spiritualite

Publié le 22 Mai 2008


"O bon pasteur, pain véritable, Jésus, ayez pitié de nous Nourrissez-nous, protégez-nous, faites-nous voir le Bien suprême."

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Rédigé par philippe

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Publié le 21 Mai 2008






"Il est beau d'être jeunes et aujourd'hui tous veulent être jeunes, rester jeunes, et se déguiser en jeunes, même si le temps de la jeunesse est passé, visiblement passé. Et me demandé-je - je réfléchis - pourquoi est-il beau d'être jeunes? Pourquoi rêvons-nous de l'éternelle jeunesse?
Il me semble qu'il y a deux éléments déterminants.
La jeunesse a encore tout le futur devant elle, tout est futur, temps d'espoir. Le futur est plein de promesses. Pour être sincère, nous devons dire que pour beaucoup le futur est aussi obscur, plein de menaces. On ne sait pas: trouverai-je un travail? trouverai-je une maison? trouverai-je l'amour? quel sera mon vrai futur?
Et devant ces menaces, le futur peut aussi apparaître comme un grand vide. Donc aujourd'hui, beaucoup veulent arrêter le temps, par peur d'un futur dans le vide. Ils veulent vite consommer toutes les beautés de la vie. Et ainsi, l'huile dans la lampe est consommé, lorsque commence la vie.
Donc, il est important de choisir les vraies promesses, qui ouvrent au futur, même s'il faut des renoncements. Celui qui a choisi Dieu a encore dans la vieillesse un futur sans fin et sans menaces devant lui.
Donc, bien choisir - ne pas détruire le futur.
Et le premier choix fondamental doit être Dieu, qui s'est révélé dans son Fils Jésus Christ. Et dans la lumière de ce choix, qui nous offre en même temps une compagnie fiable pour la route, on trouve les critères pour les autres choix nécessaires.

Être jeune implique être bon et généreux. Et de nouveau la bonté en personne est Jésus Christ. Ce Jésus que vous connaissez ou que votre coeur cherche. Il est l'Ami qui ne trahit jamais, fidèle jusqu'au don de la vie sur la croix. Rendez-vous à son amour ! Comme vous le portez écrits sur les T-Shirts préparés pour cette rencontre : "dénouez-vous" devant Jésus, parce que Lui seul peut dénouer vos anxietés et vos craintes et combler vos attentes. Il a donné sa vie pour nous, pour chacun de nous. Pourrait-il jamais trahir votre confiance ? Pourrait-il vous conduire sur des sentiers faux? Les siens sont ceux de la vie, ceux qui mènent aux pâturages de l'âme, même si ils montent vers le haut et sont hardis. C'est la vie spirituelle que je vous invite à cultiver, chers amis.
Jésus a dit : "Je suis la vigne, vous les sarments. Qui reste en moi et moi en lui, donne beaucoup de fruits, parce que sans moi, vous ne pouvez rien faire "(Jean 15, 5) Jésus ne fait pas de jeux de mots, il est clair et direct. Chacun le comprend et prend position. La vie de l'âme est rencontre avec Lui, visage concret de Dieu ; elle est prière silencieuse et perséverante, elle est vie sacramentale, Évangile méditée, accompagnement spirituel, appartenance cordiale à l'Église, et à vos communautés ecclésiales.

Mais comment peut-on aimer, entrer en amitié avec quelqu'un qu'on ne connaît pas ? La connaissance pousse à l'amour et l'amour stimule la connaissance. Il en est ainsi aussi avec le Christ. Pour trouver l'amour avec le Christ, pour le trouver réellement comme compagnon de notre vie, nous devons avant tout le connaître. Comme ces deux disciples qui le suivent après les mots du Baptiste et demandent timidement : "Rabbì, où habites-tu?", ils veulent le connaître de près. C'est le même Jésus qui, en parlant avec les disciples, distingue: "Que disent les gens que je suis", se référant à ceux qui le connaissent de loin, pour ainsi dire, "de seconde main", et "Qui dites-vous que je suis?", en se référant à ceux qui le connaissent "de première main", en ayant vécu avec Lui, en étant entrés réellement dans sa vie très personnelle jusqu'à être des témoins de sa prière, de son dialogue avec le Père.

De même pour nous il est important de ne pas être réduits simplement à la superficialité de ceux -nombreux - qui ont entendu quelque chose de Lui - qu'il était une grande personnalité etc. - mais entrer dans une relation personnelle pour le connaître réellement.
Et ceci exige la connaissance de l'Écriture, des Évangiles surtout, où le Seigneur parle avec nous. Ils ne sont pas toujours faciles, ces mots, mais en entrant en eux, en entrant dans le dialogue, en frappant à la porte des mots, en disant au Seigneur "Ouvre-moi", nous trouvons réellement des paroles de vie éternelle, des mots vivants pour aujourd'hui, actuels comme ils l'étaient en cet instantet comme ils le seront dans le futur. Cet entretien avec le Seigneur dans l'Écriture doit aussi toujours être non pas seulement un entretien individuel, mais communautaire, dans la grande communion de l'Église, où le Christ est toujours présent, dans la communion de la liturgie, de la rencontre très personnelle de la Sainte Eucharistie et du Sacrement de la Réconciliation, où le Seigneur me dit "Je te pardonne".

Un autre chemin très important est d'aider les pauvres , ceux qui sont dans le besoin, d'avoir temps pour l'autre. Il y a tant de dimensions pour entrer dans la connaissance de Jésus. Naturellement aussi les vies des Saints. Vous avez tant de Saints ici en Ligurie, à Gênes, qui vous aident à trouver le vrai visage de Jésus. Ce n'est qu'ainsi, en connaissant personnellement Jésus, que nous pouvons aussi communiquer notre amitié aux autres. Nous pouvons dépasser l'indifférence. Parce que même si elle semble invincible - en effet, parfois l'indifférence semble n'avoir pas besoin d'un Dieu - en réalité, tous savent que quelque chose manque dans leur vie. Ce n'est qu'en ayant découvert Jésus, qu'on se rend compte : "Il était ce que j'attendais". Et nous, plus nous sommes réellement amis de Jésus, plus nous pouvons ouvrir notre coeur aux autres,afin qu'eux aussi deviennent vraiment jeunes, c'est-à-dire en ayant devant eux un grand avenir.

Au terme de notre rencontre, j'aurai la joie de confier l'Évangile à quelques-uns parmi vous comme signe d'un mandat missionaire. Allez, très chers jeunes, dans vos milieux de vie, dans vos paroisses, dans les quartiers les plus difficiles, sur les routes ! Annoncez le Christ Seigneur, espérance du monde. Plus l'homme s'éloigne de Dieu, sa Source, plus il s'égare lui-même, la cohabitation humaine devient difficile, et la société se délite.
Unis entre vous, aidez vous mutuellement à vivre et à croître dans la foi et dans la vie chrétienne, pour pouvoir être des témoins hardis du Seigneur. Unis, mais pas fermés. Soyez humbles, mais pas peureux. Soyez simples, mais pas naïfs. Soyez penseurs (pensifs?), mais pas compliqués. Entrez en dialogue avec tous, mais soyez vous-mêmes. Restez en communion avec vos Pasteurs : ils sont ministres de l'Évangile, de la divine Eucharistie, du pardon de Dieu. Ils sont pour vous des pères et des amis, des compagnons de votre route. Vous avez besoin d'eux, et ils - nous tous - nous avons besoin de vous.

Chacun de vous, chers jeunes, s'il reste uni au Christ et à l'Église peut accomplir de grandes choses. C'est le souhait que je vous laisse comme une consigne.
Je donne un au revoir à Sydney à ceux d'entre vous qui sont inscrits pour participer à la Rencontre mondiale de Juillet, et je l'étends à tous, parce que chacun pourra suivre l'évènement d'ici aussi. Je sais que durant ces jours les diocèses organiseront expressément des instants communautaires, afin qu'il y ait vraiment une nouvelle Pentecôte sur les jeunes du monde entier. Je vous confie à la Vierge Marie, modèle de disponibilité et d'humble courage dans l'accueil de la mission du Seigneur. Apprenez d'Elle à faire de votre vie un "oui" à Dieu ! Ainsi Jésus viendra habiter en vous, et vous Le porterez avec joie à tous.

Avec ma Bénédiction !
le 18 mai 2008 - Gênes.
Benoit XVI traduction Benoit XVI et moi.

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Rédigé par philippe

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Publié le 21 Mai 2008



"Il les a nourris de la fleur du froment, alleluia, alleluia...
Le Seigneur miséricordieux donne, à ceux qui le craignent, une nourriture en mémoire de ses merveilles..."


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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Mai 2008



"C'est si bon la foi, c'est le Ciel dans les ténèbres, mais un jour le voile tombera et nous contemplerons en sa lumière Celui que nous aimons; en attendant le "Viens" de l'Epoux il faut se dépenser, souffrir pour Lui et surtout beaucoup l'aimer."
..."sois notre viatique au passage de la mort , bon et  miséricordieux Jésus!"
j'écoutais cette vidéo de la messe de Cusco...
J'y pense beaucoup. Il y a un beau lien avec tout ce mystère qui nous enveloppe et nous habite... il n'y a donc que cela de vrai.. Sans doute.
Quand vous voudrez. De quoi aurions-nous peur? Plus rien ne peut nous effrayer à présent. 




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Rédigé par philippe

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Publié le 17 Mai 2008



le temps pascal....

+



aux intentions des ordinations,
ordres majeurs (diaconat) et mineurs,
Fontgombault 1 diacre.  


là, avec les petits on y dépose tout, comme sur un
livret de caisse d'Epargne, en espérant que cela
rapporte dans l'Eternité.....


"La tribulation produit la constance, la constance la vertu éprouvée,
la vertu éprouvée l'espérance."


En nos âmes, Seigneur daignez répandre l'Esprit-Saint,
qui nous a créés par sa sagesse et nous guide
par sa providence.



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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Mai 2008






merci Louis-Marie de votre gentillesse, c'est pour moi le seul moyen de me rendre compte que je suis encore
peut-être utile quand même à quelque chose, pour une oeuvre et pour quelqu'un. Qui sait? Là au moins on est pas déçu. C'est quelque chose qui paye sûrement.
Mes prières pour vous , tout là-bas, là-bas...à bientôt, sûrement .C'est bon de se
dire qu'il nous reste des amis, des vrais.
  priez bien pour moi, de tout coeur avec vous.
Philippe




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Rédigé par philippe

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Publié le 13 Mai 2008





"En vérité, en vérité je vous le dis, je suis la porte des brebis".


Venez, Esprit-Saint, en nos coeurs,
et envoyez  du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Venez en nous, père des pauvres,
venez, dispensateur des dons,
venez, lumière de nos coeurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
venez remplir jusqu'à l'intime
le coeur de tous tes fidèles.

Sans votre puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lavez ce qui est souillé,
baignez ce qui est aride,
guérissez ce qui est blessé.

Assouplissez ce qui est raide,
réchauffez ce qui est froid,
rendez droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui se confient en vous
donnez tes sept dons sacrés.

Donnez mérite et vertu,
donnez le salut final
donnez  la joie éternelle.

Amen. alleluia. 
+

les brebis sont bien rentrées, ben dis-donc, elles sont en forme
les petites brebis, rien ne les arrête, prêtes à repartir! on a dû sûrement
les doper. Il n'y a pas de contrôle anti-dôpage au pélé..Enfin, heureux et
tellement enthousiasmés. ..

+

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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Mai 2008



"Déchirez la toile qui s'oppose à notre
douce rencontre.."

st jean de la croix


O Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme
une Incarnation du Verbe; que je lui sois une humanité de surcroît en laquelle il
renouvelle son mystère.


Eliisabeth de la Trinité.

"donnez-nous de croire toujours, et après avoir reçu la foi, donnez-nous la paix."
la plus belle chose que l'on puisse avoir, mourir dans la foi catholique...alors, oui
déchirez le voile qui s'oppose à notre douce rencontre.. (de préférence pendantt l'
année scolaire pour le petit Placide, ) Plus on vieillit, plus on s'en rend compte, on
voudrait sauter les marches, devancer l'heure..comme un enfant heureux d'avoir
reçu un très beau cadeau et qui court sans trop bien savoir où il va. Donnez-nous
de croire toujours, quoiqu'il advienne, quoiqu'il arrive, tenir jusqu'au bout.








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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Mai 2008



aux intentions des pèlerins , avec Carlos.

+

sainte fête de la Pentecôte.


symbole de st Athanase.


La foi catholique consiste à adorer un seul Dieu en Trois Personnes, et Trois Personnes en un seul Dieu, sans confondre les Personnes ni séparer la substance. Car autre est la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit. Mais la divinité du Père et du Fils et du Saint-Esprit est une; leur gloire, égale; leur majesté, coéternelle.

Tel qu'est le Père, tel le Fils, tel le Saint-Esprit. Le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. Le Père est immense, le Fils est immense, le Saint-Esprit est immense. Le Père est éternel, le Fils est éternel, le Saint-Esprit est éternel. Et néanmoins ce ne sont pas trois éternels, mais un seul Eternel. Comme aussi ce ne sont pas trois incréés ni trois immenses, mais un seul Incréé, un seul Immense. De même que le Père est tout-puissant, le Fils est tout-puissant, le Saint-Esprit est tout-puissant. Cependant ce ne sont pas trois tout-puissants, mais un seul Tout-Puissant. Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu. Et néanmoins, ce ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu. Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur. Et néanmoins ce ne sont pas trois seigneurs, mais un seul Seigneur.

Car, comme la vérité chrétienne nous oblige de reconnaître et de confesser que chacune des Trois Personnes est Dieu et Seigneur, ainsi la religion catholique nous défend de dire trois dieux ou trois seigneurs.

Le Père n'a été ni fait, ni créé, ni engendré. Le Fils n'a été ni fait, ni créé, mais engendré du Père seul. Le Saint-Esprit n'a été ni fait, ni créé, ni engendré, mais il procède du Père seul. Il n'y a donc qu'un Père et non trois pères, un Fils et non trois fils, un Saint-Esprit et non trois saints-esprits. Et dans cette Trinité il n'y a ni plus ancien ni moins ancien, ni plus grand ni moins grand, mais les Trois Personnes sont coéternelles et égales entre Elles. De sorte qu'en tout, comme il a été dit, on doit adorer l'Unité dans la Trinité, et la Trinité dans l'Unité. Quiconque veut être sauvé doit avoir ces sentiments et cette croyance de la Trinité.

Il est nécessaire pour le salut éternel que celui qui veut être sauvé ait encore une croyance exacte de l'Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ. Or la pureté de la foi consiste à croire et à confesser que Notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et Homme. Il est Dieu, étant engendré de la substance du Père avant tous les temps. Et il est Homme, étant né dans le temps de la substance de sa Mère. Dieu parfait et Homme parfait, ayant une âme raisonnable et une chair humaine. Egal au Père selon la divinité, et moindre que le Père selon l'humanité. Et quoiqu'il soit Dieu et Homme, il n'est pas, néanmoins, deux personnes, mais un seul Jésus-Christ. Il est Un, non que la divinité ait été changée en humanité, mais parce que Dieu a pris l'humanité et l'a unie à sa divinité. Un enfin, non par confusion de nature, mais par unité de personne. Car, comme l'âme raisonnable et la chair est un seul homme, de même Dieu et l'homme est un seul Jésus-Christ. Il a souffert la mort pour notre salut, est descendu aux enfers, et le troisième jour est ressuscité d'entre les morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. A son avènement, tous les hommes ressusciteront avec leurs corps et rendront compte de leurs actions. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 

(dans le rite extraordinaire, toute la semaine est  fête de première classe...c'est la Pentecôte!)

 

Comme le jour de la Pentecôte était arrivé, ils étaient tous ensemble au même (lieu).
Tout à coup, il vint du ciel un bruit comme celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.
Et ils virent paraître des langues séparées, comme de feu; et il s'en posa (une) sur chacun d'eux.
Et tous furent remplis d'Esprit-Saint, et ils se mirent à parler en d'autres langues, selon ce que l'Esprit leur donnait de proférer.
Or il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs, hommes pieux de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Ce bruit s'étant produit, la foule s'assembla et fut bouleversée, parce que chacun les entendait parler en sa propre langue.
Ils étaient stupéfaits et s'étonnaient, disant : " Tous ces gens qui parlent, ne sont-ils pas des Galiléens?
Comment donc les entendons-nous chacun dans notre propre langue maternelle?
Partes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l'Asie,
de la Phrygie et de la Pamphylie, de l'Egypte et des contrées de la Lybie Cyrénaïque, Romains résidant (ici),
tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons dire dans nos langues les merveilles de Dieu. "


 

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Rédigé par philippe

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Publié le 10 Mai 2008




Histoire que m'a raconte Josetitto, un des jeunes de la Ciudad de los Muchachos.... l'esclavage existe encore...

Je m'appelle Josetitto. J'ai 15 ans. Je suis depuis 3 ans interne à la Ciudad de los Muchachos. Quand j'avais 10 ans, une de mes tantes qui habitait Tambubamba est venu chez moi. Je vivais avec ma mère et mes 5 frères et sœurs - mon père étant décédé quelques années auparavant. Cette tante proposa à ma mère de m'emmener à Tambubamba pour me donner du travail. Ma mère, sans bien savoir ce qui allait m'attendre, accepta et me laissa partir. Une fois arrivé à Tambubamba, ma tante me fit travailler dans un hotel-restaurant.

Je commençais à travailler à 3h du matin et terminais le soir à 10h. J'étais chargé de laver les plats et les assiettes. J'étais responsable de la propreté du restaurant. Je devais aussi nettoyer toutes les chambres de l'hôtel. J'étais le seul « employé » pour faire le nettoyage de cet Hôtel-Restaurant. J'étais chargé aussi de nettoyer le poulailler de la patronne, et entre autres de ramasser les excréments des poules. En plus, je devais faire chaque jour trois kilomètres à pied pour aller acheter une bouteille de gaz pour la cuisine du restaurant. Une bouteille de gaz pesait 20 kilos... Je ne sais pas comment j'ai pu réussir à porter un poids de vingt kilos chaque jour pendant un an, sur une telle distance, à l'age de 10 ans.

Chaque dimanche, ma patronne me faisait même travailler pour les autres hôtels environnants. Je devais nettoyer les toilettes de tous ces hôtels-là. Au bout de quelques semaines, je n'en pouvais plus. Je n'arrivais pas à tenir ce rythme de travail effréné. Mais je n'avais pas le choix. Et puis, à 10 ans, je ne me rendais pas compte que l'on se « servait » de moi. Ma patronne exigeait. J'obéissais sans poser de questions. Ça me paraissait normal. En fait, ma patronne profitait de la naïveté et de la faiblesse d'un enfant.

Le moment que je redoutais par-dessus tout, c'est quand il m'arrivait de casser une assiette. La patronne m'insultait dans ces cas-là et me faisait travailler toute la nuit suivante. J'ai travaillé là-bas pendant toute une année. Cette année-là, je n'ai pas pu aller à l'école. J'avais pourtant demandé à ma patronne de pouvoir y aller quelques heures par jour. Mais elle avait refusé.

Ma tante ne savait pas exactement quelles étaient mes conditions de travail... Ou plutôt ne voulais pas le savoir.  Je la voyais uniquement le dimanche et ne lui disais rien de ce que je faisais la semaine. Cette situation l'arrangeait bien. C'est elle qui recevait mon « salaire » chaque mois. Je n'ai jamais rien reçu en un an de travail.

Je suis tombé malade plusieurs fois à Quillabamba. Mais à chaque fois, ma patronne m'interdisait de prendre quelques instants de repos : je devais travailler. Combien de fois ai-je eu des maux de têtes, des mal de ventres... Je n'avais aucun médicaments pour me soigner. Une fois, une plaie que j'avais sur la jambe s'était infectée. J'avais beaucoup de pue. Je l'avais dit à ma patronne qui ne voulait pas en entendre parler et voulait me voir travailler. J'avais dû utiliser du détergent pour les toilettes pour soigner l'infection.

Plusieurs fois, j'avais pensé fuir de Tambubamba pour retourner auprès de ma famille. Mais comment pouvais-je faire ? Je ne savais même pas dans quelle direction était le village de ma famille. Ma tante m'avait emmené à Tambubamba un soir, la nuit tombée. Impossible donc de retrouver le chemin par lequel nous étions arrivé. Je commençais à désespérer de revoir un jour ma famille.

Heureusement, au bout d'un certain temps, ma mère et mes frères apprirent - je ne sais pas comment - que les conditions dans lesquelles je travaillais étaient loin d'être les meilleures. Ils obligèrent donc ma tante à me faire revenir à Tumbubamba, ce qui bien sur ne l'arrangeait pas dans la mesure où mon travail effectué lui garantissait un salaire mensuel. Mais elle était obligée de me ramener. Mes frères aînés le lui avaient ordonné. C'est de retour chez moi que j'ai fait la découverte du Mouvement des Serviteurs des Pauvres du Tiers-Monde. grâce au Mouvement, je peux aujourd'hui étudier et vivre une adolescence « normale ».

Louis-Marie Soubrier.


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