Publié le 15 Juin 2008
spiritualite
Publié le 15 Juin 2008

1. RIEN QU'AUJOURD'HUI, j'essaierai de vivre exclusivement la journée sans tenter de résoudre le problème de toute ma vie.
2. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je porterai mon plus grand soin à mon apparence courtoise et à mes manières ; je ne critiquerai personne et je ne prétendrai redresser ou discipliner personne si ce n'est moi même.
3. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je serai heureux, dans la certitude d'avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l'autre monde mais également dans celui-ci.
4. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je m'adapterai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci se plient à tous mes désirs.
5. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je consacrerai dix minutes à la bonne lecture, en me souvenant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, la bonne lecture est nécessaire à la vie de l'âme.
6. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je ferai une bonne action et je n'en parlerai à personne.
7. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je ferai au moins une chose que je n'aurai pas envie de faire ; et si j'étais offensé, j'essaierai que personne ne le sache.
8. RIEN QU'AUJOURD'HUI, j'établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m'en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l'indécision.
9. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je croirai fermement - même si les circonstances prouvent le contraire - que la bonne Providence de Dieu s'occupe de moi comme si rien d'autre n'existait au monde.
10. RIEN QU'AUJOURD'HUI, je ne craindrai pas. Et tout spécialement, je n'aurai pas peur d'apprécier ce qui est beau et de croire en la bonté.
Jean XXIII
Publié le 13 Juin 2008

frère Laurent de la Résurrection.
Publié le 12 Juin 2008

Saint Onuphre mena en ce lieu, pendant soixante-dix ans, un combat sans répit contre la nature, la faiblesse de la chair et les démons. Il endurait la chaleur torride, le froid de la nuit et de l'hiver, la faim, les maladies, pour obtenir les biens promis par Dieu à ceux qui l'aiment; mais l'assistance divine ne lui fit jamais défaut, chaque fois que cela lui était nécessaire. Quand ses vêtements furent tombés en lambeaux, le Seigneur lui fit pousser sur tout le corps un poil abondant qui le protégeait des rigueurs du climat, et chaque jour un Ange venait lui apporter un pain en nourriture. A la question de Paphnuce sur la Sainte Communion, le vieillard répondit que chaque dimanche un Ange de Dieu venait apporter à tous les anachorètes la Sainte Communion qui les remplissait de consolation spirituelle et d'énergie pour poursuivre leurs combats. « Ayant abandonné tout souci de ce monde pour se confier en Dieu seul, nous ne sentons, lui dit-il, ni faim, ni soif, ni autre affliction. Et lorsque l'un d'entre nous désire avec nostalgie revoir les hommes, les Anges le transportent en vision au Paradis, où il se voit si pénétré de lumière divine, qu'il en oublie tous ses labeurs et ses peines, et c'est avec une ardeur accrue qu'il reprend son ascèse. »
Onuphre conduisit ensuite son hôte jusqu'à sa hutte, où ils continuèrent leur entretien jusqu'au soir. Paphnuce vit alors dans la cellule un pain que Dieu avait envoyé pour eux, et après s'être rassasiés, ils passèrent toute la nuit en prière. Au matin, Onuphre révéla à son hôte que Dieu l'avait envoyé pour se charger de sa sépulture, car le temps était venu pour lui de gagner sa patrie céleste. Et il donna à Paphnuce l'ordre de retoumer vers les hommes pour leur enseigner le mode de vie des ermites, afin qu'ils puissent les imiter, chacun selon ses forces. Après avoir prié, il s'étendit à terre, son visage resplendit d'une lumière qui n'était pas de ce monde et un parfum remplit l'endroit. Puis des coups de tonnerre retentirent et le ciel s'ouvrit pour faire place à l'Armée Angélique tout entière qui venait recevoir son âme. Au milieu de ce concert de fête, la voix du Christ se fin entendre, invitant l'âme de son serviteur à gagner la béatitude. Comme Paphnuce versait des larmes abondantes sur le corps du Saint Ascète, en se demandant comment ouvrir une tombe dans le sol desséché, deux lions apparurent et creusèrent pour lui une fosse, dans laquelle il déposa le corps.
Sur le chemin du retour, il rencontra quatre vieillards qui demeuraient dans une grotte depuis soixante ans, et plus loin, dans un endroit paradisiaque, quatre autres jeunes ascètes. Nobles d'Oxyrynque, ils avaient renoncé aux études profanes pour apprendre, dans la solitude, la vraie sagesse. Ils vivaient séparés pendant cinq jours, et se retrouvaient le dimanche, pour recevoir la communion d'un Ange. Malgré son désir de rester avec eux, Paphnuce dut reprendre sa marche, et finalement il parvint en Egypte, où il témoigna qu'en vérité des hommes de chair peuvent mener en ce monde une vie semblable à celle des Anges. Il passa le reste de ses jours de manière agréable à Dieu, et s'endormit en paix pour rejoindre le séjour des justes.
Publié le 10 Juin 2008

"Ô mon Seigneur et mon Bien ! Je ne puis parler de la sorte sans verser des larmes et sentir mon âme inondée de bonheur. Vous voulez, Seigneur, demeurer avec nous comme vous demeurez au Sacrement de l'autel. Je puis le croire en toute vérité, puisque c'est un point de notre foi, et c'est à bon droit que je puis me servir de cette comparaison. Et si nous n'y mettons obstacle par notre faute, nous pouvons mettre en vous notre bonheur. Vous-même, vous mettez votre bonheur à demeurer en nous, puisque vous nous l'assurez en disant : « Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes ! » 0 mon Seigneur, quelle parole que celle-là. Chaque fois que je l'ai entendue, elle a toujours été pour moi, même au milieu de mes grandes infidélités, la source des consolations les plus vives. Mais, ô mon Dieu, serait-il possible de trouver une âme qui, après avoir reçu de vous des faveurs si élevées, des joies si, intimes, et compris que vous mettiez en elle vos délices, vous ait offensé de nouveau, et ait oublié tant de faveurs et tant de marques de votre amour dont elle ne pouvait douter puisqu'elle en voyait les effets merveilleux ? Oui, cela est possible, je l'affirme. Il y a une âme qui vous a offensé, non pas une fois seulement, mais souvent, et cette coupable, c'est moi, ô mon Dieu. Plaise à votre Bonté, Seigneur que je sois la seule âme de cette sorte, la seule qui soit tombée dans une malice si profonde et qui ait manifesté un tel excès d'ingratitude ! Sans doute, vous avez daigné dans votre infinie Bonté en tirer quelque bien et plus ma misère a été profonde, plus aussi elle fait resplendir le trésor incomparable de vos miséricordes. Et avec combien de raison ne puis-je pas les chanter éternellement ! Je vous en supplie, ô mon Dieu, qu'il en soit ainsi, que je puisse les chanter et les chanter sans fin ! Vous avez daigné me les prodiguer avec tant de magnificence ! Ceux qui le voient en sont étonnés. Moi-même j'en suis souvent ravie, et je puis mieux alors vous adresser mes louanges ! Si une fois revenue à moi je me trouvais sans vous, ô Seigneur, je ne pourrais rien. ... Ne le permettez pas, Seigneur. Ne laissez pas se perdre une âme que vous avez achetée au prix de tant de souffrances.
j'en suis resté à cette année mémorable et pleine de bons souvenirs.. On vit avec ses souvenirs les meilleurs. Ce sont eux qui gardent après tout notre jeunesse d'âme. Là on peut arrêter le temps et le revivre avec abondance. C'est ce qui est chouette. Que peut tout le reste. Il y a des gens avec qui l'on sent cette communion si étroite et si vraie, si simples et toujours égals à eux-mêmes.
Tant pis pour le reste. Le tout c 'est de se retrouver quelque part, de rester ce que l'on est, et de ne pas lâcher. dixit CP et il a bien raison.
Il y a tant de choses, véhicules de doutes, de retour sur soi, il ne faut sans doute pas se laisser prendre au piège. Il ne faut croire que ce qui peut nous relever et aller de l'avant et laisser ce qui nous abaisse et nous remplit enfin de compte que trop de scrupules.. DUC IN ALTUM! sans aucun doute.
Publié le 6 Juin 2008

Dieu est en vous comme étant l'Etre infini, et il vous comble de ses faveurs.
Il est tout-puissant ; il vous fait du bien et il vous aime avec sa toute-puissance.
Il est sage ; vous sentez qu'il vous fait du bien avec sa sagesse.
Il est infiniment bon ; vous sentez qu'il vous aime avec sa bonté.
Il est Saint ; vous sentez qu'il vous aime et vous fait du bien avec sa sainteté.
l est juste ; vous sentez qu'il vous aime et vous comble de faveurs d'une manière juste.
Il est miséricordieux, compatissant, clément ; vous éprouvez sa miséricorde, sa compassion et sa clémence.
Il es l'Etre fort, sublime délicat ; vous sentez qu'il vous aime d'une manière forte, sublime, et délicate. Il est chaste et pur ; vous sentez que son amour pour vous est chaste et pur.
Il est vrai ; vous sentez qu'il vous aime en vérité.
Il est libéral (Sg 6,17) ; vous constatez qu'il vous aime et vous comble de faveurs d'une manière libérale, sans intérêt aucun, avec le souci unique de vous faire du bien.
Il possède une souveraine humilité et c'est avec une souveraine humilité et une souveraine estime de vous qu'il vous aime.
Il vous met à son niveau ; il se découvre lui-même à vous avec joie dans ces connaissances qu'il vous donne ; il vous montre un visage plein de grâce et, dans cette union avec lui qui vous fait tressaillir de joie, il vous dit : « Je suis à toi et pour toi ; je suis content d'être ce que je suis pour être à toi et me donner à toi ».
Qui pourra exprimer ce que vous ressentez, ô bienheureuse âme ! en vous voyant aimée de la sorte ...
st jean de la Croix
Publié le 5 Juin 2008
"Recevez-moi Seigneur, suivant votre promesse et je vivrai; et ne permettez pas que je sois confondu dans mon
espérance".
"voulez-vous persévérer dans votre sainte entreprise jusqu'à la mort?
je le veux, avec l'aide de la grâce de Dieu.
cérémonie de profession.
"La mission est sacrée, tu l'exécutes jusqu'au bout."
"Vitam aeternam omni concupiscentia spirituali desiderare."
règle de st Benoît
Publié le 5 Juin 2008

Réparer, s'offir. Invitation du sacré Coeur à plus d'amour, de tolérance. Réparer le mal qu'on a fait, qu'on a pas voulu faire.
La souffrance seule unit les âmes. Dans ces lacs d'amertume, on apprend seulement ce qu'aimer et donner veulent dire. On y retrouve ses vrais amis, ses proches. Tout le reste est superficiel et a si peu d'intérêt. Ce sont des "pseudos" qui ne veulent rien dire qui n'appartiennent à rien.
Là nous nous identifions à quelqu'un et notre famille est immense dans la communion des saints.
Emblème puissant du Sacré Coeur pour nous inviter sans doute à changer enfin le nôtre.
C'est la meilleure école, l'école de la patience et de la miséricorde, l'école du pardon, l'école de l'amour On y trouve sans doute sa raison d'être et d'espérer. L'amour aura raison de tout. L'amour aura sa revanche, l'amour aura son dernier mot. Là où il n'y a pas de rejet mais qu'aspiration.
Nous sommes des petits kangouroux avec plein de réserve et nos fautes freinent tant notre élan et nous collent à la pauvre terre, nous apesantissent sur "ce limon indigne d'une âme immortelle", et nous empêchent tant de sauter, de sauts en sauts jusqu'au dernier, l'ultime. Fasse que ce soit le bon et du bon côté.
Quelle belle occasion de se réconcilier avec le monde et l'univers...
Coeur Sacré de Jésus, pardon, miséricorde.
adoration au collège, on ne manquera pas de s'y joindre.
intention de prières: pour Olivier.
Publié le 4 Juin 2008

Dormir, s'éveiller tour à tour,
Et traîner d'aurore en aurore
Ce fardeau renaissant des jours?
Quand on a bu jusqu'à la lie
La coupe écumante de vie,
Ah ! la briser serait un bien !
Espérer, attendre, c'est vivre !
Que sert de compter et de suivre
Des jours qui n'apportent plus rien ?
Voilà pourquoi mon âme est lasse
Du vide affreux qui la remplit,
Pourquoi mon coeur change de place
Comme un malade dans son lit !
Pourquoi mon errante pensée,
Comme une colombe blessée,
Ne se repose en aucun lieu,
Pourquoi j'ai détourné la vue
De cette terre ingrate et nue,
Et j'ai dit à la fin : Mon Dieu !
lamartine.
Publié le 3 Juin 2008

"Une âme attentive s'arrêtera devant ce caractère de Dieu: la patience de son amour éternel, l'attente tranquille, l'attente "quand même", l'attente sans découragement, comme si, pour lui, attendre ne coûtait pas, comme si son amour lui faisait oublier sa dignité infinie, comme si, dans l'invincible patience de son amour, il ne se souvenait plus qu'il est Dieu. ....
... Et, si l'âme consentait à regarder, elle verrait bien, au front de celui qui lui parle et aux boucles de sa chevelure, qu' il y a des gouttes de sang mêlées à la rosée de la nuit."
... Je voudrais que vous fussiez assez chrétienne pour bénir le Seigneur, pour le bénir de tout et pour lui dire, même à travers vos anxiétés et vos larmes: j'ai confiance en vous. ne faiblissez pas, ne vous dérobez pas à Dieu....
dom Delatte.
« Dieu tournerait le monde pour trouver la souffrance afin de la donner à une âme sur laquelle son DIVIN regard s'est fixé avec un amour indicible!... Que nous font, à nous, les choses de cette terre... Serait-ce notre patrie que ce limon si peu digne d'une âme immortelle et que nous importe que de chétifs hommes coupent les moisissures qui poussent sur ce limon, plus notre coeur est au Ciel, moins nous sentons ces piqûres d'épingles...
Mais ne crois pas que ce ne soit une grâce et une grande de les sentir car alors notre vie est un martyre et un jour Jésus nous donnera la palme.
Souffrir et être méprisé ! quelle amertume mais quelle gloire !
Voilà la devise du Lys-Immortelle!... Nulle autre ne saurait lui convenir. Mon coeur te suit dans la noble tâche que Jésus t'a confiée. Tu n'es pas Soldat mais Général... Souffrir et encore et toujours... Mais tout passe. »
ste Thérèse.
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