voir très lourd ! j'ai dormie toute la journée a cause des nausée et des mal de tete !"

 

alors qu'il sache que dans cette petite chapelle quelqu'un pense à lui, près du père Henry sans doute, il a lui aussi été "chimiothérapisé" ! et plus d'une fois.

 

Alors il prend soin de toi il faut en être convaincu ...je le lui demande en tous les cas puisque c'est le seul qui savait m'entendre. Il y a tellement de gens qui ne savent plus entendre  ou qui ne veulent plus entendre parce que la compassion oblige à sortir de soi pour aller vers l'autre. On est tellement trop bien chez soi, avec ses petits problèmes, même dans son petit couvent, dans son prieuré, dans sa chapelle,  que sais-je!

 

On est aussi souvent moralement "chimiothérapisé" moralement, certes,  dans l'indifférence générale. mais bon avec toi on relativise tellement tout. 


et est sans doute plus près de lui qu'à la fête...Quand il n'intervient pas Jérémy ou moins, je me doute que sa journée n'a pas dû être toute rose.

 

Oui parfois c'est lourd, voir très lourd... ! je sais ce que ces mots peuvent exprimer..et leur amplitude. et en ce mois d'Août j'ai compris aussi beaucoup de choses..!



ma sensibilité exacerbée qui me joue encore des tours ! on est comme on est, avec ses excès, ses larmes, ses joies aussi ...Alors s'il y a des moines, des prêtres, évêques,  que sais-je qui viennent sur ce blog, ben ils auront une pensée pour toi. moi j'ai tout simplement les boules ! i am sorry !


 

"Aujourd'hui une dure journée l'attend car ce matin on va lui faire une ponction lombaire et la piqure fait très mal malgré le patch et le gaz hilarant."



 

 

 

"Ô ma Mère, c'est dans votre coeur que je viens déposer les angoisses de mon coeur et y puiser force et courage"

 

 

Philippe

 

déposez à la grotte,  votre intention de prières. Merci !

 


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Publié le 7 Août 2012

Rédigé par philippe

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Publié le 7 Août 2012

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« La scène est à Nazareth, dans la Galilée. Une humble maison. Un ménage humble et pauvre : un artisan, son épouse vierge. Regardons. Là nous pouvons tout apprendre. Nazareth est l’école par excellence. Nous voyons le milieu et l’atmosphère où s’accomplissent les œuvres de Dieu : l’humilité, la pauvreté, la solitude, la pureté, l’obéissance.


Ce même archange Gabriel envoyé, dans l’Ancien Testament, pour renseigner Daniel sur le mystère des semaines d’années et la date de l’avènement du Messie, député à Zacharie pour lui apprendre que l’heure est proche, est maintenant envoyé de Dieu dans une ville de la Galilée, Nazareth, à une vierge du nom de Marie, épouse de Joseph, un rejeton de la famille de David.


Et ayant pénétré près d’elle, il dit : « Je vous salue, pleine de grâce… »

 

Ce n’est pas avec des paroles qu’il faut commencer. Aussi bien, les termes sacrés sont pleins, riches de signification profonde. C’est vraiment la joie qui est annoncée au monde , et depuis cette heure-là, il n’y a plus que du bonheur pour ceux qui acceptent l’Incarnation.

 

Cette créature surnaturelle qui s’éveille à la parole de l’ange, suffit à l’allégresse du temps et à celle de l’éternité.

 

Le terme grec par « gratia plena », signifie une plénitude de grâce reçue par Notre Dame.

 

Et comme la grâce est la dot de l’âme et la condition de son union à Dieu, celle qui est pleine de grâce est pleinement à Dieu, pleinement avec Dieu ; elle est sainte non seulement par ses privilèges, mais par ses vertus. « le Seigneur est avec vous ; vous êtes bénie entre les femmes ».


L’ange ne dit rien de plus.

 

La salutation était plus large que toutes celles adressées dans l’Ancien Testament, l’attitude de l’ange infiniment respectueuse, la Vierge infiniment humble.

 

Joignons ensemble tous ces éléments et nous aurons la raison de la prudente réserve de Notre Dame. Lorsque l’on remarque qu’elle fut troublée à ces paroles de l’ange, cela veut dire qu’elle demeure indécise sur ce qu’elle devait répondre. Et, gardant le silence, elle recherchait, à part elle, ce que pouvait signifier une telle salutation. Encore une fois, elle est humble, elle est prudente : l’ange l’a abordée comme une reine, mais il n’a encore rien dit de son message divin.

 


En face de ce silence, qui contenait une interrogation muette, Gabriel reprit la parole.

 

Le "ne timeas" n’a pas pour dessein de bannir une crainte proprement dite mais seulement d’exclure même le trouble et l’indécision que nous venons de décrire.

 

Cette fois Notre-Dame est appelée par son nom : « Ne craigniez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. »

 

La faveur de Dieu, la tendresse de Dieu qui est souveraine, qui est gracieuse, qui est active, s’est reposée sur elle. La même expression a été employée au sujet de Noé, qui bâtit l’arche du salut ; Noé trouva grâce devant le Seigneur (Gen 6 8). Mais il s’agit aujourd’hui d’une faveur plus haute, d’une arche plus sainte, d’un salut plus complet. La Sainte Vierge connaissait les Ecritures ; elle avait lu et médité, au chapitre 7 d’Isaïe, les mots mêmes que l’ange emploie maintenant. « Voici que la Vierge concevra et enfantera un Fils, et on l’appellera Emmanuel ». Voici, dit l’ange, que « vous concevrez dans votre sein et que vous enfanterez un Fils, et vous l’appellerez Jésus ». Le parallélisme était flagrant. Emmanuel, « Dieu avec nous », c’était l’équivalent de Jésus, « Dieu sauveur ».

 

Observons par quels traits l’ange dessine la mission du Fils de la Vierge. Il sera grand : il sera appelé, parce qu’il sera réellement, Fils du Très Haut. L’ange ne dit pas : le Fils du Très Haut. Ses paroles semblent calculées pour marquer une relation intime avec Dieu, sans exprimer encore nettement la filiation divine et la seconde personne de la très Sainte Trinité.

 

Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il régnera pour les siècles sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. Remarquons les termes et l’étendue de la prophétie. C’est chose extraordinaire que cet enfant qui n’est pas né encore, soit promis à sa Mère comme un roi et comme un roi éternel, en dépit de l’humiliation à laquelle était réduit, à cet époque, le peuple juif tout entier.

 

Peut-être avons nous le droit de remarquer aussi que cette prophétie s’est accomplie, qu’elle s’accomplit chaque jour encore, qu’elle est partiellement inachevée, et que le temps ne dure que pour lui donner le loisir de sa pleine réalisation.

 

Il semble que Notre-Dame, même avant la salutation angélique, aurait dû se reconnaître comme prédestinée à devenir la Mère de Dieu. Elle connaissait admirablement les Livres Saints ; elle était pleine de grâce ; elle savait que les temps étaient venus ; elle était de la famille de David ; le Messie devait naître d’une vierge ; or il lui avait été inspiré de vouer la première, sa virginité à Dieu.

 

Tous les indices semblaient donc réunis. Comment ne s’est-elle pas demandé : « Mais n’est-ce pas de moi qu’il est question ? » Elle ne se l’est pas demandé. Les humbles s’ignorent. Peut-être avait-elle souhaité seulement d’être la servante de la Mère du Messie. Et la salutation de l’ange, si claire pour nous après l’événement, ne fit pas sortir la Vierge de cette divine ignorance d’elle-même. Après tout, il y avait moyen d’interpréter les paroles angéliques de manière à demeurer en deçà d’une grandeur à laquelle elle n’avait jamais songé. Aussi longtemps qu’il demeurait une imprécision, une part d’obscurité dans le message divin, ce serait une retraite, un abri où se réfugierait l’humilité de la Vierge. Y a-t-il au monde un spectacle plus beau que celui-là ? Dieu qui y était attentif , dut s’y complaire.

 

Nous aussi, perdons-nous dans cette splendeur. Voici comment on pourrait traduire cet incomparable malentendu : « Dieu, par l’ange, me promet un fils. Il sera glorieux. Mais puisque l’ange n’a pas dit formellement qu’il est le Messie, qu’il est le Fils de Dieu, ce sera un roi comme les autres, un homme comme les autres. Il naîtra d’une femme, non d’une Vierge. Or j’ai voué à Dieu mon corps et mon âme ; mon mariage n’est qu’un voile, et mon époux le gardien prédestiné de ma virginité. Comment donc pourra s’accomplir la promesse angélique, puisque j’ai fait vœu de n’être à aucun homme ? « Quomodo fiet istud, quoniam virum non cognoxco”?


Dans la réponse de l’ange, nous entendons la réponse de Dieu. Le Fils qui sera donné à Marie, ne sera pas le fruit d’un commerce humain : le vœu de virginité demeurera donc sauf. « C’est l’Esprit de Dieu, l’Esprit Saint, qui descendra sur vous ; c’est la force du Très-haut qui vous couvrira de son ombre. » Le texte grec est susceptible de plusieurs interprétations. La vertu de Dieu, c’est-à-dire le Fils de Dieu, vous demandera son voile, sa nature humaine, l’ombre dont il s’enveloppera pour se rendre visible aux regards humains ; la vertu de Dieu, le Fils de Dieu entrera en vous, comme on entre dans sa demeure ; il se reposera à l’ombre de votre sein ; il sera, par vous, Dieu avec nous, Emmanuel, beaucoup plus vraiment que dans le Saint des Saints et à l’ombre des grands chérubins qui étendent leurs ailes sur le propitiatoire ; une troisième interprétation, celle qui est commune et préférable, semble-t-il, reconnaît qu’il est question encore du Saint-Esprit, comme dans la première partie du verset ; nous aurions affaire à un cas de parallélisme synthétique et d’équivalence entre « Spiritus Sanctus superveniet in te » et « Virtus Altissimi obumbrabit tibi ». Par deux fois, l’ange a voulu signifier la pureté virginale de la conception promise.

 

Ce n’est point l’homme, c’est Dieu seul, c’est la sainteté et la pureté de Dieu qui interviendra. « Espri-Saint » et « Vertu du Très-haut » indiquent tous deux une même réalité : Dieu dans sa sainteté et son pouvoir infini, en un mot l’élément actif de cette création surnaturelle. Les paroles qui suivent et que nous traduisons d’après le grec, marquent le résultat, le fruit béni de cette action : « C’est pourquoi l’enfant qui doit naître sera appelé Saint et le Fils de Dieu ». Le Fils de Dieu prendra, grâce à Notre Dame, sa place dans la création, sa place, la première et l’unique dans la famille humaine : « Ut sit ipse primogenitus in multis fratribus (Rm 8 29)

 

Il y a une grande différence entre l’accueil fait par Zacharie au message angélique : « Comment saurai-je qu’il en sera ainsi ? » et celui de la sainte Vierge : « Comment cela se fera-t-il ? » Aucune doute n’effleure l’âme de notre Dame ; elle demande seulement à l’ange comment, dans sa vie, se pourront concilier deux devoirs : celui de l’obéissance et celui de son vœu. Néanmoins, nous remarquerons que Dieu use, dans l’un et l’autre cas, du même procédé. Il traite sa créature avec respect ; il lui donne un signe, c’est-à-dire une preuve de ses dires et une garantie de la foi qu’il réclame. Ainsi, ses témoignages sont croyables à l’infini : « Testimonia tua credibili facta sunt nimis ». Ce signe, la Sainte Vierge ne le sollicitait pas : il lui fut gracieusement accordé. Pour obtenir son consentement l’ange en appelle à une autre conception miraculeuse : Votre parente Elisabeth, elle aussi, a conçu un fils dans sa vieillesse ; depuis six mois déjà elle le porte en son sein, elle, la stérile. Car nulle parole prononcée par Dieu, nulle promesse sortie de ses lèvres ne sera jamais trahie, ni démentie, ni inexécutée.

 

Il y avait un intérêt extrême, pour l’humanité et pour Dieu même, à ce que la Sainte Vierge donnât son adhésion au mystère. Lorsqu’il s’agit d’union et de mariage, il doit y avoir un consentement libre des deux parties. L’union hypostatique n’échappe pas à cette loi. C’est une union ; ce n’est pas une conquête, ni une contrainte, une sorte de mainmise violente d’un des contractants. Dieu, nous l’avons dit traite sa créature avec égards. Or, ce consentement indispensable à l’Incarnation, Dieu ne pouvait le demander ni à la portion de l’humanité qui avait précédé et qui n’existait plus ; ni à la portion qui existait alors et qu’on ne pouvait plébisciter pour savoir si elle consentait à l’union divine ; ni à la portion future de l’humanité. On ne pouvait non plus consulter la nature humaine individuelle que devait revêtir le Verbe : elle n’existait pas encore, et c’était précisément en vue de son existence que le consentement était sollicité.

 

Voilà donc les destinées du monde suspendues aux lèvres et au cœur de Notre-Dame. Entendons l’Eglise, dans sa liturgie, la supplier de consentir à Dieu : « Suscipe Vervum, Virgo Maria quod tibi a Domino per angelum transmissum est… ».

 

Monde crée et monde incréé, tous les deux sont anxieux, attentifs, épiant la réponse de la Vierge, qui, pour tous deux, sera décisive. Ce n’est pas un rêve arbitraire, mais la doctrine de saint Thomas d’Aquin : « L’annonciation, dit-il, était convenable : ut ostenderetur esse quoddam spirituale matrimonium inter Filium Dei et humanam naturam ; et ideo per Annuntiationem exspectabatur consensus Virginis, loco totius humanae naturae » ( III 30 1) (« pour que fût montré qu’il y avait un certain mariage spirituel entre le Fils de Dieu et la nature humaine.

 

Et c’est pourquoi par l’Annonciation était attendu le consentement de la Vierge en lieu et place de toute la nature humaine »). La Sainte Vierge n’ignorait pas ce que devait impliquer pour elle la maternité divine. Dieu n’a pas surpris sa mère. Elle savait, par l’Ecriture, sur quelles épées nues son cœur serait traîné. C’est pleinement consciente qu’elle adhère au vouloir du Seigneur.

 


La condition faite à Notre Dame par l’Incarnation entraîne deux conséquences, qu’il nous suffira d’indiquer ici.

 

La première, c’est que jamais fils n’a été le bien de sa mère autant que le Seigneur l’a été de Marie. La virginité de notre Dame attache son Fils à elle toute seule, à elle exclusivement, comme le fruit de sa pureté ; il est le Fils de sa chair et de sa volonté ; à lui elle a vraiment tout donné. Mais comment osons-nous parler de tels mystères ?

 

Il nous faudrait pourtant ajouter encore que l’heure même de l’Incarnation, Notre-Dame a concentré et ramassé en elle l’humanité entière ; que son âme a comme embrassé et enveloppé tout ce que nous sommes ; et qu’à l’exemple de son Fils, à raison du même acquiescement qui lui a été demandé par Dieu, nous sommes à elle comme nous ne sommes à personne. Elle est la Mère de tous les vivants, la nouvelle Eve. Comment peut-il demeurer une tristesse sur terre, depuis que l’éternité elle-même s’est inclinée, que les cieux se sont abaissés, que l’ange est venu au nom de Dieu, et que Notre Dame et notre Mère lui a répondu simplement : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon votre parole ».


Et l’ange se retira d’auprès d’elle. Et en même temps que la Vierge disait à Dieu : « Ecce ancilla Domini », dans une adoration parfaite, s’élevait de son sein une adoration plus parfaite encore. La Mère de Dieu se disait la servante du Seigneur ; le Fils de Dieu se disait l’esclave et le serviteur de Dieu. L’apôtre saint Paul nous l’a révélé : « Lorsque le Christ fit son entrée ici-bas, il dit : « Vous ne vouliez plus d’hosties et d’oblations, alors vous m’avez donné un corps ; les holocaustes et les victimes pour le péché ne vous plaisent point, alors j’ai dit : Me voici, selon qu’en tête du livre, il est écrit de moi, pour faire ô Dieu, votre volonté »(Hb 10 5-7)

 

C’est au même instant que, du cœur de Fils comme de celui de la Mère, montait vers Dieu le parfum d’un même sacrifice, d’une même adoration. » 

 

Dom Delatte

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Publié le 6 Août 2012

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mdr  je t'ai piqué des fleurs pour ma Sainte Vierge ! non mais...et pour le père Henry ! même qu'elle est trop belle ma photo du père Henry parce qu'elle est unique ! 

 

 

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des tomates pour mon poulet ... faignant ! faut tout lui faire son boulot !!! bonne santé !tu manques quand t'es absent alors prolonge pas sitipli !!!

il en n'a pas des si belles Mortichoux même à Marseille  !http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/mini-animaux/pingouin/mini-animaux-pingouin-10.gif non mais !  font pousser que des pizzas ! pfft .. des pizzas à Marseille ! 

 

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elle te remercie pour ta grande et précieuse générosité d'ailleurs..elle les trouve très belles, elle est contente ma sainte Vierge à mouah ! 

 

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http://img.over-blog.com/100x100/1/10/86/49/le-petit-placide/2011/petit-placide-2/placide/2012/2012-PETIT-PLACIDE/2012/jumping-monkey-gif-animation.gif

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Publié le 5 Août 2012

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NEUVAINE DE L'ASSOMPTION


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6 au 14 août - 15 août fête de l'Assomption.

 

à toutes vos intentions, pour nos nouveaux prêtres moines, nos futurs

postulants, pour notre évêque .

 

Marie est élevée corps et âme à la gloire du ciel et avec Dieu et en Dieu, elle est Reine du ciel et de la terre. Est-elle si éloignée de nous? Bien au contraire. Précisément parce qu'elle est avec Dieu et en Dieu, elle est très proche de chacun de nous. Lorsqu'elle était sur terre, elle ne pouvait être proche que de quelques personnes.


Etant en Dieu, qui est proche de nous, qui est même "à l'intérieur" de nous tous, Marie participe à cette proximité de Dieu. Etant en Dieu et avec Dieu, elle est proche de chacun de nous, elle connaît notre coeur, elle peut entendre nos prières, elle peut nous aider par sa bonté maternelle et elle nous est donnée - comme le dit le Seigneur, - précisément comme "mère", à laquelle nous pouvons nous adresser à tout moment.

Elle nous écoute toujours, elle est toujours proche de nous, et, étant la Mère du Fils, elle participe de la puissance du Fils, de sa bonté. Nous pouvons toujours confier toute notre vie à cette Mère, qui est proche de tous.

 

Benoît XVI

 

Très Sainte Vierge Marie, avec une entière confiance en votre coeur de Mère, je vous prie instament de prier votre Fils notre Dieu de mener à bonne fin l'oeuvre qu'il a commencé en moi et de commander à sa grâce de venir à mon aide, pour ce que ma nature a de moins possible, car sans Vous ni Lui, je ne peux ni ne veux rien faire.

 

prière de persévérance des moines.


 


 

 

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ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous.

 

 


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